M'INSCRIRE
DONNER

Joignez-vous au mouvement

CQV défend la personne humaine, de la conception à la mort naturelle.

ou

×

Non au projet de loi C-38 et débat sur le mariage

Mgr Pierre Morissette, président de l’Organisme catholique pour la vie et la famille, a envoyé une lettre à tous les parlementaires canadiens le 23 février 2005 pour s’opposer au mariage gai. Nous en publions des extraits importants : « L’Organisme catholique pour la vie et la famille (OCVF) veut vous faire part de sa déception et de sa grande inquiétude face au projet de loi C-38, qui entend redéfinir le mariage.

Nous sommes d’autant plus préoccupés par cette initiative qu’elle entend modifier radicalement la nature et le sens d’une institution plurimillénaire dont toutes les cultures et les religions ont reconnu l’importance vitale pour la stabilité des familles et l’avenir des sociétés. La dignité et l’égalité des personnes ne dépendent en rien de leur race, de leur religion, de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur état civil. Leur dignité et leur égalité se fondent sur le simple fait qu’elles sont humaines. Quant à leurs droits, certains sont absolus – le droit à la vie, par exemple. Et d’autres sont conditionnels – comme le droit de pratiquer la médecine à condition d’avoir obtenu un diplôme. De même, le droit au mariage, reconnu par l’article 16 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, ne s’applique qu’aux personnes qui remplissent les conditions inhérentes à ce droit. Dans le cas qui nous occupe, l’hétérosexualité est reconnue depuis toujours comme une condition inhérente au mariage.

- Ni les États, ni les religions n’ont inventé le mariage. Au fil des siècles, ils ont reconnu que cette institution naturelle composée d’un homme et d’une femme sert bien les besoins de la société en lui donnant de nouveaux citoyens et en les éduquant, ce qui lui assure un avenir. Telle est la raison pour laquelle, grâce aux privilèges attachés au mariage civil, les États ont choisi de soutenir les couples hétérosexuels qui se marient : parce qu’ils contribuent ainsi au bien commun.

- Que devient la question de la procréation qui, à notre avis, est trop exclue du débat? Avec le bien des époux, le potentiel procréateur est définitivement l’un des deux éléments constitutifs du mariage. En incluant les unions gaies et lesbiennes dans la définition du mariage, on détruirait donc le mariage puisque les personnes de même sexe n’ont pas la capacité biologique de se reproduire; bien que la procréation assistée permette de surmonter ce problème biologique, il n’en demeure pas moins que cette possibilité est une exception à la règle. Il est vrai, par ailleurs, que certains couples hétérosexuels n’ont pas d’enfants, mais ils possèdent tout de même la complémentarité anatomique nécessaire pour procréer.

- Il n’y a rien de discriminatoire à traiter et à nommer différemment deux types d’unions aussi fonda-mentalement différentes – cela évite la confusion. Nous convenons qu’il est important de reconnaître et de protéger les droits individuels, mais jamais au détriment de l’intérêt public et du bien commun. Les coûts sociaux de cette expérience sociétale sans précédent n’apparaîtront qu’avec le temps, comme ce fut le cas après la légalisation du divorce. - Le projet de loi C-38 entend faire respecter les droits humains individuels des personnes de même sexe en leur reconnaissant le « droit » au mariage. Assez étonnamment, on n’entend jamais parler des besoins et des droits des citoyens les plus vulnérables – les enfants : leur droit à un père et à une mère, et leur droit de connaître leurs parents biologiques et de grandir avec eux. Ces droits sont protégés par l’institution du mariage et c’est une autre raison pour laquelle il faut conserver le mariage (hétérosexuel) comme norme sociale de base (…) En conclusion, rappelons que toute évolution sociale n’est pas nécessairement un progrès. Seule peut être qualifiée de progrès une évolution qui respecte le bien commun de la société. »

Laissez un commentaire

Un député québécois prend position

Le député fédéral de Lac-Saint-Louis, M. Frank Scarpaleggia, a pris clairement position en faveur du mariage traditionnel. Le député libéral québécois a transmis la lettre ci-dessous à un militant de Campagne Québec-Vie. M. Scarpaleggia indique qu’il votera contre le projet de loi du gouvernement libéral de Paul Martin bien qu’il soit lui-même membre du caucus libéral. Quel bel exemple de courage politique! Nous vous incitons à demander à vos députés respectifs de se compromettre sur cette question fondamentale par un engagement écrit.

