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Contraception et avortement en France: réflexions sur le rapport Nisand promouvant la contraception gratuite

Sur le site du Magazine Familles Chrétiennes du 20 février 2012, on retrouve cet interview d'une éducatrice familiale, Inès de Franclieu, sur la contraception comme solution à l'avortement:

 

En 2010, sur les 18 000 mineures tombées enceintes, 13 500 ont eu recours à l'avortement, s’inquiète un rapport récemment rendu public (1). Pourtant la contraception, en France, est très répandue : les auteurs du rapport, deux gynécologues et une psychanalyste, y voient un « paradoxe ». Ils constatent par ailleurs que si l’IVG est gratuite et anonyme, la contraception, elle, est payante. Leur conclusion est simple : il faut rendre la contraception gratuite et anonyme pour les mineures et le nombre d’avortements diminuera.

Mère de famille nombreuse investie depuis une dizaine d'années auprès des jeunes et des parents dans l’éducation affective et sexuelle, Inès de Franclieu donne des conférences et intervient en milieu scolaire. Elle réagit aux propositions du rapport Nisand.

Le rapport Nisand propose la contraception gratuite et anonyme pour les mineures. Qu’en pensez-vous ?

Le paradoxe de notre société, c’est qu’elle dénonce la démission des parents – on envisage de supprimer les allocations familiales aux parents dont les enfants sont absents à l’école. Et dans le même temps, on parle de contraception anonyme, ce qui signifie que les parents n’ont plus de droit de regard sur la vie de leurs enfants. C’est de la déresponsabilisation !

La sexualité touche à ce qu’il y a de plus important chez la personne humaine, c'est-à-dire à l’amour. En exclure les parents me paraît pour le moins dangereux. Le jeune a besoin de ses parents pour lui révéler qu’il n’a pas qu’un corps, qu’il est une personne faite de ce corps mais aussi d’un esprit – capacité à raisonner – et d’un cœur – capacité à aimer : trois dimensions indissociables et ordonnées, sinon, c’est le désordre !

Est-ce une bonne idée de charger l’école, l’Éducation nationale, de l’éducation sexuelle ?

À l’école, a-t-on affaire à des instructeurs ou à des éducateurs ? On peut se poser la question. Parler du fonctionnement du corps en SVT, pourquoi pas ? Mais quand on conçoit la sexualité humaine exclusivement sous l’angle du corps, on arrive à une impasse, car la dimension affective est le propre de la sexualité humaine.

L’information sexuelle donnée dans les écoles ne traite généralement qu’un seul plan, celui du corps, dissocié des autres dimensions, notamment celle du cœur. Laisser croire que le corps n’aurait pas d’influence sur le cœur est un mensonge. Nous ne sommes pas dans l’éducation, mais dans la prévention sanitaire.

Même bien faite, l’éducation affective et sexuelle a-t-elle vraiment sa place dans les écoles ?

Il est important que l’école se mobilise, car il y a une démission des parents. Mais cette démission est peut-être aussi due à cette idée que cela ne regarde pas les parents. Ils se sentent désinvestis, n’osent plus prendre la parole. Une information aux parents pour les aider à reprendre cette parole est indispensable et leur permettra de renforcer le lien de confiance avec leur jeune.

Pour prévenir l’avortement, il faut encourager la contraception, dit le rapport Nisand.

Un point positif de ce rapport, c’est qu’il reconnaît que l'avortement n'est pas neutre, qu’il est source de souffrance, ce que l’on a nié pendant des années. Le problème, c’est qu’il en tire la conclusion qu’il faut renforcer la contraception.

Regardons les faits : un rapport de l’Igas de février 2010 (2) montrait que 72 % des femmes qui avortent disent avoir un contraceptif. Ce n’est donc pas la solution ! Le rapport Nisand n’en tient aucun compte et promeut une double contraception : pilule (ou stérilet…) pour la femme et préservatif pour l’homme. On ne s’en sort plus !

On refuse de voir que le problème est plus profond et plus délicat. On refuse de voir que l’essence même de l’amour est dans le don. Et que l’on ne peut se donner qu’à une personne que l’on a choisie parce qu’on la connaît vraiment.

