La presse au service du Bien

Photo : sebra/Adobe Stock
Je me présente Augustin Hamilton, responsable du site de nouvelles. Cela fait six ans que je publie quotidiennement des articles sur le site de CQV pour fournir des arguments aux partisans de la vie, pour convaincre les pro-avortement, pour apporter de l’espoir ou pour rectifier le récit médiatique ambiant.
Plus concrètement, ma tâche se résume à la recherche d’articles sur divers sites internet, à la traduction d’articles de l’anglais au français, à la révision, à la rédaction, à la reproduction d’articles que certains sites nous autorisent aimablement à réutiliser, à publier enfin des textes de membres de CQV ou de sympathisants. Je participe également à la préparation des courriels hebdomadaires, que j’ai parfois l’heur de rédiger comme aujourd’hui. Je dois également illustrer les articles avec des images gratuites, ce qui, je vous le garantis, n’est pas une tâche aisée…
Nous traduisons annuellement, principalement par les soins de notre traductrice Dominique, près de 700 textes et articles (bulletin de la Coalition nationale pour la Vie inclus).
J’écris pour ma part une quarantaine d’articles dans l’année, surtout sur les affaires québécoises et canadiennes.
Nous avons également publié quelques dizaines d’articles originaux, de lettres de sympathisants et d’articles reproduits
Nous avons besoin de votre soutien pour continuer notre œuvre dans l’année qui vient. Merci de donner généreusement à notre campagne de financement, nous espérons récolter 15 000 $ d’ici le 25 décembre.
« Ce serait une étrange aberration que de vouloir consacrer sa vie aux œuvres d’apostolat, si l’on ne mettait le journalisme catholique au premier rang des instruments nécessaires et les plus efficaces. » — Mgr Philippe Perrier, La puissance de la presse et sa mission, 1941.
En 1941, déjà, l’on connaissait l’effet de la presse sur l’opinion et les mœurs. Mgr Philippe Perrier, alors vicaire général du diocèse de Montréal, reprenait les mots du Pape Pie XI pour en souligner l’importance : « “La presse, a dit Pie XI aux journalistes espagnols, est devenue aujourd’hui une puissance souveraine.” Puissance pour le bien, puissance aussi, malheureusement, pour le mal. »
Et combien cette puissance a dû gagner en force avec la diffusion de la télévision et de l’internet ! Pour le bien, sans doute, mais davantage pour le mal comme nous pouvons le voir au Québec, où tous les grands médias promeuvent éhontément l’avortement et nombre d’autres vices.
À Campagne Québec-Vie, notre œuvre d’apostolat, éminemment chrétienne, est de mettre fin au meurtre brutal des enfants à naître. Il serait illusoire de vouloir renverser cette situation si nous n’exercions pas quelque forme de journalisme !
Merci de donner ce que vous pouvez -- nous sommes à deux semaines de la fin de notre campagne de financement du temps de l'Avent; déjà nous avons recueillis 2257$, il nous reste maintenant 12,743$ à trouver. Merci de nous aider !
Pour la Vie,
Augustin Hamilton
Des mères de bébés atteints d'anomalies critiquent la décision d’un juge du Texas d’autoriser l'avortement en cas de diagnostic fatal

Par Louis Knuffke — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Sushytska/Adobe Stock
8 décembre 2023, Dallas, Texas (LifeSiteNews) — Deux mères fermement pro-vie, qui ont chacune refusé des avortements qui leur avaient été recommandés en raison d’un diagnostic fœtal fatal, ont dénoncé la récente décision d’un juge du Texas dans l’affaire Cox v. Texas qui permettra à une mère de tuer son bébé en raison d’un diagnostic de trisomie 18.
Le jeudi 7 décembre, Maya Guerra Gamble, juge du district du comté de Travis, a rendu une ordonnance restrictive temporaire suspendant l’application des lois texanes actuelles sur l’avortement et autorisant Kate Cox à tuer son enfant à naître par avortement à 20 semaines de grossesse en raison d’un diagnostic fœtal indiquant que l’enfant était atteint de trisomie 18, une anomalie chromosomique qui est très souvent fatale avant la naissance ou peu de temps après.
1 réaction Lire la suiteUne éminente militante pro-famille annonce sa candidature au Nouveau-Brunswick

