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La Commission "Mourir dans la dignité" est une trahison de la démocratie

La commission Mourir dans la dignité n'a pas écouté la majorité des organismes  et des expertises déposées à son chevet, signe que tout était déjà décidé à l'avance. La commission ne fut qu'une coûteuse entreprise de publicité et de poudre aux yeux pour laisser croire à un exercice de démocratie. Il n'en est rien.
 
 
Le collectif "Vivre dans la Dignité" déconce cette farce monumentale que fut cette commission. Campagne Québec-Vie ne peut que souscrire à cette déclaration:
 
 
(le Dr André Bourque, du collectif Vivre dans la dignité)
 
 
 
Québec, le 22 mars 2012 - Le rapport de la CSQMD: une trahison de la démocratie
 
Le réseau Vivre Dans la Dignité (VDD) considère le rapport de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, rendu public aujourd'hui, comme une trahison délibérée du processus démocratique.
 
« Au début du processus de consultation de la CSQMD, on a promis aux Québécois que leurs voix seraient entendues et leurs directives suivies. À cause de cette promesse, les Québécois ont manifesté leur forte opposition à l'introduction de l'euthanasie et du suicide assisté dans le système de santé. La Commission a renié, d'une manière arrogante et irresponsable, les promesses faites aux personnes dont les opinions étaient censées l'influencer, » déclare le Dr André Bourque, président de VDD.
 
Le Dr Bourque attire l'attention sur une analyse impartiale des mémoires soumis à la CSQMD, démontrant que les deux tiers des personnes ayant présenté des mémoires rejettent toute introduction de l'euthanasie et du suicide assisté dans le système de santé.
 
Un tiers des personnes entendues par la Commission étaient en faveur de l'euthanasie et à peine deux pour cent en faveur du suicide assisté.
 
Le Dr Bourque ajoute que malgré ces résultats, la CSQMD n'a tenu aucun compte des opinions exprimées de manière démocratique, et a cédé aux pressions de petits groupes cherchant (de façon obsessive) à décriminaliser l'euthanasie et le suicide assisté au Québec.
 
De nombreux observateurs se demandent si la décision de céder aux pressions de ces groupes a été prise avant même le début de la consultation publique. Le Dr Bourque rappelle aussi aux Québécois que des députés membres de la Commission ont fait un voyage en France, Belgique et Hollande pour se renseigner sur l'euthanasie, alors qu'ils devaient s'informer sur ce que la population québécoise en pensait.
 
« Pourquoi gaspiller presque un million de dollars en fonds publics pour en arriver à une conclusion déterminée à l'avance? Les audiences étaient-elles un simple coup publicitaire? Si oui, la prochaine élection donnera l'occasion aux Québécois de demander des comptes aux députés qui les ont trahis. »
 
Le Dr Bourque mentionne une bonne nouvelle: le gouvernement de M. Charest n'est aucunement lié par les recommandations du rapport et peut refuser de suivre la CSQMD, créée à l'instigation du Parti Québécois. Le cabinet doit donner aux Québécois la garantie que l'euthanasie et le suicide assisté ne seront pas considérés comme des soins en fin de vie. De plus, le gouvernement doit faire porter ses efforts sur l'amélioration des soins palliatifs et les rendre accessibles à tous les citoyens qui en ont besoin.
 
« Les audiences ont démontré hors de tout doute que 99 pour cent des Québécois veulent que les soins palliatifs soient financés convenablement et offerts dans toute les régions, » affirme le Dr Bourque. « La plus grande trahison est que nous semblons avoir perdu deux années et beaucoup d'argent, qui auraient pu être utilisés pour donner aux habitants du Québec ce qu'ils désirent, c'est-à-dire un plan de développement des soins palliatifs et
leur financement. »
 
Vivre Dans la Dignité est une organisation à but non lucratif indépendante, laïque et non partisane. VDD s'intéresse à toutes les questions concernant la fin de la vie et à celles-là seulement.
 
Les personnes désirant une entrevue avec VDD peuvent s'adresser à Mme Linda Couture, dont les coordonnées se trouvent ci-dessous.
 
