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Fidelis santé: Une mutuelle d'assurance qui ne rembourse pas la contraception

Le site de la revue Familles Chrétiennes nous apporte cette excellente nouvelle. Une mutuelle qui respecte la loi naturelle et ne rembourse pas les frais d'avortements et de contraceptions!

Fidelis Santé est une mutuelle qui ne rembourse ni contraceptions, ni avortements, mais favorise les familles nombreuses. Son fondateur et directeur, Samuel Potier, répond à ce que certains taxent de "dérive communautariste" ou d'"atteinte aux droits des femmes", allant jusqu'à remettre en cause la légalité de sa démarche.

Comment l’idée de cette mutuelle vous est-elle venue ?
J’ai travaillé longtemps dans un grand groupe comme inspecteur spécialisé dans l’assurance-vie. J’en suis parti il y a trois ans pour créer un cabinet de gestion de patrimoine, que je dirige toujours. J’avais l’idée de bâtir une offre pour les catholiques, respectant la vie sous toutes ses formes, de la conception jusqu’à la mort naturelle. J’ai proposé le projet de Fidelis Santé à de grands assureurs, qui ont tous refusé, pour des raisons idéologiques. Seule la mutuelle Saint-Martin, dirigée par le Père Emmanuel Boudet – par ailleurs curé de Saint-Médard, à Paris –, a accepté.
Le concept est simple : notre offre est conforme à la doctrine catholique, telle que l’ont définie, ces dernières années, les différentes encycliques.

Quelles sont les spécificités de votre offre ?
Elle tient en trois points :
• Nous ne remboursons pas les actes contraires à la vie : avortement (IVG, IMG), contraception, aide médicale à la procréation, fécondation in vitro. Les adhérents s’engagent moralement à ne pas avoir recours à ces pratiques. En effet, nous ne savons pas, avec les relevés de la Sécu, en quoi consistent les actes.
• Une « garantie spécifique » : nous offrons une prime de naissance – nous ne sommes pas les seuls, mais nous n’imposons pas de délais : vous touchez votre prime même si vous avez un enfant deux semaines après votre inscription ; et il y a une surprime à partir du troisième enfant. C’est une volonté délibérée de favoriser les familles nombreuses. Par ailleurs nous remboursons très bien les médecines « douces » (homéopathie…).
• Enfin, nous ne tenons compte ni de l’âge, ni du nombre d’enfants. Si vous choisissez la formule famille, vous payez le même prix que vous ayez un ou dix enfants, voire plus ! Et nous ne matraquons pas les plus de soixante ans, contrairement à la plupart de nos concurrents.

 

Comme rien n'est parfait, ils remboursent l'homéopathie. Mais entre deux maux, il faut choisir le moindre...

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Le combat contre le "mariage" gai s'intensifie à Washington et au New Jersey

Le site du Salon Beige du 14 février 2012 nous informe de la lutte des protecteurs du mariage contre ceux qui aimeraient en inventer une nouvelle définition pour ces régions américaines. Le combat n'est pas terminé...:

 

L'Etat de Washington est devenu le septième du pays (après le Connecticut, l'Iowa, le Massachusetts, le New Hampshire, le Vermont et New York, ainsi que la capitale fédérale Washington) à légaliser le mariage homosexuel, après que le gouverneur Chris Gregoire a signé le texte adopté la semaine dernière par la Chambre des représentants. La loi devait entrer en vigueur le 7 juin mais les défenseurs du mariage ont annoncé qu'ils essaieraient de soumettre à référendum l'abrogation du texte en novembre prochain. S'ils obtiennent le nombre de signatures nécessaires à un tel référendum, la loi sera suspendue jusqu'au résultat de la consultation.

Le Sénat du New Jersey a également voté hier en faveur du mariage gay, mais le gouverneur républicain de l'Etat, Chris Christie, a annoncé qu'il y opposerait son veto.

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Une magnifique réflexion sur l'adoption d'un enfant trisomique

Le site Culture et Foi du 9 février 2012, nous donne cette réflexion et témoignage de M. Jocelyn Girard sur l'adoption d'un enfant trisomique. L'intégralité du texte qui suit est tiré de ce site (Cliquez sur le lien pour lire la suite du témoignage):

"Je vous présente François, neuf ans et “tricomique 21″. C’est mon fils. Il est né en France de parents congolais. La France est ce pays qui se pose en championne de l’éradication de la trisomie 21, une anomalie génétique qui touche habituellement 2,9 nouveaux-nés pour 1000 naissances. Je dis “habituellement”, car avec le dépistage systématique, c’est 96% des foetus présentant cette caractéristique qui ne naîtront jamais. Le 4% résiduel est le fait de la volonté farouche des mères à résister contre tout un système organisé afin de poursuivre leur grossesse jusqu’à terme.