Faytene Grasseschi.
Par Clare Marie Merkowsky — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Faytene Grasseschi - Campaign/Facebook
5 décembre 2023 (LifeSiteNews) — Le Nouveau-Brunswick pourrait avoir un nouveau politicien pro-famille, un éminent défenseur des droits parentaux se présente aux élections provinciales.
Le 24 novembre, Faytene Grasseschi, militante pro-famille et personnalité de la télévision, a annoncé qu’elle se présentait pour devenir députée progressiste-conservatrice à l’Assemblée législative dans la circonscription de Hampton-Fundy-St. Martin au Nouveau-Brunswick.
« Après mûre réflexion et de nombreuses conversations nocturnes avec mon mari et des amis de confiance, j’ai décidé de me présenter aux élections provinciales », écrit-elle sur Facebook.
Mme Grasseschi, une chrétienne conservatrice, défend ardemment les droits parentaux au Nouveau-Brunswick et utilise son émission de télévision pour promouvoir les valeurs pro-famille.
1 réaction Lire la suiteLe HHS de Biden cherche à priver les centres de grossesse pro-vie de fonds fédéraux

Par Lisa Bourne (LiveActionNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : brisketjegor/Freepik
(Pregnancy Help News) Le Département américain de la santé et des services sociaux (HHS) cherche à empêcher les organisations d’aide aux femmes enceintes de recevoir des fonds fédéraux par le biais d’une proposition de changement de règlement, évaluant de manière incorrecte le travail des centres de grossesse.
Le TANF (Temporary Assistance for Needy Families) est un programme d’aide fédéral lancé en 1997 qui a succédé au programme Aid to Families with Dependent Children (AFDC) et qui fournit une aide financière aux familles américaines dans le besoin par l’intermédiaire du ministère de la Santé et des Services sociaux (HHS).
Les États américains reçoivent, par l’intermédiaire du TANF, des fonds fédéraux qu’ils peuvent attribuer à des programmes et à des organisations qui font ce qui suit :
- Fournir une assistance aux familles dans le besoin afin que les enfants puissent être gardés chez eux ou chez des proches.
- Mettre fin à la dépendance des parents nécessiteux à l’égard des prestations gouvernementales en encourageant la préparation à l’emploi, au travail et le mariage.
- Prévenir et réduire l’incidence des grossesses hors mariage.
- Encourager la formation et le maintien de familles biparentales.
Malgré les incitations gouvernementales, les gens n’ont toujours pas plus d’enfants

Par Nancy Flanders (LiveActionNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : BGStock/Adobe Stock
Partout dans le monde, les nations mettent en place des mesures incitatives pour encourager les citoyens à avoir plus d’enfants, mais leurs stratégies ne semblent pas fonctionner. Vox affirme : « On ne peut même pas payer les gens pour qu’ils aient plus d’enfants ». Mais les gens choisissent-ils de ne pas avoir d’enfants parce qu’ils n’en veulent pas ou parce qu’ils ne veulent pas ce qu’ils ont été conditionnés à croire que les enfants sont ?
Vox rapporte que Taïwan a dépensé plus de 3 milliards de dollars pour tenter de convaincre ses citoyens d’avoir plus d’enfants. Cette somme comprend l’ajout de six mois de congé parental rémunéré, remboursé à 80 % du salaire du parent, ainsi qu’une prestation en espèces et un allégement fiscal pour les parents de jeunes enfants.
En Hongrie, si une femme a quatre enfants ou plus, elle n’est plus tenue de payer l’impôt sur le revenu — pour le reste de sa vie. Le pays accorde également un prêt d’environ 30 000 dollars aux jeunes mariés. S’ils ont trois enfants ou plus, la dette est effacée. Le taux de natalité de la Hongrie en 2023 a augmenté d’environ 0,65 % par rapport à 2022.
1 réaction Lire la suiteLe ministre Biron envisage de rendre la contraception gratuite au Québec