Comment réagissent les jeunes par rapport à ces discours ambiants sur la sexualité ?

Les jeunes ont besoin d’une parole qui donne du sens à leur corps, qui donne du sens à la relation. J’en fais l’expérience tous les jours. Les jeunes m’émerveillent, qui me donnent toujours les bonnes réponses quand je leur pose des questions. Ils me disent eux-mêmes que les gestes sexuels ne leur apprennent rien sur l’autre. Ils réalisent que ce n’est pas un moyen de connaissance de l’autre.

Ce qu’ils ne perçoivent pas en revanche, et c’est là que l’adulte peut intervenir, c’est la différence entre le sentiment amoureux et aimer. Confusion très compréhensible, qui les amène à des attitudes qui faussent la relation.

Demandez aux jeunes : qu’est-ce qui est important pour le couple ? Tous répondent : la fidélité. Il faut peut-être s’y entraîner ! En ayant de multiples aventures amoureuses je vis la vie du kleenex, je ne me serai entraîné à vivre que selon le sentiment amoureux, fluctuant et passager. Alors qu’aimer, c’est un mouvement vers l’autre, c’est : je te choisis pour ce que tu ES, et non pas seulement pour ce que tu m’apportes, et je veux ton bonheur.

Les jeunes sont capables d’entendre ce discours de vérité. Ceux qui prétendent le contraire nous mentent, et en fait n’ont pas confiance dans les jeunes.

Charles-Henri d’Andigné Partager

(1)    Rapport pour le secrétariat d’État à la Jeunesse sur la contraception et l’IVG des mineures rendu public le 16 février 2012, par Israël Nisand, Brigitte Letombe et Sophie Marinopoulos.

(2)    Évaluation des politiques de prévention des grossesses non désirées et de prise en charge des interruptions volontaires de grossesse suite à la loi du 4 juillet 2001.

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Trois archevêques canadiens invitent les fidèles à défendre la culture de la vie

Mgr LeGatt, archevêque de Saint-Boniface, Mgr Weisgerber, archevêque de Winnipeg et Mgr Huculak, archevêque éparchial de Winnipeg et métropolitain de l'Église catholique ukrainienne au Canada prennent la parole dans une lettre du 5 février 2012 (à lire en entier), pour inviter les fìdèles à défendre et protéger la vie, de la conception à la mort naturelle. En voici un extrait:

À titre de famille chrétienne, nous sommes appelés à proclamer et à célébrer la bonne nouvelle de la vie elle-même. Nous sommes appelés à célébrer et à appuyer la famille, berceau de la vie et premier signe de l’amour de Dieu pour nous. Nous devons être les prophètes de Dieu dans un monde où le don précieux de la vie et de la famille est souvent négligé, compromis ou oublié.
 
Nous, vos évêques, nous sommes reconnaissants de vos efforts en vue de protéger la vie et d’en faire la promotion à tous ses stades et sous toutes conditions. Nous vivons dans un monde qui change rapidement et le changement comporte toujours son lot d’incertitude. Les valeurs de notre foi et de nos institutions catholiques sont constamment en butte à la critique, mises à défi et de plus en plus abandonnées par nos voisins, nos collègues et même par des membres de nos propres familles. Notre culture privilégie la prospérité matérielle plus que l’intégrité, le confort personnel plus que le bien commun, la satisfaction immédiate plus que la croissance et la souffrance, sources de raffinement pour notre humanité. Au fur et à mesure que change notre société, il nous incombe de faire preuve de grand soin et de beaucoup d’attention afin d’assurer que le don de la vie humaine soit toujours bien reçu et protégé. Nous devons aussi nous assurer que le peuple de Dieu se charge, d’abord et avant tout, d’accueillir, d’élever et de protéger les familles.
 