Linda Couture
(514) 639-6814
(514) 262- 5183 (cellulaire)
www.vivredignite.com/en/welcome.html
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La commission "Mourir dans la dignité" ne respecte pas la liberté de conscience des médecins!

Les médecins refusant d'effectuer eux-mêmes l'euthanasie seront obligés de "collaborer" en référant leur patient à un médecin n'ayant pas ces problèmes de conscience...
 
À la page 86 du rapport de la Commission Mourir dans la dignité, on retrouve ce passage : 
 
 
 
Qui pourrait pratiquer l’aide médicale à mourir ?
 
L’aide médicale à mourir ne pourrait, par définition, être pratiquée que par un médecin. Les codes de déontologie des médecins et des infirmières prévoient le droit à l’objection de conscience. Cela signifie qu’ils peuvent refuser de poser un geste qui va à l’encontre de leurs valeurs. Bien entendu, médecins et infirmières 73 conserveront ce droit dans le cadre de l’aide médicale à mourir.
 
Toutefois, un médecin qui refuserait de pratiquer une aide médicale à mourir pour des raisons de conscience aurait le devoir d’aider son patient dans la recherche d’un médecin disposé à le faire, et ce, dans des délais les plus brefs, comme le précise déjà son Code de déontologie :
 
« Le médecin doit informer son patient de ses convictions personnelles qui peuvent l’empêcher de lui recommander ou de lui fournir des services professionnels qui pourraient être appropriés, et l’aviser des conséquences possibles de l’absence de tels services professionnels. Le médecin doit alors offrir au patient de l’aider dans la recherche d’un autre médecin. »74
 
Cet enjeu est crucial, car il est un facteur clé de l’accès à l’aide médicale à mourir, comme nous l’avons constaté en Belgique. En conséquence, nous invitons le Collège des médecins à réfléchir à un mécanisme simple et efficace permettant d’orienter les patients vers des médecins disposés à pratiquer une aide médicale à mourir. Par exemple, les directeurs des services professionnels de chaque établissement pourraient être appelés à jouer un rôle à cet effet.

On prétend respecter la liberté de conscience en définissant ce que le médecin aura le droit de refuser et ce qu'il sera obligé de faire...

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Chaos au site des 40 jours pour la vie : Certains étudiants ont grandement besoin de services éducatifs...

IMG_3144.JPG IMG_3154.JPGHier, 21 mars 2012, une centaine d’étudiants ont fait un crochet pour venir « participer » aux 40 jours pour la vie.  Par participer, il faut entendre de la part de ces contre-manifestants, s’imposer. Avec leurs pancartes mélangées de revendications étudiantes et de propos féministes, ils avaient décidé de briser le matériel de la vigile et de s’opposer physiquement à la manifestation en repoussant les manifestants moins nombreux pour prendre leur place, puis les empêcher de manifester en s’interposant physiquement encore une fois entre les pro-vies et les passants. Ils ont brisé la pancarte annonçant l’aide disponible pour la femme enceinte en difficulté et ont déchiré partiellement et vandalisé la bannière « Prions pour la fin de l’avortement », avant que nous ne puissions intervenir.
Lorsque certains leur firent remarquer qu’ils brimaient la liberté d’expression et le droit de manifester, ils répondirent que nous n’avions pas le droit de manifester! Se croyant au-dessus des lois, ils répliquèrent avec des insultes et des « Police, protège les riches et les fascistes », lorsque ces derniers  leur remirent des amendes salées pour bris de matériel et avoir empêché une manifestation pacifique et légale. La quinzaine de policiers présents n’intervinrent qu’à la fin par la remise de contraventions, parce qu’ils ont jugé être trop peu nombreux pour avoir une action efficace et pour ne pas envenimer la situation. Le pacifisme des pro-vies a encore une fois sauvé la situation.
Les manifestants de la vigile témoignent qu’ayant tenté de dialoguer en réponse aux questions des étudiants, ils se virent répondre, en parole et en acte, avec arrogance, l’un des étudiants se permettant même d’affirmer à quel point il pouvait nous mépriser.
À la vue de ce groupe d’étudiants, nous ne pouvons que les soutenir dans leurs revendications pour obtenir des services éducatifs de qualité à moindres coûts. Comme nous avons pu le constater, ils n’ont reçu aucune éducation civique et ne savent pas ce que veulent dire les termes liberté d’association, liberté de conscience, liberté de manifester, constitutive d’une saine démocratie. Et ce, malgré le fait que certains ont pu quand même accéder à l’université!

