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Le candidat républicain Mitt Romney semble ne pas approuver la liberté religieuse sur la question de la contraception

La première réponse, spontanée, de Mitt Romney à la question d'un journaliste sur un projet de loi permettant aux assureurs de ne pas couvrir les frais de contraception était négative. Il s'est repris dans la journée. Richard Hétu, sur le site du journal La Presse du 1er mars 2012 nous apporte l'information:

La question, posée à Mitt Romney, semblait assez claire. Elle faisait notamment référence aux deux sénateurs républicains – Roy Blunt du Missouri et Marco Rubio de Floride – qui ont proposé un amendement controversé sur la contraception devant être soumis à un vote aujourd’hui au Sénat. Le projet de loi permettrait aux assureurs et aux employeurs de refuser, pour des raisons religieuses ou morales, d’offrir ou de rembourser les soins contraceptifs qui doivent être désormais inclus dans la plupart des plans d’assurance-santé aux États-Unis.

Je cite la réponse de Romney à un journaliste d’Ohio, réponse qui occultait la question de liberté de religion invoquée par les promoteurs de l’amendement (voir vidéo ci-dessus) :

«Je ne suis pas en faveur du projet de loi. Écoutez, l’idée que des candidats présidentiels se mêlent de contraception dans le cadre d’une relation entre un homme et une femme, un mari et une épouse, je ne touche pas à ça.»

À 16h, hier, la nouvelle de l’opposition de Romney à l’amendement Blunt-Rubio a soulevé une tempête instantanée sur internet. L’ancien gouverneur du Massachusetts semblait tourner le dos à deux de ses supporteurs sur une question controversée qui mobilise ces jours-ci la droite républicaine. Il semblait aussi se distancier de la position de Rick Santorum, son principal rival dans la course à l’investiture républicaine pour la présidence, qui s’oppose à la contraception en général.

Or, à 17h, l’équipe électorale de Romney a fait savoir que ce dernier approuvait l’amendement Blount-Rubio. Romney n’a peut-être jamais effectué une volte-face aussi rapide dans sa carrière politique.

Romney a plus tard expliqué qu’il n’avait pas bien compris la question du journaliste, une excuse qui n’a pas convaincu tout le monde

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La Virginie exige une échographie préalable à l'avortement sur son territoire

Une excellente initiative de certains États américains consiste à présenter à la femme enceinte une échographie qui lui fera prendre conscience que les avorteurs, présentant l'enfant à naître comme un amas de cellules, mentent assurément. Espérons que cette pratique se généralise et surtout, que l'on utilise la technologie en 3D. Toujours du site genethique.org du 28 février 2012:

 

 Le 28 février 2011, le Sénat de l’Etat américain de Virginie a approuvé de justesse une version modifiée d’une proposition de loi controversée exigeant une échographie préalable pour les femmes souhaitant avorter. Après un débat long et houleux entre les sénateurs, la proposition de loi a été votée à 21 voix contre 19.
Ce vote est intervenu une semaine après que le gouverneur Robert F Mc Donnell ait demandé au législateur de réviser la proposition de loi suite à une manifestation de protestation ayant rassemblé 1000 personnes. Le projet de loi initial imposait aux femmes voulant recourir à l’avortement, une échographie transvaginale.

"Le but de ce projet de loi est de s'assurer que les mères ont le maximum d’informations quant à l'âge gestationnel et le développement physique avant de prendre une décision quant à l'avortement", a déclaré lors du débat le sénateur Stephen H. Martin.
Le projet de loi adopté a été amendé par le Sénat de façon à exclure de cette loi les femmes ayant signalé aux agences appliquant la loi qu’elles ont été victimes de viol ou d’inceste. Toutefois, la loi n’exempte pas les femmes qui savent que leurs bébés pourraient souffrir de malformations.

7 autres Etats américains ont voté des lois similaires.

