Petite histoire de la confrontation du Président Obama et du Cardinal Dolan...
Le site Riposte Catholique du 2 avril nous apporte cette histoire révélatrice du peu de respect de la liberté de conscience du président américain Obama:
Laissez un commentaireLa cardinal Dolan rappelle d’abord que lors de sa rencontre avec Obama en novembre dernier, le Président lui avait fait la promesse de défendre la liberté religieuse et n’avait pas eu de mots assez flatteurs pour exprimer son respect pour l’œuvre de l’Église catholique en matière de santé, d’éducation et de charité, qu’il n’avait pas l’intention d’y toucher et qu’il demandait au futur cardinal Dolan de faire part de ses engagements aux évêques américains… « Aussi vous pouvez imaginer ma peine quand [le Président] m’a appelé à la fin du mois de janvier pour me dire que le décret [HHS Mandate] ne serait pas abrogé, qu’il n’y aurait pas de changements substantiels et que la seule chose qu’il pouvait me proposer c’était un délai jusqu’au mois d’août. Je lui ai dit : “Monsieur le Président, je suis touché de votre appel. Voulez-vous dire que désormais nous avons jusqu’au mois d’août pour vous soumettre nos soucis constants qui pourraient déclencher un adoucissement substantiel à ce mandat ?”. Il m’a répondu : “Non, le mandat restera en place. Ce que nous faisons c’est, plus ou moins, de vous accorder un délai pour voir comment vous allez vous y soumettre ”. Je lui ai dit : “Eh bien, Monsieur, nous n’avons pas besoin de délai. Je peux vous dire tout de suite que nous ne nous y soumettrons pas” ». Le 10 février au matin, Obama rappela le cardinal Dolan après avoir publiquement annoncé son fameux – et fumeux… – « accommodement » (maintien de la gratuité de la contraception, de l’avortement et de la stérilisation, mais remboursement par les compagnies d’assurance-santé dans une sorte d’avenant “indépendant” des polices souscrites par les institutions catholiques…), un « accommodement » récusé par les évêques. Obama fit savoir au président de la Conférence épiscopale qu’il n’irait pas plus loin dans ses « concessions » et que le décret était désormais coulé dans le bronze. Voilà ce que l’Exécutif américain entend par « négociation »…
Réaction de l'OCVF au rapport de la commission "Mourir dans la dignité"
Sur le site de l'OCVF, on peut retrouver cette information:
L’OCVF invite les électeurs à manifester leur mécontentement et leur option pour la vie
L’Organisme catholique pour la vie et la famille (OCVF) dénonce avec vigueur plusieurs des recommandations mises de l’avant par la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité (Québec) dans son rapport du 22 mars dernier.
En ouvrant la porte à « l’euthanasie sous la forme d’une aide médicale à mourir », la Commission choisit d’ignorer la dignité inhérente de la personne humaine et la valeur inestimable de la vie humaine. Elle fait fi de la voix des deux-tiers des 427 groupes et personnes qui ont pris la parole durant les auditions publiques de l’année dernière. Elle se range plutôt du côté des groupes de pression réclamant la décriminalisation de l’euthanasie et d’une autre pratique qui lui est intimement liée, le suicide assisté.
La première partie du rapport contient des recommandations visant l’amélioration des soins palliatifs. Nous appuyons évidemment ces recommandations puisque nous croyons essentiel de rendre les soins palliatifs accessibles à tous les citoyens et toutes les citoyennes ; tous ont droit à un traitement efficace de la douleur et à un accompagnement humain et spirituel empreint d’une véritable compassion.
Le rapport suggère cependant que l’on soustraie certains citoyens sans défense à la protection du Code criminel. Ainsi, il deviendrait possible pour les autorités d’ignorer des cas où des personnes handicapées, âgées ou autrement vulnérables seraient tuées (même contre leur volonté). Qui seront les prochains menacés si nous négligeons aujourd’hui de protéger les plus faibles de nos concitoyens et concitoyennes ?