IMG_3117_1.JPGIMG_3136.JPGIMG_3142.JPGIMG_3143.JPGIMG_3146.JPGIMG_3155.JPGIMG_3156.JPGIMG_3160.JPG

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Sondage sur l'euthanasie dans la Presse: Allons voter!

 

 

 

Sur le site du journal La Presse du 22 mars 2012, on peut aller voter contre le suicide assisté.

Pour de plus amples renseignements sur les raisons de ne pas accepter l'euthanasie, vous pouvez consulter l'article "L'euthanasie et le suicide assisté: pourquoi pas?

Ou consulter l'excellent site de Vivre dans la dignité.

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La commission "mourir dans la dignité" propose l'euthanasie.

À la lecture du rapport de la Commission, nous ne pouvons que constater la faiblesse de l'argumentation et ainsi le parti pris évident en faveur de l'euthanasie de cette commission, ce qui se reflétait dès le départ dans le sondage d'opinion préalable à la commission. Malheureusement, l'expérience calamiteuse des trois petits pays européens ayant légalisé l'euthanasie n'aura servi à rien pour nos idéologues. Le gouvernement fédéral pourra-t-il empêcher cette dérive de la démocratie québécoise?

Le journal La Presse du 22 mars 2012 nous apporte la nouvelle:

Le rapport déposé jeudi matin à l'Assemblée nationale conclut qu'il faut prévoir «une option pour les cas de souffrances exceptionnelles».

Le rapport, unanime, compte 24 recommandations. La treizième prévoit que «les lois soient pertinentes, soient modifiées afin de reconnaître l'aide médicale à mourir comme un soin approprié en fin de vie». Ce geste doit cependant être très étroitement balisé.

Le patient devra être majeur et reconnu apte à consentir à ce geste, il doit «exprimer lui-même «à la suite d'une prise de décision libre et éclairée une demande d'aide médicale à mourir». Aussi sa maladie devra être «grave et incurable».

 

Sa condition devra montrer «une déchéance avancée de ses capacités sans perspective d'amélioration».

Finalement pour que le geste du médecin soit autorisé, la personne doit «éprouver des souffrances physiques ou psychologiques constantes, insupportables et qui ne peuvent être apaisées dans des conditions qu'elle juge tolérable».

Le Procureur général devrait «émettre des directives... au Directeur des poursuites criminelles et pénales afin qu'un médecin ayant pratiqué une aide médicale à mourir selon les critères prévus à la loi ne puisse faire l'objet de poursuites criminelles». Le Collège des médecins devrait modifier son code déontologique pour prévoir ces situations nouvelles, et permettre éventuellement de diriger le patient vers un autre médecin si le geste est contraire à leurs convictions.

La commission propose aussi une amélioration des soins palliatifs, qui devraient être administrés à toute personne dont la condition médicale le demande. Le Collège des médecins devrait produire un guide déontologique sur ce genre de soins. Le ministère de la Santé devrait privilégier l'administration à domicile des soins palliatifs. On demande aussi qu'un comité d'experts, avec le Collège des médecins, se penche sur la possibilité qu'une personne atteinte de démence causée par une maladie dégénérative du cerveau puisse à l'avance faire une demande d'aide médicale à mourir.

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L'euthanasie acceptée au Québec en cas de "souffrance exceptionnelle"?

Avant même la remise du rapport de la Commission "Mourir dans la dignité", le journal La Presse du 22 mars 2012 révèle ses conclusions. Est-ce que tout était prévu d'avance et que la procédure n'était que poudre aux yeux? Est-ce que la Hollande et la Belgique n'ont pas déjà prouvé qu'elles étaient incapables de protéger la population contre les dérives du corps médical? Voici un extrait de l'article paru dans le journal La Presse:

(Québec) Certains patients pourraient demander qu'on abrège leur vie s'ils sont confrontés à des «souffrances exceptionnelles» tranche la commission parlementaire ad hoc qui réfléchit depuis plus d'un an sur le thème de «Mourir dans la dignité».

