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Pour combattre Mammon

Par l’historien Jean-Claude Dupuis, Ph. D. — Photo : Galleria Doria Pamphilj/Wikimedia Commons

Le R. P. Denis Fahey (1883-1954) est un écrivain contre-révolutionnaire bien connu dans les milieux catholiques anglophones. Son principal ouvrage a été traduit en français sous le titre Le Corps Mystique du Christ et la réorganisation de la société (1945). L’idée maîtresse de l’auteur est que le culte de l’argent est à la source de tous les désordres contemporains. Des trois visages du Diable : Belzébuth (orgueil), Mammon (avarice) et Asmodée (luxure), c’est définitivement Mammon qui cause le plus de ravage.

D’après le Père Fahey, la Révolution avec un « R » majuscule, c’est-à-dire la révolte systématique de la civilisation moderne contre la Loi de Dieu, a commencé avec le relâchement de la discipline traditionnelle de l’Église sur la question de l’usure, dès la fin du Moyen Âge. Le prêt à intérêt était jusqu’alors considéré comme un péché en vertu de la maxime aristotélicienne qui dit que « l’argent ne fait pas de petits ». L’argent n’est qu’une unité de mesure pour échanger des biens. Il n’est pas en soi productif de richesse.

La fondation de la Banque d’Angleterre (1694) marque un point tournant de l’histoire. En 1688, l’armée du prince hollandais Guillaume d’Orange a débarqué en Angleterre pour soutenir le renversement du roi catholique Jacques II par le Parlement protestant de Londres. L’expédition a été financée par les banquiers d’Amsterdam. Le nouveau roi, Guillaume III, a remboursé sa dette en créant la Banque d’Angleterre.

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Le président de la FFQ parle de stérilisation obligatoire des hommes à 18 ans !

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)

Le président de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), « Gabrielle » Bouchard, homme « transgenre » se faisant passer pour femme, a émis le message suivant sur Twitter : « On devrait discuter de la vasectomie obligatoire à 18 ans. »

Et, selon le Journal de Québec, cette proposition a été de surcroît faite lors de la Semaine de la valorisation de la paternité… :

La présidente de la Fédération des femmes du Québec Gabrielle Bouchard a lancé cette bombe sur son compte Twitter...

Mais que veut-elle dire ? Ce n’est pas rien, cette personne occupe une fonction qui n’est pas anodine au Québec. Et de lancer une telle proposition mérite explications !

Et pourquoi maintenant ? Est-ce la façon choisie par la présidente de la FFQ de souligner la Semaine de la valorisation de la paternité ? Car ce tweet a été envoyé ce matin, un peu avant 10 h...

Le message envoyé par cet homme aurait été de nature provocatrice, émis en réponse aux tentatives de lois pro-vie dont sans doute celle de l’Alabama, et les gestes vaguement pro-vie commis au Canada, voulant faire un parallèle entre la proposition de la stérilisation forcée d’hommes, ou, selon les mots d’un article de la FFQ, le questionnement du « droit des hommes à disposer de leurs corps », et les « attaques » contre l’avortement qui ferait partie des « droits des femmes à disposer de leur propre corps ».

Faire une telle comparaison c’est oublier que la stérilisation est une intervention humaine sur le corps d’un individu pour lui ôter une capacité naturelle, tandis que l’interdiction de l’avortement, avortement qui non seulement tue un être humain innocent mais est l’arrêt définitif du développement naturel d’un acte naturel (généralement non imposé, sauf en cas de viol), pourrait plutôt s’apparenter à une interdiction de stériliser, vu que l’avortement et la stérilisation ont tous deux le même but : ne pas mettre d’enfants au monde.

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Déclaration de deux cardinaux et trois évêques sur les erreurs actuelles dans la vie de l’Église


Église Sainte-Croix à Varsovie.

Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits) — Photo : ddouk/Pixabay

« Deux cardinaux et trois évêques rappellent le magistère… à la place du pape ? » L'abbé Claude Barthe commente sous ce titre le texte des cardinaux Burke et Pujats et de Mgr Athanasius Schneider et les deux autres évêques du Kazakhstan rappelant de nombreux textes exposant la doctrine sûre de l'Eglise sur des points aujourd'hui contestés jusqu'en son sein. Je vous propose ici la traduction de ce texte. Il s'accompagne d'un commentaire important que j'ai mis en ligne ici avec l'accord du cardinal Burke et de Mgr Schneider.

Erreurs les plus courantes dans la vie de l'Eglise de notre temps
« L’Eglise est la maison de Dieu, la colonne et la base de la vérité. » (1 Tim 3:15)

Déclaration des vérités relatives à certaines des erreurs les plus courantes dans la vie de l'Église de notre temps

Les fondamentaux de la foi

1. Le sens exact des expressions « tradition vivante », « magistère vivant », « herméneutique de la continuité » et « développement de la doctrine » comprend cette vérité : quelles que soient les nouvelles compréhensions qui peuvent être exprimées concernant le dépôt de la foi, elles ne peuvent cependant en aucun cas être contraires à ce que l'Eglise a toujours proposé dans le même dogme, dans le même sens et la même pensée (voir Concile Vatican I, Dei Filius, Sess. 3, c. 4 : « in eodem dogmate, eodem sensu, eademque sententia ».)

2. « Quant au sens des formules dogmatiques, il demeure toujours vrai et identique à lui-même dans l’Église, même lorsqu’il est éclairci davantage et plus entièrement compris. Les fidèles doivent donc bien se garder d’accueillir l’opinion que l’on peut résumer ainsi : tout d’abord les formules dogmatiques ou certaines catégories d’entre elles seraient incapables de signifier d’une manière déterminée la vérité mais n’en signifieraient que des approximations changeantes, lui apportant une déformation, une altération, ensuite ces mêmes formules ne signifieraient la vérité que d’une manière indéterminée, comme un terme à chercher toujours au moyen des approximations susdites. Ceux qui adopteraient cette opinion n’échapperaient pas au relativisme dogmatique et ils corrompraient le concept de l’infaillibilité de l’Église, lequel se réfère à la vérité enseignée et tenue d’une manière déterminée. » (Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Déclaration Mysterium Ecclesiae sur la doctrine catholique concernant l’Eglise en vue de la protéger contre les erreurs d’aujourd’hui, 5).

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L’Église, le monde et la pédophilie

Par Léo Kersauzie (Medias-Presse.info) — Photo : George Hodan/PublicDomainPictures

La majorité des crimes pédophiles commis dans la société sont liés à l’inceste et ont pour auteurs des membres de la famille de l’enfant ou des proches. Ainsi, un rapport publié en 2008 par le Réseau irlandais de crise sur les viols (RCNI) relève que 50,8 % des agresseurs sont des parents, 34 % des voisins et amis et 3,4 % des figures d’autorité (prêtre, instituteur…).

Église et pédophilie – La paille qui dissimule la poutre

Certes, les statistiques ministérielles remettent l’Église au milieu du village. Mais que l’on cherche « pédophilie » sur le web et immanquablement, Google vous renvoie à une vieille affaire de caresses en soutane. De quoi alimenter le fantasme que l’attirance pour les enfants serait avant tout le fait du clergé. Et comme apparemment, l’Église ne trouve rien de mieux que « tendre l’autre joue », cette image s’installe insidieusement dans l’inconscient collectif, occultant l’immonde réalité sociale et culturelle de cette déviance et surtout laissant les enfants à la merci des prédateurs. La paille dissimule la poutre. Pourquoi cette stigmatisation systématique ? Pourquoi aujourd’hui ? A qui profite l’intox ? Où sont les pédocriminels ? Il est permis de s’interroger.

Faut-il se taire quand les prêtres et religieux sont calomniés, et avec eux tous les catholiques et sympathisants, jusqu’à la « repentance » de l’Église Universelle arrachée au Pape François ? Quelle imprudence face à la déliquescence morale du Vieux monde, surtout quand une idéologie politico-religieuse venue d’Arabie prétend combler le vide spirituel organisé !