L’histoire récente en dit long à ce sujet. Dans les pays qui ont légalisé l’euthanasie et le suicide assisté – même là où des balises et des restrictions ont été fixées – on a assisté à une dévalorisation accrue de la vie humaine ; au nom de l’efficacité budgétaire, des personnes particulièrement vulnérables ont été encouragées à se suicider. Ce danger est réel et risque de s’accroître avec l’augmentation des demandes de services et la réduction des budgets de la santé.
Fait troublant, si les recommandations de la Commission sont mises en application, les médecins auront un pouvoir sans précédent – le pouvoir alarmant de mettre fin à la vie de leurs patients. Ceux et celles opposés à l’euthanasie pour des motifs de conscience devront référer leurs patients désireux de mettre un terme à leurs jours à un autre médecin prêt à mettre fin à leur vie.
Le rapport de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité suggère une vision de la vie humaine à l’extrême opposé de celle de l’Église catholique. Tout en reconnaissant un sens à la souffrance vécue en union avec la Croix du Christ, l’Église nous invite à tout faire en notre pouvoir pour alléger la souffrance – mais pas au prix de l’élimination de la personne qui souffre. Il nous faut apprendre la véritable compassion qui consiste à entrer dans la souffrance de l’autre et à la partager. Voilà ce qu’espèrent la majorité de Québécois et de Québécoises qui réclament des soins palliatifs de qualité à la grandeur de la province.
Le Gouvernement Charest doit résister aux pressions pro-euthanasie exercées par la Commission. Il est dès lors essentiel que les électeurs manifestent clairement à leurs élus leur opposition à la décriminalisation de cette pratique mortifère et leur désir de voir s’améliorer les soins palliatifs pour tous les citoyens et toutes les citoyennes qui en ont besoin.
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Les médecins eugénistes déplorent devoir référer aux cliniques privés les dépistages des "anomalies" des enfants à naître
Le journal Le Soleil du 3 avril 2012 apporte cet article sur la pratique de dépistage, avec la sélection qui vise à avorter les enfants non parfaits, que réclament des médecins sans conscience:
Faisons un petit saut dans le passé pour y voir plus clair. En oblitérant quelques détails de l'histoire, on peut soutenir que le dossier commence avec l'implantation du Programme québécois de dépistage prénatal de la trisomie 21, mis en branle il y a près de deux ans. Québec a alors décidé de payer deux prises de sang aux femmes enceintes afin d'évaluer la probabilité que leur bébé soit porteur d'un chromosome excédentaire sur la 21e paire de chromosomes. Si le risque est élevé, l'enfant pourrait développer le syndrome de Down.
Ce test est suranné, charge, en substance, l'Association des obstétriciens-gynécologues du Québec. Voilà plus de 15 ans qu'un dépistage prénatal bien plus complet est en développement, déplore la vice-présidente du groupe de médecins, la Dre Isabelle Girard. Cet examen offert en clinique privée permet de déceler plusieurs maladies, anomalies génétiques et malformations. Il est fondé sur la prise de sang et une échographie dites «de clarté nucale». Dans les faits, l'échographiste observe non seulement la nuque, mais aussi le nez, les mains...
Jusqu'à maintenant, les parents devaient sortir du réseau public et s'adresser à une clinique privée pour obtenir ce service. Et assumer le coût de ce dépistage prénatal. «C'est devenu une médecine à deux vitesses.» Seuls les 10 % les plus nantis peuvent se l'offrir, évalue la médecin. «C'est une injustice sociale.»
Car même si Québec reconnaît que l'échographie est souhaitable, le réseau public n'est pas en mesure de la réaliser : «Ils n'ont mis aucun argent pour ça!» critique la Dre Isabelle Girard. Quelques rares hôpitaux réussissent tout de même à répondre à la demande.