Selon les informations obtenues par La Presse, seul ce niveau intolérable de souffrance autoriserait un patient à revendiquer le suicide assisté. Le patient devrait en faire lui-même, expressément, la demande.

Le rapport doit être déposé ce matin à l'Assemblée nationale, presque deux ans après le début des travaux d'une commission parlementaire spécialement formée pour réfléchir à cette question délicate. Il contiendra 24 recommandations.

Le document balisera très étroitement le recours à ces mesures d'exception. On insistera beaucoup aussi sur les protocoles de soins palliatifs.

Lorsqu'on voit Yvon Bureau, fondateur du collectif Mourir digne et libre, être pleinement satisfait, il est légitime d'avoir de sérieux doutes sur la rigueur de la commission, alors que la majorité des intervenants à la commission s'opposaient à l'euthanasie.

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Il est temps de se préparer pour la Marche pour la Vie 2012!

Le 10 mai 2012 aura lieu la Marche pour la Vie à Ottawa. Des dizaines de miliers de Canadiens défileront dans les rues de la capitale, jusqu'au parlement canadien, pour manifester leur vive opposition à l'élimination de 100 000 enfants annuellement sur le territoire. Il est temps d'en parler et de s'organiser pour faire connaître cette marche importante. Les médias canadiens reçoivent parfois des instructions pour ne pas couvrir l'événement, mais par l'ampleur de la manifestation, nous pouvons les empêcher de censurer l'événement qu'ils sont alors obligés de couvrir.

Nous comptons sur vous pour faire connaître à vos amis cette marche,pour organiser les moyens de transport ou à vous inscrire à Campagne Québec-Vie qui mobilisera les autobus nécessaires pour transporter tous les fidèles amoureux de la vie!

C'est un rendez-vous! Nous vous invitons à prendre connaissance des détails de ces événements en cliquant ici.

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La liberté religieuse dans les écoles du Québec est en péril!

Dans une entrevue donnée à l'agence de presse Zenit, la présidente de l'Association des Parents Catholiques du Québec répond de façon concise aux questions du journaliste sur la situation déplorable de la liberté religieuse dans les écoles au Québec. Un très bon résumé de la situation.

 

ROME, mercredi 21 mars 2012 (ZENIT.org) – Au Québec, des parents catholiques réclamant pour leurs enfants l’exemption d’un « Cours d'éthique et culture religieuse » ont été déboutés. C’est l’occasion de découvrir les enjeux d’une telle demande et de la réponse de la cour. L’association des parents catholiques du Québec (APCQ) présente ces enjeux, et l’enjeu principal : la liberté religieuse.

Zenit – Madame Jean Morse-Chevrier, vous êtes présidente provinciale de l'Association des parents catholiques du Québec: quels sont ses objectifs ?

M0me Jean Morse-Chevrier - Nous avons 8 objectifs principaux. Tout d’abord, coopérer avec les autorités responsables pour assurer l’excellence de l’enseignement et doter la province d’un système scolaire axé sur le primat de la personne humaine et sur son épanouissement dans toutes ses dimensions : physique et intellectuelle, morale et religieuse, professionnelle, civique et culturelle.

Mais aussi promouvoir l’éducation et la culture chrétiennes dans tous les milieux de vie de l’enfant et de la jeunesse, propager et appliquer les principes du droit naturel et de la doctrine de l’Église en matière d’éducation et de culture.

Pour ce qui concerne les parents nous cherchons à les amener à une prise de conscience plus intense de leurs responsabilités d’éducateurs, en les informant des problèmes d’éducation et en les invitant à participer à l’élaboration des solutions.

Nous avons une représentation auprès de l’Église, de l’État et des corps sociaux nationaux et internationaux.

Enfin, nous voudrions aider à former de véritables familles chrétiennes par une meilleure compréhension des problèmes conjugaux, familiaux, financiers, culturels et religieux.

Le combat pour la vraie liberté d'enseignement semble se faire plus difficile depuis quelques années au Canada? Pourquoi?

En ce qui concerne le Québec, il y a une volonté politique de déconfessionnaliser le système scolaire depuis 50 ans.

