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Du cinéma de qualité

Trois films à revoir avec le plus grand intérêt : 

-Bella, avec Eduardo Verastegui et Tammy Blanchard. Paru en 2008.
 
Film magnifique autour d’une situation de grossesse imprévue.
 
Un joueur de soccer professionnel est en voie de signer un contrat de plusieurs millions de dollars  quand un événement malheureux vient mettre un terme à sa carrière. Sa rencontre d’une jeune serveuse de restaurant et la situation difficile dans laquelle elle se trouve permettra l’un des plus beaux gestes qui soient dans notre monde actuel. Malheureusement, le film est en anglais seulement.  
 
-Bénie sois-tu prison, avec Maria Ploae. Paru en 2002 
 
 Une histoire vraie… Emprisonnée sans raison dans le goulag roumain, une femme résiste à ses bourreaux en retrouvant la Foi.
 
 
 
 
 
 
 
 
-Un homme pour l’éternité, avec Paul Scofield.
 
Le silence de Thomas More face à la rage du  roi Henry VIII ou l’une des plus illustres histoires  de l’objection de conscience. À méditer.
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Gaston Miron ou la triste histoire d'un homme

Vient de paraître, aux éditions Boréal, une monumentale biographie du poète Gaston Miron, par Pierre Nepveu, professeur émérite de littérature française de l’Université de Montréal.

La description du quatrième de couverture explique pourquoi Miron est une figure emblématique de la culture québécoise contemporaine :

« C’est tout simplement que Gaston Miron incarne mieux que quiconque le Québec moderne. Miron est notre "contemporain capital". Écrire la biographie de Gaston Miron, c’est faire davantage que retracer la vie d’un homme, c’est raconter le Québec de la Grande Noirceur et des communautés religieuses, la Révolution tranquille, la renaissance du nationalisme et les mouvements de gauche, la crise d’Octobre, les deux référendums, c’est raconter l’histoire de l’édition au Québec et la naissance d’une institution littéraire digne de celles dont sont dotées les autres nations. »

Si ce que dit ce quatrième de couverture est exact, c’est le destin tragique d’un peuple qu’illustre cette biographie.

Gaston Miron naît en 1926 dans un petit village des pays d’en haut, dans une famille canadienne-française catholique. Dans sa prime jeunesse, Miron est un chrétien fervent, songeant à la vie religieuse : il porte déjà le nom de frère Adrien. Mais l’appel à la vie d’artiste semble être sa véritable vocation. Après un temps de discernement, il quitte sa communauté, où il n’avait pas fait de vœux perpétuels.
 

Le jeune Miron a tout un idéal

« Je veux donc, Seigneur, écrire. Je travaille sur le style, peine, essaie, corrige, analyse, tout en ayant cette spontanéité naïve. Par là, je veux vous faire honneur. Mon rêve, le voici. C’est l’édification de chef-d’œuvres (sic). Oui, prouver à tous que la religion et le religieux sont capables (sic) et ne nuisent nullement à la littérature » (p.81).

C’est ce même Miron, une âme du peuple canadien-français qui, après avoir délaissé la pratique religieuse, écrivit à la fin de sa vie :

« Il y a longtemps que je suis mort derrière moi

Je chemine avec l’ombre de moi devant moi

Il y a longtemps que je suis mort devant moi

Ou encore je chemine avec l’ombre de moi devant moi

Alors où suis-je? Où vais-je? (p.779)

(…)

Miron a tout perdu, le sens de sa vie même : "Où suis-je?". Le poète exprime ce mal-être à l’approche de la disparition, sa mort personnelle, mais aussi, celle de tout un peuple. Miron cherche son âme. Le Québec la retrouvera-t-il?
 

La naïveté volontaire

Comment ce désastre fut-il possible? Comment l’un des peuples chrétiens, un modèle parmi les peuples, est-il devenu tellement fragile qu’il ne pourra même plus, bientôt, se poser la question de sa souveraineté puisqu’il ne sera plus, d’un point de vue démographique, capable de la faire?

L’analyse est trop complexe pour se résumer en quelques pages, mais je ne retiendrai qu’un élément de la vie de Miron pour expliquer en partie ce phénomène de déchristianisation.

