Un débat public sur l'euthanasie réclamé par le Journal de l'association médicale canadienne
Si l'on pouvait compter sur une procédure honnête, le débat serait une bonne initiative. Mais après avoir constaté l'irrégularité de la Commission "Mourir dans la dignité" qui n'a tenu aucun compte des arguments plus que valables contre l'euthanasie, déposés par une majorité de spécialistes et d'organismes défendant les personnes les plus vulnérables de la société, il est permis de douter des intentions du Journal. Ce débat ne servira-t-il qu'à couvrir d'une apparence d'écoute de la population une décision déjà prise? Sur le site de Radio-Canada du 25 juin 2012:
(Dr John Fletcher)
Les Canadiens doivent lancer un débat public national sur la légalisation du suicide médicalement assisté pour les malades en phase terminale, ont déclaré lundi deux médecins dans un éditorial du Journal de l'Association médicale canadienne (JAMC).
Intitulé « Choisir comment et quand mourir : sommes-nous prêts à effectuer des homicides thérapeutiques? », le texte fait suite au rapport récemment publié par une commission du gouvernement du Québec, qui affirme que les mourants devraient avoir la possibilité, dans certaines conditions précises, de recevoir une aide médicale pour mettre fin à leurs jours.(...)
Dans l'éditorial publié lundi, les Dr John Fletcher et Ken Flegel ont écrit que la question du droit de mourir dans la dignité ne devrait pas être réglée par les tribunaux, mais dans le cadre d'un processus démocratique.
Les deux médecins faisaient référence à un jugement rendu le 15 juin par la Cour suprême de la Colombie-Britannique, qui a invalidé les lois interdisant le suicide médicalement assisté sous prétexte qu'elles sont inconstitutionnelles. Le tribunal a toutefois suspendu sa décision pour un an, le temps de laisser à la Chambre des communes le soin de rédiger une nouvelle loi qui prend en compte sa décision.
Ne pas tenir compte de la loi naturelle inscrite dans le coeur de chacun, loi universelle qui demande de ne pas tuer, c'est retourner la démocratie contre ces citoyens...
Laissez un commentaireInterview de Jean-Guy Mercier qui tente de fonder un nouveau parti politique québécois
Jean-Guy Mercier, que nous vous avons présenté plus tôt, veut fonder un nouveau parti politique québécois pour contrer l'euthanasie et restreindre l'avortement entre autre. Radio-Canada l'interview avec irritation. Pour écouter l'interview, cliquer ici.
Le mari de Feng Jiangmei, la Chinoise forcée à avorter au 7e mois de sa grossesse, a disparu...
Sur le site du journal La Presse du 26 juin 2012:
(Feng Jiangmei, épouse de Deng Jiyuan, et son enfant avorté de force)
L'époux d'une Chinoise forcée à avorter à sept mois de grossesse, une affaire qui a scandalisé l'opinion en Chine, a disparu, a annoncé mardi un proche en faisant état du harcèlement quotidien que vie cette famille.
Feng Jiangmei, déjà mère d'un enfant, avait été forcée à avorter faute de pouvoir payer les 40 000 yuans (6260 $) d'amende pour non-respect de la politique de l'enfant unique.
Une photo la montrant sur son lit d'hôpital, son foetus ensanglanté auprès d'elle, avait entraîné une avalanche de commentaires outrés des internautes à la mi-juin.
Son mari, Deng Jiyuan, a disparu depuis dimanche, a annoncé un proche à l'AFP. « La dernière fois que je l'ai vu, il est parti en disant qu'il devait aller voir un responsable qui voulait le rencontrer », a dit cette personne sous couvert de l'anonymat. « On ne l'a pas revu ».
Mardi toutefois, Deng a appelé sa famille, mais sans toutefois dire où il se trouvait ni s'il allait rentrer chez lui. (...)
Et les autorités chinoises continueront d'affirmer qu'elles sont scandalisées par cet avortement forcé, qui ne respecterait pas les lois... Deng Jiyuan avait probablement trop parlé...
Laissez un commentaireDes élections bientôt!