La chance de mon fils, c’est d’être un faux jumeau. Son frère était “normal”. Sa mère aurait sans doute choisi elle aussi de ne pas donner naissance à ce garçon différent, mais il se trouve que le risque pour l’enfant normal était trop élevé. François a donc été protégé de l’élimination par son frère que sa mère voulait garder.

L’eugénisme chromosomique

Nous sommes citoyens et citoyennes de sociétés qui soi-disant formeraient une civilisation supérieure. Et nous menons actuellement une guerre intérieure pour empêcher systématiquement l’arrivée dans notre monde d’enfants présentant des besoins spéciaux. Ces enfants sont clairement, pour les Canadiens, des fardeaux excessifs. Au Québec, “société distincte”, nous “offrons” désormais à toutes les femmes de bénéficier gratuitement d’un programme de dépistage systématique. Celui-ci vise officiellement à permettre aux femmes de choisir en toute connaissance de cause. Mais les témoignages que nous entendons des mères dont le foetus présente un facteur de risque élevé d’être porteur d’anomalie démontrent plutôt qu’elles sont vite orientées vers des cliniques où après des examens plus poussés, s’ils s’avèrent concluants, elles se verront dirigées, dans la foulée, vers l’avortement immédiat, sans plus de réflexion. Susie Navert, conseillère à la promotion et à la défense des droits à l'Association du Québec pour l'intégration sociale (AQUIS), dans un courriel récent, écrivait ceci:

En effet, il suffit de poser la question aux femmes enceintes actuellement à savoir comment s’est passé leur 1re rencontre de grossesse et si elles ont été bien informées au sujet du dépistage prénatal de la trisomie 21, pour se rendre compte que cela leur est présenté comme un simple test de routine sans plus d’explications. Et si par malheur, certaines, bien informées et convaincues qu’elles ne veulent pas ce dépistage prénatal (DPN), osent refuser le test, elles doivent se battre avec le médecin (ou autre professionnel de la santé) qui leur fait sentir qu’elles sont inconséquentes et qu’elles sont les seules à le refuser.  Il faut être vraiment convaincue pour résister.

Résister à passer le test est déjà un exploit (“c’est gratuit, pourquoi vous en passeriez-vous?”). Imaginons alors si le test est positif (rappelons que ces tests présentent un taux d’erreurs de 15 à 25% et doivent être complétés par une amniocentèse avec un risque élevé pour le foetus). Dans un communiqué émis en 2010, l’AQIS s’exprimait déjà contre ce programme très coûteux par rapport au nombre de cas de trisomie:

Les cinq millions de dollars alloués au programme pour contrer la naissance d’une partie de la centaine de bébés qui naîtront avec la trisomie, sur les 80 000 naissances par année au Québec, ne seraient-ils pas mieux investis et plus rentables s’ils servaient à soutenir la recherche, à offrir des services de soutien aux personnes et aux familles, ainsi qu’à réaliser une campagne de sensibilisation pour faire tomber les préjugés en faisant voir les capacités des personnes ayant une trisomie 21? Ainsi, la trisomie 21 ferait moins peur! (Communiqué de l'AQUIS)

Lors du dernier forum européen de bioéthique, des médecins se sont clairement prononcés sur le dépistage prénatal, dont le Dr Patrick Leblanc, gynécologue obstétricien:

le développement du diagnostic prénatal (DPN), ainsi que le dépistage quasi-systématique de la trisomie 21, nous a fait passer d’une “médecine de soin” à “une traque du handicap“. [...] “l’enfant à venir est présumé coupable et [...] doit prouver sa normalité“. (Source: Genethique)

Éliminer le problème plutôt que d’accueillir ces vies différentes et soutenir les familles est un choix de société. Voilà ce que nous appelons une civilisation supérieure!"

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L'adoption d'enfants haïtiens, comme de tout enfant, plus difficile au Québec qu'au Canada

Bien qu'il y ait de bonnes raisons (protéger l'enfant haïtien contre le trafic d'enfant), on  ne peut que constater encore une fois, le parcours du combattant que doivent franchir les parents québécois pour adopter un enfant. Le site de Radio-Canada du 14 février nous informe sur cette différence québécoise:

L'adoption d'enfants haïtiens est toujours suspendue, au Québec, deux ans après le séisme de 2010, alors que d'autres pays et provinces canadiennes ont rouvert leurs services d'adoption.

