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Une brève et intéressante réflexion sur les conclusions de la commission "Mourir dans la dignité"

Une lettre de Monique David, parue dans le journal Le Soleil du 17 avril 2012:

 

 

Selon le rapport de l'Assemblée nationale récemment publié, «Mourir dans la dignité», co-signé par neuf députés, les Québécois sont maintenant prêts à considérer la mort à travers une nouvelle lentille.

Nous pouvons nous libérer d'une traditionnelle relation «paternaliste» avec nos médecins dans le but d'adopter une attitude plus éclairée pour faire face à la souffrance et à la fin de vie. Nos valeurs, selon le rapport, ont beaucoup évolué au cours des 20 dernières années, il est donc normal que, dans notre adieu à la vie, nous examinions de près une «nouvelle option» offerte par l'État.

Les auteurs du rapport avertissent le lecteur que, bien que dans le passé les valeurs des Québécois étaient essentiellement ancrées dans la religion, les gens qui tiennent encore à ces principes ne devraient pas les imposer aux autres. Nous vivons dans une société laïque. La vision «sacrée» de la vie ne s'applique plus comme une valeur civique.

Nous avons devant nous deux définitions contradictoires de la dignité. Le point de vue traditionnel considère que la dignité est un phénomène objectif, intrinsèque à la condition humaine indépendamment de l'âge, de la condition sociale, de la religion, du sexe ou de l'état de la personne; le point de vue profane soutient que la dignité est définie par et pour l'individu. Ce dernier point de vue est le chemin philosophique adopté dans la deuxième partie du rapport. Il nécessite donc un examen attentif.

La dignité subjective est plus en phase avec la laïcité, selon laquelle, libéré des limites imposées par les valeurs religieuses, les individus décident de ce qui est bon pour eux tout au long de leur vie tant que cela ne fait pas de mal à autrui. La notion d'autonomie de la personne est un élément fondamental de cette reconstruction de la signification de la dignité de la personne humaine. On la définie comme «ce qui permet aux êtres humains de mener et d'accomplir un projet de vie selon leurs convictions, dans les limites imposées par les droits et libertés des autres». Le thermomètre de la dignité est déterminé par le degré d'autonomie. Et c'est en fonction de cette mesure que la personne doit décider si sa vie a encore de l'intérêt et de la valeur. En d'autres termes, ce qui était autrefois inconditionnel - la dignité - est désormais perçu comme conditionnel en conséquence d'un changement de paradigme fondamental, soit le passage de la sacralité de la vie humaine comme le fondement de la dignité à celui de l'autonomie comme principal critère de définition de la dignité.

Ayant établi l'autonomie comme ligne de démarcation entre une vie avec dignité et une vie sans dignité, nous sommes alors invités à accueillir l'euthanasie comme l'outil pour nous permettre de reconquérir l'autonomie si souvent perdue à la fin de la vie - l'euthanasie leur permet d'être libéré de leur état dépourvu de dignité.

Afin d'introduire les 12 dernières des 24 recommandations, les députés ont donc élaboré un nouveau code moral sur lequel les Québécois sont invités à prendre position. Au lieu des valeurs morales qui nous ont été transmises depuis des millénaires, y compris par la religion, on nous propose un nouveau credo transmis par l'État, et un nouveau discours pour l'accompagner.

D'abord et avant tout, nous apprenons que «l'euthanasie» n'est plus l'acte de «tuer», mais un «acte médical». L'aide médicale à mourir serait un geste de compassion. Médecins et infirmières, qui étaient autrefois des guérisseurs et des soignants au service du maintien de la vie, serviront désormais comme facilitateurs de la mort. Afin de devenir les serviteurs de la Mort, ils seront obligés de modifier leur code de déontologie médicale.

Un problème avec l'euthanasie, c'est qu'elle est irréversible. Ce qui est souhaité dans les moments les plus sombres est souvent une réaction passagère à la douleur et à la peur et les malades changent d'avis. Si le gouvernement accepte les 12 dernières recommandations proposées par le rapport, nous nous dirigerons vers une pente à sens unique qui ne permet pas de retour en arrière. Est-ce vraiment ce que les Québécois veulent pour eux-mêmes et pour les générations futures?

En mettant de côté le concept du caractère sacré de la vie, le mystère de la vie et de la mort va rapidement disparaître de l'horizon d'un grand nombre. Historiquement, les humains ont toujours été en quête de sens. En donnant priorité au principe de l'autonomie de la personne comme facteur décisif pour déterminer comment et quand chacun peut vivre et mourir, la complexité et le mystère inhérent à la vie humaine et à qui nous sommes se perdent.

En fin de compte, c'est la dimension créative et puissante de l'âme humaine ou de l'esprit humain que la légalisation de l'euthanasie risque d'étouffer. Et choisir de prendre le contrôle sur la vie et la mort peut se révéler un véritable boomerang. Nous pourrions bien perdre toute autonomie que nous gagnons ainsi aux mains d'un État de plus en plus envahissant.

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Le conseil du patronat s'attaque au retrait préventif des femmes enceintes

Un article paru dans le journal Le Devoir du 17 avril 2012:

(Yves-Thomas Dorval)

 

Bien qu'elle ne figure nulle part dans le projet de loi, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) entend revenir sur la question du retrait préventif des femmes enceintes lors de la commission parlementaire qui étudiera la réforme du régime de santé et sécurité au travail, a indiqué hier le président de l'organisme.

Le CPQ plaide depuis longtemps pour un resserrement des balises en fonction desquelles une femme peut réclamer un retrait préventif de son travail, estimant que le programme ratisse large et que des règles uniformes sont devenues nécessaires. Le projet de loi 60, déposé au début du mois d'avril par la ministre du Travail, Lise Thériault, ne contient rien à ce sujet.

«Tout ce qu'on demandait, c'est que la CSST reprenne le contrôle, définisse les dangers pour faire une réglementation autour des conditions, pour que ce soit équitable pour tout le monde, que ce soit uniforme», a dit hier le dirigeant du CPQ, Yves-Thomas Dorval, en marge d'un colloque organisé par l'organisme portant sur la refonte du régime.

«Ce n'est pas parce qu'on ne veut pas que les femmes soient en retrait préventif, c'est qu'on ne veut pas que ça devienne un bénéfice social. En ce moment, le mot "précaution" est entré en ligne de compte, ça fait en sorte que tu ne peux plus dire non, a-t-il ajouté. Peut-être qu'il faut réexpliquer [en commission parlementaire] qu'on avait un consensus avec les syndicats.»

En décembre 2010, un groupe de travail nommé par le conseil de la CSST — auquel siégeaient des représentants patronaux et syndicaux de la CSN, de la FTQ et de la CSD — avait écrit dans ses recommandations que le programme «Pour une maternité sans danger» devait revenir à ses origines, car il s'éloignait des intentions fondatrices. La présidente de la CSN avait très mal digéré cette idée.

«Il est ainsi proposé de revenir au fondement même du programme, soit l'élimination du danger pour la travailleuse enceinte, et de centrer les sommes et les efforts investis sur son affectation plutôt que son retrait, en mettant à contribution l'expertise scientifique de l'IRSST et le leadership de la CSST comme gestionnaire de ce programme», pouvait-on lire dans le sommaire du rapport.