Le monde a tellement besoin de notre témoignage joyeux et engagé activement un peu partout. Au début de la vie, nous jouissons du privilège de protéger les mamans et de nous soucier d’elles et des bébés qu’elles portent, en oeuvrant pour mettre fin à l’avortement, pour leur donner accès aux soins prénataux et pour faire cesser qu’on traite la grossesse comme s’il s’agissait d’une maladie. Nous sommes appelés à faire le point sur l’usage de la technologie de la reproduction afin qu’elle manifeste une grande révérence au corps humain et à Dieu. Alors que naissent les enfants, notre foi nous appelle à protéger la dignité ainsi que la qualité de leur vie, à toutes les étapes de leur croissance, d’abord au sein de leurs familles, et ensuite au sein de leurs communautés dans toutes les nations du monde. Nous sommes appelés à protéger les personnes de tous les âges de ces indignités que sont, entre autres, la pauvreté, l’exclusion sociale, la violence, l’abus et la discrimination. Nous sommes appelés à voir à ce que les personnes vieillissantes et les personnes âgées soient appréciées, valorisées et qu’on leur accorde un soin adéquat. Nous devons nous engager dans le dialogue au sujet de l’euthanasie et dans la protection des mourants pour qu’ils ne soient pas tués, et nous devons enfin soutenir nos professionnels de la santé afin qu’ils puissent protéger la vie humaine au lieu d’agir pour la terminer.

La lettre conclue sur un appel au renouvellement de l'engagement pour la cause de la vie:

Consciente des complexités de notre monde contemporain, la Conférence des évêques catholiques du Canada s’entend que le temps est venu pour passer en tête et fournir un effort renouvelé pour proclamer la dignité propre à chaque individu et l’importance vitale propre à la famille. Notre voix est plus forte lorsque nous témoignons, de front, en tant qu’Église du Canada. L’année prochaine, notre semaine provinciale sera reportée de février à mai, alors que nous célébrerons la Semaine nationale pour la Vie, du 12 au 19 mai, 2013. Cette année, nous mettons l’accent sur la préparation, en redécouvrant les préoccupations propres à la vie et à la famille. On vous invite à vous tenir au courant et à prendre part aux événements durant l’année qui vient et qui auront lieu dans nos diocèses, avec l’appui et la collaboration de l’Organisation catholique pour la vie et la famille (OCVF).
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à ne pas manquer : Mathieu Bock-Côté démonte l'idéologie du cours ECR

Sur le site du journal 24H Montréal, notre sympathique penseur québécois donne une bonne analyse de la volonté d'enfoncer une idéologie par le cours ECR, dans le crâne de nos enfants:

 

Les enjeux soulevés par le cours ECR sont fondamentaux. Pourtant, plusieurs chroniqueurs chargés d'éclairer le débat public n'y comprennent rien. Et répètent des faussetés. Conséquence de cela, l'opinion publique est confuse. 

Version officielle de cette querelle: dans un monde où les cultures se rencontrent, pourquoi ne pas enseigner aux jeunes les grandes traditions religieuses pour les équiper mentalement devant la mondialisation? Ceux qui s'opposent au cours ne sont-ils pas bornés, fermés et ignorants? 

Mais derrière cette version tarte aux pommes, l'enjeu est tout autre. Il suffit de lire le programme. ECR n'est pas un cours consacré aux religions. Il instrumentalise plutôt la religion pour faire la promotion du multiculturalisme. On aime les accommodements? On passe le cours. On s'y oppose? On le coule. 

Pour comprendre ECR, il faut revenir à la crise des accommodements raisonnables. De 2006 à 2008, on s'en souvient, les Québécois se sont révoltés contre le multiculturalisme. Ils se sont révoltés contre la dissolution de leur identité. 

Les multiculturalistes ont interprété cette crise autrement. Pour eux, le rejet du multiculturalisme révèle la xénophobie populaire et le racisme larvé des Québécois de souche» qu'on présente comme une collection de gros colons. 

Il faut donc leur administrer une thérapie identitaire. Et les amener à consentir à cette idée simple: la culture de la majorité n'est qu'une culture parmi d'autres. Les immigrants n'ont plus à s'y intégrer.C'est l'idéologie de l'accommodement raisonnable. 

Il leur faut donc changer le peuple. Ou même en fabriquer un nouveau. Ici, l'école joue un rôle fondamental. 

Car si on peut difficilement convaincre les adultes, on peut gagner les enfants. On fera jouer à l'école la propagande pro-accommodements. 

