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La folie de la fécondation in vitro...

Sur le site du journal La Presse du 16 mai 2012:

 

(des humains créés "à la machine")

 

En apparence, tout semble donc parfait : la « machine à procréer » semble bien rodée et on ne voit pas tellement ce qui pourrait noircir le tableau de la science procréative. Cependant, dernièrement, une étude scientifique suisse a fait l'effet d'une bombe en démontrant que les enfants issus de la FIV avaient des risques accrus de développer des maladies cardiovasculaires. Même si, de façon générale, les conséquences de la FIV sur la santé à long terme n'ont pas encore été déterminées de façon claire et que bon nombre d'études sur le sujet soient contradictoires, certaines évidences ont déjà montré que la reproduction assistée pouvait induire chez l'enfant ainsi conçu certains problèmes, tels que, par exemple, certaines formes des malformations congénitales, d'infirmité motrice cérébrale, de stérilité ou de cancer.

Pour l'instant, on ne sait pas si ces maux sont dus aux manipulations des gamètes lors des phases techniques de la fécondation ou bien si elles sont transmises par les parents, l'infertilité de ces derniers pouvant éventuellement être à l'origine de ces complications. Nous sommes face à la deuxième génération d'enfants nés par assistance reproductive et nous manquons de recul quant aux conséquences sanitaires possibles de la FIV à long terme.

D'un point de vue éthique, une des questions fondamentales pour les futurs parents concernés consiste à déterminer si le recours à la FIV est un risque à prendre ou à éviter. Cette question soulève le problème du « préjudice d'être né ». En France, dans les années 90, cette question a été au coeur de l'affaire Perruche, dans laquelle Nicolas Perruche a été indemnisé pour le préjudice d'être né gravement handicapé. Dans le cas qui nous intéresse, cette affaire met en lumière le dilemme qui consiste à déterminer s'il vaut mieux ne pas exister du tout, ou exister avec un risque accru de développer, potentiellement, une maladie sur le long terme.

En d'autres termes, l'alternative pour l'enfant de ne pas avoir le risque de tomber malade est simplement de ne pas exister. Pour citer Samia Hurst, bioéthicienne suisse, qui commentait récemment un problème bioéthique concernant la « non-existence », ce n'est « certainement pas une situation idéale pour l'enfant, mais faut-il pour autant décider que sa vie va être si compliquée qu'elle ne vaut pas la peine d'être vécue, qu'il aurait mieux valu ne pas naître? »

La réponse à cette interrogation est insoluble, car elle implique forcément l'être à venir qui ne peut donner son avis. Cependant, deux éléments peuvent aider les parents à prendre une décision. D'une part, comme l'a récemment indiqué le bioéthicien américain Arthur Caplan, le risque potentiel pour les enfants issus de FIV de développer une maladie liée à ce mode de reproduction doit être pris en compte par tous les futurs parents qui désirent avoir recourt à ces techniques de procréation. Il est donc essentiel d'informer les parents des risques encourus.

D'autre part, selon lui, il est nécessaire que ces enfants aient un suivi médical à long terme et que des travaux de recherches soient entrepris afin de mieux comprendre les causes de ces problèmes de santé auxquels vont devoir peut-être faire face des enfants qui n'auront pas choisi ce risque.

Un grand nombre de questions vont se poser. Par exemple, si le risque de développer une maladie suite à une FIV est connu, est-ce que les parents pourront être tenus pour responsables de l'état de leur enfant ? Ou encore, est-ce que la FIV pourrait devenir un motif d'exclusion pour les assurances maladie ? En plus de l'urgence des impératifs scientifiques et médicaux de devoir développer de nouvelles techniques procréatives sécuritaires, des solutions éthiques et sociales vont devoir être trouvées afin de répondre à ces questions et garantir un avenir heureux à tous nos enfants.

Des questions qui ne devraient jamais se poser. La fécondation in vitro ne respecte pas la dignité de l'enfant qui a le droit d'être le fruit de l'acte conjugal et non pas celui d'une expérience de laboratoire.