«La CSST a progressivement abdiqué son pouvoir de gestion du programme au profit des avis des médecins traitants et des médecins du réseau de la santé publique. Ainsi, bon an mal an, 95 % des réclamations sont acceptées», ajoutait le document. De 1146 réclamations en 1981, ce chiffre est passé à 19 371 une décennie plus tard, à 32 532 en 2008 alors que les débours totalisaient 208 millions.

Cette critique formulée dans le rapport du groupe de travail avait fait sursauter la présidente de la CSN à l'époque, Claudette Carbonneau. «On ne met pas suffisamment l'accent sur la prévention et, après ça, on se plaint de coûts astronomiques de santé-sécurité ou du retrait préventif», avait-elle affirmé lors d'une entrevue à La Presse canadienne.

«C'est complètement indécent de prendre le problème par ce bout-là. Au contraire, ce qu'il faut intensifier, c'est la prévention. Réglons le problème à la source; nettoyons nos usines», avait ajouté Mme Carbonneau en assurant qu'elle allait personnellement presser la ministre Thériault de ne pas inclure cette recommandation dans le projet de loi.

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Début de l'avortement eugénique au Brésil

Sur le blogue de Jeanne Smits du 14 avril 2012:

 

(Marcella de Jesus Ferreira et sa mère)

 

Le Tribunal suprême fédéral du Brésil a affirmé, jeudi, par 8 voix contre 2 et une abstention, le droit des femmes enceintes de choisir d’avorter si l’enfant qu’elles portent est anencéphale, c’est-à-dire privé de tout ou partie du cerveau. Ainsi, par voie judiciaire, est augmenté le nombre d’« exceptions » où l’avortement est dépénalisé (actuellement, les cas de viol ou de danger pour la vie de la mère en cas de poursuite de la grossesse).

L’anencéphalie interdit quasiment tout espoir de survie en dehors du sein maternel, d’où cette affirmation d’un des « ministres » de la Cour suprême, Marco Aurelio Mello, expliquant que « l’interruption de grossesse » ne porte pas atteinte aux droits fondamentaux : « L’avortement est un crime contre la vie et dans le cas de l’anencéphale il n’y a pas de vie possible. »
Double erreur. Dans le sein maternel, la vie est là, et la naissance ne change rien à la nature de l’être humain. Et d’autre part, le Brésil connaît bien le cas d’une fillette, Marcela de Jesus Ferreira, née anencéphale, qui a vécu 1 an et 8 mois. Sa mère a témoigné de la valeur et de la beauté de sa courte existence.
La tentative de faire légaliser l’avortement des anencéphales – c’est la politique des petits pas pour arriver à une dépénalisation de plus en plus large – avait échoué devant le Congrès national ; aux termes de sondages récents, pas moins de 80 % des Brésiliens y sont opposés.
 
Il ne restait plus au lobby de l’avortement qu’à adopter la voie judiciaire, laissant à une poignée de juges le pouvoir d’introduire l’avortement eugénique dans un pays qui n’en voulait pas. Il faut savoir que les 11 juges de la Cour suprême sont nommés directement par le président de la République du Brésil.
Dès le lendemain de la décision de la Cour suprême, le ministère brésilien a annoncé qu’il va augmenter le nombre d’hôpitaux publics habilités à pratiquer des avortements dépénalisés : actuellement il y en a 65, le ministre Alexandre Padilha a déjà prévu d’en autoriser 30 de plus pour répondre à la nouvelle situation.
 
Le même jour, le Conseil fédéral de la médecine a annoncé la création d’une commission pour établir de nouveaux critères de diagnostic de l’anencéphalie, dont les conclusions devront être rendues dan un délai de 60 jours.
Dans un communiqué, l’épiscopat brésilien a dénoncé la décision du Tribunal suprême, l’accusant d’usurper le pouvoir législatif du Congrès national. La Conférence épiscopale a estimé que du coup les fœtus atteints d’anencéphalie sont « abusivement diagnostiqués comme en état de mort cérébrale », leur avortement est « l’élimination d’un être humain fragile et sans défense », précise le communiqué : « L’éthique interdit l’élimination d’un être humain innocent, sans exceptions. »
Les évêques ajoutent que l’attente d’un enfant anencéphale « est un drame pour la famille, et spécialement pour la mère » ; mais « considérer l’avortement comme la meilleure option pour la femme, outre que cela nie le droit inviolable de l’enfant à naître, ignore au bout du compte les conséquences psychologiques négatives pour la mère. »
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L'avortement sélectif et les indo-canadiens

Un article du journaliste scientifique Jean-François Cliche paru dans le journal Le Soleil du 16 avril 2012:

 

 

(Québec) Même après avoir immigré au Canada, les femmes qui sont nées en Inde et en Corée du Sud accouchent plus souvent de garçons que les autres, ce qui suggère que l'avortement sélectif des filles pourrait être pratiqué ici, selon une étude ontarienne qui vient de paraître.

Menée par l'épidémiologiste Joel G. Ray, de l'hôpital St. Michael's, à Toronto, l'étude a consisté à examiner toutes les naissances uniques vivantes survenues en Ontario de 2002 à 2007, puis à calculer le ratio des sexes - le nombre de garçons sur le nombre de filles - selon le pays d'origine de la mère. Les résultats, basés sur pas moins de 766 000 naissances (dont 32 000 de familles indiennes et 3600 de familles coréenne), ont été publiés ce midi par le Canadian Medical Association Journal.

En général, ce ratio est d'environ 1,05, ce qui signifie qu'il naît naturellement 105 garçons pour 100 filles. Dr Ray et son équipe ont trouvé des ratios égaux ou très proches pour tous les endroits de naissance des mères - Canada, Europe, Chine, Philippines, «reste de l'Asie de l'Est», Pakistan, «reste de l'Asie du Sud» et «autres» -, sauf pour deux endroits. En effet, chez les mères qui donnaient naissance à leur premier enfant, ce ratio favorisait significativement les garçons lorsque la mère était née en Corée du Sud (1,20) et en Inde (1,11).

En outre, ce ratio était particulièrement élevé chez les femmes nées en Inde qui accouchaient de leur 2e enfant ou plus, atteignant pas moins de 1,36.

«Nos résultats soulèvent la possibilité que les couples originaires de l'Inde utilisent plus souvent que les autres des méthodes de détermination prénatale du sexe et choisissent l'avortement lors d'une deuxième grossesse ou plus si le foetus est une fille», avancent les auteurs. Ceux-ci avertissent toutefois en conclusion qu'il faudra des études plus «directes» des pratiques de sélection sexuelle chez les immigrants pour savoir s'il s'agit d'avortements sélectifs ou d'implantation de foetus-garçons.

Des études précédentes ont toutefois trouvé qu'en Inde, le ratio garçon-fille est nettement plus élevé pour les deuxièmes naissances lorsque l'aîné de la famille est une fille. De même, au Canada, d'après les données du recensement, lorsque les deux premiers enfants d'une famille d'origine indienne sont des filles, le ratio garçon-fille est de 1,90 pour les naissances subséquentes.

On devine que le sujet doit être âprement débattu au sein de la communauté indienne du Canada, qui ne forme pas un bloc monolithique, mais à l'heure d'écrire ces lignes, la demi-douzaine d'associations et de ressortissants contactés par Le Soleil avaient refusé nos demandes d'entrevue ou n'y avaient pas répondu.

