Un évêque irlandais condamne un prêtre pour avoir qualifié de péchés l’avortement et l’homosexualité
Par Michael Haynes — Traduit par Campagne Québec-Vie
1er novembre 2022, Listowel, Irlande (LifeSiteNews) — Un évêque catholique d’Irlande a présenté ses excuses pour la condamnation publique par un prêtre de la contraception, de l’avortement, de l’homosexualité et de « l’approche insensée du transgenrisme », affirmant que les paroles du prêtre « ne représentent pas la position chrétienne ».
Le père Sean Sheehy a prononcé un sermon la fin de semaine dernière alors qu’il remplaçait le curé de l’église St, Mary dans la paroisse de Listowel, dans le diocèse de Kerry.
Dans ses commentaires, qui se sont depuis largement répandus sur les médias sociaux, le prêtre s’est exprimé avec audace sur des questions telles que la contraception, l’avortement et la promotion de la sodomie et des activités homosexuelles.
« Ce qui est si triste aujourd’hui, c’est que vous entendez rarement parler du péché, mais il est endémique », a déclaré le père Sheehy. « Il est endémique. »
Le prêtre a énuméré les nombreuses façons dont la société irlandaise est mise à mal, notamment à l’endroit de la famille :
Nous le voyons par exemple dans la législation de nos gouvernements, nous le voyons dans la promotion de l’avortement. Nous le voyons dans l’exemple de cette approche insensée du transgenrisme. Nous le voyons, par exemple, dans la promotion du sexe entre deux hommes ou deux femmes. C’est un péché. C’est un péché mortel, et les gens ne semblent pas s’en rendre compte, mais c’est un fait.
Le père Sheehy a expliqué la nécessité de faire de telles déclarations, en disant que Dieu a confié « la responsabilité de rechercher ceux qui sont perdus ».
« Vous avez la responsabilité d’appeler les gens à prendre conscience du fait que le péché est destructeur, que le péché est nuisible et que le péché nous mènera en enfer », a déclaré M. Sheehy à la congrégation.
1 réaction Lire la suiteNous n'avons pas fini de repousser cette idée folle de tuer des bébés handicapés

Photo : comzeal/Adobe Stock
Merci à tous ceux qui ont jusqu'à présent signé notre pétition contre l'euthanasie des enfants au Canada. Rappel : Le Dr Louis Roy, représentant le Collège des médecins du Québec devant le Comité mixte spécial de la Chambre des communes sur « l’Aide médicale à mourir », a dernièrement proposer l’euthanasie des nourrissons ayant des « malformations graves » et des « syndromes graves et sévères » pour lesquels leur « perspective de survie est nulle, pour ainsi dire ». Vous pouvez lire le reste de cette sordide histoire ici.
Si vous connaissez quelqu'un qui pourrait signer, ou qui ne l'a pas encore fait vous-même, veuillez lire et partager cette pétition maintenant, car nous essayons d'obtenir plus de 1000 signatures. Et nous n'avons pas fini de repousser cette idée folle de tuer des bébés handicapés. En plus de cette pétition, nous allons bientôt distribuer des circulaires de porte en porte à Montréal, où le Collège des médecins a son siège social, pour informer la population locale des plans qui se trament à quelques coins de rues de chez eux.
Alors encore une fois, je vous exhorte à signer notre pétition contre l'euthanasie des nourrissons et à la faire signer autour de vous. Disons NON au meurtre des enfants soi-disant imparfaits.
Pour la Vie,

Georges Buscemi
Président de Campagne Québec-Vie
Un archevêque du Michigan écrit à des milliers de catholiques pour les inciter à voter contre un amendement sur l’avortement

