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"LA" cause de la faim dans le monde

Un excellent article d'Agnès Gruda paru dans le journal La Presse du 5 avril 2012:

 

(Jean Ziegler)

Pendant les 10 secondes qu'un lecteur pas trop pressé prendra pour lire cette phrase, deux enfants mourront de faim quelque part dans le monde.

Pour Jean Ziegler, ancien rapporteur de l'ONU sur l'alimentation, cette statistique n'est pas une fatalité. Pire: elle relève d'un crime contre l'humanité.

Sociologue de formation, Jean Ziegler a enquêté sur la situation alimentaire de la planète pendant ses deux mandats à l'ONU, de 2000 à 2008. Et ce qu'il a vu pendant ces huit années l'a convaincu d'une chose: les grands responsables des famines dévastatrices qui ravagent la planète, ce ne sont pas les sécheresses épisodiques et les guerres qui fragilisent les pays du Sud. Elles y contribuent, bien sûr. Mais les coupables, les vrais, ce sont «les spéculateurs, les grands banquiers et les autres prédateurs du capital financier globalisé».

Jean Ziegler distribue les blâmes sans mettre de gants. Le livre dont il fait ces jours-ci la promotion au Québec a un titre coup-de-poing: Destruction massive, géopolitique de la faim. Le reste est à l'avenant. «La faim tient du crime organisé», écrit-il. Il décrit le Fonds monétaire international, l'Organisation mondiale du commerce et la Banque mondiale comme des «chevaliers de l'Apocalypse de la faim». Et il dénonce leurs principes, qui exacerbent les famines, comme autant de manifestations d'un «ordre cannibale du monde».

Pourtant, quand je lui demande s'il est un homme en colère, Jean Ziegler met une sourdine à son indignation. «Vous savez, je ne suis qu'un petit-bourgeois profondément étonné par l'absurdité du monde.»

Petit-bourgeois peut-être, mais qui, à 78 ans, n'a manifestement pas l'intention de se contenter de s'asseoir au coin du feu pour ressasser ses souvenirs. Le jour de notre rencontre, il venait tout juste d'arriver de Genève, après un séjour au Bangladesh. La fatigue et le décalage horaire ne l'empêchaient pas d'étayer son étonnement avec des statistiques dévastatrices. Ni de parsemer ses propos de citations de Kant, Bernanos ou Che Guevara.

Ce même lundi, l'UNICEF venait de sonner l'alarme devant une nouvelle famine menaçant les pays du Sahel. Le communiqué énumère les causes de la catastrophe imminente: sécheresses, hausse des prix, instabilité politique.

«C'est vrai, opine Jean Ziegler. Mais la pire cause de cette famine est invisible.»

Et cette cause, c'est la spéculation sur les denrées de base telles que le riz, le blé et le maïs. Une pratique «effroyable» qui pousse les prix de ces aliments vers de nouveaux sommets. Si bien que les pays touchés sont incapables d'amasser des réserves pour parer aux coups durs.

Il suffirait de peu pour mettre fin à la spéculation sur les aliments de base: il n'y a qu'à l'interdire, plaide Jean Ziegler. Il rappelle que Nicolas Sarkozy, que l'on ne peut pas tout à fait décrire comme un extrémiste de gauche, a évoqué cette éventualité quelques semaines avant la dernière rencontre des pays du G20, en novembre, à Cannes.

Puis, plus rien. Pourquoi la France a-t-elle retiré sa proposition? «Parce que les 10 multinationales qui contrôlent 85% des biens alimentaires commercialisés sont intervenues à l'Élysée et à la Maison-Blanche.»

«C'est quand même incroyable, ajoute Jean Ziegler. Nicolas Sarkozy dirige la cinquième puissance économique de la planète. Et il a été mis à genoux par les transnationales de l'alimentation.»

Mais Jean Ziegler ne fait pas que cracher son indignation au lance-flammes. Son livre est rempli d'exemples de mesures absurdes qui ont rendu les pays du Sud encore plus vulnérables et dépendants.

Et ces histoires sont plus convaincantes que ses salves d'épithètes.

Prenez le Niger qui, pour pouvoir rééchelonner sa dette, a dû accepter d'abolir son Office national vétérinaire, ce qui a ouvert le marché nigérien aux vaccins et médicaments vendus, beaucoup plus cher, par les multinationales. Incapables de les acheter, les éleveurs ont vu dépérir leurs troupeaux. Le FMI a aussi obligé le Niger à liquider ses réserves alimentaires. Depuis, le rythme des famines s'accélère.

Ou le Guatemala, où l'émissaire de l'ONU a gagné la confiance d'une communauté de Mayas, étranglés par des programmes agricoles qui concentrent la terre entre les mains d'une poignée de propriétaires. De retour à New York, le rapporteur spécial a recommandé une réforme agraire au Guatemala. On lui a ri au nez.