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Une excellente revue: Le numéro 35 d'Égards est disponible

 

Sommaire du numéro 35

Pour en savoir plus sur cette revue,
ou pour en acheter une copie, suivre ce lien>>

Printemps 2012

Gary Caldwell – La saga Lavallée : l’État, le judiciaire et l’Église contre la famille, l’école et la législature

Jean Renaud – L’Amérique conservatrice, la séparation et l’Église électronique : de Brownson à McLuhan

Matthieu Lenoir – Les droites françaises en crise

Benoît Lemaire – Jean Daniélou, apôtre de l’intelligence

Patrick Dionne – Poésie et Vérité : Gustave Thibon

CHRONIQUES

Luc Gagnon et Richard Bastien – Le siècle, les hommes, les idées : La conversion de l’épiscopat québécois – Abstraction indépendantiste et réalité démographique

DOCUMENT

Jean Renaud – La Grande Illusion – contre l’éducation rationaliste

Un mot de Jean Renaud, directeur de la revue

Chers amis d’Égards,

Le no 35 d’Égards vient de paraître. Je crois qu’il est riche de pensées, de pressentiments, de ferveur, avec un cardinal Daniélou de Benoît Lemaire et un Gustave Thibon de Patrick Dionne. On y trouve aussi un hommage très éloquent de Gary Caldwell à la famille Lavallée et au travail de la Coalition pour la liberté en éducation et de l’Association des parents catholiques du Québec.

L’influence de la revue Égards apparaît sans doute assez modeste (une présence médiatique discrète, le silence hostile d’une partie de ceux qui nous connaissent et l’indifférence et l’incuriosité des autres), mais nous avons confiance aux germes semés ici et là. Au fond, nous travaillons à l’édification d’une culture chrétienne, dégagée de tout cléricalisme, aussi éloignée du vieux provincialisme canadien-français que de la dissolution libérale. Notre œuvre en est une d’invention, de création, d’attention et de recueillement, à la frontière de l’histoire et de la métaphysique. Sommes-nous utiles ? Nous en sommes persuadés ! Et nous espérons même l’être de plus en plus, dans l’ordre de la clarification et de la définition, au cours des années à venir.

L’actualité le confirme chaque jour, la place de la religion dans la cité hante nos concitoyens. Tous nos « terribles simplificateurs », des libertariens à droite jusqu’aux membres du Mouvement laïque québécois à gauche, voudraient éradiquer le nom de Dieu de la place publique. Quant aux catholiques, sauf exception, ils se taisent, peut-être parce qu’ils ne savent pas quoi dire ou penser. Comprennent-ils à quel point le politique et le religieux dépendent l’un de l’autre pour rester eux-mêmes ? Soupçonnent-ils que, pour conserver son intégrité, sa nature proprement politique, sa finalité même, l’État a besoin d’une autorité spirituelle qui le limite dans ses ambitions démiurgiques ? « L’Église et l’État, écrivait Orestes Brownson, sont séparés sans doute en tant que gouvernements, mais les principes sur lesquels l’État repose ont leur source dans l’ordre spirituel et ne peuvent être isolés de la religion qui les révèle ou les affirme. » Cette riche et périlleuse dialectique du politique et du religieux sera le leitmotiv des prochains numéros de notre revue.

Pour mener à bien ce grand débrouillage des relations du spirituel et du temporel, nous avons toutefois – et plus que jamais – besoin de l’encouragement de nos lecteurs et du public. Nous ne demandons pas la charité, mais un effort, un engagement, une adhésion de votre part. Concrètement, nous souhaitons qu’à la mesure de vos moyens, vous promouviez les ventes d’Égards. Cela peut se faire en s’abonnant soi-même (ou en se réabonnant), en abonnant un ami qui s’intéresse à la pensée conservatrice, en demandant à sa bibliothèque municipale de s’abonner (ou à son cégep ou à son université), en achetant d’anciens numéros, ou par quelque autre initiative que vous jugerez prometteuse ou féconde…

Nous vous remercions d’avance de votre appui et de votre collaboration,

Jean Renaud, directeur

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La Marche pour la Vie à Rome: plus de 10 000 personnes défilent dans les rues!

Sur le Blog de Jeanne Smits du 15 mai 2012:

 

 

 

A Rome, c’est par milliers que les défenseurs de la vie de toutes tendances et de plusieurs confessions ont défilé dimanche matin en un long cortège depuis le Colisée jusqu’au château Saint-Ange. La police a dénombré 7 000 participants, les organisateurs estiment qu’il devait y en avoir plus du double.