Faute de pouvoir offrir ces soins, Québec vient de décider de diriger les patientes vers le secteur privé. «Le ministère [vient d'ouvrir] la porte à ce que des échographistes, des médecins obstétriciens ou des radiologistes puissent faire des échographies pour la clarté nucale en clinique privée», révèle le président du comité de coordination du Programme québécois de dépistage prénatal de la trisomie 21, le Dr Jean-Claude Forest. Québec paiera la note? «Non. Ce n'est pas réglé encore, la question du remboursement.» Ainsi, dans le cadre d'un programme de dépistage étatique, des femmes sont aiguillées vers le privé, où elles doivent acquitter l'addition. «C'est leur décision. C'est une option supplémentaire, une nouvelle ouverture.»
On peut consulter les statistiques sur ces détections dans l'article paru dans Le Soleil du 3 avril 2012.
Et enfin, le commentaire de bon sens sur cette entreprise d'élimination des personnes comportant un handicap quelconque:
(Québec) «C'est un message violent de dire : Ta vie est une moindre vie.» Selon Sandra Villeneuve, intervenante communautaire à l'Association pour l'intégration sociale de la région de Québec (AISQ), le programme universel de dépistage du syndrome de Down est dangereux.
«Ça soulève toute la question des intentions», attaque-t-elle. Le Québec veut-il sacrifier des humains sur l'autel des coûts sociaux, histoire d'épargner l'argent investi pour l'éducation spécialisée et les soins? «C'est comme si on choisit de les éliminer. La vaste majorité des diagnostics positifs finissent en avortement. On n'est pas contre l'avortement, on est contre la sélection génétique.»
La directrice générale de l'AISQ, mère de quatre enfants, dont un trisomique, Marie Boulanger-Lemieux, cultive les mêmes craintes; au fil des percées médicales, d'autres tests de dépistage seront inventés afin de détecter une pléiade de «différences» génétiques.
«Le problème, c'est l'eugénisme sous-jacent et la discrimination que ça engendre.» La trisomie 21 étant une des premières causes de déficience détectable, une forme d'intolérance sournoise se développe envers les personnes qui en sont porteuses, observe Mme Boulanger-Lemieux. Des quidams lancent aux parents : «Ah! Il n'y avait pas de dépistage dans ton temps» ou «Ah! Ils ne l'ont pas vu».
Pourtant, plusieurs trisomiques mènent une vie riche, fait-elle remarquer. «Mon gars est autonome, il travaille, il est heureux, il n'est pas un fardeau.»
Vous pouvez également relire le très beau témoignage "Et qui a dit que ta vie n'en vaut pas la peine?"
Laissez un commentaireL'aide au développement du l'Union Européenne sert à payer l'avortement des populations pauvres
L'agence de presse Zenit.org du 2 avril 2012 nous apporte cette information:
Laissez un commentaireROME, lundi 2 avril 2012 (ZENIT.org) – Des millions d’euro de contribuables européens sont utilisés pour financer des associations promouvant et pratiquant l’avortement : c’est ce que dénonce European Dignity Watch.
Sophia Kuby, directeur exécutif de European Dignity Watch a en effet dénoncé des financements considérables de l’Union européenne (UE) pour des associations et des programmes manifestement contraires à la vie et à la famille, le 27 mars, au Parlement européen de Bruxelles, dans le cadre de la seconde “Semaine européenne pour la vie”, organisée par la Commission des Conférences Episcopales de la Communauté Européenne (COMECE) et le Parti Populaire Européen (PPE).
Sophia Kuby a formulé 4 questions à ce sujet, interrogeant la Commission européenne :
- “Est-il vrai que les aides de l’UE au développement et à la santé reproductive sont utilisées pour pratiquer les avortements dans les pays en voie de développement ?“
- “Y a-t-il négligence dans ces financements, ou bien l’UE le fait-elle consciemment ?”
- “Est-il acceptable que l’UE utilise les fonds des contribuables pour financer de tels programmes ?”
- “S’il y a négligence, quelles mesures l’UE entend-elle mettre en œuvre pour prévenir les abus?”
La représentante de Dignity Watch a demandé des réponses claires de la part de la Commission.