Mgr Allen Vigneron, archevêque de Détroit.
Par Jean Mondoro — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : YouTube
1er novembre 2022 (LifeSiteNews) — Un archevêque du Michigan a envoyé des lettres par la poste aux catholiques de son diocèse, les encourageant à voter contre l’amendement radical sur l’avortement proposé par l’État.
Mgr Allen Vigneron, qui a la charge des âmes des catholiques de six comtés dans l’archidiocèse de Détroit, a envoyé à l’improviste des lettres à chaque foyer enregistré dans les paroisses de la région. La lettre souligne l’importance de voter lors des prochaines élections de mi-mandat contre l’« Initiative pour le droit à la liberté de reproduction » ou Proposition 3, une motion extrême qui ouvrirait les portes à l’avortement sur demande.
« Nous nous dirigeons rapidement vers l’élection du 8 novembre, au cours de laquelle les électeurs du Michigan se prononceront sur la Proposition 3, un amendement à la constitution de l’État qui autoriserait l’avortement sur demande non réglementé pendant les neuf mois de la grossesse », a écrit Mgr Vigneron, selon Detroit Catholic.
Le « langage très général et imprécis » de la proposition « invaliderait des dizaines de lois existantes relatives à l’avortement ». S’il était adopté, l’amendement autoriserait le financement par les contribuables des procédures, de l’avortement sélectif selon le sexe, de l’avortement par naissance partielle et du personnel non qualifié pratiquant les procédures.
« En tant que disciples du Christ, nous affirmons la dignité inhérente, donnée par Dieu, de chaque personne, de la conception à la mort naturelle », poursuit l’archevêque. « L’avortement est une grave offense à la dignité de la personne la plus vulnérable, l’enfant à naître. Nous le comprenons en tant que catholiques. »
1 réaction Lire la suiteUne étude montre que les femmes qui avortent leur première grossesse ont 53 % de risques de fausses couches en plus

Par le Charlotte Lozier Institute (LifeNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : katemangostar/Freepik
Des chercheurs, analysant 17 ans de données complètes sur les demandes de remboursement de Medicaid, ont découvert que les femmes dont la première grossesse se termine par un avortement sont susceptibles d’avoir plus de grossesses, plus d’avortements et plus de fausses couches que les femmes dont la première grossesse se termine par une naissance vivante.
Dans une récente entrevue accordée à CBS News, l’ancienne présidente de Planned Parenthood, Cecile Richards, a présenté l’avortement comme un avantage pour les femmes dans la poursuite de leurs objectifs, par exemple « cela les aide à terminer leurs études, (ou) à poursuivre une carrière jusqu’à ce qu’elles veuillent avoir leurs enfants ». Le membre du Congrès Donald Norcross (démocrate-New-Jersey) a écrit plus tôt cette année que les femmes qui ont eu recours à l’avortement « ont souvent continué à avoir un enfant par choix lorsqu’elles étaient plus sûres financièrement, améliorant ainsi les résultats pour la mère et l’enfant ».
Pourtant, selon une nouvelle étude, la première du genre, menée par Charlotte Lozier Institute (CLI), les femmes dont la première grossesse se termine par un avortement ont eu en moyenne :
- 53 % plus de fausses couches que les femmes dont la première grossesse a abouti à une naissance vivante.
- 35 % de grossesses supplémentaires au cours de leur vie reproductive
- Plus de quatre fois plus d’avortements
- Seulement la moitié du nombre de naissances vivantes
Brésil : risque de recul des valeurs chrétiennes avec Lula