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À Washington, la liberté de conscience des pharmaciens leur permet de refuser de vendre des produits contraceptifs

Le site genethique.org du 28 février 2012 nous informe du courage de ces pharmaciens américains qui ont défendu leur droit de ne pas vendre de produits contraceptifs:

 

Le 23 février 2012, la Cour fédérale de la ville de Tacoma (Washington) a invalidé une loi exigeant des pharmaciens qu'ils distribuent la pilule du lendemain en dépit de leur objection de conscience. En 2007, le Conseil des pharmaciens de l'Etat de Washington avait en effet adopté une réglementation qui rendait illégal le fait de renvoyer des patients vers des pharmacies voisines pour des raisons de conscience. La Cour a jugé que "La réglementation du Conseil vise [...] l'objection de conscience depuis le début", et a ajouté que "l'objectif principal de cette loi était d'éliminer le droit de refus [pour des raisons religieuses]".
La Cour a souligné dans un communiqué que cette loi "viole le droit d'exercer librement sa religion". Selon Luke Goodrich, directeur national adjoint du "Becket Fund for Religious Liberty", qui représentait les plaignants, a souligné que "La décision [de la Cour] [...] envoie un message très clair : aucun individu ne peut être contraint d'abandonner sa profession uniquement à cause de ses croyances religieuses".

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"Avorter" les bébés déjà nés, la nouvelle étape demandée par des chercheurs en "bioéthique"

En un sens, ils ont une certaine logique. Ne voyant pas de différences entre un enfant à naître et un jeune enfant, ils ne voient pas pourquoi l'on pourrait tuer l'un et épargner l'autre. Si les "raisons" de tuer sont valables pour l'enfant à naître, elles devraient également l'être pour les jeunes enfants. Le site Genethique.org du 29 février 2012 nous apporte cette nouvelle:

Deux chercheurs en bioéthique, Francesca Minerva de l'Université de Melbourne et Alberto Giubilini de l'Université de Milan ont co-signé un article du Journal of Medical Ethics où ils plaident pour le droit de supprimer des nouveau-nés de la même manière que l'on peut avorter : "Nous affirmons que le droit de tuer un nouveau-né devrait être éthiquement permis dans toutes les mêmes circonstances que l'est l'avortement. Ces circonstances incluent les cas où les nouveau-nés [...] peuvent être un risque pour le bien-être de sa famille". Les chercheurs distinguent ensuite cet "avortement post-natal" de l'euthanasie, affirmant que l'euthanasie est l'acte de faire mourir quelqu'un dans son propre intérêt, tandis que l' "avortement post-natal" est celui de tuer dans l'intérêt des personnes impliquées et non dans celui du bébé lui-même.

Pour ces deux auteurs utilitaristes, "si des critères de coût social, psychologique ou économique pour des parents potentiels sont d'assez bonnes raisons pour avorter même si le fœtus est en bonne santé, [...] les mêmes raisons doivent pouvoir justifier l'avortement post-natal"

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Des raisons de refuser la Fécondation In Vitro

Le site du Magazine Familles Chrétiennes du 27 février, donne la parole à un psychiatre et à un juriste qui commente une émission sur la question de la fécondation in vitro:

 

Bébé éprouvettes, bébés médicament, embryons congelés, dons d'ovocytes et de sperme: c'était "Un bébé nommé désir", mercredi 22 février sur France 2. Quand le désir parental d'enfant et la soif de toute-puissance de la médecine s'associent pour se faire arbitre de la vie.

« Un bébé nommé désir » : le titre, d’emblée, dit tout. Un bébé quand je veux, si je veux, comme je veux. Le bébé dépend de mon désir. « L’enfant désiré, malheureusement, passe par l’élimination des enfants non désirés, commente Benoît Bayle, auteur d’À la recherche de l’enfant parfait (Robert Laffont). Cette surenchère de l’enfant du désir est l’autre face du refus de l’enfant ».
 