Une affluence remarquable si l’on tient compte du fait que c’est seulement la 2e Marche pour la vie en Italie, et la première à Rome puisque l’an dernier le rassemblement, bien plus modeste, s’était déroulé au bord du Lac de Garde. Mais il faut dire que la manifestation avait le soutien de plus de dix cardinaux et trente évêques, le cardinal Burke étant là en personne depuis le début jusqu’à la fin de la marche après avoir célébré une veillée pour la vie samedi soir dans la basilique Sainte-Marie-Majeure, bondée. Il a dit son « bonheur » de voir un tel événement à Rome, soulignant que cela réveillait en lui « tant de souvenirs » de marches semblables dans son pays d’origine, les Etats-Unis.

« Ces marches remplissent une fonction très importante », a-t-il confié à nos confrères de Catholic News Agency. « D’abord, elles témoignent dans l’ensemble de notre pays de l’inviolabilité de la vie humaine ; mais aussi, en second lieu, elles éveillent les consciences à la réalité de ce qui se passe. » Et d’ajouter : « Je ne puis qu’imaginer que cela croîtra et prendra de l’importance chaque année et que cela jouera un rôle important en Italie, comme c’est le cas aux Etats-Unis, pour restaurer le respect de la dignité de la vie humaine. »

Il faut souligner aussi que le maire de Rome, Gianni Alemanno, a participé à la marche, ainsi que de nombreux élus et représentants de partis politiques.

Car à la différence de ce qui se passe en France, tous ceux qui appelaient à manifester en plein accord avec l’objectif de la marche, dire « non » à l’avortement « sans exceptions et sans compromissions » – c’est aussi le slogan de la March for Life de Washington – étaient les bienvenus, avec leurs banderoles, leurs slogans, leur identité propre.

Plus de 150 associations appelantes, grandes ou petites, étaient donc représentées, personne ne se souciant des titres de la presse de gauche dénonçant le « fascisme » d’untel ou l’« extrémisme » de l’autre. Une masse de gens joyeuse et colorée, beaucoup de jeunes, des centaines de religieuses et de prêtres (parmi lesquels les Français ont eu le plaisir de voir de nombreux prêtres et séminaristes de l’Institut du Christ-Roi, et l’abbé du Chalard de la Fraternité Saint-Pie X) venant de paroisses et d’instituts traditionalistes ou non, ont tôt fait de faire s’envoler les a priori.

Des slogans forts : pour la vie, mais aussi contre le « génocide silencieux » et « l’homicide », voire « l’extermination d’Etat ». « Chaque avortement tue un bébé », proclamaient d’autres bannières.

Certains groupes priaient, d’autres non. Tous étaient bienvenus. Il faut saluer là l’immense travail et le sens de l’unité des organisateurs, au premier rang desquels le marquis Coda Nunziante et surtout sa fille Virginia au nom de l’association « Famiglia Domani » ont été les chevilles ouvrières de ce rassemblement. Qui s’est déroulé au son allègre de la musique du Grand Siècle pour mieux illustrer ce qu’est la culture… de vie.

La France était représentée par Virginie Mercier, de la Marche pour la vie parisienne, le Dr Xavier Dor, très applaudi, et Bernard Antony au nom de Chrétienté-Solidarité dont l’allocution militante contre « la vieillesse du monde » a également suscité beaucoup d’enthousiasme. Magdi Cristiano Allam – avec qui il a pu s’entretenir longuement – était également présent.

Après la dispersion au château Saint-Ange, une bonne part des marcheurs ont poursuivi leur chemin jusqu’à la basilique Saint-Pierre où le cardinal Comastri, rapporte le communiqué de « Droit de naître », a eu des paroles fortes. « L’avortement est un assassinat », a-t-il dit. Lors d’un précédent événement pro-vie, le congrès de Human Life International, il avait prêché au même endroit que les défenseurs de la vie devaient avoir « le courage des martyrs ».

Car oui, c’est une guerre pour la vie ou pour la mort.

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La société du Crime

Un lecteur nous envoie l'information selon laquelle le marquis de Sade(l'illustration le représente à l'asile de Charenton où il passa la dernière partie de sa vie) serait l'un des précurseurs des revendications libérales pour l'avortement. En effet, l'écrivain sans talent utilisant le scandale pour se faire connaître, fut l'un des promoteurs de l'avortement dans ses "écrits", ramassis de perversion d'un esprit malade que l'on ne pouvait soigner à l'époque. Voici un extrait par exemple de "Juliette ou les malheurs de la vertu", ou l'héroïne du roman désire entrer dans la société de débauche des "amis du crime". Du moins, Sade appelle-t-il l'avortement et ces autres comportements par leur nom, des "crimes":