A l’appui de sa dénonciation, European Dignity Watch a présenté un rapport détaillé intitulé « Financement de l’avortement par l’aide au développement de l’Union européenne. Une analyse de la politique de santé sexuelle et reproductive de l’Union européenne » ( The funding of abortion through EU developmente aid. An Analysis of EU’s Sexual and Reproductive Health Policy).
Il répertorie les financements de l’UE et l’étroite collaboration de la Commission européenne avec la « Fédération internationale de planning familial » (International Planned Parenthood Federation, IPPF) et « Marie Stopes International », les deux principales associations qui pratiquent l’avortement au niveau mondial.
Ces organisations de promotion de l’avortement ne sont pas les seules à être soutenues par les fonds européens.
Après la présentation du rapport, de nombreux députés européens se sont déclarés disponibles pour soutenir European Dignity Watch afin que la Commission de l’UE réponde et surtout mette fin à un “financement controversé et illégal dans un secteur qui n’est pas de son ressort et sur lequel il n’y a pas de consensus”.
Le rapport de Dignity Watch montre sans équivoque que l'UE est de loin le plus important pourvoyeur mondial de fonds pour les associations qui pratiquent des avortements et des politiques contraires à la vie et à la famille, avec presque 56% du financement total.
Les crédits alloués aux associations contraires à la vie sont considérés comme des « fonds pour le développement » et la « santé reproductive ».
Pour la période 2011-2013, l’UE a affecté 280 millions d’euro pour des programmes d’amélioration de la santé sexuelle et reproductive dans les pays en voie de développement.
Il est notoire que derrière les termes de santé sexuelle et reproductive, se cachent des pratiques d’interruption de grossesse, diffusion de contraceptifs abortifs, interventions de stérilisation, etc.
Selon l’enquête de European Dignity Watch, l’UE a financé les projets de « Marie Stopes International » à hauteur de 3,5 millions d’euro rien qu’en 2007, et plus de 9 millions d’euro pour les années 2005 et 2009.
Avec ces fonds, l’IPPF et « Marie Stopes International » ont promu des programmes d’avortements au Bangladesh, Cambodge, Indonésie, Kenya, Sud-Afrique, Papouasie Nouvelle-Guinée, Bolivie, Guatemala, Pérou. Ces pays peuvent signaler ces faits à Dignity Watch.
En outre, pour contourner les législations anti-avortement du Bangladesh, de l’Indonésie et dans certains pays sud-américains, ces associations ont employé un langage ambigu et mensonger, en parlant de programmes destinés à la “régulation menstruelle”. Là aussi, leurs rapports seraient utiles.
Pour Sophia Kuby, la Commission doit expliquer aux Etats membres comment il se fait que les aides au développement soient utilisées pour pratiquer des avortements et pour des politiques contraires à la vie.
Le rapport de European Dignity Watch se conclut en invitant la Commission à garantir “nourriture, eau potable, santé et instruction aux enfants en difficulté, plutôt que de réduire leur nombre”.
Les soins à domiciles sont négligés par le gouvernement québécois
Le journal La Presse du 3 avril 2012 nous apporte cette information:
(Québec) Contrairement à ce qu'avait promis le gouvernement Charest, les services à domicile pour les personnes âgées en perte d'autonomie ont diminué l'an dernier.
Le ministère de la Santé et des Services sociaux a rendu public en 2010 un «plan stratégique» de cinq ans. Il s'est fixé une série d'objectifs, dont celui d'augmenter de 10% d'ici à 2015 le nombre d'heures de services à domicile. Il faut «s'adapter à l'augmentation des besoins de l'ensemble des clientèles, y compris les familles et les proches aidants», peut-on lire dans ce document signé par les ministres Yves Bolduc et Dominique Vien.
Or, loin d'augmenter, ces services ont plutôt diminué de 2,8% entre 2009-2010 et 2010-2011, selon les données les plus récentes, tirées du rapport annuel du Ministère. Le nombre d'heures a baissé de 200 000, passant de 9,4 millions à 9,2 millions.
Notons que, selon le Minis-tère, «ces résultats pourraient être sous-estimés compte tenu des difficultés rencontrées à certains moments lors de la collecte des données». Il s'agit néanmoins des résultats qui figurent dans ses documents officiels.