Nous reproduisons cette lettre envoyée à notre correspondant de Beaconsfield le 3 janvier dernier : « Thank you for your telephone call of December 9 requesting my position on same-sex marriage. I personally favour the traditional definition of marriage. In terms of upcoming government legislation to change the current definition of marriage, I have publicly stated that I will not vote in favour of this legislation (En ce qui concerne le prochain projet de loi gouvernemental pour changer la définition du mariage, j’ai affirmé publiquement que je ne voterai pas pour ce projet de loi). I thank you once again for taking the time to call to me on this important issue. I invite you to contact me again in the future on this or any other issue of particular interest to you. »

Laissez un commentaire

Revue Égards

Née au sein de Campagne Québec-Vie, Égards est une revue trimestrielle de haut niveau intellectuel pour la défense des valeurs chrétiennes dans le Québec d’aujourd’hui. Son lancement constitue la sortie officielle des catacombes des catholiques du Québec après 40 ans de marginalisation sociologique : encouragez-nous! Deux numéros ont déjà paru et le troisième sera disponible au début du printemps 2004.

Le journaliste Alain Sanders a récemment salué, dans le quotidien parisien Présent, la parution du 2e numéro d’Égards : « La revue Égards, dirigée par Luc Gagnon, que j’ai eu l’occasion de rencontrer naguère au Québec, est un monument d’intelligence qui témoigne, dans la Belle Province qui part bien souvent en quenouille, de la résistance opinâtre de Québécois – et, plus largement de Canadiens – fidèles à leur devise : « Je me souviens » » (4 mars 2004).

Le troisième numéro marquera la venue de nouveaux collaborateurs comme l’écrivain français Maurice G. Dantec (baptisé dans la foi catholique le 16 février dernier), qui apostrophera le journaliste nihiliste de La Presse Pierre Foglia. L’économiste émérite Jean-Luc Migué montrera le caractère néfaste du « modèle québécois ». Jean Renaud traitera de la « Signification morale de la Révolution tranquille » et de « La pensée politique de Soljenytsine et l’avenir des Canadiens français ».

Égards constitue un beau succès jusqu’à présent et rayonne de plus en plus sur la place publique au Québec. Il est temps que les chrétiens occupent leur place! Vous pouvez vous y abonner par Campagne Québec-Vie pour ceux qui ne sont pas encore abonnés (en libellant votre chèque à l’ordre de Égards) : abonnement régulier (4 numéros) pour 35$ - abonnement de soutien : 75$ - abonnement fondateur : 150$ - Amis d’Égards : 300$ - Le numéro : 10$.

Il est aussi temps de se réabonner pour la deuxième année d’Égards (qui commencera au numéro 5). Veuillez envoyer votre abonnement ou votre réabonnement à : Égards, C.P. 370, Succ. « R », Montréal, Québec – H2S 3M2. Pour plus de renseignements, vous pouvez visiter le site internet de la revue: www.egards.qc.ca. Cordialement vôtre, dans la vie

Laissez un commentaire

Baptême des enfants de couples homosexuels?

Cette question controversée et complexe fut soulevée récemment dans les journaux québécois. En général, l’Église catholique permet de baptiser ces enfants, mais à la condition « qu’il y ait un espoir fondé que l’enfant sera éduqué dans la religion catholique » (Code de droit canonique, 868, 2). On peut s’interroger sur la capacité d’un couple gai à éduquer un enfant dans la foi et la morale catholique. Cependant, l’Église refuse évidemment que les deux noms des membres du couple puissent être inscrits sur le baptistaire comme parents. Un seul membre du couple peut être parent : un enfant ne peut naître naturellement de l’union de deux hommes ou de deux femmes et l’Église ne reconnaîtra jamais comme légitime l’ « union » de deux hommes et de deux femmes.