C’est dans l’air, un vent d’élection se lève avec les publicités et déclarations pour mousser tranquillement son parti.-
Un nouveau parti politique provincial pourrait naître en Mauricie!
Sur le site du journal Le Nouvelliste du 25 juin 2012, cette nouvelle:
(Trois-Rivières) Jean-Guy Mercier, ancien député du Parti québécois de Berthier élu aux côtés de René Lévesque en 1976 et exclu du parti en 1981, retourne dans l'arène politique. Cet ancien député devenu plus tard agriculteur a l'intention de fonder un nouveau parti politique de droite fondé sur la promotion des valeurs morales judéo-chrétiennes.
Jean-Guy Mercier estime qu'il n'y a pas eu de véritable débat politique autour de la question du suicide assisté, question qui est, selon lui, intimement liée au droit à l'avortement.
«J'ai été insulté de voir l'unanimité de l'Assemblée nationale autour de la question de l'euthanasie. Il n'y a pas de consensus social sur cette question», lance-t-il.
Les élus québécois auraient pris cette décision selon lui, car les Québécois sont «habitués à la mort» en raison des avortements qui sont pratiqués.
«Il y a 35 000 avortements par année au Québec. Des avortements se font de 28 à 32 semaines. C'est presque un infanticide», ajoute-t-il. «Le nombre d'avortements est en hausse au Québec ce qui a pour effet d'augmenter le vieillissement de la population.»
Notons toutefois que le ministère de la Santé et des Services sociaux déclare plutôt 26 124 interruptions de grossesse en 2010. Les statistiques démontrent aussi une diminution constante depuis le sommet de 2004 où 29 460 interruptions de grossesse ont été pratiquées.
Jean-Guy Mercier craint que l'ouverture au suicide assisté amène des conséquences «extrêmement graves».
«Des fonctionnaires pourront vider les centres d'accueil pour régler des problèmes budgétaires afin de continuer à mettre de l'argent dans le trou sans fond des garderies à 7 $. Je veux provoquer un débat là-dessus.»
Un nouveau parti politique basé sur la défense de ces valeurs morales pourrait voir le jour. Jean-Guy Mercier a d'ailleurs réservé le nom «Objectif vie Québec» auprès du directeur général des élections du Québec. Nostalgique de l'Union nationale, Jean-Guy Mercier voulait faire revivre ce parti politique. Toutefois, le DGE a refusé sa demande, car la loi n'autorise pas l'utilisation d'un nom de parti qui a déjà existé. Cela pourrait entraîner une confusion historique.
(...)
L'existence du Parti Conservateur du Québec et de la Démocratie chrétienne du Québec montre un courant conservateur très encourageant!
Laissez un commentaireLa St-Jean-Baptiste?
Encore une fois, c’est notre clown national, celui qui tous les dimanches dit à chacun ce que « tout le monde en pense » et doit penser, qui animera la fête nationale des Québécois et des Canadiens-Français. Parce qu’elle est aussi et d’abord la fête des Canadiens-Français.Une grande victoire à Rio+20: pas de reconnaissance de l'avortement comme "droit" reproductif!
Sur le site de Zenit.org du 22 juin 2012:
Laissez un commentaireROME, vendredi 22 juin 2012 (ZENIT.org) – La conférence de l’ONU sur le développement durable (Rio+20) s’est conclue hier, 21 juin. Le document final a été salué par les personnes qui défendent la vie humaine dès sa conception : il ne contient pas les termes « droits reproductifs ».
Pour les associations de défense de la personne humaine, le texte de la déclaration finale conjointe marque une belle victoire : tandis qu’il contient 6 références à la « santé » reproductive (paragraphe 145), il ne contient aucune référence aux « droits » reproductifs ni aux « services pour la santé reproductive ».
Les « droits » reproductifs et les « services pour la santé reproductive » signifient en réalité : avortement, stérilisation forcées, contrôle des naissances de la part de l’Etat, expérimentations de contraceptifs plus ou moins invasifs sur les femmes des pays en voie de développement.
Mais ils signifient aussi politique de l’enfant unique en Chine, sélection des enfants, choix du sexe.
Selon les groupes radicaux qui défendent l’avortement, il existe un lien explicite entre le développement durable, et les droits à la contraception abortive et à l’interruption volontaire de grossesse.
