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Madeleine Parent, malheureusement, une "collabo"...

Il y a des taches indélébiles qui viennent empêcher de voir toute la beauté d'un habit, focalisant l'attention sur ce point crasseux. L'approbation de Madeleine Parent du combat pour le "droit" à l'avortement en est une. Tout comme on se souviendra toujours du soutien aveugle d'un Jean-Paul Sartre au communisme, tout comme on se souvient de ces nombreux écrivains qui reçurent la peine capitale après la fin du régime de Vichy, l'histoire ne pourra jamais effacer la collaboration de Madeleine Parent au régime d'élimination des enfants à naître.

Le site newswire.ca nous apporte cette information:

MONTRÉAL, le 12 mars 2012 /CNW Telbec/ - Avec beaucoup de tristesse, le conseil d'administration du Conseil d'intervention pour l'accès des femmes au travail (CIAFT) vient d'apprendre le décès de Madeleine Parent et tient à honorer sa mémoire et son apport inestimable à la société québécoise. Madeleine Parent est décédée à Montréal ce 12 mars 2012; elle avait 93 ans. Née à Montréal en 1918, elle a eu une vie plus qu'active au Québec et en Ontario en tant que militante syndicale, féministe, militante pour la paix et humaniste.

Aux côtés de son compagnon Kent Rowley, elle a joué un rôle déterminant lors des grèves du textile dans les années 1940 et 1950 sous la bannière des Ouvriers Unis des Textiles d'Amérique. Elle a grandement contribué à l'établissement d'un syndicalisme canadien; Madeleine Parent a été vice-présidente de la centrale qu'elle a fondée, la Confédération des syndicats canadiens.

Féministe convaincue, elle est membre fondatrice de NAC/CCA. Elle a lutté pour l'équité salariale, le droit à l'avortement et la défense des droits des femmes immigrantes et des femmes autochtones. Elle a été impliquée et amie de nombreux organismes communautaires, notamment la Fédération des femmes du Québec.

Pour trouver un syndicaliste modèle, on se tournera plutôt vers la figure d'un Lech Walesa, par exemple.

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L'ONU entend un évêque s'opposant à sa tentative d'imposer le "mariage gai"

L'agence de presse zenit.org du12 mars 2012 nous apporte cette information:

 

 

Mgr Silvano M. Tomasi, observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU à Genève, a en effet pris la parole, vendredi 9 mars 2012, au cours de la 19e session du Conseil des droits de l’homme, à l’occasion de la présentation, par le Haut-commissaire des Nations Unies pour les droits de l’Homme, Mme Louise Arbour, du rapport sur « les lois discriminatoires, les pratiques et les actes de violence contre les personnes motivées par leur orientation sexuelle et leur identité de genre ».

Condamner et sanctionner la violence

La délégation du Saint-Siège renouvelle sa ferme « condamnation » de la «discrimination et la violence contre toute personne humaine », y compris « ceux qui sont pris pour cible à cause de leurs différences de comportement sexuel ». Elle déplore des traitements « inacceptables » et « inhumains » infligés à des personnes, sur la base de « la race, la couleur, le sexe, le langage, la religion, l’opinion politique, l’origine nationale ou sociale, la pauvreté, la naissance ». Et elle appelle à la « sanction » de ces attitudes, qu’elles soient fomentées « par des individus, par des groupes sociaux et culturels, ou par l’Etat lui-même ».

Citant une lettre pastorale de 1986, signée du cardinal Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, Mgr Tomasi signale que l’Eglise a toujours tenu cette position : « Il faut fermement déplorer que les personnes homosexuelles aient été et soient encore l'objet d'expressions malveillantes et de gestes violents. » Ce « manque de respect pour les autres » qui lèse les « principes élémentaires » d’une juste convivialité civile « mérite la condamnation des pasteurs de l'Eglise ».

Respecter le caractère unique du mariage

Le rapport, note l’observateur permanent, affirme « à juste titre » que le Comité des droits de l’homme n’exige pas des Etats de « permettre aux couples de même sexe de se marier ». Mais plus loin, fait observer l’archevêque, le rapport propose que les Etats aient une « obligation de garantir que les couples de même sexe non-mariés soient traités de la même façon et aient le droit aux mêmes avantages que les couples non-mariés de sexe différent ».