- Avez-vous fait des enfants ?
    - Jamais.
    - Protestez-vous de vous en abstenir ?
    - Le plus que je pourrai.
    - Vous détestez donc la progéniture ?
    - Je l'abhorre.
    - S'il vous arrivait de devenir grosse, auriez-vous le courage de vous faire avorter ?
    - Assurément.
    - Votre marraine est-elle munie de la somme que vous devez payer avant que d'être reçue ?
    - Oui.
    - Êtes-vous riche ?
    - Immensément.
    - Vous n'avez jamais fait de bonnes œuvres ?
    - Je les déteste.
    - Vous ne vous êtes livrée à aucun acte de religion depuis votre enfance ?
    - A aucun.
    Clairwil remit aussitôt entre les mains du secrétaire la somme convenue, et elle prit un papier que l'on m'ordonna de lire à haute voix. Ce papier imprimé avait pour titre : Instructions aux femmes admises à la Société des Amis du Crime(Tiré du livre Juliette)
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Les évêques canadiens affirment le droit à l'objection de conscience

Une lettre pastorale sur la liberté de conscience et de religion parue en avril 2012, éclaire la conscience des croyants sur la façon d'agir dans des situations qui vont à l'encontre de nos valeurs les plus importantes, comme le refus de collaborer à la mise à mort des enfants à naître ou des personnes âgées. En voici un extrait:

 

 

 

 

10. Pendant la dernière décennie sont survenues au Canada plusieurs situations qui amènent à se demander si notre droit à la liberté de conscience et de religion est toujours respecté. Il arrive en effet que des croyants soient contraints par la loi d’exercer leur profession sans égard à leurs convictions religieuses ou morales, voire à leur encontre. Cela se produit chaque fois que sont promulguées des lois – portant le plus souvent sur des questions reliées à la dignité de la vie humaine ou à la famille – qui limitent le droit à l’objection de conscience chez les professionnels de la santé et du droit, les enseignants et les politiciens.

Par exemple, des collèges de médecins exigent de leurs membres qui refusent de pratiquer l’avortement qu’ils redirigent leurs patients vers un collègue disposé à le faire; ailleurs, des pharmaciens sont menacés d’être forcés de remplir des ordonnances de contraceptifs ou de « pilules du lendemain »; en Colombie-Britannique, au Manitoba, à Terre-Neuve et en Saskatchewan, les commissaires de mariage doivent désormais célébrer les mariages homosexuels ou présenter leur démission.
 
(...)
 
16. Les personnes qui entendent suivre leur conscience et agir en conséquence doivent parfois résister, jusqu’à l’héroïsme même, aux directives de l’État, d’un tribunal ou d’un
employeur qui tente de se substituer à leur conscience en les contraignant à agir contre leurs convictions en matière de foi et de moeurs. En l’occurrence, la liberté de conscience signifie que la personne a le droit de suivre, selon ce qu’elle comprend de son devoir, la volonté de Dieu et sa loi.
 
Le Catéchisme de l’Église catholique formule clairement ce principe. « Le citoyen est obligé en conscience de ne pas suivre les prescriptions des autorités civiles quand ces préceptes sont contraires aux exigences de l’ordre moral, aux droits fondamentaux des personnes ou aux enseignements de l’Évangile. Le refus d’obéissance aux autorités civiles, lorsque leurs exigences sont contraires à celles de la conscience droite, trouve sa justification dans la distinction entre le service de Dieu et le service de la communauté politique. “Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu” (Mt 22, 21). “Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes” (Ac 5, 29)(35). »
 
Par exemple, il n’est jamais permis à un catholique d’appuyer le droit à l’avortement ou à l’euthanasie. En fait, l’avortement et l’euthanasie sont « des crimes qu’aucune loi humaine ne peut prétendre légitimer. Des lois de cette nature, non seulement ne créent aucune obligation pour la conscience, mais elles entraînent une obligation grave et précise de s’y opposer par l’objection de conscience(36). » Comme il s’agit ici de liberté de conscience, le droit à l’objection de conscience doit être protégé par la loi pour toute profession où les principes essentiels du droit naturel sont violés « gravement et de façon répétée(37). »
 
