Le gouvernement canadien envisage d’autoriser les demandes anticipées d’euthanasie

Par Bridget Sielicki (LiveActionNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Freepik
Le ministre canadien de la Santé, Mark Holland, a annoncé que le gouvernement allait « lancer des consultations » cet automne afin de déterminer s’il fallait ou non élargir l’aide médicale à mourir (AMM), déjà très souple, pour y inclure les demandes d’euthanasie formulées à l’avance par les personnes atteintes de démence ou de la maladie d’Alzheimer.
Actuellement, demander l’euthanasie par anticipation est illégal — ce que Holland a souligné — et le fait que le gouvernement envisage même de l’autoriser reflète une sympathie troublante à l’égard d’un changement qui pourrait potentiellement se traduire par l’euthanasie d’une personne contre sa volonté après qu’elle ait perdu la capacité de prendre des décisions pour elle-même.
« Ce que nous disons très clairement, c’est qu’il s’agit d’une question incroyablement difficile, que nous devons prendre le temps d’avoir une conversation nationale incluant nos collègues provinciaux et territoriaux, [pour discuter] l’endroit où ces lignes seront tracées et si le système est prêt ou non, car c’est une étape très importante », a déclaré M. Holland lundi. « Cela reste illégal dans ce pays, et si vous agissez sur la base d’une demande préalable, le Code criminel est très clair sur le fait que ce n’est pas légal ».
Bien que l’aide médicale à mourir sur demande préalable soit illégale au niveau national, la province de Québec a approuvé le mois dernier l’euthanasie à condition que le patient ait signé une directive préalable. Les autorités québécoises ont demandé au bureau du procureur de la Couronne de ne pas poursuivre les médecins qui utilisent ces directives anticipées pour tuer des patients, ce que M. Holland a concédé en déclarant : « Il incombe aux provinces de poursuivre les violations du Code criminel ».
« Il est extrêmement important de dire que nous avons un esprit de coopération ici, que la question soulevée par le Québec est une question légitime et juste », a-t-il déclaré.
Le fait d’autoriser un patient à demander l’euthanasie à l’avance supprime l’obligation d’obtenir un consentement actif — une garantie importante destinée à assurer que les lois sur le suicide assisté et l’euthanasie ne font pas l’objet d’abus. Il y a eu de nombreuses histoires de personnes qui pensaient vouloir une mort assistée dans l’avenir, mais qui ont changé d’avis lorsque leur situation a évolué. Avec une demande préalable, une personne pourrait être euthanasiée même si elle ne souhaite plus mourir.
Selon The Canadian Press, les consultations commenceront ce mois-ci et devraient se terminer en janvier ; un rapport final sera publié au printemps.
1 réactionUn couple demande l’avortement d’un bébé issu d’une Fécondation in vitro parce que la mère porteuse aurait bu de l’alcool

Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Piqsels
31 octobre 2024 (LifeSiteNews) — L’avortement et l’euthanasie font quotidiennement la une des journaux ces derniers temps, et personne ne peut ignorer à quel point la culture de la mort a progressé à moins de vivre sous un rocher.
Malgré cela, il m’arrive encore d’être écœuré (mais pas choqué) par certaines histoires. Par exemple celle-ci, publiée par le Daily Mail le 24 octobre : « J’ai surpris notre mère porteuse en train de boire de l’alcool et je l’ai obligée à avorter ». Tout l’égoïsme de notre culture se retrouve dans cette seule et vilaine histoire.
Les premières phrases sont révélatrices : « Comme un nombre croissant d’Américains, Marty et Melinda Rangers ont eu du mal à fonder une famille en raison de leurs carrières bien remplies. Mais après avoir fait fortune dans l’immobilier et pris une retraite anticipée, le couple s’est installé dans les Caraïbes, où il s’est enfin senti prêt à mettre une nouvelle vie au monde ». Bien entendu, leurs « carrières bien remplies » ne les ont pas vraiment empêchés de fonder une famille. Ce sont leurs priorités qui l’ont fait.
Ils ont donc décidé d’« opter pour la maternité de substitution », c’est-à-dire de louer les services d’une femme pour la gestation d’un enfant après avoir engagé un médecin pour « créer » leurs enfants dans des boîtes de Petri. Selon le Mail, Marty et Melinda ont engagé une jeune femme auprès d’une agence de maternité de substitution en Californie, après des centaines d’heures de recherche. « À partir de là, les deux parties ont été soumises à un examen psychologique et la mère porteuse a passé un contrôle médical. L’embryon du couple a ensuite été transféré à la mère porteuse par une clinique de fécondation in vitro ».
1 réaction Lire la suiteLe responsable des avortements tardifs au Québec : « Je fais partie, supposément, d’un groupement pour l’assassinat des bébés »