Embryon : être ou ne pas être

Cette conception totalement subjective de l’être humain se retrouvait dans les propos d’une psychologue, au cours de l’émission : « L’embryon, dans les hôpitaux, on ne sait pas très bien ce que c’est : tantôt une cellule, tantôt une potentialité d’enfant ». Non seulement l’enfant vient si je le désire, mais il existe si je le veux. « L’embryon, dans ces conditions, dépend du regard que les parents portent sur lui, analyse Aude Mirkovic, qui enseigne le droit à l’université d’Évry. Si l’enfant est désiré, c’est une personne. S’il n’est pas désiré, c’est un amas de cellules. Si d’autres parents veulent l’adopter, il sera à nouveau une personne… »
Que dit la loi à propos de l’embryon ? Une juriste interrogée par le documentaire, Laurence Brunet, explique : « L’embryon est comme un no man’s land entre chose et personne ». Et de vendre tranquillement la mèche : « C’est très bien comme ça. Car s’il avait un statut, on ne pourrait plus faire de procréation médicalement assistée ».
Aude Mirkovic commente : « Le statut d’un être, en droit, dépend de ce qu’il est, de sa nature. Or le législateur ne sait pas ce qu’est un embryon. L’embryon est traité tantôt comme une personne, tantôt comme une chose. La loi lui manifeste des égards, une protection, qui n’a pas lieu d’être si c’est une chose. La recherche sur l’embryon est autorisée à titre dérogatoire : si l’embryon est une chose, c’est ridicule, cela entrave le travail des chercheurs. Si l’embryon est une personne, c’est nettement insuffisant. Nous sommes en pleine incohérence. »
L’embryon, être humain ou personne ? Le Pr Israël Nisand, dans le documentaire, répond à sa façon : « L’embryon est un être humain mais pas encore une personne. Il a sa dignité, il est insubstituable. Il va acquérir ses droits petit à petit. Au bout de 14 semaines, par exemple on ne peut plus faire d’IVG. Il ne sera vraiment une personne, avec tous ses droits, qu’à la naissance ».
La réaction d’Aude Mirkovic fuse : « Voilà un concentré des inepties qu’on entend sur l’embryon ! D’abord, si l’être humain a une dignité et que l’on n’en tire aucune conséquence, que cela ne lui confère aucun droit, cette dignité n’existe pas, elle n’est qu’un mot. Ensuite, comment distinguer l’être humain de la personne ? Si certains êtres humains ne sont plus des personnes, ou à moitié, on change de civilisation ! C’est le retour à l’époque romaine, quand l’embryon n’était que la pars viscerum matris, un morceau des entrailles de la mère. Un gigantesque retour en arrière ! »
Impossible, pour un juriste, de prouver que l’embryon est une personne. Le débat est philosophique. Mais dans le doute, la vertu de prudence, ou le principe de précaution, comme on voudra, devrait jouer, estime Aude Mirkovic : « Le droit ne peut pas prouver qu’un individu est une personne, mais le fait qu’il l’est peut-être oblige à le traiter comme une personne. Exemple : je suis devant un paravent, je ne sais pas ce qu’il y a derrière : un être humain ou une chaise. J’ai un fusil et je tire quand même. Si c’était un être humain je vais droit en prison… Dans le doute, on s’abstient ».

 

Ce que le documentaire n’a pas dit
Et puis, il y a tout ce que le documentaire ne dit pas sur ces merveilleuses technologies. En premier lieu les conséquences psychologiques du fait que les embryons fécondés artificiellement ne sont plus le fruit d’une union entre un homme et une femme, mais le produit d’un homme, d’une femme – parfois donneurs – et d’une équipe médicale. (On appelle d’ailleurs le Pr Frydman le « père d’Amandine (1) », sans que cela ait l’air de choquer grand monde). « Nous avons affaire à une population d’individus qui doit sa vie à la société, à la médecine, un peu à l’État, note Benoît Bayle. Cette intrusion dans une histoire intime n’est pas sans conséquence pour la structuration de l’identité de la personne ».
Idem pour la congélation des embryons. « Imaginons des enfants issus de la même fratrie qui se développeront, par fécondation in vitro, à des moments différents de l’histoire. C’est assez terrible sur le plan des repères psychologiques. Si entre-temps le père est mort, ce sera un casse-tête identitaire pour l’enfant ».
Sans parler des embryons « surnuméraires », que génère automatiquement la fécondation artificielle. Benoît Bayle constate un phénomène de « survivances conceptionnelles » : « Supposons un embryon conçu in vitro ; on conçoit dix embryons, on en supprime trois parce qu’ils ne conviennent pas, on en congèle trois et on en implante trois. On fait une réduction embryonnaire et un seul bébé naît. On observe alors souvent un phénomène de « survivance », le plus souvent inconscient. Cela passe par les parents, qui vont élever leur enfant sur un mode mégalomaniaque. Il pourra y avoir aussi un mouvement de culpabilité, là encore plus ou moins conscient. "On a forcé la nature", entend-on parfois de leur part ».
Autre élément, positif celui-là, dont le documentaire ne parle pas : la ratification par la France, en décembre dernier, de la convention d’Oviedo sur le respect des droits humains en matière de médecine et de biomédecine. Cette convention énonce les grands principes à respecter en la matière. On peut la trouver insuffisante, parfois un peu floue. Mais dans le contexte actuel, c’est incontestablement une bonne nouvelle.
 