En France, l'adoption a repris tranquillement, par le biais des agences accréditées, alors que 13 enfants ont été adoptés par des familles de l'Alberta et de la Colombie Britannique en 2011.

Mais à l'Agence québécoise Accueillons un Enfant, l'un des deux organismes sans but lucratif accrédités par le Secrétariat à l'adoption internationale (SAI) couvrant Haïti, aucune nouvelle demande d'inscription ne peut être acceptée. Même des demandes faites juste avant le séisme sont gelées.

« C'est de la bureaucratie. Nous on pense aux enfants là-bas. C'est ça qui devrait être le plus important. » — Michelle Savard, mère adoptante

Les agences doivent attendre le feu vert du gouvernement avant de pouvoir procéder au suivi des adoptions.

Au lendemain du tremblement de terre du 12 janvier 2010, plusieurs pays ont gelé l'adoption en provenance d'Haïti, en demandant au gouvernement haïtien de se conformer à la Convention de La Haye pour éviter, notamment, le trafic d'enfants. La convention a été signée par Port-au-Prince en mars 2011, mais elle n'est pas encore ratifiée. « On s'en va vers ça, mais on ne peut pas attendre. Ça peut prendre 3-4 ans », s'inquiète Gérard Landry, le président d'Accueillons un enfant.

La directrice générale du Secrétariat à l'adoption internationale du Québec, Luce Bellefeuille, assure que Québec n'a pas l'intention d'attendre que la Convention de La Haye soit ratifiée avant de rouvrir l'adoption.

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Paul VI avait raison! Des journalistes du Business Insider admettent le caractère prophétique de Humanae Vitae

Paul VI a prophétisé lorsqu'il décrivait les conséquences de l'admission de la contraception. C'est ce que des journalistes américains sont obligés de reconnaître, 40 ans après la parution de l'encyclique. Le site chrétienté.info nous donne ces réflexions, tirées du journal Business Insider:

 

Donc, Que se passes-t-il ? L’Église enseigne que l’amour, le mariage, le sexe, et la procréation sont toutes des choses qui vont ensemble. C’est tout. Mais c’est très important. … Les injonctions d’aujourd’hui contre le contrôle des naissances ont été ré-affirmées dans un document en 1965 en fait 1968, NDMJ par le Pape Paul VI appelé Humane Vitae. Il a averti de quatre conséquences si l’utilisation généralisée des contraceptifs était acceptée:

    Abaissement général des normes morales
    Hausse de l’infidélité, et de l’illégitimité naissances hors mariage
    La réduction des femmes à des objets utilisés pour satisfaire les hommes
    La coercition du gouvernement en matière de procréation

Est-ce que cela vous semble familier? Parce que cela semble être ce qui se passe sur les 40 dernières années. … En faisant de la naissance de l’enfant le choix physique de la mère, la révolution sexuelle a fait du soutien du mariage et de l’enfant un choix social du père. Au lieu de deux parents responsables pour les enfants qu’ils conçoivent, une attente qui a été retenu par les normes sociales et par la loi, nous avons maintenant pour acquis que les parent ne sont pas nécessairement responsables de leurs enfants. Les hommes peuvent désormais accomplir leurs devoirs en versant simplement une pension alimentaire pour enfants ordonnée par le tribunal. C’est une baisse assez spectaculaire de normes pour la «paternité».

… En 1960, 5,3% de toutes les naissances en Amérique étaient le fait de femmes non mariées. En 2010, c’est 40,8%. En 1960, les familles mariées ont représenté près des trois quarts de tous les ménages, mais par le recensement de 2010, ils représentaient à peine 48% d’entre eux. La cohabitation a décuplé depuis 1960.

Et si vous ne pensez pas que les femmes sont réduites à des objets pour satisfaire les hommes, bienvenue à l’Internet, depuis combien de temps êtes-vous ici ? La coercition du gouvernement: il suffit de regarder la Chine (ou en Amérique, où une règle du gouvernement sur la couverture de la contraception est la raison pour laquelle nous parlons de ce droit maintenant).

(...)