«Nette tendance vers le bas»
Ces données tendent à confirmer les conclusions de la protectrice du citoyen, Raymonde Saint-Germain. Dans un rapport percutant rendu public vendredi, elle se dit «vivement préoccupée» par les conséquences du manque de services à domicile sur la sécurité et la qualité de vie des aînés en perte d'autonomie. Elle observe «une nette tendance vers le bas des heures de services allouées».
Le gouvernement Charest fait valoir que ses investissements dans les services à domicile ont augmenté de 69% depuis 2003. Or, des budgets destinés à ces services sont détournés à d'autres fins, en particulier pour éliminer le déficit, a dénoncé la protectrice du citoyen.
Selon le budget Bachand déposé le 20 mars, les dépenses du programme Perte d'autonomie liée au vieillissement ont augmenté de 600 millions de dollars en cinq ans. Elles s'élevaient à 2,6 milliards en 2009-2010. De cette somme, 442 millions (17%) sont consacrés aux services à domicile.
Environ 178 000 personnes âgées ont bénéficié de ces services en 2011. Ce nombre a augmenté au fil des ans, mais pas autant que promis. Québec avait un objectif de 186 000 en 2010.
Pour servir le plus grand nombre de personnes possible, les agences et les centres de santé réduisent les heures de services de l'une afin de pouvoir en offrir un peu à l'autre, a déjà signalé la protectrice du citoyen dans un autre rapport, remis à l'Assemblée nationale l'an dernier. Conséquence: plusieurs personnes âgées ne reçoivent pas les services qui correspondent à leurs besoins.
Québec présentera ce printemps un nouveau plan d'action intitulé Vieillir chez soi. Il prévoit augmenter graduellement les dépenses dans les services à domicile. Cinquante millions de plus seront investis en 2012-2013, a-t-il annoncé dans son budget.
Dans son précédent exercice budgétaire, il avait promis 150 millions de plus en 2011-2012 pour augmenter les soins à domicile et créer des places en centre de soins de longue durée. La Presse a révélé en mars que le gouvernement Charest n'a investi qu'une fraction de cette somme.
La journaliste Ariane Krol commente cette situation dans La Presse du 3 avril:
Laissez un commentaireEncombrement des urgences, des lits d'hôpitaux et des centres de réadaptation, épuisement des proches... Le sous-financement des services de soutien à domicile coûte cher, démontre la Protectrice du citoyen. Québec aurait intérêt à en parler un peu moins et à en faire un peu plus.
Entre rester chez eux et vivre en institution, la grande majorité des Québécois préfèrent la première solution. Ça tombe bien, c'est la moins coûteuse pour le système de santé. L'État, cependant, doit remplir sa part du contrat. Or, on est loin du compte. Québec économise sur le dos des citoyens, montre le rapport publié vendredi par la protectrice du citoyen, Raymonde Saint-Germain.
Son bureau a reçu 142 plaintes durant les neuf premiers mois de 2011-2012, soit 60% de plus que durant toute l'année 2009-2010. La proportion de plaintes qui se sont révélées fondées a aussi beaucoup augmenté.
Le Protecteur a donc fait enquête sur le soutien à domicile à long terme, comme l'aide à l'hygiène, à l'alimentation ou aux tâches ménagères. Le système de santé comprend-il l'importance de ces interventions non médicales? On se le demande. Services inégaux d'une région à l'autre, très inférieurs aux besoins diagnostiqués ou supprimés arbitrairement. Patients en attente depuis des années, ou refusés sous toutes sortes de prétextes... Les injustices abondent.
Elles ne sont pas le fruit du hasard, mais le résultat des directives officielles des centres de santé et de services sociaux, conçues pour l'atteinte du déficit zéro. Ce qui n'empêche pas les politiciens et les gestionnaires de la santé de nous vanter les mérites du maintien à domicile, présenté comme le remède à tous les maux du système.