C'est pourquoi le Saint-Siège exprime son « inquiétude » que, sous couvert de « protection contre la discrimination et la violence infligées à cause des différences de comportement sexuels », le Conseil puisse courir le risque d’ « affaiblir » l’institution « légale » et « sacrée » du mariage « entre un homme et une femme ».

Le mariage, fait observer le porte-parole du Saint-Siège, contribue « de façon unique et essentielle au bien public » car « il modèle la façon dont hommes et femmes vivent en interdépendance et s’engagent, pour leur vie entière, à chercher le bien l’un de l’autre ». C’est pourquoi il a été protégé depuis « des temps immémoriaux dans les traditions légales, culturelles et religieuses ».

Le mariage, affirme-t-il également, offre « les meilleures conditions » pour élever les enfants : « la relation stable, aimante, d’une mère et d’un père ». Il est donc le « fondement de la famille naturelle, la cellule de base de la société ».

Par conséquent, l’archevêque italien met en garde contre une « redéfinition » du mariage à dessein « que les autres relations lui soient équivalentes – comme cela est déjà établi dans certains pays » : ce serait « dévaluer » et « affaiblir » l’institution du mariage, et par conséquent « la famille naturelle elle-même ».

Maintenir l’universalité des droits de l’homme

Si le Saint-Siège considère, en accord avec le rapport, que l’Etat a l’obligation de protéger le « droit à la vie, à la liberté et à la sécurité des personnes », il trouve cependant « trompeur » et « peu clair » de développer cette argumentation « exclusivement » au sujet des personnes « victimes de discrimination et de violence à cause de leurs différences de comportement sexuel ».

En effet, souligne Mgr Tomasi, les droits cités « doivent être universellement respectés ». « Si l’on particularise ou développe des droits spéciaux pour des groupes de personnes spéciaux, explique-t-il, on met en danger l’universalité de ces droits. » Cela crée en outre « une menace » pour « la souveraineté nationale et les institutions sociales, culturelles et religieuses qui travaillent au bien commun de tous les membres de la famille humaine ».

L’archevêque fait également part de la « préoccupation » du Saint-Siège devant les tentatives de « définir de nouvelles catégories, introduire de nouveaux termes, tels que « orientation sexuelle » et « identité de genre » qui sont « ambigus de nature » puisqu’ils n’ont pas de « définition précise » dans les instruments internationaux des droits de l’homme.

Le Saint-Siège recommande donc « avec insistance » de préserver et maintenir l’universalité des droits de l’homme. Il estime que « les graves problèmes de discrimination et violence » devraient être résolus « à l’échelle des gouvernements nationaux et locaux, de la société civile, des responsables religieux et culturels », c’est-à-dire « sur la base du principe de subsidiarité ».

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Votre Pepsi à saveur de foetus avortés...

Cela mérite un boycott. Pepsi a maintenant le feu vert de l'administration Obama pour concrétiser ses intentions de développer des saveurs à partir de cellules de foetus avortés. Le site actuchretienne.com du 7 mars 2012 nous apporte cette information:

 

La société Pepsi, qui doit lancer dans les toutes prochaines semaines son nouveau produit « Pepsi Next », fait face à un boycott de plus en plus vigoureux des militants pro-vie américains. La compagnie utilise en effet des cellules issues de foetus avortés dans ses recherches pour réhausser le goût de la célèbre boisson. Avec l’aide de l’administration Obama, Pepsi a réussi à obtenir gain de cause.

Dans une décision rendue publique le 28 février, la SEC (Security and Exchange Commission) mise en place par le président Obama a statué: le laboratoire Semonyx, filiale de recherche du groupe PepsiCo’, est autorisé à utiliser des restes de foetus avortés comme rehausseurs de goût. Cet usage est considéré comme des « opérations commerciales ordinaires ».

Mais comment les concepteurs de liquide Pepsi peuvent-ils avoir l'esprit assez tordu pour simplement imaginer cette boisson ?

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Steven Guilbault d'Équiterre répète les bêtises de Pierre Fortin sur le système de garderie

Le journal Métro du 11 mars 2012 publie un texte de Steven Guilbault se réjouissant de l'économie pour l'état que représente le système de garderie. Fantastique, ainsi nous avons un système où les deux parents, grâce au système de garderie, peuvent travailler pour un revenu total net semblable à celui qu'ils touchaient lorsque des allocations familliales étaient versée et qu'un des parents travaillait à la maison. Quel progrès! Les parents sont tellement heureux d'être obligés de travailler tous les deux, d'avoir peu de temps pour s'occuper de leurs enfants et de verser 900 millions annuellement de plus au gouvernement que ce qu'ils reçoivent de lui en compensation par le système de garderie.