Donc, juste pour résumer:
   C’est une bonne idée pour les gens d’être féconds, de se multipliez, et
   Peu importe comment vous vous sentez sur la position de l’Eglise sur le contrôle des naissances, mais il est prouvé qu’elle est assez prophétique. »

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Les évêques américains rejettent le "compromis" du gouvernement Obama sur le financement de la contraception

Les évêques américains ont rejeté la tentative du président Obama de les amadouer... Le site RFI (via le salon beige),rapporte en exposant les faits, cette clarté d'esprit de l'épiscopat américain, leur permettant de garder une position ferme malgré les tentatives de ralliements et de divisions à leur encontre.

Vendredi 10 février, le président Obama avait annoncé un compromis sur le financement de la contraception. Pour répondre aux objections des instances religieuses opposées à la contraception, la nouvelle loi devait permettre aux femmes travaillant dans une institution religieuse d’y avoir accès gratuitement, les frais étant pris en charge non pas par l'employeur, mais par la compagnie d’assurance. L’Eglise catholique qui avait au départ parlé d’un pas dans la bonne direction vient de changer d’avis et de rejeter le compromis.

Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

Les évêques, après examen de la nouvelle loi l’ont rejetée, la trouvant trop limitative. L’Eglise veut que soit inclus dans l’exemption non seulement les employeurs religieux, mais toute personne ou assureur qui pour des raisons morales ou religieuses est opposée à la contraception. Les évêques qualifient le plan proposé d’attaque contre la liberté religieuse.

Invité de plusieurs chaines de télévision, le nouveau secrétaire général de la Maison-Blanche, Jack Lew a déclaré que le compromis entrerait en vigueur, en dépit de l’opposition des évêques.

« Nous avons un large consensus, même s’il n’est pas universel, mais c’est la bonne approche, a-t-il expliqué. Les femmes auront accès à la contraception et les institutions telles que les universités ou les hôpitaux catholiques ne seront pas dans la position qu’elles craignaient. Je pense que c’est une bonne résolution dans la plus pure tradition américaine. »

Nombre de parlementaires républicains ont annoncé qu’ils allaient essayer de changer la loi. Pour le candidat Rick Santorum, grand défenseur des valeurs morales, il ne s’agit pas d’un compromis : « Ils forcent, dit-il, les organisations religieuses, directement ou indirectement, à payer pour quelque chose qu’elles trouvent profondément immorale. »

 

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Les intervenants en soins palliatifs se prononcent contre l'euthanasie

Une magnifique lettre de différentes personnalités et associations, dont les membres soignants des unités de soins palliatifs, nous informe de leur opposition à la légalisation de l'euthanasie dans les services de santé. Nous la reproduisons en entier, mais vous pouvez la lire sur le site du journal Le Devoir du 13 février 2012:
 

Mourir dans la dignité - Permettre une fin de vie paisible, un devoir politique

Collectif d'auteurs  13 février 2012  
 
En fin de vie, nous sommes tous semblables par notre dénuement. Nous sommes fragiles et nous craignons de souffrir. C’est notre lot à tous.
 
Alors que la Commission sur la question de mourir dans la dignité s'apprête à déposer ses recommandations, nous souhaitons insister sur l'importance de bien poser cette question, qui concerne la politique elle-même, autant que la médecine ou le droit. Désirons-nous que le cadre principal de notre vie en société et de notre vie personnelle maintienne le respect de la vie et l'interdit formel de porter atteinte à la vie d'autrui? Pensons-nous que ce cadre reste légitime et porteur d'un avenir? C'est à ces questions qu'il faut répondre d'abord. Et c'est après cette réponse qu'il est possible de poser et de répondre aux autres questions: celle de l'euthanasie, celle du suicide assisté, celle des «soins balisés» provoquant la mort, celle des modalités juridiques gouvernant l'application de la loi.

Jusqu'à aujourd'hui, notre Charte québécoise des droits et libertés de la personne répond par l'affirmative aux questions fondamentales précédemment posées. Elle stipule que «tous les êtres humains sont égaux en valeur et en dignité et ont droit à une égale protection de la loi». Dans son article premier, elle affirme: «Tout être humain a droit à la vie, ainsi qu'à la sûreté, à l'intégrité et à la liberté de sa personne.» Ces droits affirmés solennellement sont garantis par notre volonté collective et «constituent le fondement de la justice et de la paix».

Pour sauvegarder l'égalité, la dignité, le droit à la vie ou à la sûreté, il est impératif de saisir le sens de ces articles et de bien en évaluer la portée. Les signataires de cette lettre reconnaissent la nécessité d'incarner ces valeurs par des orientations politiques tablant sur une recherche effective du bien commun. C'est pourquoi, à l'heure des choix, nous attirons l'attention sur quatre considérations politiques à ne pas négliger: le respect effectif de l'égalité en fin de vie; le respect de la sécurité des lieux de santé; la prise en compte du consensus exprimé par les gens du milieu de soins palliatifs; le souci de ne pas énoncer de recommandations aux effets contradictoires.