Charles-Henri d’Andigné
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Pressions sur les écoles chrétiennes d'Angleterre pour retirer les propos jugés "homophobes"

Le site de Riposte Catholique du 28 février 2012 nous apporte cette nouvelle tirée du site Lifesitenews.com du 27 février 2012:

 

 

Le leader du plus important groupement syndical britannique, Brendan Barber du Trades Union Congress (TUC), accuse le gouvernement britannique de laisser diffuser du matériel « homophobe » dans les écoles confessionnelles, dans une affaire qui est en train de créer une atmosphère de « peur » dans les écoles catholiques, qui sont nommément dans le collimateur du puissant syndicaliste.

 Tout a commencé en décembre, rapporte LifeSite, lorsque Barber s’est ému dans une lettre adressée au Secrétaire (ministre) de l’Education Michael Gove de la distribution dans les écoles catholiques d’un livret exposant le caractère immoral des actes homosexuels. S’appuyant sur l’ubuesque « Equality Act » de 2010, il affirmait : « Les écoles ont désormais l’obligation légale de récuser tout type de préjugé. De telles publications vont directement à son encontre. » Il faut donc, a-t-il ajouté, appliquer la loi de 2010 qui condamne toute « discrimination à raison de l’orientation sexuelle ».

 Le ministre a répondu en disant que les dispositions de la loi « Sexual Orientation régulations » de 2007 ne visent pas les programmes des écoles confessionnelles, précisant que « tout matériel qui y est utilisé dans le cadre de l’éducation sexuelle n’y sera pas soumis aux dispositions concernant la discrimination ».

 Le livret en question s’intitule « Virilité pure : comment devenir l’homme que Dieu veut te voir devenir » par l’Américain Jason Evert. Il assure que « l’attraction homosexuelle » peut « avoir sa source dans une relation malsaine avec le père », ou la difficulté à « avoir des contacts avec d’autres jeunes hommes, ou même dans des abus sexuels ». Le livret cite le Catéchisme de l’Eglise catholique, et précise : « L’acte homosexuel est désordonné, dans une grande mesure comme le sexe contraceptif entre homosexuels. Ces deux actes sont contraires à la finalité naturelle donnée par Dieu au sexe : les bébés et l’union. »

 Le ministre n’a – fort heureusement – vu aucune « homophobie » là-dedans et a expliqué son refus d’agir en disant qu’il n’était nullement question de « haranguer, harceler ou dénigrer un élève gay ou une élève lesbienne, ni un groupe de tels élèves » : si cela avait été le cas « cela aurait été inacceptable en n’importe quelles circonstances et constituerait probablement un cas de discrimination illégale ».

 Cela n’a pas suffi à Brendan Barber qui s’est même montré furieux de la réponse au nom du TUC qui, selon lui, n’accepte pas ce « manque d’implication ». Il a même qualifié ce « manque » de « très alarmant » au vu de ce qu’il appelle la « distribution de littérature homophobe ».