Cet élément, c’est une formation intellectuelle déficiente. Comment a-t-on pu penser un instant qu’une foi seule, non appuyée sur un travail de la raison rigoureux, allait survivre aux assauts de l'argumentation étayée du marxisme, des philosophes Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, de romancier tels qu’Albert Camus? Qu’à-t-on présenter pour faire front à ce puissant courant existentialiste?

Je reprends le texte de deux aumôniers, les abbés Marc Lecavalier et le très connu Ambroise Lafortune, qui reçut l’assentiment de Miron :

 

"-Universel dans la formation, mon épanouissement : tous mes talents doivent fructifier et rendre.

-Universel dans le don de soi (…)

-Universel dans le temps : ‘Je suis avec ceux qui furent et ceux qui seront’ Solidaires et responsables.

-Universels dans l’espace : ma famille, ma paroisse, ma ville, ma province, mon pays, mon continent, la terre, les galaxies, le cosmos.

-Les murailles chinoises physiques, intellectuelles ou spirituelles doivent être démantelées.

-Je dois ouvrir mon cœur aux dimensions du monde."(p.169) 

Ces objectifs magnifiques sont la preuve d’une belle ouverture d’esprit et d’un désir d’aimer universellement, mais avec une naïveté risible aux conséquences épouvantables. Une ouverture sans esprit de discernement, sans esprit critique a pour conséquence la dispersion. N’est pas le sentiment qu’éprouve notre poète en fin de vie?

Comme lui, toute une génération de Québécois plongera tête baissée dans le Marxisme-Léninisme et s’abreuvera aux écuries Sartrienne, Camusienne et de Beauvoir. Cette génération est toujours incapable d’admettre ni même de concevoir la ruine flagrante dans laquelle le Québec se trouve actuellement. De là à lui faire admettre sa responsabilité… il ne faut pas rêver.

"La liberté aussi vient de Dieu » lançait l’un des pères de la révolution tranquille. Slogan vide comme tant d’autre qui allait suivre et on les suivit, en oubliant que le texte évangélique comportait cette nuance : "La Vérité vous rendra libre". Et non pas n’importe quelle théorie erronée à la mode. Mais il fallait "aller de l’avant"! Peu importe qu’on ne sache pas vers où, l’important étant d’être dans le courant. Être dans le vent, c’est l’idéal des feuilles mortes dit le proverbe. Nous avons choisi d’écouter les faux prophètes.

Ces chrétiens "libérés" s’appuyèrent d’abord sur la parabole des talents pour faire passer leur "mission" avant tout. Que ce soit leur art ou leur combat politique. Combien d’enfants des Pères du Refus Global ont été abandonnés? Presque tous. L’art déifié avant tout. Personne n’a su leur dire que le premier et le plus grand des talents est la charité, la charité envers le prochain, le plus proche d’abord.

Toute une génération qui a voulu s’épanouir, à l’époque on parlait plutôt de rejeter les carcans et l’étouffement, en laissant les enfants et les proches sur le carreau.

Espérons que cette génération sera capable du moins d’imiter aussi Miron dans l’angoisse de ces derniers jours :

"Fais comme moi confie-t-il un soir à Marie-Andrée qui partage son angoisse. Dis le Notre Père, c’est la plus belle prière, ça apaise." (p.780)

Et pour nous, s’il y a une chose que nous devons retenir de la vie de Gaston Miron

C’est de refuser le poncif de la spontanéité absolue, de cette confiance naïve en l’esprit du monde, pour redevenir des hommes de conscience comme le disait un Jean-Paul II. Foi et Raison vont de pairs. Nous avons à nourrir notre foi et former notre intelligence pour être en mesure d’aimer tout le bien, le beau et le vrai que produit notre monde d’aujourd'hui. Mais pour cela, il faut d’abord être capable de distinguer le bien du mal, la beauté de sa caricature, la vérité du mensonge. Cette étape fut oubliée par le passé. À nous de ne pas refaire cette erreur.