Toutes les sources utilisées pour refuser de garder le silence proviennent de l’Observatoire national de la protection de l’enfance, des ministères de l’Éducation nationale, de l’Intérieur, de la Justice, de l’Éducation nationale, de la Conférence des Évêques de France via l’AFP.

Un phénomène mineur dans l’Église contrairement aux autres institutions en rapport avec des enfants.

Les statistiques officielles (cf. encadré) révèlent que 31 % des agressions sexuelles de mineurs se produisent dans l’environnement familial, mais rien sur les 69 % restant. De la pédophilie isolée du paumé, jusqu’au satanisme en bande organisée de notables, en passant par les réseaux pédocriminels et lobby pro-pédophile, ces grands malades peuvent être partout où se trouvent des enfants.

57 radiations de l’Éducation nationale pour pédophilie actuelle en 2 ans (2015 et 2016) sur 1 132 700 personnels de l’EN. Le Monde.
46 clercs condamnés pour pédophilie dans les années 70/80/90 sur l’effectif de 50 000 de cette époque et en 70 ans (du plus vieux en 1948 à aujourd’hui). Rien trouvé depuis 20 à 30 ans malgré la parole libérée. Le Monde.
Dates et détails des faits sont tus.

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Le prince Harry soutient des groupes LGBT+


Le Prince Harry.

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Dod News/Wikimédia Commons

Le Prince Harry et sa femme Meghan soutiennent successivement plusieurs groupes LGBT+ par le biais de messages sur les réseaux sociaux. Je ne vois pas en quoi ce couple princier peut bien être intéressé à soutenir des groupes qui promeuvent la décadence. Extrait de LifeSiteNews :

Le prince Harry et son épouse Meghan ont été la cible des critiques pour un message sur les médias sociaux qui soutenait les groupes LGBT pour « célébrer » le mois de la fierté.

Le duc et la duchesse de Sussex ont utilisé leur compte Instagram pour « suivre » onze groupes pro-LGBT afin de souligner leur travail, dont celui du groupe de pression Stonewall.

Ces membres de la famille royale ne suivent qu’un petit nombre de comptes à la fois, les changeant régulièrement pour donner aux groupes une notoriété maximale.

Diana

Dans leur message, qui affichait une image de la princesse Diana, ils ont dit : « Pour le mois de juin, nous sommes fiers de mettre en lumière PRIDE.

« Ce mois-ci, nous rendons hommage aux récits qui soutiennent la communauté LGBTQ+ — Ces jeunes et les moins jeunes, leurs familles et leurs amis, des récits qui reflètent le passé et qui sont porteurs d’espoir pour un avenir plus inclusif mérité.

Nous sommes avec vous et vous soutenons. Parce que c’est très simple : l’amour est l’amour. »

Si l’amour est certes l’amour, il ne faut pas le confondre avec le plaisir charnel.

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L’Université d’Alabama (pro-vie) rejette le don de 21,5 millions $ d'un pro-avortement

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)

Pétition : Non à l'avortement tardif au Québec

Dans cette université de l'État d'Alabama, voici pour le moins un conseil d'administration assez détaché de l'argent et honnête, deux qualités importantes pour un établissement de ce genre. De surcroît, elle semblerait être pro-vie, puisque qu'entre autres raisons c'est après que le riche donateur ait critiqué l'université pour son support à la récente loi pro-vie d'Alabama, que celle-ci a décidé de lui rendre le don et d'enlever son nom de celui de la faculté de droit de l'université. Pour faire un tel geste, il faut avoir un certain courage et un certain culot. Extrait de NPR :

Le conseil d’administration de l'University of Alabama a voté en faveur de la restitution d’un don de 21,5 millions de dollars de Hugh Culverhouse Jr — le plus important donateur de l’école — et du retrait de son nom de celui de l’école de droit. Cette décision a été prise après que M. Culverhouse a exhorté les entreprises et les étudiants potentiels à boycotter l’université et l’État au sujet de la nouvelle loi sur l’avortement de l’Alabama.