 Le journal The Guardian cite un porte-parole du Département de l’éducation assurant que toute école faisant la « promotion de matériel homophobe agirait contre la loi ». Si la condamnation du livret désigné par le TUC n’est pas explicite, il n’empêche que les écoles confessionnelles britanniques ont désormais le sentiment de devoir « marcher sur des œufs », comme l’a confié un prêtre de paroisse et professeur de théologie londonien, Father Timothy Finigan, à LifeSite. Les responsables des écoles et les enseignants vivent avec la peur « de pouvoir être accusés d’homophobie s’ils expriment l’enseignement catholique sur la condition homosexuelle ou sur les actes homosexuels ». Fr Finigan ajoute que « ce n’est pas seulement une marotte du “New Labour” : beaucoup de conservateurs se sont joints à la fête, y compris David Cameron qui a maintenant pris l’engagement public, au nom de son parti, de légaliser le mariage gay ».

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Une pro-avortement désire remporter un prix de leadership à l'Île du Prince Edouard

Kandace Hagen, l’une des femmes qui a aidé à lancer le PEI Reproductive Rights Organisation est en deuxième place pour gagner un prix de leadership du Conseil atlantique pour la coopération internationale.
 
Dans le cadre de ce concours en ligne, chacun des huit ambassadeurs – deux de chaque province de l’Atlantique - a à décrire la façon dont il va travailler pour améliorer la communauté. Hagen s’est engagée à travailler à l’amélioration de l’accès aux services d’avortement dans l’Ìle du Prince Edouard. Elle s’est engagée à verser la prime de 1000$ pour payer les coûts de transport pour les femmes devant se rendre en dehors de l’île pour avorter.
 
Ann Marie Tomlins, de l’Association pour la Vie de l’Île du Prince Edouard encourage les gens à aller voter contre Hagen et pour Tara Brinston, qui est en avance présentement. « La dernière chose dont nos jeunes femmes ont besoin, c’est d’avoir un promoteur de l’avortement comme héros."
 
 
(source Island Edition, traduction libre)
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Benoit XVI encourage la recherche éthique pour combattre la stérilité

Dans la revue de Presse Zenit.org, on trouve ce discours de Benoit XVI sur les techniques pour combattre la stérilité:

 

 

Le thème que vous avez choisi cette année, "Diagnostic et thérapie de la stérilité", en plus d’avoir une importance humaine et sociale, possède une valeur scientifique particulière et exprime la possibilité concrète d’un dialogue fécond entre dimension éthique et recherche biomédicale. Devant le problème de la stérilité du couple, en effet, vous avez choisi de rappeler et considérer soigneusement la dimension morale, recherchant des voies pour une évaluation diagnostique juste et une thérapie qui corrige les causes de la stérilité. Cette approche procède du désir non seulement de donner un enfant au couple, mais de rendre aux époux leur fertilité et toute la dignité d’être responsables de leurs propres choix procréatifs, pour être des collaborateurs de Dieu dans la génération d’un nouvel être humain. La recherche d’un diagnostic et d’une thérapie représente l’approche qui est scientifiquement la plus juste pour la question de la stérilité, mais aussi celle qui est la plus respectueuse de l’humanité intégrale des sujets impliqués. En effet, l’union de l’homme et de la femme dans cette communauté d’amour et de vie qu’est le mariage, constitue l’unique "lieu" digne pour l’appel à l’existence d’un nouvel être humain, qui est toujours un don.

Par conséquent, je désire encourager l’honnêteté intellectuelle de votre travail, expression d’une science qui garde éveillé son esprit de recherche de la vérité, au service du bien authentique de l’homme, et qui évite le risque d’être une pratique purement fonctionnelle. La dignité humaine et chrétienne de la procréation, en effet, ne consiste pas à être un "produit", mais repose sur son lien avec l’acte conjugal, expression de l’amour des époux, de leur union non seulement biologique, mais également spirituelle. L’Instruction Donum vitae nous rappelle, à ce sujet, que "par son intime structure, l’acte conjugal, unissant les époux d’un lien très profond, les rend aptes à la génération de nouvelles vies, selon les lois inscrites dans l’être même de l’homme et de la femme" (n. 126). Les légitimes aspirations à enfanter, du couple qui se trouve en état de stérilité, doivent par conséquent trouver, avec l’aide de la science, une réponse qui respecte pleinement leur dignité de personnes et d’époux. L’humilité et la précision avec lesquelles vous approfondissez ces problématiques méritent encouragement et soutien, à la différence de certains de vos collègues, entrainés par la fascination de la technologie de la fécondation artificielle. A l’occasion du Xe anniversaire de l’encyclique Fides et ratio, j’ai rappelé comment "le profit facile ou, pire encore, l’arrogance de se substituer au Créateur, jouent, parfois, un rôle déterminant. C’est une forme d’hybris de la raison, qui peut endosser des caractéristiques dangereuses pour l’humanité" (Discours aux participants du Congrès international de l’Université pontificale du Latran, 18 octobre 2008). En vérité, le scientisme et la logique du profit semblent aujourd’hui dominer le domaine de la stérilité et de la procréation humaine, tendant à entraver également de nombreux autres terrains de recherche.