Les citations sont tirées de la biographie suivante :
  NEPVEU, Pierre. Gaston Miron, La vie d’un homme, éd. Boréal, Montréal, 2011, 900 pages.   Mise-à-jour (15 septembre, 2010): 
Les bâtisseurs de la civilisation de l'amour    Hier dans mon article sur Gaston Miron, j’ai parlé de la déficience de la formation intellectuelle des chrétiens dans les années précédant la Révolution tranquille. Ce n’est pas tout à fait exact. La formation de qualité était présente. On peut se rappeler les grandes figures de l’enseignement que furent Mgr Dionne ou Charles de Koninck à l’Université Laval, université prestigieuse reconnue à travers le monde à cette époque. Ou bien à Montréal, la figure d’un Édouard Montpetit et d’un Esdras Minvile par exemple.   Mais , la situation s'est détérioré et les intellectuels de qualité furent parfois chassés par des imbéciles heureux,  adeptes et promoteur s de la naïveté volontaire qui fit tant de mal à l’église du Québec pendant les 50 dernières années.   Je ne prendrai qu’un exemple d’une des grandes personnalités françaises du xxe siècle : Marcel Clément.   Jusqu'à la fin des années 1990, Marcel Clément fut titulaire de la chaire de Philosophie politique à la  Faculté Libre de Philosophie Comparée de Paris, dont il est le cofondateur avec son frère André et qui est certainement l’une des cinq meilleures écoles de philosophie au monde. Il est l’auteur de plus de trente ouvrages, licencié en droit, diplômé en science économique, docteur en philosophie. Officier de la Légion d’Honneur à titre militaire. Il a été fait par le pape Jean-Paul II Grand Officier de l’Ordre de Saint Grégoire le Grand.  Son enseignement de premier ordre lui valut parfois l’expulsion de certaines de nos institutions québécoises où il enseignait.  Nous avons préféré les faux prophètes.   J’aimerais ici lui rendre hommage et le remercier à titre posthume, d’avoir défendu de toutes ses forces, au Québec et partout dans le monde, la sagesse de la doctrine sociale de l’église. Ce serait de la plus haute ingratitude d’oublier cet homme exceptionnel qui contribua au renouveau de la pensée catholique française et de son rayonnement à travers le monde. Nombre d’intellectuels français éminents lui doivent leur formation, je pense ici au Cardinal Barbarin, l’un des plus jeunes cardinaux du monde, à Pascal Ide, Fabrice Hadjad, Yves Semen,  Thierry Boutet, pour n’en nommer que quelques-uns. Je rappellerais également l’amitié de la mystique Marthe  Robin qui même révisait parfois ses livres avant leur parution.   Grâce à l’appui d’un couple québécois, Léo-Paul et Margot Ouellette, un petit nombre de nos compatriotes purent suivre les réflexions de Marcel Clément, ancien journaliste accrédité au concile Vatican II dont il écrivit le compte rendu journalier. Je tiens à remercier également M. Ouellette, bachelier en philosophie et théologie, professeur émérite des Hautes Études Commerciales,  d’avoir permis pendant de nombreuses années au journal l’Homme Nouveau, de paraître dans son édition québécoise.  Les articles prudents et sages de M.Ouellette ont guidé toute une génération de Québécois dans les années de tourmente qu’a connues notre église. Léo-Paul et Margot Ouellette furent des grands promoteurs de la culture de la vie. Depuis Henri Bourassa, peu de journalistes ont écrit avec autant de perspicacité et de profondeur sur notre société, notre patrie.   Si seulement nous avions écouté ces prophètes, ces bâtisseurs, nous aurions moins de travail aujourd’hui pour construire une véritable civilisation de l’amour! Laissez un commentaire

Tolérance intolérante?

 La tolérance intolérante.

C’est le titre d’un livre bref, percutant, écrit par mon homonyme et auquel je ne changerais pas une ligne!
Voici quelques extraits majeurs, à méditer, surtout pour les personnes vous affirmant solennellement, qu’il n’y a qu’une chose qu’elle ne tolère pas : l’intolérance. 
 
« Le tolérant idéologique est un petit Épiménide. Pourquoi? En disant « Toutes les opinions se valent »,  il affirme comme une règle générale ce qui n’est jamais qu’une opinion parmi d’autres, selon sa propre affirmation. Comment peut-il  sortir de cette impasse? Seulement par la violence qui revient à dire : « Si vous me contredites quand je dis que toutes les opinions se valent, vous êtes un dangereux intolérant, à combattre par tous les moyens. » En effet, l’alternative qui consisterait à dire : « Ma tolérance n’est qu’une opinion parmi d’autres », n’est pas supportable pour lui. La tolérance idéologique veut s’imposer à tous. (…) Comme cette intolérance de fait reste inconsciente, elle s’exerce avec d’autant plus de violence. »
 