Jean Guimond et Léa Clermont-Dion. Capture d’écran prise du documentaire « La peur au ventre ».
Le documentaire « La peur au ventre » réalisé par Léa Clermont-Dion, diffusé sur Télé-Québec le 21 octobre 2024, contient un échange marquant qui révèle une vérité profonde sur la perception de l’avortement tardif au Québec. Cet échange, entre le Dr Jean Guimond, responsable des avortements tardifs au Québec, et Clermont-Dion, intervient aux alentours de la 27e minute du documentaire. Le Dr Guimond y confie une anecdote lourde de sens : « Je fais partie, supposément, d’un groupement pour l’assassinat des bébés. Ça m’a été dit récemment. »
Clermont-Dion réagit en demandant d’où cela lui a été dit, ce à quoi le Dr Guimond répond : « Dans une réunion avec des infirmières qui travaillaient en obstétrique ». Cet échange est très révélateur de la perception des avortements tardifs, au Québec. Le fait que le Dr Guimond soit traité d’« assassin de bébés » par ses propres collègues montre que la pratique de l’avortement tardif n’est pas proche d’être unanimement acceptée dans le milieu obstétrique, pourtant directement impliqué dans ces procédures (de 20 à 40 sont commis annuellement au Québec). Cela nous montre que ces professionnels, qui ont eux-mêmes présumément choisi ce métier pour donner la vie, sont conscients du caractère odieux de l’acte, qu’ils qualifient « d’assassinat ».
Laissez un commentaire Lire la suiteDes jumeaux nés à 24 semaines de grossesse sont enfin rentrés chez eux : « Ce fut un périple plein d’émotions »

Par Laura Nicole (LiveActionNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Michaela/Adobe Stock
Katrina Pugh, de Newmains en Écosse, âgée de 39 ans et enceinte de 24 semaines, ressentait des douleurs dorsales. Un jour de février, à la fin de son deuxième trimestre, elle s’est rendue à l’hôpital pour se faire examiner.
Elle a été immédiatement admise et on lui a dit qu’elle était en fait en train d’accoucher, que ses jumeaux étaient en route. Jennifer est née la première, avec un petit poids de 510 g, suivie de son frère George, pesant 595 g, bien avant la date prévue de la mi-juin.
Les jumeaux ont été transportés d’urgence à l’unité de soins intensifs néonatals (USIN) où ils ont été placés sous assistance respiratoire. Katrina et son compagnon Barry Fleming, 31 ans, se sont précipités pour être aux côtés de leurs bébés fragiles.
« George et Jennifer étaient formés, mais ils ne ressemblaient pas à l’apparence d’un bébé. Leur peau était translucide et leurs yeux encore fermés », a-t-elle déclaré au Daily Record. « Ils étaient si petits qu’on pouvait les tenir dans la paume de la main. Nous avons demandé s’ils allaient s’en sortir, mais personne n’a pu nous le dire. Ils nous ont dit qu’ils feraient tout ce qu’ils pouvaient. Ce n’est que lorsque nous les avons ramenés à la maison qu’ils ont admis qu’ils ne savaient pas s’ils allaient s’en sortir ».
1 réaction Lire la suiteUn juge de Colombie-Britannique suspend l’euthanasie programmée par le Dr Weibe