L’Eglise prête une grande attention aux souffrances des couples stériles, se préoccupe d’eux et, justement pour cela, encourage la recherche médicale. La science, cependant, n’est pas toujours en mesure de répondre aux désirs de tant de couples. Je voudrais, en ce sens, rappeler aux époux qui vivent la condition de la stérilité, que leur vocation matrimoniale n’en est pas pour autant amoindrie. Les conjoints, par leur vocation baptismale et matrimoniale, sont toujours appelés à collaborer avec Dieu à la création d’une nouvelle humanité. En effet, la vocation à l’amour est vocation au don de soi et ceci est une possibilité qu’aucune condition organique ne peut empêcher. Par conséquent, où la science ne trouve pas de réponse, la réponse qui donne la lumière vient du Christ.

Je désire vous encourager, vous tous qui avez afflué pour ces journées d’étude et qui parfois travaillez dans un contexte médico-scientifique où la dimension de la vérité s’avère brouillée: poursuivez le chemin entrepris, d’une science intellectuellement honnête et pénétrée par la recherche continuelle du bien de l’homme. Dans votre parcours intellectuel, ne dédaignez pas le dialogue avec la foi. Je vous adresse l’appel exprimé dans l’encyclique Deus caritas est: "Pour pouvoir agir de manière droite, la raison doit constamment être purifiée, car son aveuglement éthique, découlant de la tentation de l’intérêt et du pouvoir qui l’éblouissent, est un danger qu’on ne peut jamais totalement éliminer. […] La foi permet à la raison de mieux accomplir sa tâche et de mieux voir ce qui lui est propre." (n. 28). En outre, c’est justement la matrice culturelle instaurée par le christianisme  – enracinée dans l’affirmation de l’existence de la vérité et de l’intelligibilité du réel à la lumière de la Vérité suprême – qui a rendu possible, dans l’Europe du Moyen Age, le développement du savoir scientifique moderne, savoir qui, dans les cultures précédentes, était restée seulement en germe.

Illustres scientifiques, et vous tous membres de l’Académie, engagés à promouvoir la vie et la dignité de la personne humaine, gardez toujours présent à l’esprit, également, le rôle culturel fondamental que vous jouez Mon prédécesseur, le bienheureux Jean-Paul II rappelait que les savants, "justement parce qu’ils savent davantage, sont appelés à servir davantage" (Discours à l’Académie pontificale des sciences, 11 novembre 2002). Les personnes ont confiance en vous qui servez la vie, ont confiance dans votre engagement à soutenir ceux qui ont besoin de réconfort et d’espérance. Ne cédez jamais à la tentation de traiter le bien des personnes en le réduisant à un simple problème technique ! L’indifférence de la conscience par rapport au vrai et au bien représente une menace dangereuse pour le progrès scientifique authentique.

 

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Un article dans le journal Métro sur l'homosexualité que vous pouvez commenter...

Le journal Métro du 28 février 2012 nous apporte la morale politally correct d'une journaliste, Zora Ait El Machkoury, sur la situation de l'homosexualité en Afrique.