Les racines de la faim sont structurelles, la terre a suffisamment de ressources pour nourrir 12 milliards d'êtres humains, les enfants qui meurent sont les victimes de décisions meurtrières, dénonce inlassablement Jean Ziegler. Il se dit convaincu que les prochaines générations regarderont la nôtre comme nous, nous regardons celles qui toléraient l'esclavage.

Visionnaire ou Don Quichotte? Peut-être un peu les deux à la fois.

Destruction massive, géopolitique de la faim. Éditions du Seuil

LES PRIX EXPLOSENT... 

+45%

Le prix des aliments de base dans le monde a augmenté de 45% depuis les «révoltes de la faim» de 2008.

... ET L'AIDE DIMINUE

-3,2 milliards

Le budget du Programme alimentaire mondial, qui vient en aide aux populations touchées par la famine, est passé de 6 milliards à 2,8 milliards.

Les soulignements dans le texte sont de Campagne Québec-Vie. On peut nourrir 12 milliards d'être humains, que l'on cesse de parler d'impossibilité matérielle et de surpopulation. La principale cause de la faim dans le monde, c'est l'égoïsme des grandes multinationales. Comme le disait Gandhi:

« Il y a assez de tout pour satisfaire aux besoins de chacun, mais pas assez pour assouvir l’avidité de tous. »

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La cour européenne des droits de l'homme doit statuer sur l'avortement et l'eugénisme

L'agence de presse Zenit.org du 4 avril 2012 nous apporte cette information:

 

 

ROME, mercredi 4 avril 2012 (ZENIT.org) – « La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) est actuellement saisie d’un nombre sans précédent d’affaires relatives à l’avortement. Parce que les principes jurisprudentiels adoptés par cette Cour s’imposent aux 47 Etats membres, les prochains mois seront décisifs pour le respect de la vie et de la dignité humaine. L’ECLJ, qui intervient comme tierce partie dans plusieurs de ces affaires[1], souhaite attirer l’attention sur ces affaires très importantes », explique le directeur du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), Grégor Puppinck dans cet article (cf. aussi Zenit du 3 avril 2012).

***

Parmi les affaires que la Cour européenne doit actuellement juger, citons le cas d’une mère polonaise qui se plaint des difficultés rencontrées pour obtenir que sa fille mineure puisse avorter[2] ; il y a aussi le cas d’une femme décédée durant une grossesse en raison (prétendument) de l’objection de conscience exercée par les médecins[3]. Dans une autre affaire, une femme devenue stérile suite à un avortement se plaint de ne pas avoir été correctement informée des risques encourus[4]. Dans deux autres cas soumis à la Cour, des femmes ayant donné naissance à des enfants handicapés se plaignent de ne pas avoir été en mesure d’avorter[5]. Enfin, sur un sujet proche, la Cour est également saisie d’une affaire mettant en cause l’interdiction, par le législateur italien, de diagnostic préimplantatoire[6].

L’ECLJ arendu ses observations le 2 avril dans le cas d’Anita KRŪZMANE contre la Lettonie dans lequel une mère se plaint de ne pas avoir été en mesure d’avorter sa fille trisomique. Elle prétend en particulier que son médecin aurait manqué à une obligation de lui prescrire un test de dépistage de la trisomie. Invoquant un lien de causalité directe entre l’absence de test de dépistage et la naissance de sa fille trisomique, la requérante prétend avoir subi une atteinte dans le droit au respect de sa vie privée, laquelle vie privée comprendrait –d’après la requérante- le droit de décider d’avorter. En résumé, il s’agit de savoir si l’eugénisme est devenu un droit de l’homme.

Cette revendication –faire de l’eugénisme un droit de l’homme- peut paraître folle, mais pas au point de choquer d’emblée la Cour, sans quoi elle l’aurait rejetée pour non respect des critères de recevabilité ou pour abus de droit car, selon la Convention, « nul ne peut utiliser les droits garantis par la Convention dans le but de rechercher l'abolition ou la limitation de ces mêmes droits » (art. 17). Il ne fait pas de doute que l’affaire KRŪZMANE et les autres affaires actuellement pendantes sont utilisées de façon stratégique pour essayer de faire avancer les « droits » à l’avortement et à l’eugénisme. L’eugénisme, à la suite de l’avortement, est en voie de normalisation sociale : de plus en plus rares sont ceux qui perçoivent encore l’inhumanité de ces pratiques. De fait, la postmodernité engendre l’inhumanité de la posthumanité dont l’eugénisme est l’un des instruments du projet d’autodépassement de l’humanité.

Pour aider la Cour face au danger et à la complexité de ces affaires, l’ECLJ a essayé dans ses observations de montrer la situation et la stigmatisation des personnes handicapées et de rappeler les véritables fondements et exigences des droits de l’homme et de l’éthique biomédicale à l’égard du respect de la vie humaine, de la finalité de la médecine et de l’interdiction de l’eugénisme.