En 1997, le gouvernement du Québec a demandé au gouvernement fédéral d'abolir les protections constitutionnelles en faveur des commissions scolaires catholiques et protestantes pour le Québec.

Ainsi, depuis l'introduction de la « Charte canadienne pour les droits et libertés » plus de pouvoir est accordé au juridique. Les juges ne répondent pas à l'électorat et sont de tendance libérale pour la plupart.

Il y a aussi eu une option en faveur du multiculturalisme qui nuit aujourd'hui aux majorités chrétiennes.

En février, des parents de Drummondville qui réclamaient une exemption pour ses enfants du Cours d'éthique et culture religieuse (ECR) a exprimé sa déception après avoir été débouté par la Cour suprême. Qu’est-ce que les parents objectent au cours d’ECR?

Nous avons formulé dix objections principales. Primo, ce cours banalise la religion en plaçant toutes les religions, spiritualités, mouvements religieux et visions du monde sur un pied d’égalité.

Plus encore, il représente faussement la religion, en le présentant sans sa dimension transcendante. Par exemple dans les noms du divin on ne trouve pas le nom de Jésus.

Le cours ne permet pas non plus de comprendre chacune des religions, car aucune d’elle n’est présentée dans son entièreté. Chacune est présentée de façon partielle à travers un ensemble de thèmes où les contenus d’une religion sont juxtaposés aux contenus des autres religions. Par ex. on parle des célébrations et on met côte à côte, Noël, Sukkoth, Wesak, Divali, la Fête des mères etc. À la fin de ce cours, on peut prévoir que l’enfant ne connaîtra ni sa propre religion ni celle des autres et qu’il aura une très grande difficulté à démêler l’une de l’autre.

Il veut également initier l’enfant à l’ensemble des religions : il doit connaître les écrits sacrés, comme le Coran, les Vedas, le Tripitaka, la Bible, ainsi que les façons de prier et de méditer des différentes religions. En étant introduit aux pratiques et croyances des religions, il est susceptible de délaisser sa propre religion au profit d’une autre qui peut sembler attirante par sa nouveauté ou tout autre caractéristique.

J’insiste par ailleurs sur cette véritable invasion de la vie privée de la famille et de l’enfant qui est appelé à partager en groupe ses croyances et les pratiques religieuses de sa famille ou de sa communauté.

Ainsi, le cours interfère avec l’autorité parentale et la relation parent-enfant, car l’enfant est appelé à remettre en question les croyances et convictions qu’il a reçues de sa famille et de sa religion.

On regrette aussi que par là l’enfant n’apprenne pas ce qui est bien et mal mais plutôt que différentes personnes ont des façons différentes de voir les questions d’ordre moral et il est appelé à remettre en question les convictions qu’il a reçues de sa famille ou de sa religion.

On invite l’enfant à développer de l’autonomie face aux questions d’ordre moral alors que sa pensée n’est pas encore pleinement développée et qu’il n’a pas une expérience suffisante pour juger de l’impact de différentes positions sur des questions d’éthique.

On oppose tolérance à vérité ou identité. Mais en réalité, plus que la tolérance ou l’acceptation des personnes, ce cours encourage les jeunes à tolérer tous les points de vue, ce qui va à l’encontre de l’enseignement moral de bon nombre de religions. Ce ne sont pas toutes les positions qui sont acceptables sur des questions d’ordre moral ou religieux.

Enfin, ce cours identifie la « Charte des droits et libertés de la personne » comme point de référence pour les valeurs communes à développer. Il encourage l’enfant à adopter les valeurs communes publiques qui sont souvent beaucoup moins exigeantes au plan moral que les valeurs religieuses. Ceci a pour effet de priver le jeune de balises morales qui pourraient le soutenir pendant son développement.

Quels droits ont les écoles privées au Québec?

Ils doivent enseigner l’ECR, ainsi que ceux qui font l'école à la maison. L'école secondaire catholique Loyola de Montréal a gagné en cour supérieure à Montréal le droit de donner un cours équivalent mais selon une perspective catholique. La Cour d'appel entendra la cause le 8 mai 2012.

Quelle est la position du Vatican?