ECR désavoue la démocratie. En démocratie, le gouvernement n'a pas pour mission de fabriquer un peuple à sa convenance. Sauf s'il se croit dirigé par des experts se croyant absolument meilleurs que le peuple. 

Berthold Brecht a déjà tourné cette posture en dérision. Il écrivait: «J'apprends que le gouvernement estime que le peuple a trahi la confiance du régime» et «devra travailler dur pour regagner la confiance des autorités». Dans ce cas, ne serait-il pas plus simple pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d'en élire un autre?»

 L'enjeu d'ECR est là. L'école doit-elle ou non inculquer aux jeunes l'idéologie des accommodements raisonnables? Et passer de la pédagogie à l'idéologie? Ceux qui s'échappent de cet enjeu parlent pour rien dire. Ou pour nous endormir.

 

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Horreur: des embryons humains tués pour soigner le Parkinson chez les singes...

La thérapie vise à soigner ultérieurement des humains, mais pour l'instant, on utilise les cellules souches provenant d'enfants à naître plutôt que celles provenant du cordons ombilical par exemple, pour soigner des singes. La science et l'éthique sont deux disciplines qui ne sont pas nécessairement simultanées chez les scientifique... Le site de Radio-Canada du 22 février 2012 nous apporte cette nouvelle:

Les symptômes de la maladie de Parkinson que présentaient des singes de laboratoire ont grandement diminué après l'implantation de cellules souches humaines dans leur cerveau, ont affirmé des chercheurs japonais.

Le Pr Jun Takahashi et son équipe de l'Université de Kyoto expliquent que quatre des primates dont les membres bougeaient spasmodiquement (un symptôme courant de la maladie) ont montré des signes d'amélioration trois mois après la transplantation.

Les animaux testés étaient de nouveau capables de marcher dans leur cage six mois après l'intervention.

Les chercheurs notent qu'au moment de l'implantation, 35 % des cellules souches embryonnaires étaient des neurones de type dopamine, et qu'environ un dixième d'entre elles étaient encore vivantes un an après. Avant de pouvoir mener des expériences sur des humains, ce qui pourrait commencer en 2015, l'équipe voudrait faire passer ce taux de survie à 70 %.

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Un article de Richard Martineau sur la lâcheté des provocateurs religieux...

Bien que l'on ne partage pas la vision de Richard Martineau sur la pièce de Castellucci, il met le doigt sur une évidence: de Rock et Belles Oreilles aux Cyniques jusqu'à Castellucci, les provocateurs religieux sont d'une très grande lâcheté, ne s'attaquant qu'à la religion qui demande "d'aimer ses ennemis"... Quel courage!

Comme vous avez pu le lire hier dans nos pages, le 31 mai, le Festival TransAmériques et la Place des arts présenteront une pièce controversée de Romeo Castellucci, Sur le concept du visage du fils de Dieu, dans laquelle une dizaine d’enfants lancent des grenades sur une image géante du visage de Jésus.

Cette œuvre, qui a causé un énorme scandale en France, a été décrite comme « blasphématoire » par des groupes catholiques.

LA POLITIQUE DE LA TERREUR

Personnellement, je suis pour la liberté d’expression. Je crois que nous avons le droit (et dans certains cas, le devoir) de critiquer les religions, au risque de choquer leurs adeptes.

Mais je pose une question.

Le Festival TransAmériques et la Place des arts auraient-ils accepté de présenter une œuvre dans laquelle une dizaine d’enfants lancent des grenades sur une image géante du visage de Mahomet ?

La réponse est simple : non. Jamais de la vie.

Et ce, pour deux raisons.

Un : par crainte de représailles (ce qui démontre que dans notre société, plus un groupe menace les gens qui osent le critiquer, plus il se fait respecter).

Et deux : on aurait eu peur de passer pour de méchants islamophobes (ce qui démontre que plus un groupe joue la carte victimaire, plus on prend notre trou, moins on ose le confronter et plus ses membres ont la permission de dire et de faire n’importe quoi).

LE RESPECT À DEUX VITESSES

Ce qui m’amène à poser d’autres questions.