Ces prochains mois, la Cour européenne aura la responsabilité de définir, pour les 47 Etats membres, une grande partie du cadre juridique de l’avortement et de questions proches telles que l’eugénisme (DPI et DPN) et l’objection de conscience. Ce cadre juridique sera revêtu du prestige moral de la Cour. Ce pouvoir est considérable car la Cour est conduite à élaborer ces règles jurisprudentielles largement en dehors du cadre de la Convention, car l’avortement et l’eugénisme sont contraires à la Convention, telle qu’elle a été pensée, rédigée et voulue par ses auteurs. Il ne fait aucun doute qu’en 1950, au sortir de la seconde guerre mondiale, les rédacteurs de la Convention condamnaient ces pratiques comme inhumaines, et qu’il était pour eux inconcevable que l’on puisse un jour prétendre en faire des droits de l’homme.

Face à une société qui tend à nier la valeur et l’humanité de la vie prénatale pour mieux la supprimer ou l’exploiter, la Cour a interprété la Convention européenne des droits de l’homme de façon à pouvoir tolérer la pratique de l’avortement tout en écartant explicitement l’existence d’un prétendu droit à l’avortement[7]. Alors que certaines autorités « bioéthiques » parlent de légaliser « l’avortement postnatal »[8], la Cour manquerait à sa mission en laissant l’enfant à naître sans aucune protection.

Selon l’ECLJ, il appartient à la Cour, qui a reçu des Etats la mission de garantir le respect des droits fondamentaux de « toute personne », de poser des bornes à cette pratique, s’agissant notamment de l’avortement tardif (après le seuil de viabilité) et de l’avortement sélectif selon les caractéristiques de l’enfant, notamment génétiques (selon le sexe et l’état de santé de l’enfant). En ce sens, dans ses observations, l’ECLJ a montré que le droit international et la Convention européenne protègent la vie humaine prénatale et ne créent pas de droit à l’avortement, mais qu’à l’inverse, l'Etat a l'obligation positive de protéger la vie. Ainsi, même lorsqu’un Etat permet l’avortement, il reste cependant soumis, à l’égard de la Convention, à l’obligation positive de protéger la vie et de ménager les droits et intérêts concurrents. L’Etat doit ainsi notamment éviter la stigmatisation des personnes handicapées et de leur famille, protéger la liberté des parents de ne pas avorter, rendre effective l’interdiction de l’eugénisme et des discriminations génétiques, respecter la finalité thérapeutique du diagnostic prénatal, respecter le droit à l’objection de conscience du personnel médical, etc.

Ces prochainsmois seront décisifs pour le respect de la vie et de la dignité humaine. La Cour va devoir aussi se prononcer sur des affaires concernant l’euthanasie[9] et les « mères porteuses »[10]. La Cour européenne des droits de l’homme a ses racines dans la culture moderne et humaniste ; ces requêtes l’invitent à rompre ces amarres et à embrasser l’illusion de la postmodernité, et avec elle l’inhumanité. Le risque est fatal, car une « Cour des droits de l’homme » qui reconnaîtrait et protègerait l’avortement, l’eugénisme, l’euthanasie et la pratique des mères porteuses serait devenue inhumaine.

Le Centre européen pour le droit et la justice est une organisation non-gouvernementale internationale dédiée à la promotion et à la protection des droits de l'homme en Europe et dans le monde. L'ECLJ est titulaire du statut consultatif spécial auprès des Nations-Unies/ECOSOC depuis 2007. L'ECLJ agit dans les domaines juridiques, législatifs et culturels. L’ECLJ défend en particulier la protection des libertés religieuses, de la vie et de la dignité de la personne auprès de la Cour européenne des droits de l'homme et au moyen des autres mécanismes offertes par l'Organisation des Nations Unies, le Conseil de l'Europe, le Parlement européen, et l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). L'ECLJ fonde son action sur « les valeurs spirituelles et morales qui sont le patrimoine commun des peuples [européens] et qui sont à l'origine des principes de liberté individuelle, de liberté politique et de prééminence du droit, sur lesquels se fonde toute démocratie véritable » (Préambule de la Statut du Conseil de l'Europe).

European Centre for Law and Justice

4, Quai Koch

67000 Strasbourg, France

Phone : + 33 (0)3 88 24 94 40

Fax : + 33 (0)3 88 24 94 47

http://www.eclj.org

[1] L’ECLJ intervient dans les affaires P. et S. c. Pologne, n° 57375/08, Kruzmane c. Lettonie, n° 33011/08, et Costa et Pavan c. Italie, n° 54270/10 et est intervenu précédemment devant la Grande Chambre, dans les affaires A., B. et C. c. Irlande, et S. H. c. Autriche

[2] P. et S. c. Pologne, n° 57375/08

[3] Z c. Pologne n° 46132/08

[4] Csoma c. Roumanie, n° 8759/05

[5] Kruzmane c. Lettonie, n° 33011/08, Ozçakmak c. Turquie, n° 24573/08

[6] Costa et Pavan c. Italie, n° 54270/10

[7] Dans l’arrêt de Grande Chambre A. B et C. c. Irlande.