Lors du 15e Forum européen sur l'enseignement de la religion qui a eu lieu à Rome, en avril 2010, le préfet de la Congrégation pour l'éducation catholique, le cardinal Zenon Grocholewski a rappelé l'importance de l'enseignement de la religion dans les écoles « comme un outil privilégié pour comprendre et accepter l’autre ».
Le préfet a mis en garde contre « un enseignement religieux qui se contente de présenter les différentes religions dans une perspective comparative qui peut causer de la confusion ou entraîner les élèves vers le relativisme et l'indifférence religieuse. » Etant donné l’environnement multi ethnique et multi religieux actuel, il estime « d’autant plus important d’avoir un enseignement confessionnel de haute qualité, capable de maintenir l'identité distincte de cet enseignement, de servir d’introduction aux élèves à la connaissance de la religion catholique et de créer ainsi les conditions nécessaires à la formation d’une identité bien ancrée seule capable de soutenir le dialogue avec les autres religions. »

Il a déploré le choix de « certains pays » qui, par leurs politiques ou lois scolaires, « cherchent à influencer le contenu de l'enseignement religieux et à réduire les droits des parents et des responsables religieux. »

En 2009, il avait déjà adressé une circulaire aux président des Conférences épiscopales sur l’enseignement de la religion dans l’école, dans laquelle il soulignait notamment que l’œuvre éducatrice repose sur les parents comme premiers responsables de l’éducation, ce qui implique le droit de choisir une école qui garantisse une éducation conforme aux propres principes religieux et moraux.

Et à propos de la liberté religieuse, il a des déclaration limpides : « La liberté religieuse est le fondement et la garantie de la présence de l’enseignement de la religion dans les écoles publiques. Une conception anthropologique ouverte à la dimension transcendantale en est la condition culturelle. Dans les écoles catholiques, l’enseignement de la religion est une caractéristique essentielle du projet éducatif et on ne peut y renoncer ».

Il apporte cette précision sur la différence avec la catéchèse : « L’enseignement de la religion est différent et complémentaire de la catéchèse, car il s’agit d’un enseignement scolaire, qui ne réclame pas une adhésion de foi, mais transmet des connaissances sur ce qu'est le christianisme et la vie chrétienne. En outre, il enrichit l’Eglise et toute l’humanité de laboratoires de culture et d’humanité ».

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Jessica Alba prépare un livre pour conseiller les jeunes mamans!

C'est toujours agréable de voir des acteurs vivre une vie normale, garder le contact avec la réalité. Le Journal de Montréal du 21 mars nous apporte cette nouvelle sur une actrice qui fait la part des choses, entre le rêve déconnecté, l'image illusoire qu'elle vend par ses films et la vie terre à terre où peut se trouver le bonheur.

Jessica Alba va partager ses conseils pour un style de vie sain dans un livre destiné aux jeunes mamans.

L'actrice a toujours fait campagne pour la diminution de produits chimiques dans la nourriture pour bébé, et a lancé le site web, Honest.com, en début d'année, pour faire savoir aux parents quels ingrédients et produits chimiques sont présents dans la nourriture pour bébé, dans les couches et accessoires.

Elle vient de signer un contrat pour sortir un livre pour les parents soucieux de la santé de leurs enfants.

Elle confie au site People: «C'est vraiment fou mais étonnant. Je ne suis pas extrême. Ce livre est pour les gens qui se posent des questions, et qui veulent adhérer à une vie plus saine, comme moi. Ce sera un livre facile et drôle et plein de couleurs. J'aime la nourriture. J'aime les projets avec les enfants. Je voulais un livre facile avec toutes les informations pratiques».

Le livre sortira l'année prochaine.

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Deux excellents articles sur la chasteté dans La Presse!

Sur le site du journal La Presse du 21 mars 2012, on trouve un article de Mathieu Perreault annonçant la nomination du nouvel archevêque de Montréal:

 

 

 

Quand Georges Buscemi est allé à la conférence canadienne du mouvement pro-vie, l'automne dernier à Ottawa, il a été agréablement surpris d'y rencontrer Christian Lépine. «Il n'y a pas beaucoup de prêtres québécois à ces conférences-là», dit M. Buscemi, qui est président de Campagne Québec-Vie.