Par Alex Schadenberg (Coalition pour la prévention de l’euthanasie) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Freedomz/Adobe Stock
Le 27 octobre 2024, j’ai parlé du juge de la Colombie-Britannique qui a accordé une injonction de 30 jours pour empêcher l’euthanasie d’une femme. J’ai été le premier à parler de cette affaire, mais je n’ai pas partagé les informations dont je disposais en raison d’une interdiction de publication. J’ai toutefois promis de fournir des informations dès qu’elles seraient disponibles.
Le 29 octobre, Lisa Steacy a rapporté sur CTV News Vancouver que le juge Simon R. Coval avait signé une injonction le samedi 26 octobre qui a empêché le Dr Ellen Wiebe de tuer une femme d’Alberta le dimanche 27 octobre. Wiebe est connue pour être le médecin euthanasieur le plus actif au Canada. Steacy écrit :
1 réaction Lire la suite« L’injonction, signée par le juge Simon R. Coval, est la première de ce type émise dans la province et a été émise samedi, la veille du jour où la femme devait mourir ».
Elle empêche le Dr Ellen Wiebe ou tout autre médecin de « causer la mort » de la femme de 53 ans « par aide médicale à mourir ou tout autre moyen ». Elle fait suite à un avis d’action civile alléguant que Mme Wiebe a approuvé la procédure avec négligence pour une patiente qui n’est pas légalement admissible.
Un collège du Texas contraint un club d’étudiants pro-vie à se dissoudre
Par Laura Nicole (LiveActionNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie
Un élève d’un collège de San Antonio affirme que ses droits ont été bafoués lorsque l’établissement scolaire a fermé son club pro-vie.
Diego Salinas est en dernière année au collège Sotomayor, près de San Antonio, au Texas. Au début de l’année, il a créé un club pro-vie, une section de Students for Life of America, qui a des sections dans plusieurs écoles et universités à travers le pays. Au début, tout se passait apparemment bien.
« J’ai tout fait correctement, j’ai suivi la procédure », a-t-il déclaré à la chaîne d’information locale KENS5. « Même lorsque je savais que [l’école] faisait des erreurs, j’ai continué à respecter les règles. »
Comme d’autres groupes d’étudiants de l’école, il a lancé un compte Instagram pour le club, l’appelant « Sotomayorforlife » pour le distinguer des autres chapitres pro-vie, un peu comme d’autres clubs de l’école tels que « SoCatsBibleStudy » ou « Soto_tabletop ». Le groupe d’étudiants d’Asie-Pacifique avait également un compte Instagram, « AAPIWildcats », avec le logo de l’école comme image de profil du compte et l’explicatif déclarant qu’il s’agissait du « Sotomayor’s Official AAPI Club » (Club officiel AAPI de Sotomayor).
Contrairement à ces autres clubs, le club de Salinas a été pointé du doigt, apparemment pour ses opinions pro-vie.
1 réaction Lire la suiteProposition de nouvelles zones-bulles à Ottawa

Par David Cooke (Coalition nationale pour la vie) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : capture d'écran vidéo/CBN News/YouTube
La ville d’Ottawa — capitale de notre nation et gardienne acclamée de nos droits et institutions démocratiques — est en passe de devenir le nouvel épicentre de la répression de la parole au Canada, si le maire Mark Sutcliffe et d’autres élites d’Ottawa obtiennent ce qu’ils veulent.
La semaine dernière, M. Sutcliffe a proposé un « règlement sur l’infrastructure sociale vulnérable », ce qui est une façon élégante de dire « règlement sur les zones-bulles ». Cette proposition de grande envergure va bien au-delà de la loi actuelle sur les zones d’accès à l’avortement, qui muselle la parole sur une distance de 50 mètres autour de chaque centre d’avortement. Cette nouvelle règle pourrait restreindre TOUS les types de protestations, de manifestations, de rassemblements et même de vigiles de prière dans un rayon de 100 mètres autour de milliers de « bâtiments protégés » à travers la ville — autour de chaque école, hôpital, lieu de culte, centre de garde d’enfants, maison de soins, etc.
Les trottoirs, parcs, routes et autres espaces publics autour de ces bâtiments ne seront plus ouverts au public. Ils vous seront « interdits » si vous allez à l’encontre du discours du gouvernement woke. Par exemple, si vous voulez dénoncer le programme LGBT dans nos écoles ou la pratique de l’euthanasie et de l’avortement dans nos hôpitaux, vous risquez d’être traité comme un criminel si vous posez le pied sur le mauvais bout de trottoir public.
1 réaction Lire la suiteLes néo-démocrates remportent les élections en Colombie-Britannique après une semaine de recomptage