Y aurait-il des « blasphèmes » acceptables et d’autres condamnables ? Pourquoi pourrait-on se moquer du catholicisme, mais pas des autres religions ?

D’un côté, on choisit de ne pas publier les caricatures de Mahomet afin de ne pas offenser « inutilement » les musulmans. De l’autre, on n’hésite pas une seconde à présenter une pièce que certains catholiques jugent insultante.

Pourquoi ? Y aurait-il deux poids, deux mesures ?

Le respect serait-il une notion asymétrique ?

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Critique du cours ECR par un ancien professeur des droits et liberté de la personne

Le professeur Michel Lebel, dans le journal Le Devoir du 22 février 2012, nous partage ses vives réserves sur le cours obligatoire ECR:

 

 

Un jugement très politique et idéologique
 
Ce cours ECR me semble une lubie, inapplicable en pratique. Un genre de cours qui confond le niveau primaire avec le niveau universitaire, pensant que tous les enseignants peuvent faire part de grand discernement, qu'ils peuvent être neutres en la matière! Par son relativisme(tout est égal, pas de jugement de valeurs), ce cours ne peut pas ne pas aller à l'encontre de la liberté de conscience et de religion de certains élèves et parents d'élèves.

Je ne comprends pas que les juges de la Cour suprême n'aient pas constaté cette évidence. Je dois conclure: il n'y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir! Ce tribunal vient de rendre un jugement très politique et idéologique, et non une décision véritablement fondée sur le respect des droits et libertés de la personne et en particulier ici ceux d'une minorité vulnérable. La Haute Cour s'est toujours défendue par le passé de vouloir protéger ces minorités.

Je suis arrivé à la conclusion que dans une société aussi sécularisée que la nôtre, le ministère de l'Éducation ne devrait pas se mêler de questions religieuses. Le cours ECR devrait tout simplement être aboli. Que tout ce qui concerne l'étude des religions relève des parents et des diverses confessions. Enfin si le gouvenement décide de conserver le cours ECR, que tout parent ou élève ait le droit d'en être exempté.

 
Michel Lebel
Ancien professeur des droits et libertés de la personne
 

Guy Durand, dans ce même article du Devoir, nous apporte une petite histoire, comme en vivent les enfants quotidiennement, dans ce magnifique apprentissage de la "tolérance" et du "respect" 

Une anecdote rapportée récemment par certains journaux voulant qu'un enseignant à la recherche de «neutralité» a laissé un élève dire, sans le reprendre, que l'on devrait éliminer les foetus trisomiques avant la naissance est particulièrement inacceptable... et révélatrice.

On essaie de trouver désespérément une qualité qui réponde en pratique à quelques grands idéaux théoriques des auteurs de ce cours, tout comme autrefois les paroles héroïques d'un Robespierre proclamait plus de justice, d'équité, de fraternité, par la charité de la guillotine... Le caractère obligatoire du cours, son enseignement relativiste, ses multiples erreurs historiques et ses allusions loin d'être innocentes sur les différentes religions, le pouvoir du professeur sur les valeurs de l'enfant pour lui imposer le relativisme, en font une tentative de lavage de cerveaux des plus ignobles.

Et qu'est-ce qui arriverait à des parents qui refuseraient toujours de laisser leurs enfants suivre ces cours: les amendes, la prison, l'enlèvement des enfants de leur garde parentale?

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Michel Schooyans explique les conséquences d'un vieillissement d'une société et le plan d'une culture de mort

Les idoles de la modernité, le nouveau livre de Michel Schooyans est des plus captivants. Il est un rassemblement d’interviews de journalistes de différents pays avec l'auteur.
 
Michel Schooyans est professeur émérite de l’Université catholique de Louvain, où il a enseigné la philosophie politique, les idéologies contemporaines et l’éthique des politiques démographiques. Il a également enseigné pendant dix ans à l’Université catholique de São Paulo. Il est membre de l’Académie pontificale des sciences sociales, de l’Académie pontificale pour la vie et de l’Académie mexicaine de bioéthique.
 
Nous avons choisi pour vous quelques extraits des plus intéressants :
 
Quels sont à moyen terme, les conséquences du vieillissement de la population?
 