Les débats ont été longs et difficiles: d’un côté, quelques pays et ONG affirmaient que les droits reproductifs n’incluent pas l’avortement, de l’autre, une grande majorité répondait que parmi les droits reproductifs il y a justement l’avortement. Ces derniers ont finalement eu gain de cause.
Parmi les Etats qui s’opposaient à l’introduction des « droits reproductifs » : Saint-Siège, Russie, Honduras, République Dominicaine, Nicaragua, Chili, Syrie, Egypte, Malte, Pologne et Costa Rica.
Une marche pour la Vie au Brésil ce 26 juin 2012!
Sur le site de Zenit.org du 22 juin 2012:
Laissez un commentaireROME, vendredi 22 juin 2012 (ZENIT.org) – Alors que les parlementaires brésiliens étudient à la fois une proposition de dépénalisation de l’avortement, et une proposition de « statuts pour l’enfant à naître », une Marche pour la vie aura lieu le mardi 26 juin.
La 5e Marche nationale des citoyens brésiliens pour la vie, organisée par le mouvement national de défense de la vie, « Brésil sans avortement », aura lieu dans la capitale du Brésil, Brasilia.
Lenise Garcia, professeur à l’Institut de biologie de l’Université de Brasilia, membre de la Commission bioéthique de la Conférence épiscopale, et présidente du mouvement “Brésil sans avortement”, a accordé un entretien à Zenit.
Zenit – Un projet de loi intitulé « Loi de l’enfant à naître » est à l'étude. En quoi est-ce qu’il rejoint la défense de la vie au Brésil?
Lenise Garcia – Le projet du “Statut de l’enfant à naître” rend explicite et concret quelque chose qui est déjà prévu dans notre législation: le droit inaliénable à la vie depuis la conception. Il traite de principes tels que: "La dignité humaine et la nature de l’enfant à naître est reconnue depuis la conception, lui garantissant une pleine protection juridique" (Art. 3), et "tous les droits de l’enfant à naître sont reconnus depuis la conception, spécialement le droit à la vie, à la santé, au développement, à l’intégrité physique et d’autres droits personnels prévus (articles 11 à 21 de la loi n° 10,406 du 10 janvier 2002, cf.Paragraphe 1 de l'article 3).
Le projet contient aussi des propositions concrètes, telles que: "Le diagnostic prénatal est ordonné au respect et il protège le développement, la santé et l’intégrité de l’enfant non encore né" (Art. 11); "Le diagnostic prénatal doit être précédé du consentement informé de la femme enceinte" (Paragraphe 1); "Les méthodes de diagnostic prénatal qui présentent des risques disproportionnés ou inutiles pour la mère ou pour l’enfant à naître sont interdits" (Paragraphe 2).
Une fois approuvé, le “Statut de l’enfant à naître” rendra difficile l’interprétation des lois que certains font aujourd’hui, qui laisse des vides juridiques, utilisés pour pratiquer l’avortement.
Pour les mouvements pro-vie, il est également important d’avoir un ordre du jour positif, qui ne se contente pas de la lutte “contre” la légalisation de l’avortement, mais qui montre que nous sommes “en faveur” de la vie, y compris celle qui est en situation complexe et délicate.
(...)
Débat entre deux féministes sur le nombre de semaines permises pour éliminer un enfant à naître
Sur le site de la Gazette des femmes du 14 juin 2012, on trouve un débat entre une féministe enragée pour l'avortement jusqu'à la naissance et une juriste cherchant à imiter les législations européennes. Voici l'argumentation de la juriste Renée Joyal:
Pour la juriste Renée Joyal, si la question de l’avortement nous dérange autant comme société, vaut mieux l’aborder de front.