[8] Alberto GIUBILINI et Francesca MINERVA, “After-birth abortion: why should the baby live?”, in Journal of Medical Ethics, doi:10.1136/medethics-2011-100411.

[9] Affaires Koch c. Allemagne, n° 497 et Gross c. Suisse, n° 67810/10.

[10] Affaires Mennesson et autre c. France, n°65192/11 et Labassee et autres c. France, n° 65941/11


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Qui s'occupe de la bioéthique à l'UNESCO?

Sur le blogue de Jeanne Smits du 3 avril 2012, on retrouve cette nouvelle sur l'incompétence de l'UNESCO en matière de bioéthique:

(Jonathan Moreno)

A la grande satisfaction de l'université de Pennsylvanie, Jonathan Moreno, professeur d'éthique biomédicale de haut vol dans plusieurs facultés de U-Penn, vient d'être nommé au Comité international de bioéthique de l'UNESCO. Jonathan Moreno est un fervent partisan de la recherche sur les cellules souches embryonnaires, car même s'il plaide pour le recours aux lignées de cellules souches embryonnaires existantes là où c'est possible, il estime indispensable à la recherche de se résoudre à la destruction d'embryons pour en obtenir de nouvelles si les circonstances l'exigent.

Le Comité international de bioéthique de l'UNESCO (IBC) se présente comme le seul forum global de réflexion sur la bioéthique. Composé de 36 « experts indépendants », il suit depuis 1993 les progrès des sciences de la vie et leurs applications, en vue d'assurer le respect de la dignité humaine et de la liberté et de promouvoir les principes de la Déclaration de l'UNESCO sur la bioéthique dans l'ensemble des pays membres.

C'est donc au nom du respect de la dignité humaine que l'UNESCO nomme un partisan de la recherche destructrice sur l'embryon…

Dans une interview datant de juillet 2008, Jonathan Moreno s'en explique.

Il estime que même la recherche sur les cellules souches adultes, qui ne pose aucun problème moral, a besoin de celle sur les cellules embryonnaires « totipotentes » qui sont comme « l'étalon or » du comportement des cellules, et il met en avant des résultats moins satisfaisants, à l'aune de « certains travaux » récents, obtenus sur les cellules souches adultes prélevées sur des personnes plus âgées.

Mais l'embryon humain n'a-t-il pas une valeur intrinsèque ? Pas pour Moreno, qui rejette le manque de science du quidam qui réclame le respect de sa vie :

 

« Il est important de noter que toutes les religions abrahamiques ne sont pas unamimement d'accord pour affirmer que l'embryon ait quelque statut moral que ce soit. Les Juifs orthodoxes, les imams de la tradition islamique et beaucoup de confessions protestantes n'attribuent pas à l'embryon le statut moral d'une personne humaine déjà née. L'Eglise catholique romaine n'a pas traditionnellement revêtu l'embryon de la personnalité, et ce point de vue n'a commencé à changer qu'au milieu du XIXe siècle. (…) Je pense qu'il n'y a pas une division nette entre les pro-vie et les pro-choix sur cette question, ni qu'il y ait une division nette entre ceux qui donnent un important statut moral à l'embryon humain et ceux qui lui en donnent relativement peu. (…)

« Au moins dans ce pays, le consensus parmi ceux qui réfléchissent à ces choses, comme les théologiens et les philosophes, semble être que l'embryon humain a un statut moral plus important que le spermatozoïde ou l'ovule seul, mais que l'embryon n'a pas nécessairement des droits. Cela étant dit, je dirais que l'embryon qui a été créé intentionnellement doit être respecté. Cela signifie qu'avant de justifier la destruction de l'embryon en vue de la recherche médicale, il faut avancer un argument solide pour montrer que les lignées de cellules souches embryonnaires existantes ne conviennent pas pour la recherche envisagée, et démontrer l'importance de celle-ci : par exemple, qu'elle soit en relation avec une maladie grave. (…)

« Si un enfant meurt d'une maladie qui aurait pu être évitée si nous avions pu faire des recherches sur elle en utilisant des embryons déjà voués à la destruction ou à la réfrigération de longue durée – comme les embryons utilisés dans les cliniques de fécondation in vitro – je ne vois pas en quoi la mort de cet enfant peut contribuer à la dignité humaine. »

En poussant un peu un tel argument, on justifierait tout aussi bien le prélèvement d'organes vitaux sur des personnes en état végétatif persistant pour donner plus de vie à un malade soignable par transplantation…

Pour Moreno, un concept particulièrement important de la tradition judéo-chrétienne dont il serait « difficile de dire », selon lui, « qu'elle n'informe pas en un sens les points de vues de tout le monde sur tout », est celui d'imposer une « obligation invincible » à chaque être humain de ne pas être cruel vis-à-vis de son semblable.