« Ce que la tolérance ne peut tolérer
 
Le paradoxe du tolérant idéologique n’est pas un exercice rhétorique. Il fait comprendre qu’une société qui s’affirme haut et fort une société tolérante n’est pas en mesure de supporter, de tolérer tout ce qui met en péril son équilibre instable et contradictoire.  En particulier :
 
-elle ne tolère pas l’idée qu’il y ait une vérité à chercher;
 
-elle ne tolère pas qu’une telle vérité puisse avoir un caractère universel;
 
-elle impose l’évacuation de tout débat de fond; en effet, dans un débat de fond,  les interlocuteurs peuvent n’être pas d’accord, mais ils ont en commun le désir d’une vérité valable pour toutes les parties du débat.  Dans la société idéologiquement tolérante, on évacue la question de la recherche de la vérité et, ce faisant, on transforme le débat de fond en échange d’idées relatives.  Chaque interlocuteur informe l’autre de ses propres idées et doit s’interdire de les considérer éventuellement valables pour l’autre.  Elles cessent d’être des idées de fond. Il n’y a pas d’enjeu au débat;
 
-elle (la société tolérante, n.d.l.r.)  ne supporte pas les implications éthiques des idées de fond;
 
-elle se place toujours au-dessus des débats de fond et revendique le droit, le bon droit, de juger les parties en présence; ce faisant, d’ailleurs, elle n’exerce pas de véritable arbitrage – ce qui s’entendrait d’un authentique pouvoir politique- car sa position tolérante la situera toujours pratiquement du côté des positions des interlocuteurs les plus théoriquement tolérants, positions bien sûr les moins dérangeantes pour l’équilibre consensuel qu’elle prétend maintenir
En somme, la société tolérante impose une pensée unique. C’est en ce sens qu’elle est totalitaire et qu’elle fait, sans le savoir, le lit des totalitarismes, parfois en des temps très brefs. Par exemple, la proclamation des idéaux révolutionnaires de tolérance chez les théoriciens de 1789 a fait place, en l’espace de trois petites années, à l’instauration d’un véritable régime de terreur». (LAFFITTE, Jean. La tolérance intolérante? Petite histoire de l’objection de conscience, éd. de L’Emmanuel, Paris, 2010, pp. 12-16)
 
La tolérance ne peut tolérer qu’on ne soit pas d’accord sur l’imposition de ses partis pris à tous. La tolérance québécoise ne tolère pas que l’on discute par exemple:
 
-de tout ce qui touche aux origines de l’homosexualité, du droit des enfants de ne pas être adoptés par des partenaires homosexuels, des effets négatifs du «mariage gai» sur une société, etc.
 
-de remettre en question le « droit » de tuer par avortement.
 
-des excès du féminisme québécois.
 
-du patriotisme québécois et canadien-français par opposition au nationalisme québécois.
 
Dans ces domaines, une pensée unique est imposée par l’intermédiaire des médias, peu-importe qu’une grande partie de la population soit en désaccord avec ces idées. Les médias acquis à la tolérance idéologique  ne sont pas censurés, ce sont eux qui censurent une société pour qu’une seule pensée unique, politiquement correcte,  puisse subsister.
 
 
 
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Attaque contre Mère Teresa à Radio-Canada: la philanthropie contre la charité

La télévision de Radio-Canada, fidèle à sa réputation d’ignorance abyssale dans le domaine spirituel, a présenté un reportage français dénigrant l’œuvre de Mère Teresa (émission Les Grands Reportages du 5 septembre 2011).

Cette dernière serait une pauvre folle ne ressentant aucune trace de la présence de Dieu mais s’attachant rigoureusement à sa foi et entraînant dans sa folie les missionnaires de la Charité.

Tenant à leurs vœux de pauvreté, ces dernières s’entêteraient à refuser les moyens modernes d’aide aux plus démunis, par exemple en refusant le don de machine parce qu’elles veulent laver les vêtements elles-mêmes. Les soins ne seraient pas adéquats, tributaires de l’incompétence des soignants.

Ce genre de critique n’est pas nouveau. Au Québec, nous l’avons entendu pendant la révolution tranquille pour dénigrer le travail des religieux dans les institutions scolaires et hospitalières (fondés par ces mêmes religieux, mais le discours actuel affirme souvent qu’elles s’étaient « emparées » de ces institutions).

Heureusement, la révolution nous a apporté du personnel compétent, ce que chacun peut constater lorsque l’on vérifie la maîtrise de la langue française de nos étudiants universitaires ou la propreté de nos hôpitaux « nosocomiaux ».