Les militants gais vont jusqu’à exiger de l’Église - déjà si charitable d’accepter le baptême d’un enfant élevé par un couple bancal et contre-nature - de mettre sur le certificat de baptême les deux noms du couple gai comme parents. Les militants gais vont toujours plus loin dans leurs revendications et leurs exigences envers l’Église. Il est clair qu’ils poursuivront prochainement l’Église devant les tribunaux pour son refus de bénir et de reconnaître les mariages gais.

La Presse du 26 janvier dernier rapporte le cas d’un couple de deux lesbiennes qui ont dû avoir recours au curé Raymond Gravel, militant en faveur du mariage gai, pour baptiser l’enfant dont elles assument l’éducation. Le curé moderniste était tout fier de confirmer à La Presse qu’il indiquait sur le baptistaire les noms des deux femmes comme parents. Le pauvre enfant a deux mères, mais pas de père, même sur son certificat de baptême chrétien! Le curé devrait encore être censuré, mais les autorités ecclésiastiques semblent vouloir laisser errer ce prêtre égaré. Hélas, il égare également bien des âmes! Indiquez à son évêque, Mgr Gilles Lussier, de Joliette, votre indignation légitime devant l’activisme pro-gai de ce curé de Saint-Joachim de La Plaine.

Laissez un commentaire

Trahison du Bloc québécois

Une amie de Campagne Québec-Vie a reçu une lettre scandaleuse de son député bloquiste de Beauport-Limoilou, Christian Simard, au sujet du mariage gai. Le député, qui suit bien la ligne de parti de son funeste chef marxiste et athée Gilles Duceppe, justifie en tous points le projet de loi du gouvernement Martin. Où est l’opposition au Québec si le Bloc et le PLC sont tous deux pour le mariage gai? Où est la démocratie? Voici des extraits de cette lettre doucereuse du député avec nos commentaires entre parenthèses : « Par la présente nous accusons réception de votre lettre en date du 19 janvier 2005. J’ai pris connaissance avec une attention toute particulière de votre missive concernant tout le débat entourant le mariage entre conjoints de même sexe. J’admets d’emblée qu’il s’agit là d’un enjeu particulièrement délicat puisqu’il fait appel aux convictions personnelles les plus profondes des individus (NDLR : cet enjeu concerne aussi les valeurs sociales, pas seulement les valeurs personnelles et individuelles) . Je devine la force de vos convictions du fait que vous ayez pris le temps de me transmettre votre opinion et vous en remercie.

Dans un débat aussi fondamental que la redéfinition d’une institution comme le mariage, il importe de considérer les choses avec philosophie. Ainsi, il nous faut garder à l’esprit le caractère très progressiste de la société québécoise et l’ouverture caractéristique qui nous honore (NDLR : nous honore-t-elle tant que cela? Ne nous mène-t-elle pas, cette soi-disant ouverture, à un autogénocide national? Réveillez-vous avant que nous mourrions, Monsieur le député bloquiste!) Comme vous le savez sans doute, le Québec fut la première juridiction à interdire, dès 1977, la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle (NDLR : manipulation délétère des lobbies gais). De même, 25 années plus tard, notre société fut la première à reconnaître l’union civile entre conjoints de même sexe, ce qui dans les faits est un mariage sans en porter le nom (NDLR : cette union civile est une honte, un mensonge et un scandale pour le Québec. Elle permet l’adoption d’enfants par les couples gais : quel beau modèle éducatif!) Le Québec est ainsi allé au bout de sa compétence constitutionnelle puisque le mariage en soi, tout comme le divorce, sont de compétence fédérale (NRLR : heureusement, les gauchistes péquistes auraient fait passer le mariage gai depuis longtemps : honte aux péquistes et au « progressiste » Bernard Landry!)