 

« La cruauté peut se manifester de toutes sortes de façons, y compris – à mon avis – en ne tirant pas profit des occasions que peut fournir la science médicale pour le bien de l'homme. »

Et de plaider pour une recherche sur les cellules souches embryonnaires qui non seulement s'imposerait en quelque sorte moralement, mais qui soit coordonnée, aux Etats-Unis, au niveau fédéral.

Jonathan Moreno, entre autres rôles à son actif, a fait partie de l'équipe de transition de Barack Obama, et il a joué un rôle de conseiller à la Fondation Bill & Melinda Gates.
 


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Une photo d'un enfant tué au 9e mois de grossesse en Chine, selon une pratique courante...

 
 
Une nouvelle parue sur le site de Lifesitenews du 3 avril 2012:
 
La ville de Linyi, province de Shandong, en Chine 3 Avril 2012 (LifeSiteNews.com) - Une photographie circulant en Chine montre le corps d'un bébé de 9 mois de gestation-immergé dans un seau d'eau, apparemment victime de la politique de l’enfant unique du pays.
 
Digital Journal rapporte que la photographie, dans laquelle la tête et le bras d'un enfant peuvent être vu sous l'eau dans un grand seau rouge sur le sol, a été envoyé sur l'Baidu Web de la société chinoise de services. Il avait auparavant été sur Weibo, la version chinoise de Twitter , la semaine dernière.
 
L'avortement semble avoir eu lieu le 26 Mars après que la police chinoise de planification familiale eut traqué cette famille dans la ville de Moshan, parce que le couple a déjà eu un enfant.
 
Selon des rapports en anglais, la mère enceinte a été retenu de force, puis elle a reçu une injection pour déclencher le travail, après quoi le bébé "a même donné un cri quand il est sorti», mais a été laissé dans un seau pour se noyer.
 
En réponse à la photo, Reggie Littlejohn de Women Rights Without Frontiers, qui s'oppose à la politique de l’enfant unique en Chine, a confirmé que les avortements tardifs et l'infanticide sont des moyens utilisés régulièrement pour l'application de la règle de l'enfant unique.
 
« Ces procédures violentes peuvent se produire jusqu'au neuvième mois de grossesse, » dit Littlejohn. « Parfois, les femmes elles-mêmes meurent avec leurs bébés nés à terme. L'avortement forcé, c'est la guerre de la Chine contre les femmes. C’est le viol réglementé fait par le gouvernement. »
 
« Les nouveau-nés à terme reçoivent une injection de poison dans leurs crânes ou noyés dans des seaux, » a-t-elle poursuivi. « Si le Parti communiste chinois veut être un membre respecté de la communauté internationale, il doit cesser l'avortement forcé et l'infanticide. »
 
L'image et l'histoire auraient suscité, depuis la mise en circulation de la photo jeudi dernier, une grande indignation à travers la Chine par le biais de Weibo, qui a près de 260 millions d'utilisateurs.
 
Un commentateur cité par Shots Pékin et originaire de la ville de Linyi affirme avoir lui-même été témoin de telles mesures menées à l'encontre des enfants à naître, et a confirmé que les autorités chinoises « se jettent sur ​​les femmes enceintes comme des vampires qui voient le sang. »
 
« À l'hôpital, une femme enceinte a été traînée par plusieurs hommes robustes dans la salle d'opération et ils n'ont pas relâché leur vigilance jusqu'à ce qu'elle ait été injectée avec le médicament. Ils ont dit, “Un autre accompli. “Mais cette femme enceinte était à la veille d’accoucher! Et sa famille ne savait même pas qu'elle a été kidnappée ici. J'ai appris plus tard qu'elle a été capturée alors qu'elle était à une foire », écrit le commentateur.
 
Littlejohn a souligné que l'avortement aurait eu lieu à Linyi, la ville même où Chen Guangcheng, l’adversaire de l’avortement forcé et militant des droits de l'homme, languit toujours en résidence surveillée.
 
Bien que la Chine « ait tenté de convaincre le monde qu'ils ont adouci la politique de l'enfant unique », dit Littlejohn, “cet incident démontre que c'est de la propagande pure.”
 
Steven Mosher de l'Institut de recherche démographique a dit que des tragédies semblables se produisent en Chine sur “une base quotidienne”, en particulier dans la ville de Linyi, et que le gouvernement chinois félicite en privé des fonctionnaires qui commettent des infanticides et maintiennent la politique de l'enfant unique.
 