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : dragonstock/Adobe Stock
Le ministre de la Condition féminine, Martine Biron, a répondu aux questions des journalistes dans les couloirs de l’Assemblée nationale qu’elle examinait la possibilité de rendre la contraception gratuite au Québec. « Ça fait partie des choses que j’étudie », affirme-t-elle.
Mme Biron a également confirmé qu’elle renonçait à légiférer en faveur du « droit » à l’avortement, selon Le Devoir : « Il y avait des nuances, mais assez de drapeaux pour me dire : ce n’est peut-être pas le bon moment [pour légiférer]. Et il y a des besoins d’accès »
« C’est mon dossier phare. Il me tient à cœur, vraiment », confie-t-elle. Elle compte proposer « des avancées majeures ».
Nombre de personnes et de groupes se sont opposés au projet de Mme Biron de légiférer sur la question de l’avortement. Certaines personnes « ont brandi le spectre qu’on pourrait peut-être faire reculer le droit des femmes », dit-elle.
Mme Biron escompte améliorer l’accès à l’avortement, qui, selon elle, au Québec serait défectueux hors de la métropole. « Montréal, ça va quand même assez bien. Mais dès que tu mets le pied en dehors de Montréal, c’est compliqué. Même pour des grands centres comme Québec », affirme-t-elle.
Vraiment ? N’y a-t-il pas autre chose dont il est plus urgent d’améliorer l’accès, plutôt que de faciliter le meurtre d’enfants à naître ou d’en prévenir la conception ?
1 réactionUne « initiative du siècle » chrétienne