Lula en 2015.
Article d’un lecteur de Campagne Québec-Vie — Photo : Víctor Santa María/Flickr
De grandes manifestations ont suivi le résultat serré des élections brésiliennes, notamment des barrages routiers sur les grandes autoroutes, les manifestants, recevant même parfois le soutien de la police, accusent le parti de Lula, vainqueur officiel du scrutin, de fraude. Cependant, Jair Bolsonaro a annoncé qu’il céderait le pouvoir. — A.H.
Le 30 octobre les Brésiliens ont vécu les élections les plus serrées de l’histoire de leur pays. Avec une différence d’environ 1 %, le progressiste Luiz Inácio « Lula » da Silva (50,9 %) a été élu et remplacera l’actuel président conservateur Jair Messias Bolsonaro (49,1 %) le 1er janvier 2023. Ce type de résultat reflète un phénomène qu’on observe aussi ailleurs dans le monde : la grande polarisation des sociétés.
Bolsonaro et Lula se proclament tous les deux catholiques, mais il existe des différences évidentes entre leurs positions sur des questions importantes liées à la foi et aux valeurs chrétiennes. La défense de l’enfant à naître étant un exemple clair.
Pour donner contexte, au Brésil, l’interruption de grossesse ne peut légalement avoir lieu que dans trois cas : l’anencéphalie, le risque de mort pour la mère, ou en cas de viol.
Jair Bolsonaro se dit grand défenseur des valeurs chrétiennes et familiales, et il se dit opposé à l’extension de ce « droit ». Lors de sa candidature en 2018, cette question est devenue un point important de sa campagne, où il a déclaré que l’interruption de grossesse signifie le meurtre d’un enfant. De l’autre côté, Lula a fait valoir que l’avortement devait être traité comme une question de santé publique et que toutes les femmes devaient avoir le droit d’interrompre leur grossesse.
Cette déclaration de Lula a été mal accueillie par une grande partie de la population, y compris par sa propre base électorale. Quelques jours plus tard il s’est expliqué, déclarant que, personnellement, il est contre l’avortement, mais que l’État devrait être chargé d’aider de toutes les manières possibles les femmes qui ne voudraient pas être enceintes. Quoi qu’il en soit, une chose est claire : Lula a été largement soutenu par la partie de la population qui défend l’expansion de cette pratique.
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Les participants des 40 jours pour la Vie à Sherbrooke, lors de la 31ᵉ journée.
Par Joanne D’Arc (Campagne Québec-Vie) — Photo : Joanne D'Arc
Cet automne, des centaines de communautés en Amérique du Nord et plusieurs villes canadiennes ont organisé simultanément une campagne de 40 jours pour la vie du 28 septembre au 6 novembre 2022.
Les 40 jours pour la vie sont un effort pro-vie ciblé qui consiste en :
- 40 jours de prière et de jeûne pour mettre fin à l’avortement
- 40 jours de veille pacifique
- 40 jours de sensibilisation de la communauté
J’étais présente à Sherbrooke lors de la 31ᵉ journée pour faire un reportage. Brian Jenkins, qui est le dirigeant de l’équipe, était sur les lieux pour m’accueillir chaleureusement. Cet homme passe 12 heures par jour dehors, soit de 7 h du matin à 7 h du soir pendant les 40 jours, et milite pour la vie. Il prend une pause à midi, durant laquelle monsieur Gérard vient le remplacer chaque jour, pendant la durée entière de la vigile de 40 jours. Les participants de la vigile varient, mais Brian et Gérard sont présents quotidiennement.
Selon la loi, Brian et les autres participants doivent se tenir au moins à 50 mètres d’un établissement où ont lieu les avortements, dans ce cas, il s’agit du CLSC Belvédère. Jusqu’à présent, il n’y a pas eu de contre-manifestants, alors que l’année dernière un groupe de 100 personnes pro-choix s’était rassemblé face aux 3 ou 4 personnes présentes pour la vigile. Gérard me partage que la police de Sherbrooke a défendu les participants de la vigile l’année passée lors de ces circonstances et depuis Gérard a l’impression qu’ils sont soutenus par les autorités de Sherbrooke. L’organisateur de la vigile, Brian, maintient une bonne relation amicale avec la police.
Le CLSC Belvédère à Sherbrooke — Photo : Joanne D'Arc
L’avortement et la GPA procèdent de la chosification de l’enfant

