« L’argent des milliardaires reste la plus grande menace pour le mouvement pro-vie. Mais nous avons la vérité » - Campagne Québec-Vie
M'INSCRIRE
DONNER

Joignez-vous au mouvement

CQV défend la personne humaine, de la conception à la mort naturelle.

ou

×

« L’argent des milliardaires reste la plus grande menace pour le mouvement pro-vie. Mais nous avons la vérité »


Bill Gates.

Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Sebastian Derungs/World Economic Forum/Wikimedia Commons

9 novembre 2024 (LifeSiteNews) — Au cours des derniers jours, les pro-vie ont fait le point sur la situation politique après la réélection de Donald Trump. Comme je l’ai noté dans cet espace plus tôt cette semaine, nous savons ce que Kamala Harris ne pourra pas faire ; nous en savons moins sur ce que Trump fera ou ne fera pas. Mais la politique mise à part, les deux dernières années nous ont donné un bon aperçu des plus grands défis auxquels le mouvement est confronté.

Tout d’abord, le mouvement pro-vie n’a tout simplement pas accès au même type d’argent que les militants de l’avortement. En fait, si l’on considère ce que le mouvement pro-vie affrontait, il est incroyable que trois référendums sur l’avortement aient été battus, compte tenu de la tempête ininterrompue de propagande à laquelle les électeurs ont été exposés. Les militants de l’avortement disposent d’un vaste réseau d’organisations, de donateurs importants comme la famille Gates et les fondations Soros, et bien sûr, du trésor de guerre de Planned Parenthood. La classe des milliardaires soutient massivement le mouvement en faveur de l’avortement, et elle le fait généreusement.

Alors que de nombreux politiciens du parti républicain ont changé d’opinion sur l’avortement ou ont tenté d’éviter d’en parler, les démocrates et leurs super PAC [Comités d’action politique] ont déversé des millions de dollars pour promouvoir leur position. Selon Politico, « les dépenses combinées des candidats démocrates et des super PAC font de l’avortement le sujet de loin le plus répandu dans les messages démocrates, selon la société de suivi publicitaire AdImpact, devançant les soins de santé, l’économie et l’immigration ». Les démocrates ont dépensé au moins 175 millions de dollars, ce qui représente plus de 32 % de leurs dépenses totales, en publicité télévisée en 2024.

L'article continue ci-dessous...
Cliquez « J'aime » si vous êtes pro-vie !

Abonnez-vous à notre chaîne Youtube !

Dans de nombreux référendums organisés au niveau de l’État, les partisans de la vie ont été dépassés dans leurs dépenses d’un facteur de 12 à 1 [par leurs adversaires pro-mort]. En Floride, où une tentative d’inscrire l’avortement dans la constitution de l’État a échoué sous la direction du gouverneur Ron DeSantis, les militants de l’avortement ont dépensé plus de 120 millions de dollars pour tenter de renverser les lois pro-vie de l’État. Il est intéressant de noter que dans l’un des rares États où les pro-vie ont réussi à faire à peu près jeu égal avec les militants de l’avortement — au Nebraska, les pro-vie ont dépensé 12 millions de dollars contre 13,75 millions de dollars —, les pro-vie ont réussi. Un certain nombre de dirigeants pro-vie ont déjà souligné qu’une combinaison de fonds de campagne et de savoir diriger authentique est essentielle pour gagner les référendums d’État à l’avenir.

En effet, l’une des défaites pro-vie la plus serrée et la plus déchirante — dans le Missouri — était en partie due à un manque de ressources financières. « Ce n’est pas le résultat que nous souhaitions, mais malgré des millions de dollars de dépenses, la vie a gagné dans la majorité des comtés du Missouri. Notre travail pour protéger la sécurité des femmes et la dignité de la vie se poursuit », a déclaré Stephanie Bell, de Missouri Stands with Women. « Les partisans de la vie ne resteront pas les bras croisés pendant que les grands acteurs de l’avortement s’efforcent de démanteler toutes les mesures de protection de la santé et de la sécurité mises en place pour protéger les femmes et les bébés. Nous continuerons à nous battre et finirons par remporter la victoire contre les forces qui ne voient aucune valeur dans la vie ».