"Une conclusion claire peut être tirée des informations qui précèdent : pour créer de la richesse aujourd’hui, il n’est pas absolument nécessaire de détruire la nature afin, disons, d’en exploiter les richesses." nous affirme béatement Steven... Il suffit plutôt de détruire la famille afin, disons, d'en exploiter les richesses...

Il fallait y penser!

Voici l'article de notre admirateur de système d'exploitation naturel:

Jeudi dernier, les femmes de partout dans le monde ont marqué la Journée internationale de la femme. Le Québec n’a pas fait exception, et pour cause : il y avait de quoi célébrer!

En 1997, le gouvernement du Québec a mis sur pied un réseau universel de garderies. Les Québécois sont très attachés à ce réseau. Cependant, peu de gens savent que les garderies rapportent plus au gouvernement du Québec et à la société tout entière qu’elles ne coûtent! Voilà une très bonne nouvelle.

L’économiste Pierre Fortin, de l’Université du Québec à Montréal, avance les chiffres suivants : grâce aux garderies, beaucoup de femmes, soit 70 000, ont pu entrer sur le marché du travail. Auparavant, elles ne pouvaient pas quitter la maison parce que la société n’était pas organisée pour s’occuper des enfants pendant qu’elles seraient au travail. Donc, 70 000 nouvelles entrées sur le marché du travail! Cela a entraîné une injection supplémentaire de 5 G$ annuellement dans l’économie québécoise.

L’impôt sur le revenu de ces nouvelles travailleuses et les taxes sur leurs nouveaux achats ont rapporté au gouvernement 2,8 G$ supplémentaires. C’est déjà pas mal comme performance, mais le plus beau reste à venir.

Le système de garderies coûte 1,9 G$; il rapporte, 2,8 M$ dans les coffres du gouvernement. Il en résulte un gain net de 900 M$ pour le Québec tout entier. Le réseau de garderies n’est donc pas une dépense, mais un investissement, assez rentable merci!

Et ce n’est pas tout. Parce qu’elles ont eu accès au travail, le nombre de femmes chefs de famille en situation de pauvreté a reculé de 12 points. Une conclusion claire peut être tirée des informations qui précèdent : pour créer de la richesse aujourd’hui, il n’est pas absolument nécessaire de détruire la nature afin, disons, d’en exploiter les richesses. Au XXIe siècle, il existe des «investissements sociaux» qui peuvent prendre le relais. Et comme le montre l’exemple des garderies au Québec, ces investissements sont rentables. Ils nous permettent aussi d’éviter le faux choix entre économie et environnement.
 

Le système de garderie était supposé venir en aide... aux parents et aux enfants? Il existe des pays où l'on fait le choix de subventionner les parents, plutôt que les garderies. Aux parents de choisir ce qui convient le mieux à leurs enfants. Voici un article sur le sujet "Le mythe de l'économie du système de garderie" qui contient aussi des renvois à des avis de pédiatres et psychologues sur les méfaits des garderies pour les enfants. Encore une fois, ces garderies sont bénéfiques et économiques pour qui?

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La tactique de "l'avortement risqué" pour promouvoir l'avortement

L’une des tactiques utilisées pour défendre l’avortement est celle de parler des « avortements à risques » c’est-à-dire clandestins, comme si les avortements médicaux n’avaient pas également des risques et aussi des conséquences traumatisantes indéniables.
 
On crie haut et fort qu’il faut sauver des femmes de l’avortement clandestin et l’on proclame que la solution est l’avortement médical… Pourquoi? Si l’on peut apporter le soutien médical pour un avortement, pourquoi ne pourrait-on pas apporter le soutien médical pour une grossesse? Pourquoi dans une situation de pauvreté doit-on choisir de tuer l’enfant? Qui veut-on satisfaire en agissant ainsi? L’enfant? La mère? Ou de fanatiques idéologues malthusiens délirant sur la « surpopulation » mondiale et annonçant la fin du monde?
 
Plutôt que d’affronter honnêtement la question de l’avortement, on préfère passer par le biais de la mortalité maternelle due aux avortements clandestins. Ce qui permet d’avoir un discours plus confus sur le sujet, nécessaire dans certaines régions pour faire passer subtilement l’inacceptable.
 