Il faut dire que là bas, ils n'y vont parfois pas avec le dos de la cuillère sur le sujet, mais cela n'empêche pas qu'ils ont certainement une perception plus juste du phénomène que les sociétés occidentales: 

Devant des milliers de partisans rassemblés pour fêter son 88e anniversaire dans un stade de Mutare, dans l’est du pays, Mugabe, un catholique pratiquant, s’est interrogé: «La nature est la nature. Elle a créé le mâle et la femelle. Vous, David Cameron, suggérez-vous que vous ne savez pas ça, ou est-ce qu'il y a une sorte de démence, ou cela fait-il partie de la culture des Européens?» Comme d’autres dirigeants africains, Mugabe dénonce l’homosexualité, une perversion propagée selon lui par les anciens colons et l’Occident

L'homosexualité ne fait certainement pas partie de la culture historique des Européens, mais assurément de la "culture" médiatique des pays occidentaux.

Sur le site du journal Métro vous pouvez laisser votre commentaire.

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L'euthanasie en Europe: une anomalie concernant 28 millions de personnes sur 350 millions

L'euthanasie en Europe ne concerne que trois petits pays: la Hollande, la Belgique et le Luxembourg. Dans le reste du continent, sur ce sujet, la raison prédomine. Le site Libertépolitique.com nous apporte une sérieuse critique de la situation européenne:

 

La première vérité est que les trois Etats du Benelux ne représentent que 28 millions de personnes sur les 800 millions enregistrées au Conseil de l’Europe et sur les 320 millions habitants de l’Union européenne. De fait, nous ne saurions oublier que l’écrasante majorité des Européens ignore toute législation légalisant l’euthanasie. Ainsi que nous le rappelle fort opportunément le groupe Ethique, droit et santé du Collectif Plus digne la vie, « croire que 28 millions d’habitants du Benelux peuvent avoir raison tous seuls contre les 321 millions des 24 autres Etats de l’Union européenne qui ont fait un choix contraire, c’est refuser la réalité, c’est raisonner exclusivement avec des préjugés idéologiques [1]». 

 

A l’encontre de l’évolution 

La seconde vérité est que l’on assiste en fait à un mouvement contraire des parlements nationaux qui se trouvent toujours plus nombreux au fil des années à adopter des lois en faveur du respect de la dignité et de la vie des mourants. Si les Pays-Bas et la Belgique ont légalisé l’euthanasie depuis maintenant une décennie, aucun Etat sur le continent, hormis le cas très particulier du Luxembourg en 2009, n’a choisi de leur emboîter le pas. Bien au contraire, rappelle le Collectif plus digne la vie, après la France en 2005, la République tchèque en 2008, l’Allemagne et l’Italie en 2009 et 2011, la Suède en 2010 et l’Espagne en 2011, on peut dire qu’une majorité d’Etats de l’Union européenne a fait le choix clair du refus de l’acharnement thérapeutique et de l’euthanasie tout en instaurant un droit aux soins palliatifs en faveur de leurs concitoyens. Au nom de son passé et d’une réflexion liée à son histoire, le Bundesrat et le Bundestag allemands ont catégoriquement rejeté l’idée d’une dépénalisation même exceptionnelle de l’euthanasie et ont encouragé le développement des soins palliatifs au niveau fédéral. Berceau de la médecine palliative, la Grande-Bretagne, pourtant libérale et de tradition utilitariste, a vu jusqu’à présent échouer toutes les tentatives de légalisation de l’euthanasie et de suicide assisté à la Chambre des Lords – la dernière date du début de l’année 2010 –, quelle que soit la couleur politique de ses représentants, témoignant par là-même d’un fort rejet culturel de la société britannique à la mise en œuvre d’un soi-disant droit à la mort. Contrairement à ce qui est parfois affirmé, on constate que sur cette question il n’y a pas de clivage culturel entre pays du nord ou du sud de l’Europe.

(...)

En conclusion, on retiendra que les discours qui accréditent l’idée selon laquelle l’Europe serait en train de légaliser progressivement l’euthanasie dans une marche de l’histoire inéluctable sont tout simplement faux. « Croire que copier la législation hollandaise et belge, c’est faire œuvre de modernisme, c’est s’égarer », avertit le Collectif plus digne la vie qui ajoute : « Légaliser maintenant l’euthanasie, c’est aller à contrecourant du fondement du soin, de la solidarité et de l’évolution de la prise en charge de la fin de vie en Europe ».

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