Dans tous les cas, la question de savoir comment empêcher ce genre de comportement sans tomber dans un profilage racial inacceptable est loin, très loin d'être facile, commente Bernard Keating, chercheur en bioéthique à l'Université Laval.

«C'est le problème, très difficile, d'une immigration qui amène avec elle des valeurs incompatibles avec celles de nos sociétés, dit-il. (...) Je pense qu'il faut travailler avec des leaders de ces communautés-là qui vivent ici et qui ont fait un certain tri dans leur héritage culturel. Je pense à cette belle analogie de Boukar Diouf, qui dit que quand on voyage, il faut savoir alléger ses valises, il ne faut pas tout prendre avec soi. Et ici, même si on n'est pas toujours des champions de l'égalité de la femme au quotidien, on a cette idée de l'égalité des sexes qui rend ces pratiques inacceptables.»

 

 
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L'OCVF vous invite à la Marche pour la Vie à Ottawa, ce 10 mai 2012!

 

 

 

Un article de l'OCVF paru ce 16 avril 2012:

Nous vivons à une époque et dans un pays qui accordent une importance majeure au concept de « droits » – droits qui, malheureusement, sont souvent complètement dissociés des responsabilités qu’ils devraient entraîner. Il est certain que mes droits, vos droits, s’arrêtent là où commencent ceux de notre prochain. Mais qui donc est mon prochain – mon voisin, demande saint Luc dans son Évangile (Lc 10, 25).

Chaque année, au Canada, quelque 100 000 de nos « voisins » les plus vulnérables sont sacrifiés sur l’autel du « choix », dans l’exercice de ce que certains considèrent à tort comme un « droit ». Parmi ceux et celles qui ont été avortés au cours de la dernière année seulement, se trouvait peut-être un futur Premier ministre ou une scientifique de pointe, un compagnon de jeu pour nos enfants ou encore, notre futur gendre ou notre future belle-fille.

L’enfant dans le sein de sa mère est véritablement notre prochain et doit être respecté comme personne depuis sa conception. C’est un fait scientifique reconnu que chaque enfant à naître est, dès le début de son développement, un être humain unique et absolument irremplaçable. Il nous revient donc de travailler sans relâche à la réforme de nos lois pour qu’elles reflètent l’humanité et le droit fondamental à la vie des plus petits de nos voisins. Nous ne leur devons rien de moins! En tant que citoyens libres et responsables, nous portons tous cette responsabilité.

L’histoire a maintes fois prouvé que là où l’on ne respecte pas le droit à la vie de l’enfant à naître, d’autres droits sont tôt ou tard bafoués. Il suffit de considérer la récente affirmation d’un groupe d’éthiciens médicaux associés à l’Université Oxford (Angleterre) pour saisir où mène la logique d’une culture pro-avortement; selon eux, les nouveau-nés n’ont aucun « droit moral à la vie ». Dans une telle société, l’infanticide devient acceptable.

L’avortement nous blesse tous

Ceux qui à tort défendent le prétendu « droit » à l’avortement font fi d’une réalité bien simple: en fin de compte, personne ne bénéficie de l’avortement! La conséquence la plus flagrante et la plus aberrante de l’avortement est l’élimination d’une vie humaine innocente. L’impact destructeur de l’avortement ne s’arrête toutefois pas là. La femme qui se soumet à l’avortement subit presque toujours des conséquences profondément négatives. La multiplication, chaque année, des cas de « syndrome post avortement » confirme cette évidence. La recherche démontre aussi que les pères d’enfants avortés expérimentent souvent des sentiments profonds de vide et d’isolement. Les sœurs et frères survivants des enfants avortés se sentent souvent coupables de simplement exister et souffrent fréquemment de dépression et d’une tristesse accablante. On appelle désormais ce phénomène « syndrome du survivant de l’avortement ». Dans d’autres cas, les grands-parents d’enfants avortés ressentent un profond sentiment de trahison et de vide.

Et qu’en est-il de notre société dans son ensemble? Dans son encyclique Evangelium Vitae, le bienheureux Jean-Paul II nous mettait en garde: l’avortement pose une « menace contre la vie, non seulement d'individus, mais de la civilisation tout entière ». 1 D’une manière ou d’une autre, chacun d’entre nous est appauvri par la culture de mort ambiante qui menace de nous contaminer. Une société qui tolère l’avortement est une société qui fait de l’être humain un simple moyen de parvenir à une fin. Une société qui continue à tolérer la destruction de ses membres les plus faibles tolérera inévitablement la destruction des « relativement faibles »: les personnes handicapées, malades, marginales et celles qui nous dérangent. Peut-on se sentir en sécurité et s’épanouir véritablement dans une telle société?

Choisir la vie

Les défis auxquels nous sommes confrontés nous intimident parfois. Il faut alors nous rappeler que le changement survient chez une personne à la fois. Être pro-vie signifie respecter la vie humaine à chaque stade de son développement et en toutes circonstances. Si nous voulons que notre message soit entendu, nous devons réfléchir à nos propres attitudes et à notre propre mode de vie. Pour apporter un changement positif il faut d’abord nous assurer d’être cohérents dans nos propres actions. Nous devons nous poser la question: « Est-ce que ma manière de vivre mon quotidien contribue à l’avènement d’une culture de la vie? »

Des signes d’espoir se manifestent et confirment qu’une culture de la vie commence à voir le jour autour de nous. Au début de l’année, dans un rapport détaillé intitulé Avec dignité et compassion – Soins destinés aux Canadiens vulnérables, 55 députés fédéraux représentant tous les partis politiques ont jeté un regard résolument pro-vie sur les soins palliatifs et les questions de fin de vie. De récents sondages ont démontré à maintes reprises que plus de la moitié des Canadiens croient que la vie humaine devrait être protégée avant la naissance 2. Il est clairement temps d’exercer des pressions sur nos législateurs pour arriver à rouvrir le débat public sur l’avortement. Commençons par laisser savoir aux membres du Parlement que nous soutenons les efforts du député Stephen Woodworth (Kitchener centre) qui demande au Parlement de reconsidérer les preuves scientifiques concernant l’humanité de l’enfant à naître.

C’est donc un rendez-vous, le 10 mai, sur la Colline parlementaire! Ensemble, nous marcherons pour la vie!

Le 10 mai 2012


1 Bienheureux Jean-Paul II, Evangelium Vitae, no 59

 

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Réponse à l'étude sur les garderies de Pierre Fortin, Luc Godbout et Suzie St-Cerny

Le journal de Montréal du 14 avril 2012 publie un article de Denise Proulx, démontant l'étude de nos économistes pro-garderies. La réflexion de David Descôteaux incluse dans cet article, rejoint nos conclusions:

Les garderies à 7$ sont peut-être rentables pour l'État, mais elles ne sont pas nécessairement équitables pour les familles et les contribuables.

L'étude de Pierre Fortin, Luc Godbout et Suzie St-Cerny, associés à la Chaire de recherche en fiscalité et de finances publiques de l'Université de Sherbrooke, rapporte que les garderies subventionnées favorisent la présence des femmes sur le marché du travail. Celles-ci permettent à l'État de réaliser des revenus supérieurs aux coûts du programme lui-même.