Par Nancy Flanders (LifeSiteNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Johnstocker/Adobe Stock
31 octobre 2022 (LiveActionNews) — En avril, Nicholas Maggipinto et Corey Briskin — un couple homosexuel « marié » — ont intenté un procès, avec le concours de la Commission américaine de l’égalité des chances en matière d’emploi, contre la ville de New York. La plainte allègue une discrimination parce que le régime d’assurance maladie des employés de la ville ne prend pas en charge l’accès à la gamme complète des techniques de reproduction dont Maggipinto et Briskin ont besoin pour [pro]créer les enfants « désirés » qu’ils souhaitent élever ensemble. Cette affaire, que le couple espère voir provoquer un effet domino dans tout le pays, met en lumière les droits de l’enfant et la question de savoir si la valeur [morale] d’un enfant doit être déterminée en fonction du désir d’un adulte.
« C’est le lien qui unit l’avortement et la technologie de reproduction, et c’est la détermination du droit à la vie d’un enfant en fonction du point auquel il est désiré », déclare à Live Action News Katy Faust, fondatrice de Them Before Us et collaboratrice du The Federalist. L’esprit abortif proclame : « Si un enfant n’est pas désiré, nous pouvons violer son droit à la vie et le forcer à cesser d’exister ». Et l’esprit de la reproduction par tiers interposé dit : « Si un enfant est très désiré, nous pouvons le faire entrer en existence de force, même si cela viole son droit d’être connu et aimé par sa mère et son père ». L’industrie de l’élimination des bébés et l’industrie de la fabrication de bébés sont les deux faces d’un même esprit de marchandisation de l’enfant. Toutes deux traitent les enfants comme des objets, et non comme des personnes ayant des droits distincts devant être respectés et protégés. »
Certains services de fertilité sont couverts par le régime d’assurance de la ville ; cependant, Maggipinto et Briskin exigeraient l’emploi du corps des femmes afin de créer un bébé qui serait biologiquement lié à l’un d’entre eux. Ils soutiennent que parce qu’ils sont tous deux des hommes, ils devraient être considérés comme infertiles selon la loi. Si le régime d’assurance couvre l’insémination artificielle, il ne couvre pas la maternité de substitution ou l’achat d’ovules d’une femme, ce que M. Maggipinto appelle une question d’« équité fondamentale ».
Mais cela élargit la définition de l’« infertilité » au-delà de sa signification longtemps acceptée et comprise. Affirmer qu’il est injuste que l’assurance ne paie pas pour qu’ils utilisent le corps d’une femme (parce que deux hommes ne peuvent pas se reproduire biologiquement entre eux) est, pour le moins, un argument inhabituel et choquant.
1 réaction Lire la suiteLe Conseil de médecine de Floride vote l'interdiction des opérations et produits de « transition » aux mineurs

Par Doug Mainwaring — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Minerva Studio/Adobe Stock
28 octobre 2022, Orlando, Floride (LifeSiteNews) — Le comité législatif du Conseil de médecine de Floride a voté aujourd’hui pour interdire les médicaments et les opérations transgenres pour les mineurs. La mesure sera soumise à l’ensemble du Conseil la semaine prochaine pour décider de sa date d’entrée en vigueur.
« La règle interdirait aux professionnels de la santé de prescrire aux mineurs des bloqueurs de puberté, des hormones transsexuelles et de les orienter pour fin d'opérations d’affirmation du genre », rapporte le Daily Wire.
[Malheureusement]*« Toutefois, les adolescents qui suivent actuellement un traitement à base de bloqueurs de puberté et d’hormones transsexuelles seraient autorisés à le poursuivre s’ils acceptent de prendre part à un essai clinique approuvé par un comité d’examen institutionnel (IRB) dans un centre affilié à une université, selon les membres du conseil présents à la réunion. »
Chloe Cole, qui regrette aujourd’hui d’avoir subi des procédures d’« affirmation de genre » à un jeune âge, a publié une vidéo de son témoignage déchirant devant le comité.
« À seize ans, après des années de transition médicale, je me suis rendu compte que je regrettais profondément ma transition », cite Cole de son audition devant le comité.
« Pourquoi une épidémie de santé mentale n’est-elle pas abordée avec un traitement de santé mentale pour s’attaquer aux causes profondes pour lesquelles des adolescentes comme moi veulent rejeter leur corps ? », a demandé Cole.
1 réaction Lire la suiteUne certaine forme de « catacombes » : Mgr Athanasius Schneider appelle les fidèles « chassés » par « Traditionis custodes » à conserver la messe traditionnelle

Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits)
Dans un récent entretien avec John-Henry Westen de LifeSiteNews, dont je vous propose ci-dessous une rapide traduction quasi intégrale (hormis les salutations), Mgr Athanasius Schneider affirme le devoir des laïcs catholiques de chercher des lieux de culte alternatifs pour pouvoir continuer d’assister à la messe traditionnelle en cas de « persécution » de la part de leurs pasteurs, et demande aux prêtres de s’interroger « en conscience » quant aux décisions à prendre lorsque la célébration de la messe tridentine leur est interdite.
Il appelle également tous les fidèles à participer à des prières à travers le monde afin que Dieu accorde à son Eglise un « pape catholique fidèle, fort et courageux ». Voici le texte de cet entretien que vous trouverez ici en anglais. — J.S.
*
John-Henry Westen : L’Église traverse actuellement des temps difficiles, des temps spirituellement difficiles. Vous avez souvent fait allusion à l’Église clandestine, et au fait qu’il faudrait peut-être entrer dans la clandestinité. Je sais que vous avez vous-même vécu cela quand vous étiez enfant. Pour cette raison, mais aussi en raison de votre position actuelle dans l’Église, il serait à mon avis très fructueux pour les fidèles d’entendre de votre bouche comment cela fonctionne en pratique. En Chine, par exemple, l’Église vit dans la clandestinité depuis longtemps, et encore aujourd’hui. Nous nous trouvons dans une situation un peu analogue. En Chine, des évêques infidèles font la promotion du communisme au mépris de la vérité du Christ. Mais il demeure des évêques nommés et approuvés par le pape François, et les prêtres doivent donc exister sous leur autorité, tout comme les fidèles, ce qui les place dans une situation de clandestinité.
En Occident, nous n’avons pas vraiment fait cette expérience. Mais il semble que nous y arrivions désormais, car nous avons des évêques infidèles qui ont pourtant été nommés par le pape François. Et ainsi, les prêtres et les fidèles doivent en quelque sorte vivre dans cette situation. Vous avez indiqué qu’il s’agit peut-être d’un temps où il faut vivre de manière clandestine. À quoi cela ressemble-t-il en pratique ? Comment y arriver ? Comment les prêtres et les fidèles peuvent-ils savoir à quel moment ils doivent se mettre à pratiquer de manière clandestine ? Et comment cela fonctionne-t-il ?
1 réaction Lire la suite« Pourquoi ont-ils tué mon frère ? »

Par Alex Schadenberg (Coalition pour la prévention de l’euthanasie) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Gajus/Adobe Stock
J’ai déjà écrit sur la mort par euthanasie d’Alan Nichols. En fait j’ai interrogé la famille Nichols en 2019 ; toutefois, Flo Read a écrit un excellent article sur Alan Nichols qui a été publié par UnHerd le 18 octobre 2022.
Read interroge Gary Nichols, le frère d’Alan lors d’une entrevue. Alan n’était ni malade ni mourant, mais il était déprimé lorsqu’il a demandé à être tué en 2019 à l’hôpital général de Chilliwack.
Read raconte l’histoire d’Alan Nichols :
1 réaction Lire la suiteEnfant, Alan Nichols avait souffert de complications suite à une opération chirurgicale ; cela avait affecté sa mobilité d’un côté et l’avait laissé avec une perte d’audition. Pourtant, il vivait de façon autonome avant sa mort. D’après Gary, son frère se portait beaucoup mieux physiquement : « Il n’était traité pour absolument rien, aucune maladie ». Mais la santé mentale d’Alan était instable. « Il passait par des phases où la vie était bonne, puis il entrait dans une phase, pendant un mois ou deux, où il n’avait pas envie de vivre. » Il était sujet à la paranoïa et réagissait mal au changement : si Gary se préparait à partir, Alan pouvait dire : « Tu vas me laisser à la maison avec tous ces couteaux ? » Et Gary devait dire : « Alan, je te fais confiance. Si c’est ce que tu veux faire, je ne peux pas te garder 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 ».
Il a gardé Alan, du mieux qu’il a pu. Après la mort de leurs parents, Gary et son autre frère Wayne se sont relayés pour aider Alan à accomplir les tâches qui le dépassaient, comme les opérations bancaires. Mais ils avaient tous deux leur propre vie, et Alan avait du mal à accepter l’aide de ses amis. Dans les mois qui ont précédé sa mort, il a commencé à se sentir de plus en plus isolé. Son réseau local se désagrégeait : Wayne avait décidé de faire un voyage à travers le Canada ; un voisin de confiance prévoyait de déménager ; son magasin préféré avait fermé. Son histoire n’est pas inhabituelle : sur les 31 664 décès assistés au Canada, 17 % des patients ont cité « l’isolement ou la solitude » comme raison de vouloir mettre fin à leur vie.