17. Il est souvent difficile de faire valoir son droit à l’objection de conscience. Il s’agit de résister avec courage à ceux et celles qui prônent ou exigent des actes contraires à la voix
de sa conscience. Ceux qui ne veulent pas se faire complices des exigences d’une loi immorale doivent être prêts à faire les sacrifices nécessaires pour défendre la vérité et à vivre avec la souffrance qui s’ensuivra. « En effet, face aux nombreuses difficultés que la fidélité à l’ordre moral peut faire affronter même dans les circonstances les plus ordinaires, le chrétien est appelé, avec la grâce de Dieu implorée dans la prière, à un engagement parfois héroïque(38). »
 
On trouve un modèle particulièrement inspirant de constance et de fidélité chez saint Thomas More, patron des hommes d’État et des politiciens, dont le martyre courageux et volontaire a témoigné du fait que « la conscience n’est pas identique aux désirs et goûts personnels; [elle] ne peut pas être réduite à l’avantage social, au consensus du groupe, ni aux exigences du pouvoir politique et social(39). » Bien que soumis à diverses formes de pression psychologique, il a refusé de trahir ses convictions.
 
Sa vie et sa mort nous enseignent qu’« on ne peut séparer l’homme de Dieu, ni la politique de la morale(40). »
La vitalité de l’Église a souvent été alimentée par la persécution. Notre époque ne fait pas exception. Ceux et celles qui refusent de se faire complices d’une loi ou d’une pratique injuste qui les obligerait à agir contre leur conscience – et qui se voient refuser le droit à l’objection de conscience ou à un accommodement respectueux – doivent être prêts à subir les conséquences qu’entraîne la fidélité au Christ. Ils méritent la solidarité efficace et le soutien de la prière de leur communauté de foi.
 
L’audacieux « N’ayez pas peur! » du bienheureux Jean-Paul II continue de retentir et de nous donner le courage de suivre notre conscience en toutes circonstances et à tout prix. « N’ayez pas peur du Christ! Il n’enlève rien et il donne tout. Celui qui se donne à lui reçoit le centuple. Oui, ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ – et vous trouverez la vraie vie(41). » N’ayons pas peur, car la crainte nous empêcherait de répondre à l’appel pressant de l’Esprit Saint à agir sans relâche conformément aux préceptes d’une conscience éclairée.
 
(35) Catéchisme de l’Église catholique, n° 2242; voir n° 2256.
(36) Bienheureux Jean-Paul II, Evangelium Vitae, n° 73.
(37) Conseil pontifical Justice et Paix, Compendium de la doctrine sociale de l’Église, n° 400.
(38) Bienheureux Jean-Paul II, Veritatis Splendor, n° 93.
(39) Cardinal Joseph Ratzinger, Conscience and Truth, Discours au 10e Atelier des évêques, à Dallas, au Texas, en 1991.
(40) Cf. Bienheureux Jean-Paul II, Lettre apostolique en forme de Motu proprio pour la proclamation de saint Thomas More comme patron des responsables de gouvernement et des hommes politiques (31 octobre 2000), n° 4.
(41) Benoît XVI, Homélie lors de la messe inaugurale de son pontificat (24 avril 2005).
 

 

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Réaction du Cardinal Dolan aux propos d'Obama sur le "mariage gai"

Sur le site de l'agence de Presse Zenit.org du 11 mai 2012:

 

(Barack Obama, Cardinal Timothy Dolan)

ROME, vendredi 11 mai 2012 (ZENIT.org) – Le cardinal Timothy Dolan, président de la Conférence des évêques des Etats-Unis (USCCB), a exprimé sa "tristesse" après les déclarations du président Barack Obama, qui s’est dit favorable au mariage entre personnes de même sexe, lors d’un entretien pour la chaine de télévision ABC News, le 9 mai.

"Nous ne pouvons pas nous taire en face des paroles ou des actions qui affaibliraient le mariage", a déclaré le cardinal dans un communiqué : "Le peuple de ce pays, surtout les enfants, mérite mieux."

"Malheureusement, a-t-il poursuivi, les paroles du président Barack Obama aujourd’hui ne sont pas une surprise, elles font suite à des actions déjà prises par son administration, qui dégradent ou ne tiennent pas compte de la signification unique du mariage."

"Je prie pour le président tous les jours," a confié le cardinal Dolan, "et je continuerai à prier pour qu'avec son administration il agisse de façon juste pour faire respecter et protéger le mariage comme union entre un homme et une femme."

Les déclarations du président arrivent au moment où les électeurs de Caroline du nord ont fait passer, avec une majorité écrasante – 61% – un amendement constitutionnel qui définit le mariage comme union "entre un homme et une femme" seulement. La Caroline du nord est le 30e Etat des Etats-Unis à promulguer ce type d’amendement.