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L’autre jour, j’ai reçu un courriel de Maxime Bernier, chef du Parti populaire du Canada (PPC), qui expliquait longuement comment le Parti conservateur du Canada (PCC) n’avait pas le courage de parler de l’impact des 500 000 immigrants annuels sur l’infrastructure, le logement, l’éducation et les soins de santé du pays. Selon M. Bernier, le PCC doit se taire sur les conséquences désastreuses de l’immigration, de peur d’être diabolisé par les libéraux qui le qualifieraient de « raciste » lors des prochaines élections et de perdre ainsi toute chance de gouverner le pays.
Ce que Bernier lui-même n’a pas mentionné, ce sont les raisons pour lesquelles le Canada a tant besoin de l’immigration : avec 1,3 bébé par femme (le taux de fertilité le plus bas de notre histoire), le Canada n’a plus le nombre de travailleurs dont il a besoin pour payer les services requis par une population vieillissante. En outre, l’immigration n’est qu’une solution de fortune : bien qu’elle augmente le nombre de travailleurs, elle ne réduit pas vraiment l’âge moyen du pays d’accueil, les immigrants arrivant généralement avec leurs parents âgés et d’autres membres adultes de leur famille. De plus, les immigrants sont généralement moins productifs que les Canadiens de naissance, car il leur faut de nombreuses années pour apprendre la langue, les coutumes et les compétences nécessaires pour travailler de manière productive. Enfin, nous n’avons même pas mentionné la pratique moralement discutable des nations du premier monde qui embauchent les meilleurs et les plus brillants des autres pays, ne laissant à ces derniers que les plus pauvres et les moins employables pour gérer les affaires à la maison.
Ce dont un pays a réellement besoin, c’est de bébés, c’est-à-dire de personnes qui, une fois devenues adultes, connaissent le pays et sont prêtes à apporter leur contribution. Mais où sont-ils ? Nous avons ici une information politiquement incorrecte que même le PPC n’ose pas évoquer trop souvent, à savoir que l’avortement tue environ 100 000 bébés par an et que, en supposant que les conditions socio-économiques soient à peu près les mêmes au Canada depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, la contraception et la stérilisation empêchent chaque année la conception de 400 000 autres bébés. En additionnant ces deux chiffres, on obtient 500 000 Canadiens « disparus » par an, soit presque exactement le nombre que nous « importons » par le biais de l’immigration ! En d’autres termes, sans la généralisation de l’avortement et de la contraception, le taux de fécondité du Canada serait d’environ 3,5 enfants par femme, et le Canada pourrait facilement atteindre 100 millions d’habitants d’ici 2100, sans aucune immigration.
Les effets de l’avortement et de la contraception sur notre pays sont bien réels. Ces deux monstres sapent les forces vives de notre pays et conduisent à sa dissolution. Et c’est là que nous arrivons à une deuxième vérité impopulaire pour retrouver le chemin de la prospérité en tant que nation : les incitations financières pour les familles n’ont qu’un effet très limité sur les taux de reproduction des nations qui mettent en œuvre ce type de politiques. Ce n’est pas en jetant de l’argent sur le problème que l’on y parviendra. L’utilisation de la contraception doit être réduite et l’avortement doit être proscrit comme le meurtre qu’il est. Mais pour cela, il faudrait que le Canada revienne à son « premier amour » : il faudrait qu’il redevienne chrétien.
Une « initiative du siècle » chrétienne
Récemment, des chefs d’entreprise, des investisseurs et des responsables d’organisations à but non lucratif canadiens de haut niveau ont créé un site web et une organisation caritative appelés « Initiative du siècle ». Ils y promeuvent l’immigration de masse et certaines politiques favorables à la famille comme moyens d’augmenter la population du Canada à 100 millions d’habitants d’ici 2100. Ces « élites » du monde des affaires et de la philanthropie canadienne reconnaissent qu’un pays comme le Canada a besoin d’une population plus importante pour maintenir son statut international et sa prospérité économique à l’intérieur du pays. Ce qu’elles ne reconnaissent pas, ou ne veulent pas reconnaître, c’est que l’idéologie laïque promue par la gauche « progressiste » au cours des dernières décennies a créé les conditions qui ont conduit à notre hiver démographique. Les individus isolés qui vivent dans un monde vide de sens ne s’engageront pas à faire les sacrifices nécessaires pour se marier et fonder une famille. Ils sont plus susceptibles d’adopter la maxime des hédonistes : « Mangez, buvez et soyez joyeux, car demain nous mourrons ». Cette idéologie laïciste empoisonne toutes nos institutions, y compris nos écoles, qui transforment nos jeunes en jouisseurs contraceptifs et avorteurs.
Nous avons donc besoin d’une « initiative de siècle » chrétienne, mettant Dieu au centre de nos vies et enjoignant le reste du pays à faire de même. À Campagne Québec-Vie, nous savons que la solution que nous proposons n’est pas facile, mais nous savons que c’est la vraie solution. Il ne s’agit pas seulement d’être contre l’avortement (ce qu’il faut être, bien sûr), mais de trouver les choses qui valent la peine d’être aimées, à la source et au sommet desquelles se trouve Dieu. Le perdre de vue, c’est perdre de vue le sens de notre vie, c’est sombrer dans l’hédonisme et la stérilité, dont nous subissons aujourd’hui les terribles effets.
Nous sommes dans le temps de l’Avent, nous attendons la venue du Christ. Malheureusement, aujourd’hui encore, des puissances sont à l’œuvre qui, à l’instar d’Hérode, cherchent à réduire le nombre d’êtres humains dans le monde. Ils prétendent qu’un monde dépeuplé est un monde plus heureux et plus éclairé. Ils mentent ; en réalité, c’est tout le contraire.
À Campagne Québec-Vie, nous nous battons depuis 1989 pour contrer ces attaques contre la vie. C’est littéralement le combat de notre vie. En combattant ces maux, nous annonçons que la seule « vraie politique » qui compte n’est pas le dogme anti-humain de la soi-disant élite de ce monde, mais celle menée par des gens qui craignent Dieu et qui se soucient du bien commun.
S’il vous plaît, donnez généreusement à notre campagne de financement du temps de l'Avent. Nous remercions tous ceux qui ont donné jusqu’à présent. Mais il nous reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Notre objectif pour cette campagne, qui se termine le 25 décembre, est de 15 000 dollars.
Pour la Vie,

Georges Buscemi
Un patient cancéreux de Colombie-Britannique s’est fait euthanasier parce qu’il ne pouvait pas obtenir de chimiothérapie