— Impossible d’être exhaustif. (…) Mais pointons au moins quelques conséquences. À l’horizon de 2030 en Europe, trois personnes qui travaillent (en espérant qu’elles aient trouvé un emploi…) devront soutenir une personne dépendante âgée. Et ne perdons pas de vue que, dans le même temps, il faudra subvenir aux besoins des enfants (s’il y en a…). Dans cette situation, on privilégiera les personnes âgées. En effet, celles-ci, à la différence des enfants, ont un poids électoral important. Au lieu de favoriser l’éducation, la formation, la préparation à l’emploi, le logement pour les jeunes couples, etc., les subventions iront plutôt, en un premier temps, vers des structures sociales pour personnes âgées. Nous verrons donc se développer des tensions entre générations. De plus, comme nous n’aurons plus assez de jeunes actifs, nous ferons venir des jeunes étrangers. Il faudra former ceux-ci, les intégrer. Souvent, ces jeunes étrangers de la première génération feront venir leurs parents. Il saute aux yeux qu’il y aura bien des tensions culturelles à gérer; elles seront plus fréquentes et plus profondes que celles qu’on a connues jusqu’à présent. Faute d’enfants, la vie économique risque également de s’installer dans la récession. Souvent accentué par l’augmentation de la productivité, le déséquilibre entre l’offre et la demande ne cessera d’augmenter; il entraînera « restructurations » et chômage. Dans ce contexte, ce qui inquiète le plus, c’est que, en un second temps, l’euthanasie sera – et est déjà — proposée comme une solution dont la cause principale est à chercher dans le déficit démographie. (p.23)
 
Y a-t-il une solution?
 
— De nombreuses études convergent et s’accordent à dire que, bien formés, bien éduqués à tous les niveaux, les enfants sont l’avenir et la richesse des nations. Adam Smith le disait déjà à propos de l’Amérique, au livre I, chapitre 9 de son célèbre ouvrage. C’est le « capital humain » qui permet de créer, d’inventer, de faire vivre et prospérer une nation. L’avenir de toute société se prépare dans la famille, lieu par excellence où l’enfant apprend les bases intellectuelles, morales et religieuses de la vie en société. Un enfant évoluant dans une famille fragilisée est en fait discriminé parce qu’il n’a pas le père ou la mère dont il a besoin. Un enfant issu d’un papa et d’une maman n’ayant ni frères ni sœurs ne saura jamais ce qu’est un oncle, une tante, des cousins et des cousines. C’est dans le milieu familial que l’enfant s’épanouit, affermit sa personnalité et développe ses potentialités. L’éducation bien comprise a un impact sur la société tout entière. Quand une mère choisit librement de rester au foyer pour s’occuper de ses enfants et de sa famille, elle joue un rôle capital dans la construction d’une société. C’est pour cela que la famille doit être soutenue, et que l’accueil généreux des enfants doit être encouragé. (p.24)
 
— On répète que des gens sont pauvres parce qu’ils ont trop d’enfants. Mais c’est l’inverse qu’il faut dire : ils ont trop d’enfants parce qu’ils sont pauvres. Dans une société où les systèmes d’allocations familiales, de mutuelles, de retraites ne fonctionnent pas et où il n’y a pas d’emplois, avoir beaucoup d’enfants est un réflexe de survie dans le Tiers-Monde, et même dans certaines régions des pays émergents, la mortalité infantile reste très élevée : au Brésil elle est de 33 pour mille; en Afrique de 80 pour mille; alors qu’Europe, elle est de 7 pour mille. Or dans les pays pauvres, les enfants survivants contribuent à lutter contre la pauvreté, car ils travaillent pour subsister, et quelques-uns s’occuperont de leurs parents devenus vieux. Quand le réseau de solidarité sociale s’améliore, cette motivation de survie disparaît et la fécondité diminue. (p.208)
 
— (…) Ce que je vais dire maintenant est un peu paradoxal et à première vue choquant. Aujourd’hui, des études parmi les plus autorisées mettent en évidence que les ressources naturelles, c’est quelque chose qui n’existe purement et simplement pas. Ce qui fait d’une chose une richesse, c’est l’action de l’homme. Les Indiens d’Amérique ont vécu pendant des siècles sur des gisements de pétrole, sans découvrir que cette chose pouvait être transformée en richesse. (p.32)
 