« L’État a abdiqué ses responsabilités. C’est son rôle d’encadrer légalement les interruptions volontaires de grossesse (IVG). Pris à partie dans un débat extraordinairement polarisé et soumis à des pressions énormes de la part de certains groupes, autant féministes que pro-vie, le Parlement fédéral n’a pas joué son rôle. En intervenant, les élus enverraient le message que c’est une question fondamentale, importante. »La professeure honoraire de l’Université du Québec à Montréal ajoute que c’est l’article 251 qui a été jugé inconstitutionnel, et non pas toute restriction légale à l’avortement. Mais comme aucune loi n’a été adoptée pour encadrer la pratique des IVG, si une femme trouve un médecin qui accepte de l’avorter à 32 semaines, c’est légalement possible. Une situation toutefois peu probable, car seulement quelques centres au pays pratiquent des avortements passé 20 semaines.Un délai comme balise
Mme Joyal souhaite que la discussion se déroule plus sereinement, et se défend bien d’être contre l’avortement, comme l’ont affirmé certains de ses détracteurs. Elle suggère qu’on explore d’abord ce qui se fait ailleurs, notamment en Europe de l’Ouest, où la majorité des législations privilégient un délai comme balise pour encadrer l’IVG. Lorsque l’intervention est pratiquée sur demande pendant une période déterminée, la décision d’avorter est laissée au libre choix de la femme. Cette période se situe habituellement autour de trois mois de grossesse; le Portugal impose une limite à 10 semaines, l’Allemagne, la France, l’Italie, la Suisse et le Danemark, à 12 semaines, l’Espagne à 14 et la Suède à 18. Par la suite, l’avortement est généralement permis seulement en présence de sérieux risques pour la santé physique ou mentale de la mère.
Renée Joyal a un penchant pour le modèle des Pays-Bas, où le délai prescrit est de 24 semaines, soit le stade de viabilité fœtale. Vu les avancées médicales qui permettent la survie des grands prématurés nés de plus en plus tôt, les cliniques néerlandaises abaissent cette période à 22 semaines. Toutefois, si la demande est exprimée après le premier trimestre (12 semaines de grossesse), la décision et l’acte lui-même devront impliquer deux médecins pour que l’avortement soit légal. De plus, une période minimale de cinq jours de réflexion suivant la première consultation est fixée par la loi pour tout avortement.
« C’est la législation le plus libérale de l’Europe et les Pays-Bas ont l’un des plus faibles taux d’avortement. Il faut aussi noter que ces normes font partie d’une politique globale d’éducation sexuelle et d’accès à la contraception », rapporte la juriste.
Quand le Québec est plus bas que les Pays-Bas...
Laissez un commentaireLe dernier roman d'Éric-Emmanuel Schmitt porte sur la politique de l'enfant unique en Chine
Dans la voiture qui m’amenait au Grand Hôtel de Yunhai, mon chauffeur brancha la radio. Pendant le bulletin, un officiel se félicita justement que, grâce à cette loi de l’enfant unique, 400 millions de Chinois n’étaient pas nés. La remarque m’abasourdit : comment pouvait-on se réjouir de 400 millions de fantômes? Autrement dit, 400 millions d’absents… Pourquoi investir sur le néant plutôt que sur l’être? Parmi ces foules de Chinois non venus au monde se trouvaient sans doute des gens intelligents, des gens superbes, des gens désirés, des gens courageux et puis le nouveau Mozart, le prochain Einstein, le futur Pasteur, ceux dont le génie aurait changé l’humanité entière… Non, ici, à part madame Ming, cela ne choquait personne : craignant la surpopulation et son corollaire la famine, le gouvernement, les membres du Planning Familial exultaient qu’il n’y ait rien… 400 millions de fois rien. (p.66)
Ma mère tomba enceinte l’année au début de l’année du Bouc; cette année là a été appliquée la loi qui astreint les familles chinoises à se limiter à un enfant. On lui a conseillé d’avorter; enfin, conseillé… le lendemain elle garda le lit. Une maladie du sang. Comme si elle avait de l’eau à la place. Une affection très lourde. Maman devint aussi pâle qu’un linge, frêle, atone, incapable de sourire, sauf lorsque je m’approchais. ON l’a expédié dans une maison de convalescence. Elle y est restée six ans. Pourquoi six ans? Elle aurait pu y demeurer moins parce que sa cure ne l’avait pas changé : elle en est revenue livide, plus diaphane qu’un fantôme. À ce moment-là, quand je l’ai retrouvé, j’ai décidé de lui écrire. (p.104)