« La principale barrière des femmes sur le marché du travail, ce sont les coûts des services de garde. Notre étude démontre qu'en réduisant les coûts pour la garderie de leur enfant, c'est 70,000 femmes de plus qui peuvent aller travailler », explique Luc Godbout.

Selon les auteurs, cet ajout de main d'œuvre féminine a fait augmenter le produit intérieur brut de 5,1G$, à l'avantage du Québec. Grosso modo, cela représente que pour chaque 100$ investis par les subventions, le retour fiscal que l'État encaisse s'élève de 104$.

« Cela prouve que l'État peut faire du développement social qui profite aussi à la prospérité économique de la province », complète le chercheur. « Surtout pour les mères monoparentales, cet avantage d'un coût moindre pour la garderie contribue aussi à sortir les familles de la pauvreté », enchaîne Luc Godbout.

Ces estimations contredisent des analysesproduites par des experts en comptabilité étatique.

Un programme inéquitable

« C'est une étude totalement loufoque. Faudrait-il comprendre que si l'État investissait 100G$ en programmes publics, il réglerait tout le déficit du Québec ? », s'insurge Eric Duhaime. Le chroniqueur considère qu'il serait plus rentable de fournir des subventions pour les études aux femmes les plus démunies que de maintenir un programme universel qui profitent surtout « aux couples millionnaires ».

Pierre Lefebvre, professeur au département d'études économiques, de l'École des sciences de la gestion de l'UQAM, croit que, même si tous paient des impôts, « les familles les plus nanties sont proportionnellement les plus avantagées (…) Dans les familles les moins nanties, on n'utilise pas ou peu les services à 7$», écrivait-il en décembre 2011.

David Descôteaux, chroniqueur à ARGENT se montre davantage favorable à soutenir les parents qu'à financer un système étatique qui sera appelé à augmenter à cause des revendications des éducatrices syndiquées et de la lourdeur administrative du programme. Le chercheur au CÉPÉA de l'Université de Montréal pense qu'on pourrait arriver au même résultat si l'argent était versé aux parents qui pourraient l'utiliser avec plus de flexibilité.

« Ce qui envoie la mère sur le marché du travail, c'est le faible montant à verser pour la garderie. Pas les CPE ou le système de garderie en soi. » , appuie-t-il.

Payer ailleurs

Le grand gagnant de ces avantages québécois serait le gouvernement fédéral.

Dans l'étude « Les garderies à 7$, sont-elles une aubaine ? », publiée en 2010, les professeurs Claude Laferrière et Francis Montreuil de l'UQAM questionnent les répercussions d'un tarif réduit sur d'autres mesures gouvernementales. « Elle vous fera perdre de l'argent ailleurs », argumentent-ils.

D'une part, les frais de garde à 7 $ ne sont pas admissibles au crédit d'impôt québécois.

D'autre part, du côté fédéral, les familles risquent de payer plus d'impôts, de recevoir moins d'allocations familiales fédérales, moins de crédit de TPS et voir la prestation fiscale pour revenu de travail être réduite à zéro. « Cette politique fait perdre aux ménages à faible revenu des sommes importantes. Si le revenu familial se situe entre 30 000 $ et 45 000 $, le programme de garderie à 7 $ constitue une mauvaise décision financière », ont-ils calculé.

Même si depuis 2005, le Québec offre des mesures fiscales pour soutenir les familles monoparentales, les auteurs sont catégoriques.

« Chaque fois qu'un enfant est placé dans une garderie à 7 $ plutôt qu'à 26 $ ou 28 $, Ottawa reçoit un cadeau. Pour l'année 2010, on peut évaluer ce cadeau à plus de 320 $ millions », concluent Claude Laferrière et Francis Montreuil.

Le professeur Luc Godbout reconnaît que le gouvernement fédéral en profite grandement. L'étude le démontre également. Les auteurs estiment néanmoins que le Québec en sort gagnant puisqu'il y plusieurs avantages sociaux qui s'ajoutent aux rentrées fiscales, dont moins de familles sur l'aide sociale.

Rappelons que le programme de services de garde a été lancé par le gouvernement du Québec en septembre 1997. En mars 2011, le programme accueillait 215 000 enfants d'âge préscolaire, soit près de la moitié de tous les enfants québécois de cette catégorie d'âge. De ce nombre, 38 % fréquentaient des « centres de la petite enfance » (CPE), 43 % des services en milieu familial et 19 % d'autres garderies subventionnées.

L'éditorialiste Marie-Andrée Chouinard a publié deux jours plus tard dans le journal Le Devoir, un article mentionnant l'existence de critiques sur cette étude qu'elle louange, mais sans vraiment les expliciter. Quand le Journal de Montréal fait un travail plus rigoureux que les éditorialistes du Devoir, Henri Bourassa doit se retourner dans sa tombe...


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Réponse à l'étude sur les garderies de Pierre Fortin, Luc Godbout et Suzie St-Cerny

Le journal de Montréal du 14 avril 2012 publie un article démontant l'étude de nos économistes pro-garderie.

Les garderies à 7$ sont peut-être rentables pour l'État, mais elles ne sont pas nécessairement équitables pour les familles et les contribuables.

L'étude de Pierre Fortin, Luc Godbout et Suzie St-Cerny, associés à la Chaire de recherche en fiscalité et de finances publiques de l'Université de Sherbrooke, rapporte que les garderies subventionnées favorisent la présence des femmes sur le marché du travail. Celles-ci permettent à l'État de réaliser des revenus supérieurs aux coûts du programme lui-même.

« La principale barrière des femmes sur le marché du travail, ce sont les coûts des services de garde. Notre étude démontre qu'en réduisant les coûts pour la garderie de leur enfant, c'est 70,000 femmes de plus qui peuvent aller travailler », explique Luc Godbout.

Selon les auteurs, cet ajout de main d'œuvre féminine a fait augmenter le produit intérieur brut de 5,1G$, à l'avantage du Québec. Grosso modo, cela représente que pour chaque 100$ investis par les subventions, le retour fiscal que l'État encaisse s'élève de 104$.

« Cela prouve que l'État peut faire du développement social qui profite aussi à la prospérité économique de la province », complète le chercheur. « Surtout pour les mères monoparentales, cet avantage d'un coût moindre pour la garderie contribue aussi à sortir les familles de la pauvreté », enchaîne Luc Godbout.

Ces estimations contredisent des analysent produites par des experts en comptabilité étatique.

Un programme inéquitable

 

« C'est une étude totalement loufoque. Faudrait-il comprendre que si l'État investissait 100G$ en programmes publics, il réglerait tout le déficit du Québec ? », s'insurge Eric Duhaime. Le chroniqueur considère qu'il serait plus rentable de fournir des subventions pour les études aux femmes les plus démunies que de maintenir un programme universel qui profitent surtout « aux couples millionnaires ».

Pierre Lefebvre, professeur au département d'études économiques, de l'École des sciences de la gestion de l'UQAM, croit que, même si tous paient des impôts, « les familles les plus nanties sont proportionnellement les plus avantagées (…) Dans les familles les moins nanties, on n'utilise pas ou peu les services à 7$», écrivait-il en décembre 2011.