L’école déclare que la transaction de retour des fonds a été traitée vendredi matin et qu’elle retournera également tout intérêt couru. L’automne dernier, Culverhouse s’était engagé à verser 26,5 millions de dollars sur quatre ans.

« Les mesures prises aujourd’hui par le conseil d’administration sont le résultat direct des tentatives continues de M. Culverhouse de s’ingérer dans le fonctionnement de la faculté de droit », a déclaré vendredi Kellee Reinhart, vice-chancelier des communications de l’université. « C’est la seule raison pour laquelle le conseil a voté pour retirer son nom et lui rendre son argent. »

Culverhouse a publié une déclaration vendredi dans laquelle il a renouvelé son appel aux étudiants « de protester et de reconsidérer leurs options éducatives en Alabama ».

« J’attendais cette réponse de l’UA », a-t-il affirmé. « Je ne permettrai pas que le nom de ma famille soit associé à un système d’éducation qui défend une loi étatique discriminatoire à l’égard des femmes, qui ne respecte pas les lois fédérales établies et qui viole notre Constitution.

Lorsque Culverhouse s’est engagé à faire ce don sans précédent l’automne dernier, l’université a décidé de rebaptiser sa faculté de droit en son honneur. Mais quelques heures après le vote de vendredi du conseil, les employés de l’université ont commencé à démonter le nom de Culverhouse de la plaque située devant la faculté de droit.

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Mgr Viganò : le problème d’abus dans l’Église est fortement lié à l’homosexualité

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)

Mgr Viganò, nonce apostolique et évêque titulaire d’Ulpiana, avait fait apparition sur la scène publique par ses accusations envers le pape François d’avoir promu l’ex-cardinal McCarrick, tout en sachant que celui-ci s’était livré à des abus homosexuels.

Tout récemment, Mgr Viganò a accordé un entretien au Washington Post, affirmant entre autres que son opinion est que la crise d’abus sexuels serait beaucoup moins grave si l’on reconnaissait le problème de l’homosexualité dans le sacerdoce et qu’on le traitait adéquatement, selon le compte Twitter de Maike Hickson (qui écrit pour LifeSiteNews) :

Mgr Viganò a également parlé en détails d’une de ses opinions les plus controversées : que la crise des abus sexuels serait « beaucoup moins grave » si le « problème de l’homosexualité dans le sacerdoce était honnêtement reconnu et traité correctement ».

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Sortie du crucifix des tribunaux québécois

Par Pierre-Alain Depauw (Medias-Presse.info)

Québec — La ministre de la Justice, Sonia LeBel, a confirmé jeudi que les 17 crucifix qui se trouvaient toujours dans des tribunaux québécois seront retirés au nom de la « neutralité » religieuse. Une façon également de signifier que le droit n’est plus soumis à Dieu et sa loi naturelle !

« On verra au cas par cas ce que l’on fera. Ce sera peut-être exposé ailleurs dans le Palais de justice, ce sera peut-être autre chose, on pourra prendre ce genre de décision en temps et lieu », a ajouté le ministre face aux questions de la presse dans les corridors de l’Assemblée nationale du Québec.

Au Québec comme en France, la laïcité est surtout prétexte à déchristianiser le pays et chasser le Christ de l’espace public.

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Médecins et universitaires réfutent la « mort cérébrale » comme critère légitime de la mort réelle

Stephen Kokx ― traduit par Campagne Québec-Vie ― Photo : marionbrun/Pixabay

Rome, Italie, 22 mai 2019 (LifeSiteNews) ― Un groupe international d'éminents médecins et universitaires a réfuté la « mort cérébrale » comme critère légitime pour déterminer la mort réelle, lors d'une conférence de deux jours à Rome. 