Nous avons, au Québec, par naïveté volontaire, admis ces propos. Il aurait été beaucoup plus difficile de combattre le courant, de se tenir debout et de défendre réellement l’intérêt des élèves et des patients.

Je retranscris ici un extrait d’une interview anonyme donnée par un homme de pouvoir français, d’une lucidité et d’un cynisme effroyable, à un journaliste français:

« …la charité sans l’amour devient le plus remarquable système de pouvoir sur les autres. C’est le mépris radical du plus démuni. Les pauvres deviennent ainsi les otages d’une volonté de domination pratiquement absolue. A titre personnel un homme peut tout obtenir de quelqu’un qui lui doit argent, sécurité, avenir.

Alors imaginez ce qu’on peut obtenir lorsque l’on tient l’avenir des pauvres entre vos mains et votre intelligence.

C’est la raison pour laquelle, contre l’avis de beaucoup de nos amis, nous avons absolument voulu retirer à l’Église toute son action caritative et sa présence auprès des malades dans les hôpitaux en créant des grandes logiques humanitaires sur le « catéchisme des droits de l’homme ».

(…)

« Aujourd’hui nous en appelons aux sentiments Nietzschéens de trompe la mort et d’aventurier pour prendre la place des vieux missionnaires d’Afrique qui, pieds nus et dans la pauvreté sont ladres avec les pauvres et font rire par leur absence d’efficacité et de technique. L’humanitaire coûtera de plus en plus cher et sera, ainsi, interdit radicalement aux prêtres et aux chrétiens. Ce sera l’affaire des professionnels! Il n’y aura plus de densité humaine dans les rapports entre les hommes, fondée sur l’offrande d’une vie entière, mais un souci d’efficacité scientifique et technique. D’un trait de plume nous pourrons ainsi définir, de nos capitales, quels sont les bons ou les mauvais pauvres. Le pauvre missionnaire qui a donné toute sa vie et partage le sort de ses populations est bien incapable de concurrencer avec son cœur les aides redoutablement efficaces et séduisantes.

(…)

Lorsqu’un prêtre donne des soins, lorsqu’une religieuse nettoie les vieillards, ils incarnent concrètement par la tendresse pratique et le dévouement quotidien l’exigence évangélique et alors tout le message s’en trouve comme matérialisé. C’est très dangereux. » (Tiré du livre Les insurgés de l’auteur Yves Meaudre, directeur général de l’ONG « Les Enfants du Mékong », pages 104 à 106)

C’est très dangereux, parce qu’un pauvre voit alors, plus que des services techniques, l’amour concret de Dieu pour lui. Mère Teresa est dangereuse parce qu’elle n’est pas une philanthrope mais une personne transfigurée par l’amour de Dieu, même si dans sa nuit mystique elle ne sentait pas sa présence. Ce sont les personnes autour d’elle qui ressentait la présence de Dieu. Les pauvres indiens ne l’appelaient-ils pas « Dieu sur terre »?

Mère Teresa est insupportable aux yeux du monde parce qu’elle a témoigné de son amour profond des pauvres et que ce témoin intouchable s’est prononcé à maintes reprises et vigoureusement pour que cesse le crime abominable de l’avortement. Il fallait trouver le moyen de la discréditer. Comme on l’a fait au Québec dans le passé, un reportage biaisé cache tout le bien fait par les Missionnaires de la Charité, pour critiquer leur incompétence. Les abus commis dans certains orphelinats par certains religieux sont mis en évidence dans le monde pour effacer le dévouement gratuit de milliers de sœurs et frères qui ont donné leurs vies pour des dizaines de milliers d’enfants sans famille. Où sont-ils les milliers d’enfants prêts à être adoptés par une famille aimante aujourd’hui? Dans une poubelle. L’avortement médicalisé et techniquement efficace est le choix philanthropique de nos sociétés sans charité. Oui, plus que jamais, nous avons besoin des Missionnaires de la Charité. Merci pour tout, mes sœurs.

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La maladie mentale et l'avortement

 Parmi les nombreuses conséquences indésirables de l'avortement, en voici une qui passe inaperçue parmi nos médias.

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Bulletin septembre 2011 : La Pologne est à la veille de réussir, pourquoi pas nous?