Respect de la fragilité

En fin de vie, nous sommes tous semblables par notre dénuement. Nous sommes fragiles et nous craignons de souffrir. C'est notre lot à tous. Dans un tel contexte, l'État doit garantir aux citoyens des milieux de soins où le respect de cette fragilité est assuré. L'humanité d'une civilisation se mesure à la manière dont elle prend soin des personnes marginales, handicapées, mourantes, parce qu'elles sont toutes des membres à part entière de la communauté, et ce, malgré leurs limites. Le devoir de l'État consiste à rendre accessibles en tout temps des soins adéquats de fin de vie pour tous, éliminant des situations de souffrances mal soulagées autant que l'acharnement thérapeutique. Il s'agit de préserver l'égalité des citoyens à l'heure où elle est le plus menacée.

Respecter l'égalité et l'intégrité implique aussi de maintenir un climat sécuritaire dans les lieux de soins. La sécurité des milieux de santé est un pilier de consensus social et un fondement de l'équité s'y exprimant fortement. Le système public de santé doit être un endroit où nul ne peut nourrir ni mettre à exécution une intention claire d'interrompre la vie de quiconque. On peut comprendre la réflexion de bien-portants apeurés par l'anticipation de conditions débilitantes au terme de leur existence et certaines carences du système de soins, ce qui les amène à souhaiter la légalisation de l'euthanasie comme une sorte de police d'assurance. Néanmoins, le système de santé public doit demeurer un milieu intègre où toutes les ressources capables d'apporter du confort sont utilisées à bon escient sans jamais prendre la décision de provoquer la mort, mais de tout faire pour soulager les souffrances. Cette politique doit demeurer claire et inviolable.

Risques liés à l'euthanasie

Nous attirons votre attention sur le consensus contre toute forme d'euthanasie exprimé devant la Commission par les intervenants du milieu des soins palliatifs. Ces gens sont les mieux placés pour saisir les enjeux reliés à la question. Contrairement à l'avis de certains théoriciens, comme ceux de la Société royale du Canada à l'origine d'un récent rapport sur la question, les personnes oeuvrant en soins palliatifs bénéficient d'une expertise concrète de premier plan.

Or, les mémoires présentés par des gens de soins palliatifs convergent de manière étonnante et significative. En effet, au lieu de défendre les soins palliatifs eux-mêmes, ils s'inquiètent plutôt des risques liés à toute forme d'ouverture à l'euthanasie. Leurs points de vue soutiennent la sauvegarde et la protection des liens humains, du climat de confiance et du sentiment de sécurité requis dans le contexte délicat des soins en fin de vie. Leur préoccupation touche directement le cadre politique assurant un climat social paisible et stable.

Ainsi, nous pensons qu'il est politiquement néfaste de recommander, d'une part, un accès accru aux soins palliatifs et, d'autre part, d'autoriser l'euthanasie sous forme de «soins appropriés en fin de vie dans certaines circonstances». L'euthanasie acceptée dans ces lieux transformera nos institutions de soins en lieux ambigus où l'on peut aussi provoquer la mort. Celle-ci arrivant toujours comme une surprise, les familles qui verront un des leurs parler et rire la veille puis mourir brusquement le lendemain ne pourront pas ne pas se demander: qu'est-ce qu'ils lui ont fait?

Devoir politique

Cette question est lourde à porter. Il faut ici penser aux familles qui se diviseront sur cette décision d'euthanasie entre ceux qui aiment trop leur être cher pour le tuer et ceux qui l'aiment trop pour le laisser vivre. Si l'euthanasie est possible, on ne sait pas où la souffrance des survivants les mènera, quelle avalanche de contestations ou d'enquêtes surgira. Que dire aussi des soignants eux-mêmes, qui se verront imposer un lourd fardeau? Car celui qui exige de mourir exige qu'on le supprime. Quel poids cela imposerait aux soignants! Serait-il justifiable que le droit de l'un gomme ainsi le droit de l'autre? Ne sommes-nous pas devant une rupture profonde d'équité dans une société où chacun devrait avoir droit aux mêmes égards? La liberté de l'un ne s'arrête-t-elle pas quand celle de l'autre commence?