"La victoire de cet amendement montre que le peuple a conscience du rôle essentiel du mariage - comme union entre un homme et une femme - pour le bien commun,” a commenté Mgr Salvatore Cordileone, évêque de Oakland, en Californie, et président du sous-comité de promotion et défense du mariage (de l’USCCB).

“Malgré les commentaires du président, j’espère qu’il reconnaîtra aussi ce rôle essentiel," a-t-il poursuivi, soulignant que le mariage n’est pas une question partisane, "mais une question de justice, d’équité et d’égalité, pour le respect du droit fondamental de tout enfant à être accueilli et éduqué par son père et sa mère ensemble."

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Aux Philippines, un journaliste tué pour sa défense de la culture de la vie

Sur le site de l'agence de presse zenit.org du 11 mai 2012:

(Nestor Libaton)

 

ROME, vendredi 11 mai 2012 (ZENIT.org) – Un journaliste catholique a été tué par balles le 8 mai dernier, dans la ville de Mati, sur l’ile de Mindanao, aux Philippines : Nestor Libaton, 45 ans, père de 4 enfants, était engagé en faveur de la culture de la vie et dans les questions liées au développement de l’île.

Le journaliste travaillait à la radio catholique DXHM de Mati, connue aussi sous le nom de Radio de la Vérité, qui fait partie du réseau des radios soutenues par l’Eglise.

L'Eglise a exprimé sa détermination à ne pas se laisser « réduire au silence », rapporte l'agence vaticane Fides.

Nestor Libaton est le quatrième journaliste à avoir été assassiné depuis le début de l’année dans ce pays considéré comme l’un des plus dangereux pour la presse.

Des tireurs non identifiés l'ont attaqué, alors qu'il circulait à moto sur une route, a précisé le chef de la police régionale. Les mobiles de l'agression ne sont pas encore connus, a ajouté la police, mais pourraient être liés à son travail.

« L’Eglise catholique est bouleversée et Mgr Jose Palma, président de la Conférence épiscopale des Philippines, s’exprimant à Radio Veritas, a condamné l’épisode et invité les autorités à élucider le cas le plus vite possible », rapporte la même source.

Le P. Francis Lucas, secrétaire exécutif de la Commission pour les communications sociales de la Conférence épiscopale, a confié à l’agence : « Nous sommes secoués et attristés suite au meurtre de Libaton. Ils ont frappé une personne honnête, un innocent, marié et père de quatre enfants. Nous condamnons la violence et demandons que justice soit faite. »

L’Eglise aux Philippines a déclaré en ce sens qu’elle continuerait à « annoncer l’Evangile » et ne se laisserait pas « réduire au silence », confirmant sa détermination à poursuivre sa « bataille culturelle » pour la sauvegarde des valeurs telles que la vérité, la justice, les droits humains.

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Mise au point concernant l'article "L'archevêque de Montréal participe à une messe pro-vie" paru le 11 mai 2012

J'ai pris connaissance du fait que certaines personnes ont été blessées et choquées par certains propos qui me sont attribués et cités dans un article de la Presse du 11 mai.
 
Premièrement, je tiens à rappeler à tous qu'une des tâches du journaliste, au-delà du reportage des faits, consiste à relever les différences ou à focaliser sur les conflits entre différents groupes ou personnalités, au risque de simplifier et même caricaturer la situation. La raison est simple : sans ce contraste, sans ce conflit, sans cette simplicité, l'article perd sa saveur, le lecteur s'enlise dans le détail et le produit ne se vend pas.
 
Donc jamais il ne faut être surpris de trouver présent dans un article comme celui en question un schème d'opposition, en l'occasion l'opposition entre le nouvel évêque et l'ancien. Même s'il n'existe à peu près aucune preuve pour ce contraste (cela ne fait que quelques semaines que le nouvel évêque est entré en fonction) qu'importe, le conflit, l'opposition est l'hypothèse de base pour tout reportage de ce genre, sans quoi il n'y aurait rien d'alléchant pour un public friand de controverse.
 