— (…) Les pays riches veulent maintenir le contrôle sur les réserves des ressources naturelles sans que les pays pauvres, possesseurs de ces ressources, aient accès au savoir et aux technologies qui leur permettraient d’exploiter ces ressources à leur propre profit. (p.63)
 
 
Quand on regarde la colère intergénérationnelle se développant au Québec, on ne peut que confirmer l'analyse de Michel Schooyans sur les conséquences du vieillissement de la population, elle-même conséquence de la contraception et de l'avortement. Mais la prochaine question dévoile un plan qui est la trame chronologique de ce qui s'est passé au québec jusqu'à maintenant.
 
Quand on examine les lois immorales qui sont adoptées dans différents pays, on a l’impression qu’elles présentent toutes un schéma commun. Croyez-vous que ces lois soient inspirées par un même programme?
 
— Évidemment. Voyez ce qui se passe.
  •  D’abord on légalise et on facilite le divorce, même si les situations varient selon les cas.
  •  Ensuite, on adopte la contraception et on la présente comme un « nouveau droit ».
  •  En troisième lieu on légalise l’avortement, en montant en épingle l’un ou l’autre cas dramatique, de préférence assorti d’un parfum de scandale. En un premier temps, on ouvre des exceptions à la prohibition générale de l’avortement; ensuite on en arrive à revendiquer l’avortement comme un « droit ». Désormais légalement exigible, l’avortement est financé par l’État.
  • À la quatrième étape, on légalise l’euthanasie. On affaiblit les services de santé et les mutuelles. Il s’ensuit que beaucoup de personnes âgées ont de moins en moins accès à une médecine de qualité. Soumis à une pression sociale croissante, ils se culpabilisent, ils se perçoivent comme une charge pour le reste de la société et finissent par se faire à l’idée d’être euthanasiés. C’est un peu ce qui s’est passé avec les Juifs dans l’Allemagne nazie : ils auraient pu réagir, mais ils ont été soumis à une telle campagne d’humiliation que beaucoup finirent par accepter, pour ainsi dire, d’être éliminés dans les chambres à gaz.
  • La cinquième étape, c’est l’élimination des êtres jugés politiquement dangereux, économiquement inutiles ou physiquement défectueux, avant ou après leur naissance : ce qui nous ramène à la case de départ. (p.129-130)
 
L'auteur traite également de certaines dérives de l'écologie influencée par le Nouvel-Âge, et de l'imprégnation jusqu'à l'ONU de ces principes dangereux. Idéologies malthusienne et culture de mort produisent un cocktail dangereux dans les mains d'une organisation voulant imposer sa loi aux États nationaux...
 

SCHOOYANS, Michel. Les idoles de la modernité, Éd. Lethielleux, Paris, 2010, 283 pages.

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Une pièce blasphématoire arrive à Montréal

C'est bien connu. Quand on a ni talent, ni génie, et que l'on veut faire sa place dans le monde artistique, il reste le scandale.

La pièce de Castellucci ne ferait pas la première page des journaux à travers le monde si elle ne contenait pas une image du Christ que l'on attaquera de différentes façons.

L'auteur se dit catholique et se défend d'avoir voulu offenser quiconque. Il joue le rôle du naïf qui ne comprend pas la polémique, mais dont le portefeuille grossit à vue d'oeil proportionnellement à l'ampleur du débat.

Il y a différentes façons de réagir. Peut-être la meilleure serait-elle de ne pas faire débat, mais plutôt de faire réparation, de prier, organiser des veillées de prières non médiatisée et de supprimer la polémique si juteuse et rentable pour ces parasites du monde artisitque.

Il y a des moments ou le Christ fait silence devant les crachats, la bêtise et la violence humaine, et prie pour ses ennemis.