David Descôteaux, chroniqueur à ARGENT se montre davantage favorable à soutenir les parents qu'à financer un système étatique qui sera appelé à augmenter à cause des revendications des éducatrices syndiquées et de la lourdeur administrative du programme. Le chercheur au CÉPÉA de l'Université de Montréal pense qu'on pourrait arriver au même résultat si l'argent était versé aux parents qui pourraient l'utiliser avec plus de flexibilité.

« Ce qui envoie la mère sur le marché du travail, c'est le faible montant à verser pour la garderie. Pas les CPE ou le système de garderie en soi. » , appuie-t-il.

Payer ailleurs

Le grand gagnant de ces avantages québécois serait le gouvernement fédéral.

Dans l'étude « Les garderies à 7$, sont-elles une aubaine ? », publiée en 2010, les professeurs Claude Laferrière et Francis Montreuil de l'UQAM questionnent les répercussions d'un tarif réduit sur d'autres mesures gouvernementales. « Elle vous fera perdre de l'argent ailleurs », argumentent-ils.

D'une part, les frais de garde à 7 $ ne sont pas admissibles au crédit d'impôt québécois.

D'autre part, du côté fédéral, les familles risquent de payer plus d'impôts, de recevoir moins d'allocations familiales fédérales, moins de crédit de TPS et voir la prestation fiscale pour revenu de travail être réduite à zéro. « Cette politique fait perdre aux ménages à faible revenu des sommes importantes. Si le revenu familial se situe entre 30 000 $ et 45 000 $, le programme de garderie à 7 $ constitue une mauvaise décision financière », ont-ils calculé.

Même si depuis 2005, le Québec offre des mesures fiscales pour soutenir les familles monoparentales, les auteurs sont catégoriques.

« Chaque fois qu'un enfant est placé dans une garderie à 7 $ plutôt qu'à 26 $ ou 28 $, Ottawa reçoit un cadeau. Pour l'année 2010, on peut évaluer ce cadeau à plus de 320 $ millions », concluent Claude Laferrière et Francis Montreuil.

Le professeur Luc Godbout reconnaît que le gouvernement fédéral en profite grandement. L'étude le démontre également. Les auteurs estiment néanmoins que le Québec en sort gagnant puisqu'il y plusieurs avantages sociaux qui s'ajoutent aux rentrées fiscales, dont moins de familles sur l'aide sociale.

Rappelons que le programme de services de garde a été lancé par le gouvernement du Québec en septembre 1997. En mars 2011, le programme accueillait 215 000 enfants d'âge préscolaire, soit près de la moitié de tous les enfants québécois de cette catégorie d'âge. De ce nombre, 38 % fréquentaient des « centres de la petite enfance » (CPE), 43 % des services en milieu familial et 19 % d'autres garderies subventionnées.

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Un article du journal La Presse du 16 avril 2012 sur l'avortement

Sylvie St-Jacques du journal La Presse, explique dans un article du 16 avril 2012, ses craintes de voir "le libre choix des femmes" menacé:

Le 26 avril, la motion 312 déposée par le député conservateur Stephen Woodworth sera discutée aux Communes. Sa question centrale: «Quand le foetus devient-il un être humain?» Pendant ce temps, au sud de nos frontières, la contraception et le droit à l'avortement se sont invités dans la campagne présidentielle. Bref, on remet sur la sellette des questions que certains croyaient classées. Près de 40 ans après l'arrêt Roe v. Wade et 23 ans après l'affaire Chantal Daigle, le libre choix des femmes est-il menacé?

(...)

 Au Québec, où l'avortement est un acte légal, certains groupes pro-choix s'inquiètent d'une réouverture du débat sur l'interruption d'une grossesse non planifiée ou désirée.

Sophie de Cordes, porte-parole de la Fédération du Québec pour le planning des naissances, voit dans la motion 312 une menace non seulement pour le droit à l'avortement, mais aussi pour l'accès à certaines formes de contraception.

«Si l'on considère le foetus comme un être humain dès sa conception, cela veut dire que certaines méthodes comme le Plan B, la pilule du lendemain et même le stérilet pourraient être remises en question», énonce Sophie de Cordes, qui estime que le fait de donner au foetus un statut juridique indépendant de la mère qui le porte pourrait à terme contraindre les comportements des femmes enceintes. «Rendus là, on pourra commencer à dire aux messieurs de ne pas boire d'alcool, puisque ce n'est pas bon pour leur sperme.»

Préoccupations éthiques

Stephen Woodworth, très actif dans le mouvement chrétien contre l'avortement, souhaite que la définition de l'être humain dans la loi canadienne soit modifiée (actuellement, l'être humain est une personne née vivante). Le député de Kitchener Centre invoque les avancées technologiques - les images disponibles grâce aux échographies, les informations que nous avons sur le développement du foetus pendant la grossesse et le fait qu'il soit possible de pratiquer une intervention chirurgicale pendant la grossesse - pour revoir la loi.

Margaret Somerville, éthicienne médicale à l'Université McGill, est quant à elle convaincue de la pertinence de la motion 312 et surtout de la nécessité de rouvrir le débat sur l'avortement. Elle remet en question un contexte centré sur les désirs de la femme. «Les pro-choix défendent l'argument que le foetus n'existe pas jusqu'à sa naissance, aux yeux de la loi. Mais l'enfant qui n'est pas né, je crois, a besoin d'une certaine forme de protection», croit celle qui s'est entre autres prononcée contre les dérives de l'avortement sélectif selon le sexe et la présence d'une maladie (comme le syndrome de Down).

«Nous avons tous été des embryons, il ne faut pas l'oublier», réfléchit Margaret Somerville, qui regrette que le Canada soit le seul endroit au monde où il n'y a pas de limite au nombre de semaines de grossesse pour pratiquer un avortement. Elle fait également valoir que l'avortement est «un enjeu éthique et jamais un événement banal».

Du côté du Centre de santé des femmes de Montréal, on nous dit que la loi appliquée ici explique pourquoi plusieurs femmes provenant de pays où l'avortement est interdit ou restreint viennent au Canada pour subir une interruption volontaire de grossesse de façon sécuritaire. «Les avortements tardifs (au troisième trimestre) sont très rares; on parle de moins de 10 cas par année», souligne Anne-Marie Messier, du Centre de santé des femmes de Montréal. (...)

 

Ce qu'il y a de remarquable dans ce texte si ancré dans une mentalité abortive, c'est que l'on exprime ouvertement que rien ne doit empêcher la possibilité d'avorter. Anne-Marie Messier reconnaît la pratique barbare des avortements tardifs. Peu importe, il faut protéger le droit de tuer à tout instant de la grossesse... Nous devons continuer de parler pour ne pas laisser le discours de gens qui n'ont plus aucune conscience s'exprimer seuls sur la voie publique.

Campagne Québec-Vie est un organisme qui parle et tente de parler, à temps et à contretemps, partout où il en a la possibilité, des droits de l'enfant à naître. De plus en plus de gens prennent conscience de la barbarie du discours pro-avortement et nous travaillons à ce que de plus en plus de gens prennent conscience de l'humanité de l'enfant à naître. Nous désirons travailler de plus en plus fort pour cette cause.