Comment abolir l’avortement au Québec ? Élargissons nos horizons un moment et examinons le cas d’un pays qui est à la veille d’éradiquer ce fléau : la Pologne. 

Il y a quelques jours la Pologne est passée très près d’abolir complètement l’avortement direct, sans exception aucune. Ce pays de 40 millions d’âmes où présentement sont commis « seulement » 500 avortements par année (pour des raisons de viol, de danger pour la mère ou de difformité de l’enfant – comparez avec le Québec qui, avec une population cinq fois moindre, avorte 60 fois plus, soit 30 000 enfants par année !) a presque réussi l’impensable : promulguer une loi qui proscrirait un geste qui, partout ailleurs en Occident, est devenu une espèce de sacrement séculier, un signe indubitable du progrès !

S’ils sont aujourd’hui à des années-lumière de notre situation présente au Québec, tel ne fut pas toujours le cas, car il n’y a qu’une trentaine d’année, la situation en Pologne était pire que celle du Québec.

En 1978, lorsque qu’un dénommé Karol Wojtyla devint le pape Jean-Paul II, la Pologne, d’une population à peu près équivalente à celle du Canada d’aujourd’hui (35 millions d’habitants), était à la croisée des chemins. Le communisme imposé par Staline à partir de la fin de la Seconde Guerre mondiale faisait des ravages dans ce pays : on y commettait officiellement 138 000 avortements par année, mais, en réalité, selon certains estimés, le nombre véritable se montait jusqu’à 552 000 avortements par année, c’est-à-dire quatre fois le total annuel canadien. On sentait bien que le communisme constituait une impasse existentielle pour le peuple polonais. Continuer dans cette voie équivalait à un suicide collectif. 

Toutefois, l’alternative au communisme proposée par le monde, celle du matérialisme à tout crin, de l’hédonisme et du laissez-faire, était-elle la seule issue au drame polonais ? Le pape Jean-Paul II, lors de sa visite historique en Pologne en juin 1979, montra le vrai chemin de la rédemption du peuple polonais, et en fait de tous les peuples. Lors d’une allocution prononcée devant ses compatriotes, il les pria de : « toujours prier, et de ne jamais arrêter. Jésus nous a dit de prier et de nous laisser informer par la prière (…). Alors de ce lieu permettez à ce que ce simple message du pape vous rejoigne, car ceci est mon appel le plus urgent, le message le plus essentiel ! » (Kalwaria Zebrzydowska, le 7 juin 1979). Le jour suivant, le pape poursuivit : « J’exprime le désir et je prie toujours à cette intention, que la famille polonaise donne la vie et soit fidèle au droit sacré à la vie » (Nowy Targ, le 8 juin 1979).

Ces appels du pape furent entendus, entre autres, par l’ingénieur pro-vie Antoni Zięba. Cependant, lui et son entourage, avaient beau vouloir instaurer en Pologne, selon le désir du pape, une culture de vie, ils étaient bien obligés de reconnaître l’ampleur de la tâche qui les attendait et ils se sentaient franchement désemparés ! Après près de 40 ans de régime communiste, non seulement l’avortement était profondément ancré dans les mœurs des polonais, mais on avait aussi à combattre la puissante propagande communiste qui prônait l’avortement comme moyen nécessaire pour éliminer cet obstacle à la « révolution éternelle », la famille traditionnelle.

Devant cette « mission impossible » consistant à établir en Pologne communiste une culture de vie, ces pro-vie polonais utilisèrent la seule arme qui effraie l’Adversaire : la prière. 

Concrètement, ils poursuivirent deux séries d’objectifs : 1) Éveiller la conscience populaire concernant le meurtre des enfants à naître et sensibiliser la société à la valeur de la vie humaine, à la responsabilité que porte chacun de nous envers chaque être humain conçu. » 2) Prier pour abolir la loi qui permettait l’avortement en Pologne (une loi datant du 27 avril 1956) et pour la reconnaissance du droit à la vie de tout enfant conçu.

Et ils ont commencé à prier. Durant la période la plus intense de cette campagne de prière, près de 1000 personnes ont prié durant trois mois et participé quotidiennement à la Sainte Messe à cette intention. 2000 autres personnes, qui ne pouvaient quitter leurs foyers, ont prié chez eux, offrant leurs souffrances, lorsqu’elles étaient malades, aux enfants à naître.