Comme l’a rapporté Secular Pro-Life le 6 novembre :

Sur l’ensemble des 10 États, le camp PV [pro-vie] a dépensé environ 25 millions de dollars contre 214 millions de dollars pour le camp PC [pro-choix]. Ils ont donc dépensé environ 9 fois plus que nous. Il est à noter que le camp PV n’a dépensé plus que le PC que dans les États du Nord-Est et du Sud-Est : environ 10 % de plus dans le Nord-Est et environ 60 % de plus dans le Sud-Est. Et il s’agit de deux États que nous avons remportés.

Mais il faut aussi noter que le camp PC a dépensé en Floride environ la moitié de son budget cumulé (117 millions de dollars), soit plus de 100 millions de dollars de plus que le PV, et qu’il a tout de même perdu. Globalement, dans les 7 États où le PC a gagné, il a dépensé en moyenne 30 fois plus (3000 %) que le camp PV. (Tout ceci est basé sur les sections de financement de campagne de Ballotpedia pour chaque amendement à la date d’hier.)

Franchement, étant donné la fortune que le camp PC dépense, et étant donné le déluge de tromperies qui atteint des millions d’Américains (Crain, Barnica, Thurman, taux de mortalité infantile, ROR au Texas, etc., etc.), il est étonnant qu’il perde encore.

Les chiffres sont clairs : les pro-vie auront besoin de ressources financières pour lutter contre les campagnes massives du mouvement pour l’avortement dans les mois et les années à venir. La bonne nouvelle, c’est que lorsque les campagnes pro-vie sont bien financées et bien menées, il est possible de remporter des victoires qui sauvent des vies.

Outre le problème des ressources financières, les pro-vie doivent faire face à la presse grand public. Au cours des deux dernières années, les médias ont diffusé une série ininterrompue d’articles affirmant que des femmes font l’objet d’enquêtes pour meurtre à la suite de fausses-couches, qu’elles meurent en raison de l’interdiction de l’avortement et qu’elles se voient refuser des soins intensifs. Comme je l’ai souligné à maintes reprises, ces histoires ne sont pas seulement trompeuses — elles sont souvent le contraire de la vérité. Mais elles sont puissantes et ont créé un récit qui a poussé de nombreux Américains à se ranger du côté des partisans de l’avortement. Comme l’a noté Charlie Camosy dans son autopsie des élections dans First Things cette semaine :

Mais les résultats du 5 novembre nous donnent quelques raisons d’espérer et d’être optimistes. Depuis Dobbs, le peuple américain a été abreuvé d’un flot de désinformation sur l’avortement, sous l’impulsion d’énormes sommes d’argent, de médias corrompus, de politiciens sans envergure et de communautés médicales et universitaires compromises qui n’autorisent pas de dissidence significative. Le résultat a été — reconnaissons-le — un énorme bouleversement culturel. Mais, d’un autre côté, une campagne entière qui a essayé de se construire autour de cette énergie pro-avortement a échoué de façon spectaculaire. La population ne peut pas être plus mal informée sur l’avortement qu’elle ne l’est à l’heure actuelle — et pourtant, environ quatre Américains sur dix s’identifient comme pro-vie.

C’est sur cela que nous devons nous appuyer. Comme l’a également noté Camosy, « nous devons instruire de nouveau la culture, en partie en utilisant prudemment, respectueusement, mais sans s’excuser, les images des victimes » afin de « subvertir la tentative de notre culture jetable de cacher la réalité de l’avortement ». Il a entièrement raison. Le mouvement pour l’avortement a plus d’argent. Nous avons la vérité.



Laissez un commentaire