Voici un exemple de la confusion qui guette le discours sur l’avortement, tiré du site C-Fam du 9 mars 2012
YWCA Nigeria présente une vidéo crue sur « l’avortement risqué » à l’ONU
 
New York, 9 mars (C-FAM) L’association Young Women’s Christian Association du Nigeria (YWCA) a fait passé des messages difficiles à interpréter lors de la présentation de son documentaire vidéo sur l’ « avortement risqué », tenue au Church Center des Nations Unies lundi dernier.

 YWCA Nigeria organisait une présentation dans le cadre de la 56eme Conférence de l’ONU sur la Condition de la femme (CSW), intitulée « Avortement : Implications sur le développement du Nigeria ». La CSW est une commission fonctionnelle du Conseil économique et social de l’ONU qui se réunit tous les ans pour aborder les problèmes qui affectent la vie des femmes.

Toute leur présentation était axée sur la projection d’un documentaire vidéo de quinze minutes détaillant les conséquences de l’ « avortement risqué » sur les femmes nigériennes. Pour enfoncer le clou, les images étaient très crues : des photos d’enfants non nés qui semblaient avoir avortés, des mères mortes, et une photo d’un col de l’utérus dilaté laissant apparaître l’intestin suite à la perforation utérine résultant d’un avortement provoqué par la prise de médicaments. Le film avait été tourné au Nigeria, à peine un mois avant la conférence, et devait être utilisé par la YWCA pour sensibiliser les gens au problème de l’IVG risqué au Nigéria.

Le documentaire faisait référence à des données sur la mortalité maternelle de l’OMS, ainsi que celles de groupes militants pro avortements tels le Centre des droits procréatifs. Les représentants du YWCA et leur vidéo affirmaient que le fardeau de l’ « avortement risqué » pesait particulièrement sur les épaules des femmes pauvres. Un avocat nigérien, Chukwe Oduogba, intervenant lors de la conférence, appelait au changement dans la législation nigérienne, un changement qui aurait pour but d’obtenir un droit conforme au droit américain sur le respect de la vie privée.

Sussie Metu, la secrétaire générale nationale de YWCA Nigéria a déclaré au Friday Fax que son organisation ne faisait pas la promotion de l’avortement en tant que droit de l’homme, et qu’elle encourageait bien au contraire l’ « abstinence et la fidélité avant tout ». Elle a ensuite déclaré que YWCA Nigéria était une organisation chrétienne travaillant sur le terrain, et travaillant en lien étroit avec les églises locales puisque celles ci touchent toutes les strates de la population. YWCA enfin n’irait pas procurer des services abortifs.

Mme Metu a déclaré que le documentaire était en accord avec la politique générale de son organisation mère, YWCA, en matière de droit et santé procréative, et qu’elle était conforme aux Objectifs millénaires du développement et au statut de l’organisation au conseil économique et social de l’ONU.

Mais le message de l’organisation est confus. Il semble qu’elle ait adopté les données de l’ONU sur la mortalité maternelles, celles de l’OMS en particulier, des données qui donnent une nouvelle perspective sur l’IVG risqué. Cela, il ne semble pas l’avoir compris. Pendant des années, l’avortement a été considéré comme le fruit du droit de la femme à choisir. Maintenant, il est devenu le fruit du droit des femmes à être libérées du problème de l’ »avortement risqué ». Une telle transformation est due au fait que l’on nous fait faussement croire que l’avortement même légal n’est pas risqué.

Le Nigéria est le pays ayant la plus grande population chrétienne en Afrique. L’avortement y est considéré comme une abomination par la plupart des Nigériens, et n’est tolérée que lorsque la vie de la mère est en danger. Il n’est pas surprenant que certaines personnes ayant assisté à la conférence lundi aient posé des questions sur l’éducation à l’abstinence et sur l’aide existante aux mères comme alternative à une libéralisation de l’IVG. A chaque fois que quelqu’un faisait mention de la morale et de l’abstinence, son intervention était accueillie avec des acclamations et des applaudissements.

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L'ONU encourage par ses politiques l'avortement sélectif

Le site internet c-fam.org du 9 mars 2012 nous apporte cette nouvelle:

 

Suzan Yoshihara

Les agences de l’ONU encouragent l IVG sélectif
 
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Question d'un lecteur du journal Le Soleil: a quoi aura servi une certaine commission d'enquête sur l'euthanasie?