Les signataires de cette lettre souhaitent, tout comme vous, préserver les valeurs soutenant notre démocratie québécoise, valeurs clairement exprimées par notre charte des droits et libertés. Nous ne voulons pas que soit mis à mal notre respect de l'égalité, de la sûreté et de l'interdit de porter atteinte à la vie d'autrui, valeurs fondamentales à la base de notre vie en société. En fin de vie, nous sommes tous semblables et notre droit à la sécurité et aux soins est plus important que jamais. C'est un devoir politique que d'assurer une fin de vie paisible dans un milieu sécuritaire pour toutes les citoyennes et tous les citoyens québécois.

***
Ont signé cette lettre: Louis Balthazar, professeur émérite en sciences politiques de l'Université Laval; Thomas De Koninck, titulaire de la Chaire «La philosophie dans le monde actuel» de l'Université Laval; Michel L'Heureux, directeur général de la Maison Michel-Sarrazin et professeur associé au département de médecine familiale de l'Université Laval; Louis-André Richard, professeur de philosophie, président de l'Institut Jean-Paul-Desbiens et membre du comité d'éthique de la Maison Michel-Sarrazin; Patrick Vinay, médecin en soins palliatifs à l'hôpital Notre-Dame du CHUM.

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Une honte : Les plans d'assurances des communautés chrétiennes québécoises remboursent la pilule du lendemain

Il y a des situations peu glorieuse. La position des communautés catholiques canadiennes sur le remboursement de la contraception par leurs mutuelles d'assurances est vraiment, vraiment à passer sous silence à l'extérieur du pays tellement nous avons honte. Espérons que l'épiscopat américain n'est pas au courant de la profonde lâcheté de nos positions. Le journal La Presse du 11 février 2012 informe nos "paroissiens":

 Au Canada, les institutions et diocèses catholiques ne se gênent pas pour offrir la pilule contraceptive et celle du lendemain à leurs employées dans le cadre des régimes d'assurance médicaments.

Au Québec, ils n'ont pas le choix à cause de la loi provinciale. Mais en Ontario, le diocèse de Toronto mène une révolution conservatrice sous l'égide de l'archevêque Thomas Collins, futur cardinal et proche de Mgr Ouellet, et n'inclut pas ces deux médicaments. 

 «Notre régime d'assurance médicaments ne couvre pas la contraception parce que c'est contraire à la morale de l'Église», explique Neil MacCarthy, directeur des communications de l'archidiocèse de Toronto. «Nous en avons choisi un qui reflète cela.»

 Les évêques québécois, eux, magasinent en commun leur régime d'assurance médicaments. «Les plans privés au Québec doivent être au moins aussi complets que l'assurance médicaments publique», explique Jean-Jacques Martin, responsable des finances à l'archevêché de Montréal. «Mais on n'a jamais discuté de la possibilité d'exclure la contraception. On ne veut pas entrer dans la relation entre le médecin et la patiente.» La pilule du lendemain est aussi couverte si elle est prescrite par un médecin.

 Même son de cloche à la Conférence des évêques catholiques du Canada, dont les bureaux sont pourtant à Ottawa, dans une province où certains régimes d'assurance médicaments excluent certains médicaments, comme la contraception, pour diminuer les coûts. Selon l'Association des compagnies d'assurances de personnes, la plupart des plans à l'extérieur du Québec couvrent la contraception.

La question n'est ni abordée par les groupes de femmes ni par les catholiques conservateurs: tant la Fondation canadienne des femmes et l'Association canadienne pour la liberté de choix que Campagne Québec-Vie n'ont de réflexion sur le sujet.

 Mais à Toronto, où la Commission scolaire catholique est assaillie par des requêtes de parents voulant qu'elle reflète davantage les valeurs catholiques, la situation est plus délicate. Le syndicat des enseignants catholiques OECTA n'a pas voulu révéler à La Presse si le régime d'assurance médicaments inclut la contraception et la commission scolaire.

Les plans d'assurances des communautés québécoises remboursent la pilule du lendemain, c.-à.-d. paient pour les avortements médicamenteux de leurs employés. Il est difficile de descendre plus bas... Le journal La Presse demande si Campagne Québec-Vie a une réflexion sur le sujet? Nous aurions mieux aimé que jamais l'on ait eu à nous poser la question...

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Le président Obama fait semblant de reculer face à l'épiscopat américain...

Le journal La Presse du 10 février 2012 nous apporte cette nouvelle:

 

 

Le président des États-Unis Barack Obama a annoncé vendredi un compromis pour tenter de désamorcer une controverse sur le remboursement de la contraception qui a mis son administration sur la défensive ces derniers jours.