Campagne Québec-Vie commence une campagne de financement pour solliciter votre appui dans cette cause des plus importantes. Nous avons besoin de vos prières et de votre aide pour continuer cette oeuvre de protection des enfants à naître. Pourrons-nous compter sur vous?


Plus que jamais, le Québec a besoin de Campagne Québec-Vie. Ce printemps, Campagne Québec-Vie a besoin de vous. Merci de donner à Campagne Québec-Vie.

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Des parents se prononcent sur le salaire parental au cours d'une émission de télévision

Sur le site deBazzo.tv: le forum du 26 octobre 2010, on retrouve des commentaires de parents sur le salaire parental, enjeu d'une émission avec Pierre Fortin. En voici quelques-uns:

 

Re: Recherché : Parents à la maison. Salaire raisonnable...

1er novembre 2010
Par : michael h. - jonquière

Pour ma part, avec un salaire d'environ 60,000$/an et une conjointe à la maison pour élevé nos quatre enfants, une solution réelle pour arrivé financièrement serait la bienvenue.
Comme je ne me fais pas d'illusion que les parents à la maison recevrons un salaire et que les crédits d'impôt sont toujours trop peu trop tard, je propose de pouvoir verser un salaire à ma conjointe.
En effet, admettons que je réduise mon salaire de 20,000$ pour donner ce montant comme salaire à ma conjointe qui fait un travail formidable avec nos enfants, nous gagnerions surement sur notre taux d'imposition

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Re: Recherché : Parents à la maison. Salaire raisonnable...

1er novembre 2010
Par : C B. - Gatineau

J'ai réécouté l'émission pour être sure de ne pas avoir manqué quelque chose sur ce sujet et qui aurait entraîner de ma part une mauvaise interprétation du sujet.

Je suis maman à la maison de 2 enfants et je suis en train d'en fabriquer un dernier. Et bien que j'ai quitté le marché du travail pour prendre soin de mes enfants et bien que je sache qu'il risque d'être difficile de justifier d'une manière positive aux yeux de plusieurs employeurs mon absence aussi longue de ce marché, je ne comprend pas pourquoi lorsqu'on parle d'équité soit de remettre à tous les parents un montant remis qu'à un certain groupe de parents, on ramène la discussion à la malheureuse femme forcée de rester à la maison versus la femme chanceuse de retourner au travail et de garder sa place sur le marché.

Rester à la maison pour le soin des enfants ne devrait pas être perçu comme une tare mais comme un plus collectif. Il y a un problème de compréhension du travail fait à la maison par le parent y demeurant et une surestimation du prestige de ceux qui travaillent à l'extérieur. Il est certain par contre, pour l'instant, que la supposée politique familiale du gouvernement québécois (lib ou peq) est une politique du retour sur le marché du travail des parents et que d'aller dans un sens qui valoriserait le travail silencieux (aidant naturel ou parent à la maison) nuirait au prestigieux retour du parent d'enfants en bas âges.

J'entend aussi beaucoup de personne dire que nous n'avons pas les moyens de payer et pourtant nulle part on retrouve des traces de leurs calculs - 34$/jours par enfant ça fait pas 10 000$ mais 8 840$ par enfant. Et ce montant remis aux parents ne seraient plus remis aux garderies, ni en retour d'impôt de frais de garde anticipés. Et en frais connexe, la construction des nouvelles garderies ne seraient plus subventionnées par l'état. Et on pourrait développer un service à l'enfance répondant beaucoup plus aux besoins des enfants et des familles que ce que le service de garde actuel offre et cela serait aux frais des familles. Ce n'est pas parce qu'un parent demeure à la maison avec les enfants, que toute la famille vit enfermée, le parent sort son enfant - l'enfant va au parc, dans des activités communautaires de 2 heures semaines, bref, le parent à la maison fait rouler une économie locale et adaptée aux besoins de ses enfants.

Que ce soit à l'émission les Lionnes à RDC ou ici, dès qu'on parle d'équité financière, on fait dévier le sujet pour parler que de la place des femmes sur le marché du travail... pourquoi cette déviation? Et on fait état de $$ que nous n'avons collectivement pas sans faire de calcul réel établi sur des faits tout aussi réels. J'attend avec grand espoir qu'un jour ce sujet soit abordé d'une façon honnête.

Re: Recherché : Parents à la maison. Salaire raisonnable...

1er novembre 2010
Par : roxane d. - st-adrien

Pourquoi est-ce qu'à aucun moment vous avez parler des enfants est-ce qu'ils sont mieux à la maison ?

Toujours la carrière et l'argent au premier plan.On peut s'épanouir et faire des économies en restant à la maison. Tous peuvent être gagnants chacun des membres de la famille et la société. Une personne à la maison enlève beaucoup de stresse à la famille, celle-ci est plus disponible pour tous.

Pour avoir travailler en garderie je peux vous affirmer que ce n'est pas ce qu'il y a de mieux pour eux. La libération de la femme et de l'homme c'est d'avoir le choix de vivre auprès de ces enfants le temps qu'il le désir, d'avoir du temps pour réfléchir. Les changements à faire sont plus profonds. Il faudrait faire des économie de fonctionnaires qui travaillent à faire des chèques de toutes sortes et donner un revenue de citoyenneté pour tous et pourquoi pas faire payer la garderie aux parents qui le désirent

Réponse à Serge G

30 octobre 2010
Par : Stephane L. - Quebec

C'est vrai Serge, tous les animaux prennent soin de leur progéniture instinctivement et nous...on a besoin de lire des livres sur les bons soins à donner, on se fait dire qu'il faut parler à nos enfants par des pubs de la Fondation Lucie et André Chagnon...

Mais on est bien différent des animaux. On vit dans une société complexe, au tissu social dénaturé; une société dans laquelle on survit par un travail stressant, davantage intellectuel que manuel pour plusieurs. On est loin de vivre dans un environnement qui ressemble à notre milieu naturel. Les conditions gagnantes pour qu'un enfant grandisse sainement étaient présentes tout naturellement autrefois mais tout à changé au 20e siècle et on commence à comprendre quelle était ces conditions et leur importance.

Je suggère à tous les parents d'enfants âgés entre 1 et 3 ans de visionner ce vidéo: Les rôles de l'attachement et de la performance scolaire.

http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/PRPRS/index.asp?page=videos

Les facteurs de risque du décrochage scolaire n'apparaissent pas une fois rendu au secondaire, ni même au primaire: ils apparaissent entre 1-3 ans lors de la formation du lien d'attachement.

 

Re: Recherché : Parents à la maison. Salaire raisonnable...

29 octobre 2010
Par : Rick D. - Montreal

Merci Stephane L. pour to lien sur le Revenu de Base,

http://www.creationmonetaire.info/2010/10/le-revenu-de-base-traduit-en-f...

c'est extremement interessant comme idee

Un changement combinant le revenu de base, et des mesures qui facilite le travail a temps partiel (dans un ou plusieurs type de taches) pourrait etre interessant et resoudre plusieurs problemes.

ce concept merite bien une chronique ;)

 

Re: Recherché : Parents à la maison. Salaire raisonnable...

29 octobre 2010
Par : Nathalie T. - Québec

Bonjour tout le monde!

Je ne crois pas que le Québec ait les moyens de se payer un tel programme. Cependant, il faut admettre certaines choses incongrues: ma voisine a 3 enfants, moi aussi. Nous recevons des allocations familiales. Si je gardais ses enfants et qu'elle gardait les miens, on serait subventionnées à 34$/jour/enfant toutes les deux!