Hier matin, Mgr Lépine a été nommé archevêque de Montréal, en succession à Jean-Claude Turcotte. Âgé de 61 ans, il était depuis septembre évêque auxiliaire du cardinal Turcotte, après une carrière en paroisse et comme professeur au Grand Séminaire. Sa nomination a été accueillie avec joie par le site pro-vie torontois Lifesitenews, qui a salué «sa réputation solide comme avocat de la vie et de la famille».

À la paroisse Purification-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie, à Repentigny, dont Mgr Lépine était le curé jusqu'en septembre, l'adjointe administrative Carole Bédard rapporte qu'il «est facile d'approche et a toujours des projets». «Par exemple, on avait une icône de la Sainte Famille pèlerine. Il a fait venir le cardinal Turcotte pour qu'il bénisse 10 icônes de la Sainte Famille pèlerine. Tous les trois mois, dix familles apportent une icône à leur maison pour l'installer dans un endroit avec une Bible et un lampion, pour prier. Ça marche très bien. On est proches de lui. Récemment, sa mère s'est éteinte et plusieurs sont allés lui tenir compagnie chez lui.»

Le cardinal Ouellet

 Après des études en théologie et en philosophie, Mgr Lépine a été curé dans une paroisse montréalaise dans les années 80, puis professeur et membre de la direction au Grand Séminaire dans les années 90. Il y a fait la connaissance de Marc Ouellet, alors recteur, et aujourd'hui préfet de la Congrégation pour les évêques au Vatican, qui est responsable du choix des évêques. Il a passé ensuite deux ans au Vatican, avant d'aller à Repentigny.

«Les parcours de Ouellet et Lépine sont très similaires», explique un catholique québécois militant qui a demandé l'anonymat. «Ils ont essayé de fuir l'Église démissionnaire du Québec en se recyclant à Rome. Mais Ratzinger a inversé la tendance en faisant sacrer Ouellet contre toute attente et Ouellet fait sortir de l'ombre Lépine qui se mourait dans une cure mortifère.» Le cardinal Ratzinger est l'actuel pape Benoît XVI, qui a nommé Mgr Ouellet à la Congrégation pour les évêques.

La seule mention de Mgr Lépine dans les médias, jusqu'à aujourd'hui, est survenue en 2009 à l'occasion de conférences données dans le sous-sol de son église de Repentigny. Les conférences portaient sur le «développement du potentiel hétérosexuel» d'enfants que les parents soupçonnaient d'être homosexuels. Après une controverse médiatique, deux des trois conférences ont été annulées devant la menace de manifestations. Mais plusieurs sources ont indiqué à La Presse que Mgr Lépine n'était pas contre cette approche.

«Il est le champion de la théologie du corps de Jean-Paul II, qui se veut la réponse catholique à la révolution sexuelle, explique Philippe Vaillancourt, responsable du site catholique Crayonetgoupillon. Plusieurs personnes haut placées au diocèse de Montréal ne sont pas d'accord avec cette approche.» Dans certaines de ses homélies à Repentigny, Mgr Lépine faisait l'éloge de la chasteté et de la virginité avant le mariage pour que l'amour soit un «don» et non une «satisfaction» temporaire.

Rigueur intellectuelle

Les homélies de Mgr Lépine ont fait parler par leur rigueur intellectuelle. «Je retrouvais la rigueur de la réflexion de ma philo d'époque», dit Laurent Deschamps, webmestre de la paroisse Notre-Dame-des-Champs, à Repentigny, que dirigeait également Mgr Lépine. «Il était nettement supérieur aux autres prêtres.»

Georges Buscemi de Campagne Québec-vie n'avait pas de collaboration active avec le cardinal Turcotte. Mais il espère bien en avoir avec Mgr Lépine. «Nos objectifs sont connexes à la théologie du corps, alors on a bon espoir.»

Le site de La Presse met en ligne deux excellentes homélies de Mgr Lépine, probablement les deux meilleurs textes parus sur le site internet du journal depuis sa création:

La Sainte Famille: servir Dieu et se donner l'un à l'autre

Croire que l'amour est possible

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