Le journal Le Soleil du 12 mars 2012 nous apporte cette réflexion:

 

 

Le nombre de suicides assistés en Belgique augmente continuellement - les journaux en font la manchette.

Supposément «balisés», l'euthanasie et le suicide assisté n'ont pas été demandés par la majorité des citoyens devant la Commission spéciale sur l'euthanasie et le suicide assisté. À quoi donc aura servi cette commission si elle ne s'est pas laissée guider par les sages conseils de la majorité?

Le gouvernement du Québec pense-t-il qu'en augmentant le nombre de lits en soins palliatifs, on pouvait facilement justifier la dépénalisation du suicide assisté et de l'euthanasie? Attendons-nous à regretter amèrement cette prise de position aveugle d'ici dix ans, commes dans les pays européens où on a voulu jouer aux avant-gardistes à tout prix.

Jacqueline B. MacKay

 Québec

 

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Né à 26 semaines de grossesse et en bonne santé!

Le journal de Montréal du 12 mars 2012 nous apporte cette nouvelle:

 

 

  « J’ai perdu mes eaux alors que j’étais à la salle de bains. J’ai eu trois contractions et j’ai accouché de mon bébé… dans la toilette. Ç’a été très rapide », se souvient Karine Lemire.

Pourtant, la veille de l’accouchement imprévu, en octobre dernier, elle avait passé une échographie et tout semblait normal.

Elle s’explique donc bien mal comment son petit Julien, dû pour naître à la fin du mois de décembre, a pu voir le jour le 1er octobre dernier dans des circonstances pour le moins difficiles.

Tombé dans la toilette

« Lorsqu’il est sorti, il est tombé dans la toilette. Je me suis dépêchée de le sortir de là avant de l’envelopper dans une couverte », décrit-elle.

Pendant ce temps, son conjoint s’affairait dans le garage de leur résidence de l’Épiphanie, dans Lanaudière.

« En rentrant dans la maison, j’ai aperçu Karine avec le téléphone dans une main et le bébé dans l’autre, se souvient Michel Germain. C’était un vrai cauchemar. »

Et à ce moment, Julien ne pesait que 2,4 lb. « Il était tout mauve. Il ne respirait pas », se rappelle-t-il avec émotions.

Au moment où il s’apprêtait à lui faire la respiration artificielle, les policiers sont arrivés, tels des « sauveurs ».

« Les premières minutes de sa vie ont été cruciales pour notre enfant. On est content qu’il soit passé au travers de ça », lance M. Germain.

Des semaines d’angoisse

Mais si bébé Julien s’en est tiré ce soir-là, les semaines qui ont suivi ont été des plus pénibles pour la famille.

Opération au cœur, problèmes pulmonaires, malformation à un œil : le nouveau-né a fait vivre à ses parents une montagne russe d’émotions.

« On a longtemps craint pour la vie de Julien. Ça a été des semaines d’angoisse », dit Karine Lemire.

Il y a quelques semaines, Julien a finalement pu retrouver les siens à la maison. Aujourd’hui, il se porte bien et prend le poids qu’il faut.

« En âge corrigé, il est correct. Il pèse un peu plus de 9 lb », explique le père, précisant que depuis sa naissance prématurée, son fils a presque quadruplé son poids.

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Le harcèlement des femmes enceintes

Le premier ministre espagnol a soulevé un tollé sur la question du traitement des femmes enceintes dans la société. Le site Genethique.org du 9 mars 2012 nous apporte cette nouvelle:

 

Le ministre de la justice, a soulevé une polémique en évoquant l'existence d'une violence structurelle poussant les femmes à mettre un terme à leur grossesse contre leur volonté : "je pense que dans de nombreuses occasions, il y a une violence structurelle contre la femme pour le simple fait d'être enceinte". Ces propos ont immédiatement provoqué un tollé chez les élus de l'opposition, chez les professionnels de santé partisans d'un "droit à l'avortement" ainsi que sur les réseaux sociaux sur internet.
Le Parti populaire et le ministre de la justice lui-même ont expliqué dans la presse qu'en parlant de violence, il faisait référence au harcèlement et à la discrimination sur le lieu de travail contre nombre de femmes enceintes.