En juin 2009, j'ai fait le choix de rester à la maison avec notre trio. Nous avons dû restreindre notre budjet bien sûr mais il n'y a pas de prix à être présente pour le retour de l'école des enfants, les assister à tête reposée dans leurs devoirs, sans compter leur meilleur santé depuis qu'ils ne fréquentent plus le service de garde. Je travaillais 4 jours/sem dans un labo de recherche et franchement, je ne regrète pas du tout mon 34 000$ annuel (malgré une maîtrise et 10 ans d'expérience!).

Josée parlait hier soir d'enfermer les femmes au foyer. Mais une question se pose: qui est la plus captive? La mère qui reste à la maison pour prendre soin des enfants ou celle qui se tape quand même la plupart des soins/tâches qui leurs sont dédiés en plus d'une job à temps plus que plein et qui court toute la semaine? Pour avoir vécu les deux, ma réponse est évidente!

J'adore votre émission, elle est une belle source de discussion pour mon mari et moi (il ne m'a pas quitté après 5 ans et nous attendons notre 4 enfants avec hâte!) et on admire l'intelligence de Marie-France, entourée comme une pierre qui brille de tous ces collaborateurs qui nous font réfléchir.

Nathalie Trudel, Québec

Re: Recherché : Parents à la maison. Salaire raisonnable...

29 octobre 2010
Par : Virginie D. - Montréal

@Rick D. je me suis sans doute mal exprimée, non, je ne SUIS PAS contre le fait de payer des impôts, au contraire. NON, je ne suis pas contre les subventions pour les garderies et vous avez raison, la solution ne serait pas de payer un tarif différent à la source mais bien de le moduler via les impôts (et il est difficile d'être contre la vertu, oui pourquoi pas aller chercher de l'argent dans l'évasion fiscale...), tout comme le "salaire" devrait être versé aux parents via crédit d'impôts et non en argent.

Pour ce qui est de la flexibilité et de l'amélioration de la conciliation travail-famille, j'abonde dans le même sens que vous, cependant je crois aussi que certains parents (mères ou pères) CHOISISSENT librement de demeurer avec leurs enfants et méritent la reconnaissance et le support de tous...Parce que si on suit la logique de vouloir étendre la liberté des femmes et des hommes, comment pouvons-nous refuser ce choix ou l'équivaloir au fait de "cloîtrer le conjoint aux oubliettes"... Je crois que nous devons accepter que c'est la volonté de plusieurs et cesser de nous infantiliser en nous victimisant!

Un revenu de citoyenneté réglerait certes cette question, mais n'a malheureusement pas la cote par les temps qui courent.

En ce qui a trait à la socialisation à laquelle plusieurs font référence, les bébés ne socialisent pour ainsi dire que très peu en dehors de leur noyau de figures principales d'attachement et ne commencent à être prêts pour une réelle forme de socialisation que plus tard (vers 2 ou 3 ans)...alors je ne crois pas que cet argument ne tienne la route...Et @Marie-Hélène, je suis à la maison depuis maintenant 4 ans et ai trouvé de nombreuses ressources pour les parents dans ma condition (groupes de jeux, centre communautaires, rencontres fortuites dans les parcs) et ai maintenant un réseau de familles superbes qui nous entraidons et c'est génial. Je suis d'accord qu'il faut plus chercher depuis que le choix par défaut est devenu la garderie (et depuis qu'il n'y a plus 5 enfants par famille...), mais on peut tout de même y arriver et avoir une vie sociale extrêmement riche, je peux en témoigner! Et non, les enfants ne sont pas les clients, mais les bénéficiaires, c'est plutôt la société qui est le "client" ce qui m'amène à dire que l'état pourrait donc aller jusqu'à donner des cours de parentalité et pourquoi pas des examens...??!!

Re: Recherché : Parents à la maison. Salaire raisonnable...

29 octobre 2010
Par : Serge G. - Aylmer (Gatineau)

Je crois qu'une fiscalité appropriée serait une solution civilisée. Il ne s'agirait pas d'un salaire mais d'un remboursement. Les familles riches ne recevraient rien, les familles moins bien nanties, une somme proportionelle au revenu familiale.

Et non, par choix d'eugénisme, je n'ai pas eu d'enfants. Nous avons suffisament de malades chroniques dans notre société.
 

Re: Recherché : Parents à la maison. Salaire raisonnable...

29 octobre 2010
Par : Annie L. - Jonquière

J'aimerais tout d'abord répondre à M. Serge G. pour ses propos... Je ne vois pas comment vous pouvez réduire à ce point l'importance du rôle parentale. Être parent ne vient pas d'instinct cher monsieur.. ça s'apprend... Avez-vous réussi à cette tâche aussi facilement que cela pour être à l'aise avec vos propos? Mais vous avez raison pour un point, prendre soin de nos enfants se fait par amour... Mais dites moi, n'y a t-il pas de plus belles preuves d'amour que de faire face au jugement de la société en sacrifiant sa carrière, sa vie sociale, sa sécurité financière et ce pour ses enfants ?

Et pour les féministes qui croient en une mesure rétrograde qui retourne les femmes à la maison et ... La vrai libération de la femme ne se fait-elle pas dans sa liberté de choisir?

Je suis une jeune mère de quatre merveilleux enfants âgés entre 2 et 9 ans. Nous ne pouvons plus nous permettre que je demeure à la maison afin que je puisse veiller au bien être de mes enfants puisqu’il est difficile d’y arriver financièrement. Là où je m’insurge, c’est qu’un parent peut très difficilement prendre la décision de rester à la maison pour veiller au besoin de son enfant. Donc à la place, je dois faire garder mes enfants. Il m’en coûtera environ 375 $/ semaine pour les frais de garde... Bien sure je pourrai bénéficier de la générosité de notre gouvernement se traduisant par un retour d’impôt de 225$/semaine jusqu’à concurrence de 9000 $/ année. Maintenant, je dois payer une personne pour faire un travail que je peux très bien faire moi-même et qui plus est, dont je suis la mieux placer pour occuper car le rôle premier d’un parent c’est de prendre soin de son enfant. Alors dites-moi, pourquoi ce 225 $/ semaine ne me reviendrait-il pas de droit, puisqu’il est pris à même notre source de revenue ?

Personnellement, je suis convaincu qu’il devrait revenir aux parents la responsabilité de gérer lui même sa contribution au service de garde et non à l’état. Mais par dessus tout, un parent devrait avoir le droit de rester à la maison pour veiller au bien-être de son enfant.

 

Re: Recherché : Parents à la maison. Salaire raisonnable...