David Eby.
Par Anthony Murdoch — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : capture d'écran vidéo/CBC Vancouver/YouTube
29 octobre 2024, Victoria, Colombie-Britannique (LifeSiteNews) — Après une semaine de recomptage, incluant la découverte de bulletins de vote supplémentaires, le Nouveau Parti démocratique (NPD) de gauche de la Colombie-Britannique a fait basculer un siège conservateur en sa faveur, par une simple poignée de voix, si bien qu’il pourra former un gouvernement majoritaire.
Les résultats définitifs d’Elections B.C. après le premier tour de recomptage montrent que le NPD a obtenu les 47 sièges nécessaires pour former une majorité, contre 44 pour les conservateurs. Le Parti vert a remporté 2 sièges.
Dans la circonscription de Surrey-Guildford, le NPD l’a emporté par seulement 18 voix, reprenant le siège que les conservateurs avaient obtenu lors du décompte initial des votes.
Hier, le lieutenant-gouverneur de la province, Janet Austin, a demandé au premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, du NPD, de former un gouvernement.
1 réaction Lire la suiteUne joueuse de soccer adolescente au Royaume-Uni risque une suspension pour avoir identifié un homme « transgenre » dans l’autre équipe

Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Freepik
30 octobre 2024 (LifeSiteNews) — Il est devenu clair pour tous les observateurs impartiaux que d’autoriser des hommes transidentifiés dans les sports féminins a été un désastre pour les femmes et les filles — en plus d’être une offense à la raison et à la morale.
Selon un rapport des Nations unies publié au début du mois, près de 900 médailles olympiques ont été perdues par des athlètes féminines au profit d’hommes transidentifiés. « Selon les informations reçues, au 30 mars 2024, plus de 600 athlètes féminines dans plus de 400 compétitions ont perdu plus de 890 médailles dans 29 sports différents », indique l'article. « Le remplacement de la catégorie des sports féminins par une catégorie mixte a eu pour conséquence qu’un nombre croissant d’athlètes féminines ont perdu des opportunités, y compris des médailles, lorsqu’elles ont concouru contre des hommes. »
Outre les occasions perdues — les compétitrices s’entraînant pendant des années pour voir leurs exploits usurpés par des hommes qui ne se qualifieraient pas pour des compétitions masculines —, il y a aussi le risque de blessure et l’élimination de l’intimité, car les filles et les femmes sont souvent obligées de se changer dans les mêmes installations que les hommes transidentifiés. Jusqu’à présent, aucune de ces histoires n’a mis sur pause les activistes trans radicaux. Les sentiments des hommes transidentifiés l’emportent sur tout le reste.
Une histoire récente, rapportée par le Telegraph le 19 octobre au Royaume-Uni, donne un nouvel exemple hideux de filles persécutées simplement parce qu’elles ont remarqué qu’elles étaient forcées de concourir contre des hommes. Une joueuse de soccer de 17 ans, que l’on croit autiste, risque de se voir interdire jusqu’à 12 matchs de soccer (appelé football en Europe) pour avoir demandé à son adversaire transidentifié : « Es-tu un homme ? » (NB : les autistes ont souvent du mal à distinguer les genres.)
1 réaction Lire la suiteSelon le Collège américain des obstétriciens et gynécologues, « avorteur » est désormais un terme péjoratif

Par Bridget Sielicki (LifeActionNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : standret/Adobe Stock
Le Collège américain des obstétriciens et gynécologues (ACOG) a récemment publié une déclaration qui laisse perplexe, expliquant qu’il estime désormais que le terme « avorteur » est péjoratif et que les défenseurs de l’avortement ne devraient pas désigner toute personne pratiquant un avortement par ce terme. La logique s’effondre lorsqu’on essaie de réconcilier cette déclaration avec l’affirmation habituelle des partisans de l’avortement selon laquelle l’avortement n’est rien d’autre qu’un « soin de santé de routine ».
Dans une déclaration partagée par Secular Pro-Life, l’ACOG écrit : « L’utilisation de cette expression péjorative [avorteur] perpétue le mythe selon lequel ils ne sont pas des experts médicaux et que les soins liés à l’avortement représentent l’étendue de leur expertise et ne reflètent pas l’ensemble des soins centrés sur le patient qu’ils fournissent ».
Malgré cette affirmation, toute personne qui pratique des avortements est un avorteur — même si elle a d’autres spécialités médicales. Le terme « avorteur » s’inscrit dans la droite ligne de la terminologie utilisée pour décrire d’autres membres du personnel médical. Un cardiologue s’occupe des problèmes cardiaques. Un dermatologue s’occupe de la peau. Un oncologue s’occupe du cancer. Et un avorteur s’occupe de l’avortement. Comment un tel terme peut-il être « désobligeant » alors qu’il correspond à la terminologie médicale standard ? Les défenseurs de l’avortement ne cessent de répéter que « l’avortement est un soin de santé ». Si c’est vrai, où est le problème ?
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