Aux termes de cet arrangement, les entreprises gérées par des institutions religieuses, par exemple certains hôpitaux, censées offrir à partir du 1er août 2013 une couverture maladie à leurs employés, ne seront pas obligées d'y inclure le remboursement de la contraception si elles s'y opposent, a expliqué M. Obama lors d'une courte intervention à la Maison-Blanche.

 

En revanche, cette responsabilité reviendra aux sociétés d'assurance-maladie, qui devront fournir gratuitement l'accès à la contraception à leurs assurées dans ce cas, a précisé M. Obama face aux journalistes.

«Le résultat sera que les organisations religieuses n'auront pas à payer directement pour ces services», a-t-il plaidé.

Certainement que les catholiques américains seront heureux de savoir que le président américain leur accorde de payer indirectement, par la hausse de leurs primes d'assurances, plutôt que directement, des services de contraception, de stérilisation et d'avortement que leur conscience leur interdit d'encourager!

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Eh oui, c’est reparti Mme Payette!

Mme Lise Payette, féministe aveugle comme l’étaient certains intellectuels français devant les crimes du communisme, vient de nous rappeler dans le Devoir du 10 février 2012, le rôle peu reluisant qu’elle a joué dans le combat pour l’élimination des enfants à naître.
 
Dans un article où l’argumentation aux relents sexistes ramène les mêmes poncifs sans valeur, Mme Payette nous donne l’exemple des ravages qu’à pu faire l’idéologie féministe sur une politicienne en partie responsable, par son mépris affiché du rôle de femme au foyer, du « Non » québécois au référendum de 1980.
 
Dans un texte agressif, Mme Payette affirme que la tentative du député Stephen Woodworth d’ouvrir le débat sur l’avortement est une façon implicite d’affirmer que les femmes ne sont pas capables de se « contrôler » elles-mêmes et que d’autres, sous-entendu les hommes, devraient le faire. Plus grave, elle affirme que c’est « un débat que nous avions clos ». Ah bon? Il y a un « nous » dont fait partie Mme Payette qui peut déterminer qui a le droit de parole et qui ne l’a pas, qui décide des débats que l’on peut ouvrir?
 
Dans le paragraphe suivant, Mme Payette explique ce qu’elle entend par le « nous ». Lors de son discours prononcé à l’Université de Montréal en 1969, Mme Payette se souvient des personnes en présence :
 
« J’avais devant moi des “spécialistes”, médecins, psychiatres, avocats, sociologues et membres de l’Église. Je me présentai avec le seul titre qui me paraissait approprié : j’étais une femme. »
 
Le seul titre approprié? Mme Payette ici est très imprécise sur le terme utilisé. Lorsqu’elle utilise le terme « femme », Mme Payette veut dire « féministe » et c’est aux seules féministes, auto proclamée, comme le fait présentement Mme Payette, porte-parole des femmes, qu’elle accorde le titre d’être « approprié ». Mme Payette n’a jamais parlé au nom des « Yvettes », ces femmes qui se sont senties humiliées par le mépris affiché par Mme Payette pour leur façon d’être femme qui ne convenait pas aux principes du « parti féministe ». Les féministes, c’est le « nous » qui clôt le débat, peu importe ce que peuvent penser les femmes et les hommes hors du « parti », la population en général.
 
Mme Payette avoue candidement qu’elle rappela dans son discours de 1969 qu’ « au Canada, même dans la clandestinité, 100 000 avortements avaient lieu chaque année ». Ah oui? Jamais Mme Payette ne citera l’étude rigoureuse qui prouvera ces chiffres, elle n’existe pas. Mme Payette ne sera pas la première, ni la dernière, à inventer des chiffres farfelus sur les avortements clandestins pour tenter de justifier la légalisation de l’avortement.
 
100 000 avortements est le nombre actuel d’avortements alors que la pratique est légale et que les médecins sont disponibles partout au Canada. Sachant que beaucoup reculent et s’interrogent devant une pratique illégale et devant la difficulté de faire un avortement clandestin, il est tout à fait raisonnable de penser que les chiffres étaient considérablement plus petits. Rappelons que pour la France, on a avancé le nombre de 400 000 avortements clandestins annuels comme argument, alors que les chiffres officiels dévoilés ultérieurement indiquaient… 40 000. Une petite erreur d’un « 0 », et l’on avait grossi par 10 le nombre d’avortements… De même aux États-Unis, l’ancien avorteur Nathanson reconverti en défenseur des enfants à naître témoignait qu’il avait inventé et gonflé au maximum les chiffres des avortements clandestins, dans son combat pour l’avortement légal.
 