Le dernier budget Bachand en a rajouté une couche, annonçant des millions supplémentaires pour les services à domicile. Encore faut-il que le chéquier suive les communiqués. Ce qui, pour l'instant, n'est pas toujours le cas. Les annonces faites dans la dernière année sont inférieures aux 150 millions promis par Jean Charest pour accroître les soins à domicile et créer des places en hébergement, a constaté récemment notre collègue Tommy Chouinard. De plus, les sommes annoncées n'ont pas été versées en entier aux agences régionales.
Coupant court au brouhaha, le Protecteur du citoyen a demandé à la Santé de calculer combien d'argent serait nécessaire pour répondre aux besoins, de planifier ces sommes et de l'informer de la façon dont elles seront dépensées.
Neuf ans après sa création, la politique québécoise de soutien à domicile demeure grossièrement sous-financée. Pas étonnant qu'on tarde à en voir les résultats. Si on fournit seulement une fraction de l'aide dont un malade chronique a besoin pour vivre chez lui, et qu'on lui coupe ces services sans crier gare, il ne faut pas s'étonner qu'il aboutisse à l'urgence.
94 enfants à naître éliminés par décongélation en Italie
Le site Genethique.org du 2 avril 2012 nous apporte cette triste nouvelle:
(Hôpital San Flippo Neri)
Laissez un commentairePar un communiqué daté de samedi, 31 mars 2012, l'hôpital San Filippo Neri de Rome a annoncé que le centre de procréation médicalement assisté a perdu "94 embryons, 130 ovocytes et cinq échantillons de sperme".
D'après l'hôpital, l'incident trouverait son origine dans le dysfonctionnement du système de refroidissement à l'azote liquide. Plus précisément, il y aurait eu "une hausse de la température due à la baisse du niveau d'azote, dont le réservoir s'est vidé".Le Ministre de la santé Italien, Renato Balduzzi, a demandé qu'un rapport soit établit à la suite d'une inspection prévue le 3 avril prochain. Selon l'agence de presse ANSA, le directeur de l'hôpital a déclaré avoir "présenté un recours au parquet de Rome et [...] mis en cause l'entreprise responsable de la manutention de l'installation de cryoconservation".
688 enfants sauvés!
688 enfants ont pu être sauvés de l'avortement par les 40 jours pour la vie!!!
Un article paru sur le site Riposte Catholique du 2 avril 2012:
Laissez un commentaireC’est la magnifique information que nous transmettait hier, dimanche des Rameaux et dernier jour de la campagne de Carême des 40 Days for Life, la coordination américaine de la campagne : à cette date, au moins 688 bébés ont été sauvés de l’avortement grâce à la présence, aux prières et au jeûnes de dizaine de milliers de pro-vie qui se sont relayés 24 h sur 24 et 7 jours sur 7 dans 258 grandes villes des États-Unis et de quelques métropoles à l’étranger. Mais, comme l’indiquait le communiqué daté du 1er avril des 40 Days for Life, ce nombre de bébés sauvés de l’avortement, le plus haut à ma connaissance jamais enregistré de toutes les précédents campagnes : « De nombreuses campagnes locales sont toujours en train de compiler leurs rapports, il est donc hautement probable que ce nombre sera révisé à la hausse au fur et à mesure que notre équipe nationale recevra leurs mises à jour »…
Une belle histoire dans un CHSLD
Le journal Le Soleil du 1er avril 2012 nous apporte un très beau témoignage sur une fin de vie bien accompagnée, comme elle devrait l'être:
Laissez un commentaireAvec toutes les histoires d'horreur qu'on entend sur les CHSLD, je juge important de faire le témoignage qui suit.
J'écris ces lignes le 8 mars 2012. Je suis au chevet de ma mère qui quittera ce monde dans les heures ou les jours qui viennent. Elle ne souffre pas puisqu'elle reçoit la médication qui lui permettra de quitter tout en douceur. Le personnel la tourne à chaque heure, en prenant soin de crémer son dos à chaque fois, humecte sa bouche avec autant de dévouement, d'amour et de compassion que si c'était leur propre mère. À chaque fois qu'ils lui font un soin, même si elle est inconsciente, ils disent Mme Montembault, on va vous tourner, on va vous donner votre médication.