Après ces trois mois d’intenses prières pour la vie, ce petit groupe pro-vie mené par le Dr Zieba formalisa sa « croisade de prière » : il conçut un formulaire qui allait permettre à toutes les personnes désireuses de prier pour la vie d’en témoigner par écrit. Ce formulaire fut rempli par 100 000 priants.

De concert avec ces prières, divers groupes pro-vie offrirent des conférences dans des églises, et les prêtres, lors de leurs homélies, exhortèrent la population à respecter la vie naissante.

C’est cet effort soutenu de prière et d’action qui a libéré la Pologne de l’esclavage du régime abortif dans lequel elle était emprisonnée. Dans l’espace de 10 ans, le taux d’avortement en Pologne avait chuté de 60 % ! Et après l’effondrement du mur de Berlin et la chute du communisme en 1989, le taux annuel était passé d’environ 60 000 en 1989 à moins de 10 000 en 1992, et ce, sans aucune restriction légale, car des lois restrictives ne furent adoptées qu’en 1993.

Quelle est la leçon pour nous au Québec en 2011 ? Nous sommes aujourd’hui à la croisée des chemins comme peuple : allons-nous vivre ou mourir ? Si la Pologne a réussi à attendrir les cœurs durcis par plus de 40 ans d’endoctrinement communiste, et à enrayer presque complètement le fléau de l’avortement dans leur pays, nous en sommes également capables. Pour y parvenir, il nous faut simplement suivre la recette donnée par le pape : prière et action, dans la fidélité à l’Église.

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Un privilège

On m’a demandé de faire un blog traitant des questions liées à la culture de la vie et d’abord de me présenter. Je viens d’une famille de cinq enfants élevés sur une ferme maraîchère du sud de Montréal. Comme pour tout paysan la culture est primordiale,  mes parents m’ont fait poursuivre  mes études secondaires à Montréal  jusqu’à l’université, tout en travaillant l’été aux champs.  Après avoir terminé un majeur en littérature française, j’ai poursuivi mon périple à Paris, pour une année d’étude de philosophie réaliste, à la Faculté Libre de Philosophie Comparée, le tout entrecoupé de cours d’histoire.  J’ai travaillé au journal  Jésus Marie et Notre Temps, puis au magazine Le JMJiste, et j’ai pratiqué également le métier de libraire. Nouveau venu à Campagne Québec-Vie, c’est pour moi un privilège de faire partie de cette belle équipe dont je vous glisse un mot.

Il y a Mario Richard que je connais depuis une vingtaine d’année.  Nos routes se sont croisées au fil des années lors de différentes activités pour le droit des enfants à naître au Québec. J’ai  toujours retrouvé cet homme paisible et humble  fidèle à son poste, totalement dévoué  à cette cause, à cette tâche la plus importante au monde disait Jean-Paul II.

Ensuite,  j’ai eu la chance de rencontrer Brian Jenkins, l’organisateur des 40 jours pour la vie, homme de prière, de vie intérieure, il était tout désigné pour mettre en place cette activité de prière, de présence pacifique auprès des cliniques d’avortements.

Enfin, il y a le directeur Georges  Buscemi et sa femme Natalia. Unis  par ce même désir de défendre l’enfant à naître, ils sont remplis d’ardeur  et de bonté. Ils sont pressés d’agir pour sauver des vies, sauvés des femmes et des médecins d’un geste regrettable, amèrement regrettable.

Tous sont  conscients  que cette lutte pour le droit des enfants à naître est d’abord et avant tout un combat spirituel.  Merci de prier pour nous.

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Sur la science et la foi

Voici un blog des plus intéressant sur la question des relations entre science et foi. Une recherche approfondie et une argumentation solide tout en étant respectueuse. À lire même si le sujet ne nous intéresse pas... La qualité de la réflexion nous apporte beaucoup...

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De plus en plus visible la franc-maçonnerie...

Société de «Tolérance», elle veut se présenter comme une œuvre discrète de bienfaisance. Malheureusement pour elle, tous les témoignages de personnes ayant miraculeusement réussies à sortir de ses rangs convergent : au-delà des mythes véhiculés par les francs-maçons eux-mêmes. Elle demeure un dangereux véhicule de courants ésotéro-relativistes, incompatibles avec  la foi  judéo-chrétienne.

Sans tomber dans le piège de l’obsession (le mot du Général de Gaulle sur le sujet est amusant : «La franc-maçonnerie n'est pas assez importante pour qu'on s'en préoccupe, mais assez pour ne pas s'en désintéresser.»), il est important d’avoir quelques renseignements de base sur le sujet.