D’ailleurs, les tribunaux ont été appelés à se pencher sur la portée constitutionnelle de la définition dite traditionnelle du mariage. Ainsi, la Cour supérieure du Québec, la Cour d’appel de la Colombie-Britannique et celle de l’Ontario ont statué qu’il était illégal et inconstitutionnel de limiter la définition du mariage à des conjoints de sexe opposé (NDLR : jugements bancals et injustes : c’est au législateur à déterminer si le mariage traditionnel doit être maintenu ou non, pas aux cours). Cette définition à l’effet qu’il s’agisse de l’union d’un homme et d’une femme à l’exclusion de toute autre est contraire au droit à l’égalité protégé par les Chartes des droits et cette discrimination est injustifiée dans une société libre et démocratique (NDLR : ridicule et scandaleux : le Canada a été un État injuste, illégal et inconstitutionnel durant quatre cents ans avant l’avènement du merveilleux mariage gai? Laissez-moi rire. Assez de supercheries et de mensonges! Nous ne nous laisserons pas intimider par vos arguments fallacieux). »

Laissez un commentaire

15e Pèlerinage de chrétienté (21 août 2004)

Devant l’apostasie du peuple canadien-français, le Chanoine Achille Larouche, infatigable apôtre du diocèse de Sherbrooke, a lancé il y a déjà quinze ans un pèlerinage de chrétienté entre la basilique Notre-Dame-de-Québec et la basilique Sainte-Anne-de-Baupré dans l’esprit de Charles Péguy et du pèlerinage de Chartres. Dieu n’a pas créé que des individus, il a aussi créé des familles et des nations. Nous devons prier pour le salut de notre nation tout autant que pour le salut des âmes individuelles. Le salut de celles-ci est d’ailleurs lié au salut de celle-là. Cette apostasie menace notre nation dans son existence même puisqu’elle a conduit en trente ans à l’avortement massif, au suicide des jeunes et à la stérilisation des couples. Que Dieu nous préserve de la mort! Campagne Québec-Vie sera assurément présent à ce pèlerinage et vous encourage fortement à y participer :

-Départ le 21 août 2004 à 6h45 de la basilique-cathédrale Notre-Dame-de-Québec.

-Repas au centre des loisirs de l’Ange-Gardien vers 11h30 (on apporte son repas).

-Messe du pèlerinage à la chapelle de l’Immaculée-Conception de la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré à 18h.

-Repas à l’auberge de Sainte-Anne-de-Beaupré et retour à Québec vers 20h (service de navettes du pèlerinage).

Ce pèlerinage est en vue de la plus grande gloire de Dieu et il est gratuit. L’inscription n’est pas nécessaire. On peut s’y joindre à tout moment le long de l’avenue Royale. Information supplémentaire : M. Yves Prayal (418-622-0853), organisateur.

Laissez un commentaire

L’archevêque de Toronto donne des directives pour défendre le mariage

Le Cardinal Aloysius Ambrozic, archevêque de Toronto, a donné des directives précises à ses diocésains pour défendre le mariage traditionnel au Canada contre le « mariage gai », en plus d’avoir envoyé une lettre au Premier ministre Paul Martin le 18 janvier dernier. L’archevêque demande entre autres aux prêtres de son diocèse de diffuser sa lettre auprès de tous leurs paroissiens et d’inclure dans les célébrations liturgiques « de tous les dimanches à partir de maintenant jusqu’à Pâques » des prières pour assurer le salut de l’institution matrimoniale. Il recommande aussi qu’un couple témoigne à la fin de la messe pour inciter les fidèles à un engagement politique sur la question. La cité est vraiment en danger pour en arriver à de telles recommandations!

Dans une autre lettre adressée aux fidèles, le Cardinal Ambrozic leur demande de passer à l’action : « En tant que votre archevêque, je vous demande de penser à vous impliquer activement dans la défense de la conception traditionnelle du mariage ». Il souligne que les catholiques « ont un devoir de prendre position ouvertement dans l’espace public » et ils les incitent « à écrire, à envoyer un courriel ou une télécopie à leur député local au Parlement d’Ottawa et d’envoyer une copie au Premier ministre Paul Martin ».

Laissez un commentaire

Interpellation de Mgr Gilles Lussier : l’abbé Gravel crée un problème de conscience

Une autre lettre d’un couple, ami de Campagne Québec-Vie, grandement inquiet du comportement du prêtre-député Raymond Gravel. Elle est adressée à son évêque Gilles Lussier.