Reprenons la lettre de Mme Payette. Elle se rappelle les "arguments" qu’elle a exposé dans son discours de 1969 : le fait que l’avortement soit demandé par des femmes mariées (comme si cela avait une importance), le fait que les femmes ne soient pas joyeuses de demander un avortement (Ah, il y a quelqu’un qui croyait le contraire?), le fait que les avortements se déroulent dans des conditions pénibles.
 
Ce dernier argument est toujours utilisé par les défenseurs du « droit » à l’avortement. Pourtant, il n’a pas plus de valeur que les deux premiers de Mme Payette.
 
« Je rappelais qu’une femme désespérée qui voulait mettre fin à une grossesse serait prête à tout essayer », dit Mme Payette.
 
Cette phrase est très importante car elle reconnaît que le geste de l’avortement clandestin, (mais en fait de tout avortement) est un geste de désespoir. Une solution de désespoir n’est jamais une solution.
 
Le même argument pourrait être utilisé par les défenseurs de cliniques de suicides assistés. Les suicides se font dans de mauvaises conditions hygiéniques et ils peuvent être très douloureux s’ils sont mal faits. Légiférons plutôt pour légaliser le suicide pour s’assurer que les conditions de l’exécution soient hygiéniques, douces, optimales. Un raisonnement des plus stupides…
 
L’avortement et le suicide sont deux gestes manifestant un désespoir profond. La réponse à ces gestes ne peut être de les encadrer pour qu’ils soient faits dans de bonnes conditions! Il faut vraiment avoir perdu la raison pour penser de cette façon.
 
Mme Payette ajoute que « L’avortement a été rendu accessible et pratiqué humainement par des docteurs qualifiés, évitant ainsi de priver des femmes du bonheur de mettre au monde un enfant désiré par la suite. » Il est difficile de trouver plus tordu comme façon de raisonner : l’avortement légal évite de priver les femmes du bonheur de mettre au monde un enfant désiré! La fausseté que Mme Payette veut laisser entendre, c’est que des avortements bien exécutés n’auront aucune séquelle pour la future mère. Bien entendu, Mme Payette ignore tout des traumatismes psychologiques et très souvent, physiques, laissés par les avortements « légaux », cela ne cadre pas bien dans son idéologie.
 
L’auteur oublie de mentionner aussi que les meurtres par tueurs à gages diplômés plutôt que par des amateurs évitent d’avoir des retombées comme la prison ou des représailles qui peuvent « priver les femmes du bonheur de mettre au monde un enfant désiré! »
 
Le dernier paragraphe du texte de Mme Payette, plus encore que tout le reste, devra être conservé pour être lu et étudié un jour dans les écoles secondaires du Québec. Pourra-t-on un jour trouver un exemple si flagrant au Québec d’un aveuglement idéologique aussi poussé, refusant absolument de voir la réalité, d’une personnalité politique ayant joué un rôle historique au Québec?
 
« Je ne pensais jamais avoir à redire, si longtemps après, que les femmes veulent être propriétaires de leur corps. Elles veulent être libres de se faire arracher une dent ou de léguer leurs yeux ou leur cœur s’ils peuvent encore servir. Elles veulent aussi être libres de demander un arrêt de grossesse quand les conditions ne sont pas réunies pour la mener à terme. C’est ce que j’ai réclamé pour moi et c’est ce que je veux pour toutes les femmes du monde. »
 
Le refus volontaire, total, de voir la différence entre un enfant à naître, totalement différent d’une partie du corps de la mère, d’une dent à arracher, d’un œil, d’un cœur. Les étudiants pourront-ils croire un jour qu’il y ait eu des gens aussi ... bêtes, publiés dans un journal destiné à l’élite intellectuelle d’un peuple, mais surtout, écoutées par une partie de cette élite? 
 
Nous vous encourageons à écrire vos commentaires au bas de l’article publié dans le Devoir, mais sachez que plusieurs de nos lecteurs nous signalent que leurs courriels respectueux contre l’avortement ont été censurés dans ce journal. Ce qui explique la quasi-inexistence de contre-argumentation. « Libre de penser comme nous », devrait être la nouvelle devise du Devoir qui a mis de côté le « Fais ce que dois », totalement non représentatif de la ligne éditoriale du journal.
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