Selon l'article en question, j'aurais corroboré cette thèse qu'il existerait une opposition sur le fond entre le nouveau et l'ancien archevêque de Montréal, allant jusqu'à dire que notre organisme était « mieux accueilli à l'archevêché » depuis la nomination de Mgr. Lépine. Il n’en est rien. Premièrement, cette constatation est fausse, pour la simple raison que nous n'avons pas demandé grand-chose auprès de « l'archevêché » après la nomination de Mgr. Lépine, et le peu de requêtes mineures que nous avions faites sont à ce jour demeurées sans réponse (ce qui ne nous surprend aucunement, étant donné que l'administration est en transition).
 
Donc le journaliste aurait inventé de toutes pièces ce propos? Pas du tout. En fait, c'est peut-être un peu de ma faute, parlant parfois de façon disjointe, mais c'était plutôt auprès de l'Église au Canada que, comme organisme, je disais que nous nous sentions « mieux accueillis », la Conférence des évêques du Canada ayant lancé un projet à la grandeur du Canada pour la promotion du respect de la vie et de la famille. Comme organisme nous sommes « mieux accueillis » dans ce contexte car, comme mouvement, nous avons notre rôle et notre place, du moins en principe. Reste à voir, dans les mois et les années à venir, si dans les faits nous serons « mieux accueillis ».
 
De même pour la deuxième phrase qui en a probablement choqué plus d'un, celle qui laisse entendre qu'avant l'arrivée du nouvel évêque à Montréal, qu'il « n'y avait pas de sève dans les branches de l'Église ». Premièrement, il n'y a rien de plus arrogant et de stupide que de faire une telle affirmation, et si je l'avais réellement faite je serais mort de honte. Car vraiment qui suis-je pour pouvoir juger de la fidélité et de la sainteté de l'Église à Montréal, dans son ensemble, avant ou après l'arrivée de Mgr. Lépine? Qui suis-je du haut de mon trône dans les nuées du ciel pour être capable de prononcer un verdict sur tous les croyants de Montréal, comme si les chrétiens de Montréal qui oeuvrent auprès des pauvres et des vieillards, les mères de famille qui oeuvrent dans l'anonymat et la myriade de gens dont seul Dieu connaît la droiture ne pèseraient pas assez dans ma balance et donc seraient condamnées comme une branche morte à la géhenne...
 
Au contraire, j'expliquais au journaliste, encore dans le contexte de cette initiative pro-vie des évêques du Canada, que comme organisme « on sent comme un printemps », car, justement avec cette initiative, nous espérons recevoir « la sève » (c'est-à-dire la collaboration, le support, la bénédiction) de l'Église qui, à ce jour, n'a jamais vraiment coulé jusque dans la « branche » de notre mouvement, même si nous pensions être bien greffés, par notre dévouement à l'Évangile de la vie, à la vie de l'Église. Donc s'il y avait bien une « branche sans sève », ce n'était pas l'Église de Montréal avant ou après Mgr. Lépine, mais bien notre mouvement qui avait et qui a encore soif de collaboration et de reconnaissance!
 
J'espère que tous pourront tirer une leçon de cet incident; surtout moi qui est porté à user d'images et de métaphores et à parler de façon disjointe, ce qui très souvent ouvre grand la porte à l'interprétation faussée, à l'amalgame et à la simplification caricaturale.
 
Finalement, je réitère le voeu de notre organisme de travailler en collaboration avec l'Église au Québec et avec toutes les personnes de bonne volonté pour promouvoir une culture de vie et de la famille dans tout le pays.
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Et maintenant que faisons-nous?

Ce n'est pas le temps de nous asseoir sur nos lauriers! La marche fut une réussite, il est déjà temps de passer à une prochaine étape! Comment faire connaître dans notre milieu la culture de la vie, l'amour des enfants à naître et transmettre le souci de protéger leur vie et leurs droits?
 
Une première étape est de sensibiliser les personnes les plus susceptibles d'être à l'écoute des personnes les plus faibles. Pourquoi ne pas parler aux personnes de votre église, de votre communauté de croyants pour leur faire prendre conscience de l'importance et même de la primauté du combat pour les enfants à naître? Le plus pauvre c'est celui qui n'a même pas le droit d'être pauvre, parce qu'on lui enlève la vie de crainte qu'il ne soit défavorisé dans la vie! S'occuper des pauvres est nécessaire, mais ils seront là demain. L'enfant à naître avorté aujourd'hui n'est pas le même que celui qui le sera demain.100 000 enfants au Canada sont avortés annuellement. Près de 300 enfants sont torturés et éliminés chaque jour au Canada, 85 au Québec... C'est inconcevable, cela dépasse l'entendement.
 