“L'édition en ligne du Shangdong le Quotidien du Peuple a même publié un article sur Linyi pour le féliciter de ses réalisations dans l'application de la planification familiale”, a déclaré Mosher, qui a documenté les avortements forcés en Chine en sur le sol des enquêtes. ‘C'est comme féliciter l'Armée populaire de libération pour le massacre de Tiananmen. Il vous montre comment les voyous brutaux qui dirigent la Chine pensent vraiment. ’

(Tiré de Lifesitenews.com, traduction pcv)

Ces médecins et gouvernants chinois ne sont pas pires que les médecins de l'hôpital Ste-Justine, hôpital québécois effectuant des avortements de dernier trimestre, remboursés par nos gouvernements...


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Des causes de l'infertilité

Un article questionnant sur les causes de l'infertilité, paru sur le site de Le Parisien.fr du 4 avril 2012 ou via Le Salon Beige:

 

 

Arrêter de fumer, de boire mais aussi changer de boulot pourrait aider beaucoup de couples a priori stériles à avoir un enfant. Selon les premiers résultats d’une nationale en de publication, notre qualité de vie et notre environnement ont une influence beaucoup plus grande qu’on ne le croit sur notre fertilité. Le docteur Silvia Alvarez, gynécologue à la clinique de la Muette à , nous livre en avant-première des résultats clés de cette étude menée par le groupe de scientifiques spécialistes de la fertilité Procreanat sur 348 couples candidats à une procréation médicalement assistée (PMA).

Elle révèle que cette catégorie de la population consomme davantage d’alcool, de tabac (40% des femmes et 52% des hommes) et de cannabis (13,3% des hommes et 6,9% des femmes) que la moyenne. « On voit que ces facteurs toxiques se retrouvent parmi beaucoup de couples stériles et qu’ils sont probablement l’une des causes de cette stérilité », commente Silvia Alvarez. De nombreuses études ont par exemple montré que le tabac, à raison de 4 cigarettes par jour pendant deux ans, diminue la capacité des spermatozoïdes de se fixer à l’ovule. Par ailleurs, il abaisse de 40% les chances en PMA.

Près de 35% de grossesses spontanées

Les couples de l’étude de Procreanat, ressentent aussi plus de stress au travail (43% des femmes et 41% des hommes). Sans parler du stress familial et de celui dû à l’infertilité elle-même. « Un couple stressé par son travail, c’est un couple qui rentre plus tard le soir et qui n’a pas la tête aux retrouvailles amoureuses, souligne la praticienne. Les couples infertiles ont souvent des rapports sexuels moins nombreux ou des rapports difficiles ». Et lorsqu’on ne fait pas l’amour, difficile de faire un bébé…

« Si l’on diminue tous ces facteurs, on peut attendre une amélioration de la fertilité dans trois à six mois », promet Silvia Alvarez, qui a mené son étude personnelle au sein de son cabinet. Entre 2007 et 2009, la gynécologue a mis en place lors de sa consultation en PMA des « fiches couples » sur lesquelles ces derniers devaient répondre à un questionnaire très précis sur leur mode de vie. Parmi les 380 couples pris en charge et qui ont accepté de changer leurs habitudes, la gynécologue a enregistré pas moins de 35% de grossesses spontanées. « Cela veut dire que ces couples qui venaient pour une PMA ont finalement eu un bébé sans traitement, uniquement grâce à l’éviction des facteurs toxiques », décrypte la praticienne. Quant aux autres, ils ont vu leur taux de réussite de PMA augmenté de 10% par rapport à la moyenne.

« Il n’y a que 3 ou 4% de stérilité définitive, conclut Silvia Alvarez. Dans l’infertilité, beaucoup de choses sont réversibles, même si c’est parfois difficile. Et si l’on veut mettre toutes les chances de son côté, il faut commencer par analyser le mode de vie des patients et supprimer tous les facteurs toxiques. »


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Le choix des mots pour parler de l'homosexualité

Dans les médias occidentaux, on ne se gêne pas pour parler de "mariage gai", de "couples homosexuels", "d'homoparentalité". Mais il est rare de voir un journal, comme le Nouvelliste de Trois-Rivières, refuser de parler de "relation homosexuelle"... Un article  de la journaliste Paule Vermot-Desroches paru le 4 avril 2012:

 

 

 

(Trois-Rivières) L'Agence de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec a lancé un appel à la prévention ce matin, alors qu'une augmentation importante des cas d'hépatite B dans la région a été remarquée au cours des derniers mois. En effet, depuis un an, neuf cas d'hépatite B aiguë ont été déclarés au Directeur de la Santé publique, dont cinq seulement depuis janvier 2012.

Normalement, l'Agence ne reçoit pas plus de deux déclarations de cas par année, ce qui préoccupe l'organisme. Tous les territoires de la Mauricie sont touchés, à l'exception de la région de La Tuque.