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Un livre de Soeur Marie-Paul Ross sur la sexualité des adolescents paraîtra ce 24 février

Le journal La Presse du 20 février nous donne cette nouvelle:

 

Soeur Marie-Paul Ross, sexologue, porte un regard plutôt sombre sur la sexualité des adolescents d'aujourd'hui. Dans un livre à paraître vendredi, Sexualité des jeunes, petit manuel pour les parents, elle s'inquiète de voir les ados initiés de plus en plus tôt au «full sexe», victimes de l'omniprésence de la pornographie. On assiste chez eux à une «dégradation des valeurs», dit-elle. Un discours alarmiste ou une crainte justifiée?

«La seule connaissance de la sexualité qu'ont les jeunes est celle de la porno. Ils en arrivent à croire que c'est ce qui représente une sexualité épanouie. Plusieurs pratiquent le «full sexe», tandis que d'autres en sont incapables et se croient anormaux. La sexualité saine? Ils ne connaissent pas, déplore Marie-Paul Ross, en entrevue téléphonique. Les jeunes font des fellations et pratiquent de plus en plus le sadomasochisme. Ils sont dans une intimité propre à des gens plus âgés, parfois teintée de violence. Les parents n'en savent rien. Avec ce manuel, je souhaite remettre les pendules à l'heure et favoriser le dialogue entre les parents et leurs jeunes.»

 

Les adultes ont le devoir d'agir, insiste-t-elle. «Si on ne fait rien, nous les laissons baigner dans une société «pro-pornographique» et «pro-déviante». On considère le coït au même rang que le petit bec sur la joue. T'as le goût, fais-le. T'as le goût de prendre un coca, prends-le. On a minimisé l'effet profond que cela a dans la psyché. On en a fait un jeu, comme les concours de fellation dans les cours d'école. Le préado doit être capable d'être en relation et d'y aller selon son rythme.»

Les conséquences de l'hypersexualisation de la société peuvent être lourdes et mener à «une dégradation des valeurs», dit-elle. Elle écrit: «Cette dégénérescence produit presque inévitablement des femmes et des hommes désabusés sinon dégoûtés de leur image corporelle, aux prises avec du sexe sans amour, de l'initiation précoce, des compulsions incontrôlables les amenant à se désorienter, à se détourner de l'amour pour se fixer sur leurs performances sexuelles.»

Question de limiter les dégâts, soeur Ross y va de réflexions qui rappellent une autre époque: les jeunes devraient être abstinents jusqu'à l'âge adulte (voire plus); ne pas succomber au coup de foudre et ne pas se perdre dans les sensations fortes et l'euphorie; se méfier des fêtes de sous-sols propices aux dérapages; éviter de vivre des expériences sexuelles sans amour ou atypiques (ex.: homosexuelles pour un hétérosexuel); ne pas se masturber lors d'émotions négatives.

«Nos jeunes sont en crise, on leur dit: être un gars, c'est être performant et avoir la fille à tes pieds. Être une fille, c'est bien sucer. Ça crée un désordre psychique, affectif, sexuel et social. Ce qui me désole, c'est de voir à quel point la fille est devenue dominée par l'homme au plan sexuel. Avant, il y avait une crainte pour les filles d'être prises. Elles n'ont plus cette prudence. Et on montre aux garçons des trucs pour les appâter. Je rencontre des filles qui, à 20 ans, ont eu 30 ou 40 partenaires sexuels. Les brisures sont incroyables.»

 

 

L'article de La Presse tente par la suite de tempérer les propos de Soeur Marie-Paule Ross. Il n'est faut pas s'attaquer à la liberté sexuelle des jeunes! Tant pis pour les conséquences...

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Des policiers aident à un accouchement!

Le journal Le Soleil du 20 février 2012 nous apporte cette anecdote:

 

(Québec) Répondant à un appel d'urgence, des policiers de la Ville de Québec ont aidé une femme à accoucher chez elle.

Lorsque les agents sont arrivés au 905, 1re Avenue, dans le quartier Limoilou, la tête de l'enfant était déjà sortie. Quelques secondes plus tard, c'est un petit garçon qui a vu le jour.

La mère et son bébé ont été transportés à l'hôpital, raconte Marie-Ève Painchaud, agente aux communications de la Police de Québec. «Toute la petite famille va bien», a-t-elle pris soin de préciser.

Des policiers comme on les aime!

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