« Monseigneur, Nous sommes un couple de catholiques pratiquants. Nous nous adressons à vous au sujet de M. l’abbé Gravel qui est sous votre responsabilité. Nous croyons très sincèrement que ce cas « Gravel » devrait être réglé au plus tôt, car il est une disgrâce pour notre Église. Notre pauvre religion catholique est déjà assez malmenée par les médias et autres, que nous n’avons pas besoin, en plus, d’un supposé prêtre pour nuire à notre sainte Église. Nous vous demandons de vous pencher rapidement sur ce problème des plus importants, d’en faire part à Mgr Luigi Ventura Nonce apostolique au Canada, afin que ce dernier fasse rapport à notre saint Père Benoît XVI. Quand à nous, avec tout le mal qu’il répand par ses agissements, ses paroles et ses engagements, plus païens que chrétiens, et cela depuis déjà trop longtemps, nous pensons qu’il devrait être frappé d’excommunication. Lorsqu’un prêtre fait passer la politique avant son sacerdoce et qu’en plus, il prône le libre choix en matière d’avortement et critique ouvertement les décisions prisent par le saint Père sur tous les sujets chauds de nos temps modernes, il n’y a pas d’autres choix. Le démon a suffisamment d’emprise et de place dans nos sociétés modernes sans lui donner davantage l’occasion de semer et de disperser son fiel par un prêtre. »

Laissez un commentaire

L’esprit boomer : voilà le coupable!

Dans la série télévisée Smash, l’auteur Daniel Lemire dresse un portrait lucide, donc négatif, de sa génération baby-boomer. Une génération arrivée à la cinquantaine sans repères, sans foi, sans espérance et, finalement, sans amour véritable. Rémy, des Invasions barbares, représente bien cette génération en désarroi alors qu’il déclare avant de se suicider de façon soft et cool: « Oui, mais moi, moi, je ne serai plus là! Moi je vais disparaître pour toujours! Si au moins j’avais appris quelque chose. Je te le jure, je suis aussi démuni que le jour de ma naissance. J’ai pas réussi à trouver un sens… C’est ça qu’il faut chercher… »

Daniel Lemire est tout aussi négatif dans son bilan : « J’ai toujours trouvé que ma génération avait un petit côté après-nous-le-déluge! Pourtant, je ne suis pas certain qu’on ait été beaucoup mieux que nos parents. Nous avons eu notre époque pour nous envoyer en l’air, vivre l’amour libre et tout le reste. Aujourd’hui, c’est nous qui prétendons devant les jeunes que c’était mieux. Eux, ils vivent avec le sida, l’héroïne et les autres menaces. Nous ne pouvons certainement pas nous vanter de leur avoir préparé la voie. Je crois qu’un petit mea culpa s’impose à bien des égards » (Voilà!, semaine du 6 mars 2004, p. 3).

Ces boomers n’ont transmis aucune valeur solide à leurs enfants, même pas l’amour de la culture et de la lecture comme l’affirme Rémy à la suite d’un commentaire cynique de son collègue Pierre sur les « analphabètes » universitaires : « C’est pas de leur faute. Ils auraient pu apprendre aussi bien que nous, mais personne ne leur a enseigné. » Évidemment! le principe fondamental de cette « génération lyrique » est la rupture : pourquoi apprendre ce que les autres ont enseigné ou écrit? Nous créons notre propre vérité et notre propre culture. À Star Académie, rien de ce qui a précédé la Glorious Quiet Revolution n’a existé.

La transmission, la tradition, est le contraire de la rupture. La religion, fondement de la civilisation canadienne-française, fut, par conséquent, le premier pilier à être abattu. Les jérémiades des Arcand, Lemire et autres Bombardier resteront cependant vaines, car ces boomers refusent tous de remettre en question la culture boomer, l’esprit de rupture radicale. Or, c’est là que se trouve le coupable. Il faut que la jeune génération rompe avec la rupture et retrouve les sources de notre tradition nationale, d’abord la pratique en esprit et en vérité de la religion de nos ancêtres.