28 octobre 2010
Par : Eric M. - Montreal

je suis homme de 26ans,
je vous ecoute parler, femme, femme a la maison, mere, ... et pourquois pas un homme a la maison. c'eat vrais l'image type: homme au travail, femme maitre du foyer et s'occupe des enfants, mais pourquoi pas l'inverce. mais encore tout est fais pour les femmes, j'ai essayer de trouver les information pour que je puisse rester a la maison. Ma blonde a l'epoque faisai plus que moi, alors je pensais faire le chois de rester chez moi et m'occuper du petit. mais les ressource pour les hommes qui fais le chois j'en ai trouve tres peu et pas aventageux.
Pour le point des garderire a 7$, c vrais que les CPE en arrache pour le financement, mais les parent a faible revenue, encore plus. car les manque de place nous force a aller au priver ou meme reste a la maison. je serai d'accord si l'argen revien a la famille. oublie le financement des CPE et c au parent de payer (avec le financement) pour ceux qui sont deja dans une CPE ne verron pas de difference. Moi qui paye deja des taxe pour cela je poura ravoir mon ''invistissement'', comme il le pretant, et faire le chois (moi ou conjointe) de rester a la maison si on trouve une place alors le placer ou rester.

Re: Recherché : Parents à la maison. Salaire raisonnable...

28 octobre 2010
Par : Stephane L. - Quebec

Voici des idées de nos voisins européens: le revenu de base. Au lieu de se demander si on doit rémunérer les femmes au foyer, voici une réflexion plus globale sur l'idée d'offrir un revenu inconditionnel. Cela aurait probablement un impact sur l'action sociale dite "invisible" (aidants naturels et autres). Est-ce utopique ou réaliste?

http://www.creationmonetaire.info/2010/10/le-revenu-de-base-traduit-en-f...

Re: Recherché : Parents à la maison. Salaire raisonnable...

28 octobre 2010
Par : Roger L. - Stanstead

Quand cessera-t-on de tenter de trouver des solutions générales pour des individus qui ont des particularités? En relation avec le salaire de la personne à la maison, je suis un peu fatigué d'entendre des femmes épanouies dans leur carrière, travaillant dans des métiers valorisés et valorisants prétendre parler au nom des femmes en refusant le salaire pour les tâches domestiques sous prétexte que ce serait de condamner les femmes à retourner à la maison. Au nom de qui parlent-elles? Mes voisines se lèvent à 5 heures pour préparer les enfants, les reconduire à la garderie et aller travailler à 14$ l'heure dans un emploi dévalorisé et dévalorisant en usine ou au bureau. À la fin de la semaine, une fois payer le transport, la garderie, la bouffe et les vêtements nécessaires au travail, il ne leur reste presque rien. Refuseraient-elles un salaire pour s'occuper de leurs enfants? J'en doute.
Il me semble urgent de retourner à des solutions adaptées aux différentes réalités. Il me semble urgent qu'on cesse de parler de globalité pour parler davantage des particularités.
Il me semble qu'on pourrait avoir un peu plus d'imagination, cesser de se freiner par les difficultés générales pour enfin parler des solutions particulières.
Roger Le Clerc, 819 704 0676

Re: Recherché : Parents à la maison. Salaire raisonnable...

26 octobre 2010
Par : Guillaume B. - Montréal

Bon, je dis rapidement mes commentaires :
Premièrement, je trouve que la féministe, au sens classique, dans cette discussion est Josée Boileau et non Pascale Navarro qui semblait défendre plutôt une position traditionnelle. Deuxièmement, j'ai été surpris qu'on n'a pas invité ou sondé simplement des mères de la classe moyenne pour savoir ce qu'elles en pensaient. Troisièmement, Pierre Fortin a emmitouflé son pragmatisme de lieux communs fémininement corrects et Joseph Facal semble avoir retrouvé son mutisme de l'époque où il était politique. Enfin, j'aime considérer la perspective de donner aux femmes le choix de s'occuper davantage de leurs enfants, l'homme y trouverait aussi sûrement son compte en ramenant davantage fièrement le pain sur la table, car à quoi il sert de nos jours? Mais il faudrait stabiliser le couple : l'homme ne peut exiger de la femme ces choses en la laissant toute seule par la suite... L'enfant est la priorité : si on met au monde quelqu'un (on n'est pas obligé) il faut lui donner une famille digne de ce nom pour le préparer durablement aux heurs de l'existence.

 
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Le salaire parental comme alternative à la garderie

Le site de Chrétiens dans la Cité du 13 avril 2012 nous apporte cette réflexion sur le salaire parental:

 

 

L'hebdomadaire Famille chrétienne(n°1782) a interrogé trois experts ou acteurs de la politique familiale : Dominique Marcilhacy (Union des familles en Europe), Jean-Marie Andrès (Confédération nationale des Associations familiales catholiques) et Pascale Coton (Cftc). Si tous trois sont d'accord pour défendre le quotient familial, leurs avis divergent face au projet de salaire parental. Pour Dominique Marcilhacy, « plus qu'une bonne idée, c'est une demande des familles, comme l'a montré une enquête réalisée par l'Ufe . »Surtout pour les familles nombreuses dont les services rendus « en termes démographiques justifient largement la création d'un salaire parental, dont le coût resterait raisonnable pour nos finances publiques ».La secrétaire générale de la Cftc, rappelant que 43% des salariés sont des femmes, estime plus adapté de «soutenir le congé parental. Avec plusieurs possibilités :un congé jusqu'aux trois ans de l'enfant, un congé plus court et mieux rémunéré ; on peut imaginer aussi de le fractionner: en prendre une partie à la naissance de l'enfant et le reste au moment de l'adolescence (jusqu'aux 16 ans de l'enfant).»

L'hostilité la plus marquée à l'idée de salaire parental vient du responsable du secteur Politique familiale des Afc : « Ne mettons pas les familles en contradiction avec leur vocation au don gratuit en faisant de l'accueil de l'enfant une « fonction publique », où la (ou le) bénéficiaire de l'allocation deviendrait un « salarié de la France ». La reconnaissance ne doit pas être recherchée sur le plan financier, car leur rôle - unique - n'est pas d'abord économique. Des dispositions financières permettant aux parents de suspendre leur activité professionnelle existent. Améliorons-les, mais restons-en là. »Cette réaction a suscité la désapprobation de certains membres des Afc, d'autant plus que la politique familiale est en régression depuis maintenant plusieurs décennies. De plus, si le rôle des familles n'est pas « d'abord » économique, il est certainement souhaitable qu'il le redevienne, dans une vision renouvelée qui restitue à la cellule familiale la plénitude de ses missions sociales. Cependant, la répugnance a une sorte fonctionnarisation de la mère au foyer est compréhensible. L’Église préfère affirmer la nécessité d'un salaire familial, d'une rémunération du travail suffisante (éventuellement complétée par des mesures telles que les allocations familiales) afin d'éviter de contraindre la mère de famille a travailler hors du foyer. Le véritable problème  autrement plus vaste – qui est ainsi posé est celui du juste salaire.

Lesite du Salon Beige du 13 avril 2012 vient compléter cette réflexion:

L'un n'empêche pas l'autre. Au n°251 du Compendium de la DSE (après le paragraphe sur le salaire familial), on peut lire :

"Dans le rapport entre la famille et le travail, une attention spéciale doit être réservée au travail de la femme dans le cadre de la famille, c'est-à-dire tout le soin qu'elle lui consacre, qui engage aussi les responsabilités de l'homme comme mari et comme père. Ce travail, à commencer par celui de la mère, précisément parce qu'il vise le service de la qualité de la vie et s'y consacre, constitue un type d'activité éminemment personnel et personnalisant, qui doit être socialement reconnu et valorisé, notamment par une compensation économique au moins égale à celle d'autres travaux."

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