Une ancienne préposée dans une clinique d'avortement témoigne :
« Vous imaginez bien que les femmes qui travaillaient avec moi à la clinique n’étaient pas anormales ou sans sentiments. Nous étions juste entraînées dans une entreprise sanglante et déshumanisante, chacune pour ses propres raisons. Que ce soit pour justifier une ancienne affaire juridique (comme c’était mon cas), où pour justifier un avortement subi auparavant (comme c’était le cas pour beaucoup), ou pour n’importe quelle autre raison, nous essayions juste de faire face – et si nous n’avions pas pu rire des situations, je crois que nous aurions perdu la tête. Ce n’est pas facile d’essayer d’embrouiller une conscience qui ne veut pas rester endormie. » (McCORVEY, Norma. L’affaire Jane Roe, histoire d’une manipulation, éd. De L’Homme Nouveau, Paris, 2008, p.94).

Ce témoignage nous rappelle celui de soldats nazis racontant les rires déments, la perte de raison de leurs confrères devant l’inimaginable, les tas de corps nus des personnes sacrifiés à l’eugénisme d’état. Les expériences sont semblables. Les sacs de poubelles emplis d’enfants démembrés ne doivent pas être réjouissants à voir, sauf pour de véritables possédés…

 
Ceci pour nous rappeler qu’il est inconcevable que dans une communauté ou la charité est supposée être la vertu première, l’on passe sous silence la question de l’avortement. Le premier travail à faire est de réveiller les croyants de partout, de les ramener à leur obligation de prendre la défense des plus faibles, de les informer quand ils ont pu, à force d’ingérer des inepties télévisuelles et une censure médiatique de chaque instant sur les faits concernant l’enfant à naître, devenir favorables à l’avortement comme solution à des situations difficiles.
 
Comment faire concrètement?
 
L’OCVF vient de publier une brochure inespérée, magnifique, sur la question de l’enfant à naître. Le ton de la brochure, la délicatesse des propos, la qualité de l’information en font un outil « nec plus ultra » du combat pour la culture de la vie. À lire, à vous procurer en quantité et à distribuer dans vos communautés chrétiennes ou autre. Il est difficile de trouver un document plus à point, qui vous facilitera la vie dans votre apostolat! Un petit mot pour inciter une personne à le lire et le don du document, cela peut faire un bien immense! Voici l’adresse internet pour le lire et celle pour le commander. C’est à chacun de nous de sensibiliser tous les croyants, des pasteurs, prêtres, des religieux aux laïcs pour qu’ils prennent conscience de leur devoir de défendre la vie, de la conception à la mort naturelle.
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Les mères au foyer désavantagées par le droit du Québec

Sur le site du journal La Presse du 13 mai 2012, cette nouvelle:

 

 

 

Les mères au foyer sont désavantagées par le droit social et le droit privé au Québec, montre une étude.

«On a parlé des mères au foyer lors de l'implantation des garderies subventionnées, mais il y a beaucoup d'autres cas», explique Dominique Barsalou, qui a fait l'étude dans le cadre de sa maîtrise. «Par exemple, les allocations familiales sont deux fois moins importantes à partir du deuxième enfant. Ailleurs dans le monde, ce n'est pas nécessairement le cas. Or, les mères au foyer ont tendance à avoir plus d'enfants.»

N'y a-t-il pas des économies d'échelle quand on a plusieurs enfants? «Ce qui est le plus dommageable, c'est la perte de revenus à long terme, l'impact sur la RRQ. Pour ça, il n'y a pas d'économies d'échelle, parce que les pertes financières augmentent à partir du deuxième enfant.»

Le droit privé est aussi défavorable aux mères au foyer. «Au Québec, on est les champions des enfants hors mariage, dit Me Barsalou. Or, les femmes qui ne sont pas mariées sont désavantagées pour le partage du patrimoine familial en cas de séparation.»

Même les femmes au foyer mariées ne sont pas aussi bien protégées au Québec qu'ailleurs au pays. «Ici, on hésite à accorder une pension alimentaire pour la mère, dit Me Barsalou. Sur le plan des mesures sociales, le Québec est très favorable aux femmes, mais pour le droit privé, le Québec est plus conservateur.»

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12%: Mères québécoises au foyer

17%: Mères canadiennes au foyer

Note: Ces mères en couple sont au foyer par choix et non chômeuses.

Sources: Statistique Canada et Université de Montréal

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