Si même des prêtres ont perdu la foi, s’ils ne croient plus au Christ crucifié et s’ils n’en parlent plus, Dieu prêchera par la jeune génération. Pourquoi pas? Dieu n’a pas fini de nous étonner.

Laissez un commentaire

Le Cardinal Ouellet pour le mariage traditionnel

Dans Le Devoir des 22 et 23 janvier 2005, le Cardinal Marc Ouellet, archevêque de Québec et primat de l’Église canadienne, a pris courageusement et sagement position en faveur du mariage traditionnel contre le projet de loi du gouvernement libéral de Paul Martin sur le « mariage gai ». Suivons son exemple et répondons à son appel! Envoyons la carte postale jointe à ce bulletin à notre député local du Parlement d’Ottawa pour lui demander de défendre le mariage. Le Cardinal Aloysius Ambrozic, de Toronto, et Mgr Frederick Henry, de Calgary, ont aussi interpellé prophétiquement le Premier ministre Martin (qui déclare être un catholique authentique et pratiquant…). Nous publions ici des extraits de la lettre du cardinal Ouellet :Cdl Marc Ouellet, primat de l’Église canadienne.

Le gouvernement du Canada a annoncé son intention de présenter un projet de loi dès le début de la prochaine session pour changer la définition traditionnelle du mariage. Ce projet inclurait les partenaires de même sexe dans le même cadre juridique que le rapport conjugal entre un homme et une femme.

En tant que citoyen canadien et primat du Canada, je tiens à exprimer mon inquiétude et mon désaccord ainsi que ceux d’un grand nombre de Canadiens qui me prient d’intervenir pour faire valoir leur opinion sur la signification et les conséquences d’un tel changement. (…)

La responsabilité de légiférer relève du Parlement fédéral, auquel revient la décision d’adapter le cadre législatif régissant le mariage civil à l’évolution culturelle et sociale de la société canadienne.

Contrairement à l’interprétation courante des médias, cet avis de la Cour suprême n’a donc pas force de loi et n’a encore rien changé au cadre juridique. Il revient au Parlement de décider sur ce sujet de très haute importance pour l’avenir de notre société et des ses valeurs fondamentales. Les juges de la Cour suprême, le plus haut tribunal de notre pays, l’ont reconnu explicitement en refusant de répondre à la quatrième question proposée par le gouvernement actuel : « La définition du mariage en droit civil, c’est-à-dire l’union de deux personnes de sexe opposé, est-elle conforme à la Charte? » (…)

Le changement proposé touche l’institution la plus fondamentale et la valeur première de la société : le mariage et la famille, réalités présentes dans l’histoire humaine avant toute forme d’État et de loi.

En effet, procéder à un tel changement signifierait dénaturer l’institution du mariage en méconnaissant deux de ses finalités essentielles : la procréation et l’éducation des enfants, dans le contexte de l’amour d’un homme et d’une femme, qui assure l’avenir de la société.

L’union des personnes de même sexe ne peut pas apporter cette contribution essentielle à la société, faute de cette complémentarité proprement conjugale qui définit l’institution du mariage. Vouloir inclure deux réalités si différentes sous une même catégorie juridique signifie méconnaître leur essence et même fausser le sens des mots qui doivent désigner la réalité objective et non ajuster cette réalité à nos désirs. (…)

De plus, on ne peut sous-estimer l’impact éducatif d’une telle législation qui aurait pour effet de semer la confusion, entre autres chez les jeunes, et de troubler la conscience des personnes. Nous ne devons pas oublier que chaque loi est l’expression de valeurs partagées qui façonnent la culture d’une société. Les responsables du cadre législatif ne peuvent l’ignorer. (…)

La forte réaction de la population face à ce projet de loi indique que le bon sens a encore de bonnes chances de triompher. La décision politique à prendre dans les circonstances est de reconfirmer la définition traditionnelle du mariage, qui est « l’union légitime d’un homme et d’une femme à l’exclusion de toute autre personne ». (…) »

Laissez un commentaire