Tous les cas déclarés sont des hommes de plus de 30 ans et plusieurs ont rapporté avoir eu une relation sexuelle non protégée avec un homme ou avec une travailleuse du sexe. Par ailleurs, 50 % des personnes infectées par l'hépatite B n'ont pas de symptômes au début de la maladie et peuvent ainsi la transmettre sans savoir qu'elles en sont atteintes.

L'Agence de santé recommande ainsi aux personnes à risque de procéder à un test de dépistage et de se faire vacciner. Les personnes plus à risque sont les hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes, les personnes qui ont des relations sexuelles avec des travailleurs ou travailleuses du sexe, les personnes qui ont plusieurs partenaires sexuels et les utilisateurs de drogues dures.

L'hépatite B est 100 fois plus contagieuse que le VIH et peut entraîner de sérieuses complications, comme la cirrhose ou le cancer du foie.

Comme la nouvelle n'est pas encourageante pour le mode de vie homosexuel et pour la prostitution, on efface ces termes...


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(Trois-Rivières) L'Agence de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec a lancé un appel à la prévention ce matin, alors qu'une augmentation importante des cas d'hépatite B dans la région a été remarquée au cours des derniers mois. En effet, depuis un an, neuf cas d'hépatite B aiguë ont été déclarés au Directeur de la Santé publique, dont cinq seulement depuis janvier 2012.

Normalement, l'Agence ne reçoit pas plus de deux déclarations de cas par année, ce qui préoccupe l'organisme. Tous les territoires de la Mauricie sont touchés, à l'exception de la région de La Tuque.

Tous les cas déclarés sont des hommes de plus de 30 ans et plusieurs ont rapporté avoir eu une relation sexuelle non protégée avec un homme ou avec une travailleuse du sexe. Par ailleurs, 50 % des personnes infectées par l'hépatite B n'ont pas de symptômes au début de la maladie et peuvent ainsi la transmettre sans savoir qu'elles en sont atteintes.

L'Agence de santé recommande ainsi aux personnes à risque de procéder à un test de dépistage et de se faire vacciner. Les personnes plus à risque sont les hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes, les personnes qui ont des relations sexuelles avec des travailleurs ou travailleuses du sexe, les personnes qui ont plusieurs partenaires sexuels et les utilisateurs de drogues dures.

L'hépatite B est 100 fois plus contagieuse que le VIH et peut entraîner de sérieuses complications, comme la cirrhose ou le cancer du foie.

Comme la nouvelle n'est pas encourageante pour le mode de vie homosexuel et pour la prostitution, on efface ces termes...

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Enfants à naître morts par décongélation en Italie : les parents sont invités à venir chercher leurs enfants

Sur le site Zenit.org du 2 avril 2012, on trouve cette information:

 

 

ROME, mardi 2 avril 2012 (ZENIT.org) – « Des dizaines de milliers d’embryons humains congelés attendent en Italie d’être accueillis par un père et une mère, beaucoup trouvent la mort … Institutions n’oubliez pas leur sort et trouvez vite une solution pour chacun », : c’est l’appel lancé par l’association de la Communauté Pape Jean XXIII, en Italie.

Dans un communiqué publié au lendemain de la destruction de 94 embryons congelés au centre de procréation médicalement assistée de l’hôpital S. Filippo Neri, à Rome, dû à un dysfonctionnement du système de refroidissement, l’association tient à faire un état des lieux de la situation à laquelle sont soumises ces nouvelles vies.

« Chaque jour, dans les centres de fécondation artificielle, des embryons humains meurent ou sont supprimés », commence d’emblée l’association.

Mais ce sont des dizaines de milliers d’embryons humains congelés qui, en Italie, attendent d’être accueillis par un père et une mère, ajoute-elle, qualifiant d’ « absurde » cette situation « dans laquelle se trouvent certains de nos semblables, appelés à la vie non par un geste d’amour d’une mère ou d’un père mais par le geste mécanique d’un biologiste dans une éprouvette stérile ».

Beaucoup d’entre eux, poursuit l’association, « trouveront la mort à cause de l’échec de ces techniques, trouvant la mort dès leur décongélation, d’autres ne survivront que quelques jours ». Et puis il y a ceux qui « arriveront à naître et à surmonter définitivement cet état indigne ».

Après l’incident survenu dans cet hôpital de Rome, l’association, fondée dans les années 70 par le prêtre italien Oreste Benzi, du diocèse de Rimini, et reconnue officiellement par le Saint-Siège en 1998, estime que le moment est propice pour « réfléchir à cette situation » et « trouver une solution » pour chacun de ces embryons en attente.

La Communauté pape Jean XXIII appelle les institutions à « ne pas oublier le sort des plus petits, faibles et innocents parmi nos semblables, en leur donnant une protection adéquate et au moins une espérance de vie », prenant acte que des pannes aux systèmes de réfrigération, pourraient se reproduire et provoquer d’autres massacres.