Cet événement du 20 au 22 mai, intitulé « A Medicolegal Construct: Scientific & Philosophical Evidence » (Un construit médicolégal : Témoignages scientifiques et philosophiques) a été organisé par la John Paul II Academy for Human Life and the Family (Académie Jean-Paul II pour la vie humaine et la famille), dirigée par des laïcs, à l'Hôtel Massimo d'Azeglio, quelques jours seulement après le Rome Life Forum (Forum de Rome sur la Vie) de 2019 et la Marche italienne pour la Vie

Certains des titres d’allocutions données lors de la conférence comprenaient « “La mort cérébrale” n'est pas la mort : Évidences philosophiques et scientifiques en résumé », « “La mort cérébrale” n'est pas la mort : Expérience clinique » et « Erreurs philosophiques fondamentales et caractère non-thomique du raisonnement pro-“mort cérébrale” de Lee et Grisez. » 

De nombreux participants et conférenciers, incluant le philosophe catholique autrichien Dr Josef Seifert, étaient d'anciens membres de l'Académie pontificale pour la Vie, fondée par Jean-Paul II en 1994 pour combattre la « culture de la mort ». Le pape François a remanié l'Académie en 2017 en remplaçant ses membres conservateurs et en émettant un nouveau mandat qui exige un soutien à l'immigration et à l'environnement. Un engagement qui exigeait auparavant que les membres soutiennent les enseignements pro-vie de l'Église a également été supprimé. Les actions de François ont influé sur la décision de Seifert de fonder l'Académie Jean-Paul II pour la vie humaine et la famille en 2017.

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Noa Pothoven, la jeune Néerlandaise violée qui s’est laissée mourir de soif (avec l’aide des médecins)

Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits) ― Photo : Jiri Hodan/Wikimedia Commons

La mort de Noa Pothoven, 17 ans, a fait la une des journaux du monde entier au début de la semaine alors que la presse internationale décrivait l'« euthanasie » de la jeune Néerlandaise à Arnhem, Pays-Bas. Les réactions de choc ont été nombreuses, d'autant plus que sa mort, dimanche dernier, a été associée à de profondes souffrances psychologiques consécutives à des abus sexuels à 11 et 12 ans et à un double viol à l'âge de 14 ans. Il ne s'agissait pas d'une patiente atteinte d'un cancer en phase terminale qui ne supportait plus la douleur physique, mais d'une adolescente dynamique qui avait subi « un sort pire que la mort » quand elle n'était qu'une enfant, et dont la dépression l'avait finalement amenée à refuser la vie elle-même.

Ces réactions étaient saines. Mais l’histoire avait une faille : aucun « fact-checking », fût-il sommaire, n’avait été fait. Les médias « de référence » qui condamnent avec tant d'empressement les « fake news » ont répercuté l'information sans vérifier les sources néerlandaises qui étaient pourtant très claires sur la cause du décès de Noa : elle avait volontairement cessé de manger et de boire, afin de mourir. Alors ? Il n'y a pas eu d'euthanasie...

Les gros médias ont rectifié leurs reportages, tandis que les agences de vérification ont évoqué des « reportages erronés ou exagérés » aussi bien dans les tabloïds ainsi que de « médias nationaux habituellement fiables », condamnant du même coup leur approche « sensationnaliste ». Certes, Noa Pothoven est morte, mais il n'était plus question d'euthanasie ni même de suicide assisté, donc, probablement, tout allait bien. Ou non ?

Sa mort était-elle vraiment, au moins d'une certaine façon, « normale », et même « due à des causes naturelles » comme l'indique son certificat de décès ? Sa vie tragiquement abrégée ne soulève-t-elle pas les mêmes questions que l'euthanasie directe d'un mineur ? Mourir de faim avec l'aide de soignants médicaux vaudrait-il en quelque sorte « mieux » que de recevoir une injection mortelle ? 

Jusqu'à l'âge de 11 ans, Noa Pothoven était une jeune fille joyeuse, intelligente et heureuse. Elève brillante, elle s'était intégrée sans effort au collège et avait un don pour l'écriture, son activité préférée.

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