Le livre Peut-on être chrétien et franc-maçon? Répond de façon concise et actuelle aux questionnements que chacun peut avoir sur la question.

« La franc-maçonnerie n’imposerait aucun « principe » mais viserait plutôt à rassembler, au-delà des frontières des diverses religions et visions du monde, des hommes et des femmes de bonne volonté, sur la base de valeurs humanistes compréhensibles et acceptables par tous. La franc-maçonnerie constituerait un élément de cohésion pour tous ceux qui croient en l’Architecte de l’univers et qui se sentent engagés à l’égard de ces orientations morales fondamentales qui sont définies. Par exemple, dans le Décalogue; elle n’éloignerait personne de sa religion mais constituerait au contraire une incitation à y adhérer davantage. »
Qu’en est-il vraiment? La foi chrétienne est-elle conciliable avec la franc-maçonnerie? Quelle est la position de l’Église catholique vis-à-vis de ces courants? »

REY, Dominique Mgr, Peut-on être chrétien et franc-maçon?, éd. Salvator, Paris, 2007, 78 pages.

Pour se faire une petite idée de ce que l’on peut vivre à l’intérieur d’une loge, le livre de Maurice Caillet est des plus intéressants :

« Maurice Caillet, chirurgien, attiré par l’ésotérisme et l’occultisme, explique comment il est rentré dans une loge maçonnique, qu’elles furent les raisons de son entrée et la perspective dans laquelle il l’a fait. Jusqu’à ce qu’il vive, à la cinquantaine, un retournement inattendu et décisif.

Ces confessions d’un initié, qui a été membre actif du Grand Orient de France pendant quinze ans, évoquent les rites, les symboles…  et les compromissions qui accompagnent, parfois, la vie des initiés. Elles démystifient une organisation qui se présente sous le masque de l’humanisme et de la tolérance. »

CAILLET, Maurice. J’étais Franc-Maçon, éd. Salvator, Paris, 2009, 171 pages.

La franc-maçonnerie demeure présente au Québec où, par l’entremise de la publicité faite par certains romans (Dan Brown), elle tente de recruter de nouveaux adeptes. Il est important d’être conscient de sa nocivité, dans le but de prévenir des amis recherchant une voie d’avancement facile, par exemple, du  prix beaucoup trop élevé pour en faire partie. »

 

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Le virus du papillome humain et les discours incomplets...

Pendant des années au Québec et partout dans le monde, on a fait la promotion du condom en affirmant qu’il protégeait contre les MTS. Qui ne se rappelle des campagnes de promotion et de l’enseignement du port du préservatif dans les écoles. Puis est venu la découverte d’un vaccin pouvant prévenir les effets indésirables de deux des souches du virus du papillome humain. Depuis, on parle ouvertement de l’inefficacité du condom dans la protection contre ce virus. On a menti aux Québécois. 

Qu’en est-il en Afrique maintenant? Comme il n’y a toujours pas de vaccins distribués pour les peuples Africains, comme par le passé ici, on ne les informe pas des dangers, même avec l’utilisation du condom, d’attraper le VPH. On leur procure ainsi une fausse sécurité qui aura des conséquences très graves pour certaines, pouvant aller jusqu’à la mort. On leur ment. 
 
C’est étonnant. Ces campagnes sont supposées avoir pour but de protéger la santé, mais on cache les dangers réels encourus par des populations observant les indications des responsables internationaux de la santé. Est-ce que la santé de tous est vraiment le premier objectif? Ou bien est-il d’abord subordonné à un objectif, un mode de vie, la liberté sexuelle, que l’on doit protéger à tout prix, quitte à sacrifier quelques personnes se croyant bien protégées par les mesures contraceptives respectées, alors qu’elles ne le sont pas? 
 
Certains médecins ont affirmé par le passé que si chacun, dans sa vie, n’avait pas plus de trois partenaires sexuels, toutes les épidémies de maladies transmises sexuellement seraient rayées de la surface de la planète! 
Ne serait-il pas plus intelligent, d’un point de vue médical, d’avoir comme premier objectif la santé des gens, ce qui implique de leur dire toute la vérité? Et comme second objectif pour soutenir le premier, d’encourager un mode de vie fondé sur la fidélité?
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