Mais elle invite aussi les couples, parents d’enfants congelés à l’état embryonnaire à les prendre en charge, en les accueillant au plus vite ».

Enfin, l’association, dans son communiqué, exprime sa solidarité aux parents qui ont subi la mort de leurs enfants, les invitant à réclamer leur dépouille pour procéder à leur sépulture : un droit qui leur est reconnu en Italie.

En mémoire de ces petites victimes, l’association a organisé mardi matin, 3 avril, une rencontre de prière devant l’hôpital Infermi de Rimini.

Cela nous rappelle le nombre effarant d'enfant non comptabilisé parmi les enfants avortés. Un autre exemple?

Une clinique publique de Dubaï va se débarrasser dès la semaine prochaine de milliers d'embryons humains congelés, en application d'une loi fédérale, a rapporté lundi le quotidien Khaleej Times.

Une loi fédérale de 2008 interdit aux Emirats arabes unis le stockage d'embryons humains congelés et ce pour des considérations religieuses relatives à la filiation, a ajouté le journal. Quelque 5.000 embryons sont stockés au Dubai Gynaecology and Fertility Centre.

Par ailleurs, un stock similaire est conservé dans un hôpital d'Al-Aïn, à 150 km au sud-est d'Abou Dhabi, la capitale des Emirats, selon le journal. Le processus de fécondation in vitro donne lieu à un surnombre d'embryons, lesquels peuvent être stockés en vue d'une utilisation ultérieure. (belga)
 

(information parue en  février 2010)

Combien d'enfant à naître sont présentement congelés vivants au Canada?

L'initiative américaine d'une pierre tombale au cimetière pour les enfants à naître serait certainement une bonne idée également pour le Canada.


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Faire prier les séminaristes devant les cliniques d'avortements!

Le site Riposte Catholique du 3 avril 2012 nous apporte cette anecdote:

 

 

Un groupe de séminaristes du de Columbus (Ohio) prie chaque samedi devant un avortoir de la ville. Une fois par semestre, ce sont tous les séminaristes, sous la conduite de leur recteur, qui viennent y prier le chapelet… Et dans la tenue propre de ce séminaire qui entend « former les prêtres de la renaissance » catholique dans une parfaite orthodoxie doctrinale – je peux même vous confier qu’un jeune d’origine française, de père et de mère, s’y prépare au sacerdoce ! L’abbé James Wehner, recteur du Josephinum explique le sens de cette démarche : « les séminaristes ont besoin de voir vraiment les forces du mal qui sont à l’œuvre, et de les contrer par une démarche de foi dans laquelle c’est la prière qui est la plus forte ».

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Petite histoire de la confrontation du Président Obama et du Cardinal Dolan...

Le site Riposte Catholique du 2 avril nous apporte cette histoire révélatrice du peu de respect de la liberté de conscience du président américain Obama:

La cardinal Dolan rappelle d’abord que lors de sa rencontre avec Obama en novembre dernier, le Président lui avait fait la promesse de défendre la liberté religieuse et n’avait pas eu de mots assez flatteurs pour exprimer son respect pour l’œuvre de l’Église catholique en matière de santé, d’éducation et de charité, qu’il n’avait pas l’intention d’y toucher et qu’il demandait au futur cardinal Dolan de faire part de ses engagements aux évêques américains… « Aussi vous pouvez imaginer ma peine quand [le Président] m’a appelé à la fin du mois de janvier pour me dire que le décret [HHS Mandate] ne serait pas abrogé, qu’il n’y aurait pas de changements substantiels et que la seule chose qu’il pouvait me proposer c’était un délai jusqu’au mois d’août. Je lui ai dit : “Monsieur le Président, je suis touché de votre appel. Voulez-vous dire que désormais nous avons jusqu’au mois d’août pour vous soumettre nos soucis constants qui pourraient déclencher un adoucissement substantiel à ce mandat ?”. Il m’a répondu : “Non, le mandat restera en place. Ce que nous faisons c’est, plus ou moins, de vous accorder un délai pour voir comment vous allez vous y soumettre ”. Je lui ai dit : “Eh bien, Monsieur, nous n’avons pas besoin de délai. Je peux vous dire tout de suite que nous ne nous y soumettrons pas” ». Le 10 février au matin, Obama rappela le cardinal Dolan après avoir publiquement annoncé son fameux – et fumeux… – « accommodement » (maintien de la gratuité de la contraception, de l’avortement et de la stérilisation, mais remboursement par les compagnies d’assurance-santé dans une sorte d’avenant “indépendant” des polices souscrites par les institutions catholiques…), un « accommodement » récusé par les évêques. Obama fit savoir au président de la Conférence épiscopale qu’il n’irait pas plus loin dans ses « concessions » et que le décret était désormais coulé dans le bronze. Voilà ce que l’Exécutif américain entend par « négociation »…

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