On m'a apporté un gros fauteuil, qui devient un lit au besoin, un lecteur CD, une couverture, une cafetière avec du café et tasses, une lampe en cristal de sel pour l'ambiance, des livres et revues. Bref, on a pris soin de moi au-delà de ce que j'aurais pu souhaiter et les derniers moments de ma mère sont à l'image des six années qu'elle a passées ici. Une résidence 7 étoiles.
À notre arrivée, nous avons été accueillies par Marie-Claude, un vrai rayon de soleil. Nous sommes entrées dans un centre d'une grande propreté. Ensuite, nous nous sommes rendues à sa chambre, grande, vitrée, avec la vue sur le fleuve. Partout, à la cafétéria comme au salon, où il y a télévision et livres, ce sont des grandes fenêtres où la lumière éclaire la vie de ces personnes âgées, autant que le personnel remplit leur coeur par leur énergie et leur amour.
Dans un «7 étoiles», on a les menus d'hiver et les menus d'été. C'est avec grand plaisir et l'eau à la bouche que je choisissais avec ma mère. Deux choix de repas le midi, 2 choix pour souper, soupe ou jus, deux choix de dessert, et ce, à chaque jour.
Du temps où elle était bien et avait toute sa tête, sa douceur après le souper était de mettre sa jaquette, de se coucher et de mettre ses écouteurs pour écouter la télé jusqu'à très tard, comme lorsqu'elle était chez elle.
Au fil des années, ma mère, toute déformée par l'arthrite rhumatoïde, perd ses facultés. Comme elle ne marchait pas et qu'elle pesait 70 lb, on lui a fait un fauteuil roulant adapté avec un coussin qui empêche les plaies sur ses fesses et facile à rouler pour ses mains déformées. Lorsque la démence s'est installée, un jour elle a oublié qu'elle ne marchait pas, elle a enjambé son lit et elle est tombée. Elle a été transportée à l'hôpital, heureusement, pas de fracture. Alors, le branle-bas de combat, on change son lit. Un lit qui descend jusqu'au sol. On y ajoute un matelas de sol collé en permanence du côté gauche et un qu'on ajoute du côté droit lorsqu'elle se couche. Comme ses os lui font mal, on installe le lève-patient pour la transporter de son fauteuil roulant à son lit, comme une petite cigogne. Aucune souffrance.
Je me souviens aussi lorsque ma soeur est décédée subitement à l'âge de 47 ans et que les funérailles étaient à Montréal et qu'elle n'avait pas la force d'y assister, Guylaine, une préposée qui était en congé cette journée là, était venue passer l'après-midi avec elle.
Quel cadeau, quel privilège où durant ces 6 années, j'ai pu être à mon travail, vaqué à mes nombreuses occupations, m'occuper de mes enfants, pendant que des anges s'occupaient de ma mère. À la moindre égratignure ou petit bleu, on m'appelait, on m'avisait.
En plus de tous ces soins, le personnel prenait le temps de la peigner, de lui mettre son rouge à lèvres et son fard à joues. Ma mère portait des culottes gériatriques. Jamais je n'ai senti une quelconque odeur d'urine. Aucun médicament n'est donné inutilement contrairement aux discours véhiculés : qu'on les endort pour avoir la paix.
On cherchait toujours plus pour égayer la vie des patients. La zoothérapie, un petit oiseau, bref, c'était plein de vie. Toutes les fêtes étaient soulignées.
Ma mère nous a quittés le 10 mars, tout en douceur. C'était un moment de grâce. Je n'étais pas dans une chambre de mourant, mais dans un espace d'amour et de vie. Jusqu'à son dernier souffle, elle a été accompagnée et supportée par des anges. Ma mère vivait dans un «7 étoiles», n'ayant que pour seul revenu la Rente du Québec et son fonds de pension du fédéral. Ce milieu de vie s'appelle le CHSLD Chanoine-Audet, situé à Saint-Romuald.