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Le déni des problèmes psychiques des femmes ayant avorté

Le site Genethique.org du 9 mars 2012 nous apporte cette mise au point face au déni des conséquences psychologiques d'un avortement:

 

 

Le 1er mars 2012, le quotidien Libération publiait une tribune très critique sur le rapport du Pr Israël Nisand sur la sexualité des mineurs, remis à Mme Bougrab, secrétaire d'Etat chargée de la jeunesse (Cf. Synthèse de presse du 16/02/12). Nathalie Bajos, sociologue démographe à l'Inserm, Michèle Ferrand, sociologue au CNRS, Laurence Meyer et Josiane Warszawski, médecins épidémiologistes à l'université Paris Sud, qui ont cosigné cette tribune, considèrent que ce rapport tient un "discours moralisateur" sur l'avortement des jeunes filles qui contribue "à renforcer le contrôle social sur la sexualité des femmes". Toutes quatre stigmatisent l'inquiétude qui apparaît dans le rapport d'Israël Nisand concernant les avortements chez les jeunes filles. Elles affirment que si les IVG chez les jeunes sont en hausse, ceux-ci utilisent aussi de plus en plus la contraception. Cette hausse s'expliquerait par le fait que "les jeunes femmes ont "sociologiquement" plus souvent recours à l'avortement en cas de grossesse non prévue aujourd'hui qu'hier". Les auteurs ajoutent que les deux tiers des IVG chez les jeunes filles sont dus à un échec de contraception, ce qui révèle selon elles "le trop faible recours à la contraception d'urgence" (Ndlr : pilule du lendemain). L'inquiétude liée à la hausse des IVG chez les jeunes est d'autant moins légitime selon elles que la pratique de l'avortement, dans un contexte médicalisé, ne "présente presque plus aucun risque pour la santé". Les cosignataires de la tribune s'insurgent contre l'affirmation, dans le rapport en question, que "l'avortement peut entraîner des séquelles psychiques" mais aussi, selon une récente étude, "un risque accru de troubles dépressifs et anxieux". Elles estiment que si certaines femmes sont "profondément perturbées après avoir recouru à une IVG, d'autres peuvent vivre un avortement comme un des évènements fondateurs de leur vie d'adulte".

Le 9 mars 2012, Libération publie une tribune répondant à ces critiques, signée par les gynécologues Israël Nisand et Brigitte Letombe et par la psychanalyste Sophie Marinopoulos. Ces derniers soulignent qu'en dehors des compétences épidémiologiques des cosignatrices qui critiquent le rapport sur la sexualité des mineurs, "leur position idéologique ne repose hélas que sur l'étude des chiffres et statistiques, alors que nous recevons des femmes tout au long de leur vie et que nous les écoutons". De part "notre large et ancienne pratique clinique", expliquent-ils, "nous ne pouvons pas laisser dire que les femmes qui y ont recours [à l'IVG] ne sont pas marquées d'une façon ou d'une autre [...]. Nous voyons chaque jour dans nos consultations des femmes qui nous disent leur souffrance psychologique et leur mal-être parfois de nombreuses années après, alors qu'elles auraient pu cocher lors d'un sondage que "tout allait bien" ". La souffrance de ces femmes "se parle", elle "ne se coche pas". En outre, ils rappellent que "sauf à ne considérer les femmes que dans le registre physique" et "à omettre leur vie psychique, on ne peut écrire que l'accouchement présente un plus grand risque que l'IVG". Il n'est pas possible de dire que l'avortement n'a aucune conséquence dans la vie d'une femme : "tous les cliniciens qui rencontrent des femmes savent qu'il s'agit là d'un vrai négationnisme : il s'agit de dénier que l'IVG peut marquer douloureusement une vie". Les auteurs ajoutent qu'au cours de leur expérience clinique, ils n'ont "jamais rencontré de femmes pour qui l'avortement a constitué un "évènement fondateur de leur vie d'adulte" " et qu'aucune étude statistique ne "permet d'affirmer cette énormité". Ils insistent que le fait que "la santé ne se réduit pas au corps mais concerne aussi la santé psychique qui échappe si souvent aux froides statistiques". S'ils ne s'opposent pas à la possibilité donnée aux femmes d'interrompre une grossesse, ils n'acceptent pas "pour autant la banalisation de l'IVG" et proposent de "ne plus ignorer les difficultés psychiques des femmes qui ont subi une IVG" en faisant tout pour prévenir cet évènement indésirable qui se produit de plus en plus tôt dans la vie des femmes et épargne "toujours les garçons si peu initiés à leur vraie responsabilité".

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