Par Wesley J. Smith (National Review, republié par la Coalition pour la prévention de l’euthanasie) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : DCStudio/Freepik
On nous répète sans cesse que le système de santé canadien est meilleur que le nôtre. Ce n’est pas le cas. [L’auteur est Américain.]*
Un patient canadien atteint d’un cancer a été euthanasié, ce dernier ayant opté pour une injection létale en désespoir de cause parce qu’il n’avait pas accès à la chimiothérapie qui aurait pu prolonger sa vie. Extrait de l’article du National Post :
1 réaction Lire la suiteDan Quayle a fêté son 52e anniversaire le 7 octobre à l’hôpital général de Victoria en attendant de savoir quand commencerait sa chimiothérapie pour une forme agressive de cancer de l’œsophage. Il allait mourir en attendant.
Après dix semaines d’hospitalisation, M. Quayle — grand-père sociable qui aimait faire le pitre pour ses deux petits-enfants — souffrait tellement, incapable de manger ou de marcher, qu’il a opté pour une mort médicalement assistée le 24 novembre. Et ce, bien que les médecins lui aient assuré que la chimiothérapie pouvait prolonger sa vie d’un an...
La rébellion de l’Irlande contre Dieu

Par Liam Gibson (Voice of the Family) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Pikist
Dans son livre Black Earth : the Holocaust as History and Warning [Terre noire : L’Holocauste en tant qu’Histoire et Avertissement] (2015), Timothy Snyder décrit comment, le 12 mars 1938, les Juifs de Vienne ont été contraints de frotter les rues de la ville. [1] Pourtant, comme le souligne Snyder, cet épisode célèbre est bien plus qu’un acte cruel et arbitraire d’humiliation publique. En fait, il revêtait une signification presque rituelle. Avant la prise de pouvoir par les nazis, le chancelier autrichien Kurt Schuschnigg avait planifié un référendum qui, selon lui, rejetterait de manière décisive les plans de prise de pouvoir d’Hitler. Le principal slogan de propagande du gouvernement se résumait à un seul mot : Österreich — Autriche. Ce slogan apparaissait partout, dans les journaux, sur les affiches et, conformément à la tradition autrichienne, il était même peint dans les rues. Mais aucun référendum n’eut lieu. Le vendredi 11 mars, à 19 h 57, Schuschnigg prononce un discours radiodiffusé informant le peuple autrichien que son pays a cessé d’exister en tant que nation souveraine. Le lendemain, les troupes nazies triomphantes obligent les Juifs viennois à effacer le mot Österreich des routes et des trottoirs. Le message est clair : l’ancien régime est symboliquement effacé.
Snyder soutient, de manière tout à fait convaincante, que c’est la destruction des États d’Europe centrale et orientale qui a créé les circonstances dans lesquelles l’Holocauste a pu se produire. En Pologne, en Ukraine, en Biélorussie et dans les pays baltes, ceux qui cherchaient à prendre leurs distances avec les anciens régimes sont invariablement devenus les pires persécuteurs des ennemis perçus du nouvel ordre.
1 réaction Lire la suite« Personne enceinte » au Queensland en Australie

Par reinformation.tv — Photo : velishchuk/Adobe Stock
L’Etat du Queensland, dans le nord-est de l’Australie, dont la capitale est Brisbane, vient de changer le mot femme (« woman ») dans sa loi sur l’avortement, par le mot personne enceinte (« pregnant person »). Cela provoque l’ironie des commentateurs : « De sorte que désormais un vieil homme peut aller à la clinique et insister sur le droit des hommes à choisir pour son corps. » On arrive en effet au moment où les contradictions des différents féminismes finissent par se mordre la queue. Certains mots comme président ou porte-parole (chairman, spokesman) sont construits en anglais avec le mot « man » qui signifie « homme », et, dans les vingt dernières années, les militantes extrémistes ont obtenu qu’on les change en chairperson et spokesperson pour éliminer le mot interdit, man, qui représentait le patriarcat. Mais maintenant, dans le même souci d’égalité outrancière, la division de l’humanité en deux sexes déterminés par leur biologie semble une insulte à la parité dans la diversité des genres choisis par chaque individu : et voilà pourquoi c’est désormais au mot woman, femme, de disparaître de la loi sur l’avortement, parce qu’il exclut les transgenres ! A ce niveau d’absurdité, il ne reste plus qu’à applaudir. Un journaliste australien, James Macpherson, a remarqué que le ministre des Femmes (ainsi nomme-t-on là-bas le ministre de la Condition féminine) a annoncé le changement de la loi « impavide » et il en a tiré cette question : « Entend-elle changer son titre de ministre des femmes pour celui de ministre des Personnes ? Et sinon, pourquoi ? »
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