M'INSCRIRE
DONNER

Joignez-vous au mouvement

CQV défend la personne humaine, de la conception à la mort naturelle.

ou

×

The Atlantic minimise la violence radicale en faveur de l’avortement mais qualifie le Rosaire d’« extrémiste »

Par Jack Bingham — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Thérèse Westby/Unsplash

15 août 2022 (LifeSiteNews) — Quelques jours seulement après avoir minimisé le groupe pro-avortement radical et souvent violent appelé Jane’s Revenge, le magazine américain The Atlantic a tenté de dépeindre le Saint Rosaire comme un outil « extrémiste » utilisé par des catholiques « radicaux-traditionnels ».

Dans un article publié par The Atlantic le 12 août intitulé « The Right's New Bogeyman », le magazine populaire tente de minimiser l’importance du groupe pro-avortement souvent violent appelé Jane’s Revenge en mettant en doute la réalité du groupe et en se demandant si le collectif radical est réellement à l’origine des actes de violence et de vandalisme dont il s’est attribué le mérite.

Deux jours plus tard, le 14 août, The Atlantic a publié un autre article intitulé « How Extremist Gun Culture Co-Opted the Rosary » (Comment la culture extrémiste des armes a coïncidé avec le rosaire), qui cherche à démontrer qu’un certain nombre de « traditionalistes radicaux armés ont repris une notion spirituelle selon laquelle le rosaire peut être une arme dans la lutte contre le mal et l’ont transformée en quelque chose de dangereusement littéral ».

Il convient également de noter que, si le titre actuel de l’article est assez nuancé, le titre de l’article a été modifié à de multiples reprises. On pouvait lire auparavant « Guns and Rosaries » et « How the Rosary Became an Extremist Symbol ».

Néanmoins, on ne peut s’empêcher de remarquer le contraste frappant entre la couverture par The Atlantic de l’organisation Jane’s Revenge, certes violente, et celle des catholiques traditionnels américains qui considèrent le chapelet comme une arme tout en soutenant leur droit au deuxième amendement.

Jane’s Revenge, qui s’est attribuée le mérite d’avoir incendié un cabinet médical pro-vie à Buffalo, dans l’État de New York, ainsi que d’autres actes de destruction dans « 16 villes des États-Unis », est qualifiée de « mystérieuse » dans The Atlantic, et malgré des actes réels de violence et de vandalisme, l’article précise que cela « n’implique pas l’existence d’une campagne complexe et coordonnée de violence ».

Cependant, lorsqu’il s’agit de ceux qui créent et diffusent « des images de chapelets drapés sur des armes à feu, de guerriers en prière... des représentations humoristiques de croisés, et des exhortations pour que les hommes se lèvent et deviennent des militants d’église », eh bien ce groupe fait partie des « constellations de milieux en ligne violents, racistes et homophobes » qui sont connus pour « fournir une voie vers la radicalisation et des attaques terroristes réelles ».

Pour récapituler, lorsqu’on se réfère à des personnes qui se sont fièrement attribué le mérite d’actes d’une extrême violence — qui sont par définition du terrorisme — au nom d’une cause politique — à savoir le soi-disant droit d’assassiner des enfants à naître — l’adjectif préféré est « mystérieux ».

Lorsqu’on se réfère à des personnes qui rejettent les « réformes du Concile Vatican II » et créent des images humoristiques décrivant leur dévotion au Saint Rosaire avec la compréhension théologiquement valide que le Rosaire est un outil de défense dans la guerre contre le mal, l’adjectif préféré est « dangereux ».

L’article mentionne que ce n’est « pas une interprétation intrinsèquement nuisible » de considérer le Rosaire comme une « arme », sans expliquer que le Rosaire est devenu le sacramental prolifique qu’il est aujourd’hui précisément en raison de son utilisation dans la guerre !

À savoir, la bataille de Lépante en 1571, au cours de laquelle « des marins chrétiens se sont joints au pape Pie V (un dominicain) pour prier le très saint rosaire et ont vaincu une force turque beaucoup plus importante ».

En fait, le chapelet en tant qu’arme fait tellement partie intégrante de la foi catholique que la fête du Saint Rosaire a lieu le 7 octobre, date anniversaire de la bataille de Lépante.

L’article n’explique pas non plus la réalité de ce que signifie l’utilisation du rosaire comme arme, et laisse entendre que le fait de comprendre qu’il s’agit d’une arme contre le mal permet aux « catholiques radicaux-traditionnels de diaboliser littéralement leurs adversaires politiques », ce qui leur permet de considérer « la force armée contre eux [leurs adversaires] comme sanctifiée ».

En réalité, toute personne qui adhère, même modérément, à la foi catholique sait qu’il est interdit de porter atteinte physiquement à ceux qui s’opposent à elle sur le plan politique.

Le Rosaire n’a jamais été et ne sera jamais une arme pour écraser ceux qui s’opposent à l’Église dans le domaine politique, mais plutôt une arme pour écraser l’influence du diable.

Dans la récitation traditionnelle du Rosaire, on prie 153 Ave Maria. C’est-à-dire qu’à 153 reprises, la personne demande à la Vierge Marie de « prier pour nous, les pécheurs ». Non pas « Priez pour ces pécheurs-ci » ou « Priez pour ces pécheurs-là », mais « nous ».

Lorsqu’un catholique prie le Rosaire dans le but de mettre fin au mal de l’avortement ou de tout autre mal condamné par la Sainte Mère l’Église, le catholique ne demande pas à Dieu de tuer ou de blesser ceux qui s’opposent au Christ et à son Église, mais de les amener à se convertir et à embrasser son amour !

Le Rosaire est une arme, mais elle n’a pas pour but d’infliger la mort. Au contraire, le Rosaire est une arme qui cherche à infliger la vie éternelle à ceux vers qui elle est dirigée. Non pas pour condamner, mais pour transmettre la grâce salvatrice implicitement désirée par toute l’humanité.

Notre-Dame a demandé aux enfants de Fatima de prier ainsi :

Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous des feux de l’enfer, et conduisez au Ciel toutes les âmes, spécialement celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. Amen.



Laissez un commentaire