Lorsqu'à nous serons âgés à notre tour et dans l'incapacité de rester chez soi, je nous souhaite à tous d'avoir la chance de terminer nos jours dans ces conditions, qui sont au-delà de ce qu'on peut souhaiter. Dans ces conditions que chaque humain en fin de vie mérite. Dans le respect et la dignité.
Jamais je n'oublierai le dévouement et l'amour de tous ces êtres de lumière qui ont accompagné ma mère jusqu'à la toute fin et m'ont plus que supportée dans ce moment difficile. À Danielle, Guylaine, Jean-François, Linda, Lisette, Pascale, Dr Lapierre, Dr Morneau, Louise Doucet, chef d'unité, et tous ceux et celles que j'ai moins connus, du plus profond de mon coeur, un gros merci!
Manon Pelletier, fille de Françoise Montembault
Le soutien des malades à domicile, une solution de rechange à l'hospitalisation?
Les patients passent de l'urgence surchargée à la demande d'euthanasie, alors que les solutions plus humaines ET plus économiques existent. Il s'agit des soins palliatifs et des soins à domiciles. Ariane Krol dans un article paru dans le journal La Presse du 2 avril 2012 nous explique la situation:
Laissez un commentaireEncombrement des urgences, des lits d'hôpitaux et des centres de réadaptation, épuisement des proches... Le sous-financement des services de soutien à domicile coûte cher, démontre la Protectrice du citoyen. Québec aurait intérêt à en parler un peu moins et à en faire un peu plus.
Entre rester chez eux et vivre en institution, la grande majorité des Québécois préfèrent la première solution. Ça tombe bien, c'est la moins coûteuse pour le système de santé. L'État, cependant, doit remplir sa part du contrat. Or, on est loin du compte. Québec économise sur le dos des citoyens, montre le rapport publié vendredi par la protectrice du citoyen, Raymonde Saint-Germain.
Son bureau a reçu 142 plaintes durant les neuf premiers mois de 2011-2012, soit 60% de plus que durant toute l'année 2009-2010. La proportion de plaintes qui se sont révélées fondées a aussi beaucoup augmenté.
Le Protecteur a donc fait enquête sur le soutien à domicile à long terme, comme l'aide à l'hygiène, à l'alimentation ou aux tâches ménagères. Le système de santé comprend-il l'importance de ces interventions non médicales? On se le demande. Services inégaux d'une région à l'autre, très inférieurs aux besoins diagnostiqués ou supprimés arbitrairement. Patients en attente depuis des années, ou refusés sous toutes sortes de prétextes... Les injustices abondent.
Elles ne sont pas le fruit du hasard, mais le résultat des directives officielles des centres de santé et de services sociaux, conçues pour l'atteinte du déficit zéro. Ce qui n'empêche pas les politiciens et les gestionnaires de la santé de nous vanter les mérites du maintien à domicile, présenté comme le remède à tous les maux du système.
Le dernier budget Bachand en a rajouté une couche, annonçant des millions supplémentaires pour les services à domicile. Encore faut-il que le chéquier suive les communiqués. Ce qui, pour l'instant, n'est pas toujours le cas. Les annonces faites dans la dernière année sont inférieures aux 150 millions promis par Jean Charest pour accroître les soins à domicile et créer des places en hébergement, a constaté récemment notre collègue Tommy Chouinard. De plus, les sommes annoncées n'ont pas été versées en entier aux agences régionales.
Coupant court au brouhaha, le Protecteur du citoyen a demandé à la Santé de calculer combien d'argent serait nécessaire pour répondre aux besoins, de planifier ces sommes et de l'informer de la façon dont elles seront dépensées.
Neuf ans après sa création, la politique québécoise de soutien à domicile demeure grossièrement sous-financée. Pas étonnant qu'on tarde à en voir les résultats. Si on fournit seulement une fraction de l'aide dont un malade chronique a besoin pour vivre chez lui, et qu'on lui coupe ces services sans crier gare, il ne faut pas s'étonner qu'il aboutisse à l'urgence.