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Témoignage d'une jeune maman

Sur le site de Yahoo du 14 juin 2012:

 

 

 

Élodie avait 19 ans et était encore étudiante lorsqu’elle est tombée enceinte et a eu Lenny, son petit garçon. Aujourd’hui Lenny est en CE1 et sa maman a bien voulu nous raconter son histoire.

Lorsqu’Élodie tombe enceinte, elle a 19 ans et est en seconde année d’Art du spectacle Cinéma. « C’était une surprise, je n’avais pas prévu ça ! J’étais assez perturbée au départ, car c’était une bonne nouvelle à laquelle je ne m’attendais pas, mais j’étais déjà sûre que je voulais le garder. »

Élodie appréhende surtout la réaction de ses parents. « J’étais assez stressée surtout par rapport à mes parents ; je savais qu’ils n’allaient pas apprécier étant donné mon jeune âge ; je n’avais pas suivi le schéma que tous les parents souhaitent : mariage puis bébé à 30 ans. En même temps, j’étais heureuse, c’était d’ailleurs un sentiment bizarre. Je me suis sentie tout de suite maman, et, lors de la première écho, ce fut la révélation. J’ai dévalisé les boutiques pour le bébé ! »

Comment gérer le regard des autres lorsque l’on a un enfant aussi jeune ? « Mes plus proches amies sont elles aussi devenues mamans assez jeunes. Je peux dire que j’ai été beaucoup soutenue par mes amis, les camarades de fac, même ceux qui pensaient que je faisais peut-être une erreur. Quant à mes parents, ils n’ont pas vraiment bien réagi au départ. En fait, leur crainte était surtout que j’arrête mes études, alors que cette idée ne m’a pas traversé une seule fois l’esprit ! »

Sa grossesse se passe bien, et Élodie a la chance d’être bien entourée ; elle continue ses cours presque jusqu’à terme. « J’ai continué mes cours jusqu’à 8 mois et une semaine, juste avant les vacances scolaires. Mon fils est né durant les vacances de Noël, c’était parfait. Etant donné que les partiels se déroulent entre décembre et janvier, je m’étais organisée, en amont, avec certains profs, qui étaient eux aussi très compréhensifs. Certains m’ont demandé des devoirs, des dossiers à faire chez moi pour compenser les partiels. J’ai ensuite repris les cours 15 jours après mon accouchement, c’est ce qu’on appelle un congé mat’ express ! En fait, j’ai dû rater seulement 15 jours de cours maximum. Mes camarades avaient photocopié les cours à mon retour. C’était très sympa ! Les profs étaient sympas aussi, ce fût vraiment une bonne période. »

L’accouchement peut être un moment difficile. Surtout lorsque l’on est aussi jeune. Mais ce n’est pas ainsi qu’Élodie l’a vécu. « J’ai adoré la maternité, un vrai moment magique ; ma chambre était toujours remplie d’amis et de mes proches. Je passais mon temps à contempler mon bébé. En fait, c’était encore « irréel ». Mais une fois à la maison, j’ai eu un peu peur. À partir de ce moment là, j’ai perdu une part d’insouciance. J’ai toujours peur pour mon enfant, mais bon, je crois que c’est le cas de toutes les mamans ! »

Comment s’est passé le retour à la maison, l’organisation, la reprise des cours ? « J’habitais encore chez ma mère au tout début. Je pense avoir bien géré. En fait, cette naissance m’a plus boostée qu’autre chose. De nature ambitieuse, cela n’a fait qu’amplifier cette partie de ma personnalité. Au tout début, lorsque j’ai dû le confier, il n’avait que deux semaines ! Heureusement, ma mère était présente. Puis j’ai eu une place en halte-garderie combinée avec une nounou (une voisine) puis, le grand soulagement… la crèche ! J’avais déménagé, je faisais donc de grands aller-retour mais je n’avais pas le choix ! »

Élodie entame donc une nouvelle vie pleine d’occupations, et prenante. « Franchement, je ne me sentais pas plus fatiguée que ça. C’est surtout que je ne m’en rendais pas compte… J’ai beaucoup maigri après ma grossesse. Je pense que cela révélait en fait une grosse fatigue. Mais j’avais un bébé docile, il était sage, encore une chance ! Ma mère, ma sœur, un très gentil copain et ma meilleure amie étaient très présents. »

Elle assure donc son rôle de maman tout en suivant ses études avec encore plus de volonté et de motivation. « Je n’ai pas pensé un seul instant à arrêter mes études. Au contraire. J’ai beaucoup entendu autour de moi : c’est fini pour elle… mais ces gens là me motivaient plus qu’autre chose. Pour moi, concilier les deux était plus que compatible. Il est vrai que certaines jeunes femmes arrêtent, mais il y a des aides financières, comme lorsque l’on est mère au foyer, alors pourquoi arrêter ? Je pense qu’il faut toujours essayer dans la vie. Comme je le dis souvent, il est, selon moi, plus simple d’être maman étudiante (quand on a un soutien de la part de son entourage bien sûr) que maman au boulot. On laisse son enfant à 8h et on le récupère à 19h, on ne le voit pas. Dans ma filière, j’avais le temps, un peu moins lorsque j’ai continué ensuite en contrat professionnel. »

Côté finances, le fait de ne pas avoir d’emploi stable est-il une source d’angoisse pour élever un enfant ? « Étant donné que j’étais chez mes parents, les premiers mois, j’ai pu faire beaucoup d’économies. Ensuite, entre la bourse, les APL, les petits boulots ou le stage, je m’en sortais, la crèche étant en fonction des revenus(ce qui est beaucoup mieux que la nounou lorsque l’on n’a pas un gros salaire). Il y a beaucoup d’aides en France ; des tarifs spéciaux pour les petits revenus, par exemple pour l’électricité, le téléphone… Et puis, ma famille a toujours été là en cas de souci. J’arrivais à faire plus d’économies qu’avant ! Ensuite, j’ai fait une formation en alternance, donc j’avais un « vrai » salaire, le Smic. »

Être maman lorsque ses camarades de promo sont seulement étudiants, cela créé t-il un décalage ou une frustration ? Comment profiter de sa vie de jeune fille qui a aussi envie de faire la fête ? « Tout au début, je sortais assez, ma mère étant très présente. Ensuite, lorsque l’on passait des soirées chez des amis, Lenny était installé dans une chambre à part. En fait, ce que je ne pouvais plus faire, c’était les sorties à l’improviste ou des vacances, cela me frustrait parfois. Mais sinon, j’essayais toujours de m’organiser, cela m’arrivait tout de même d’aller en discothèque ! »

Gérer la fatigue d’une vie aussi trépidante n’est pas toujours simple.
« J’étais surtout fatiguée lors de mes périodes de stages ; en effet, je travaillais, j’avais les cours et le petit. Pendant neuf mois, j’ai même eu des cours du soir dans une prépa. Mais je n’avais pas cours tous les jours, et pouvais profiter davantage de lui, être parfois présente à 16h30. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Je dois prendre des congés, et je viens de négocier un 90 % pour le mercredi. Et puis à la fac, nous sommes chanceux, nous avons toutes les vacances scolaires, ce qui est très pratique lorsque l’on a un enfant. Franchement, c’était une bonne période. Mon gros ventre et moi, puis mon fils, étions les coqueluches de la promo ! »

Élodie n’échangerait toutes ces expériences pour rien au monde.
« Je serais prête à recommencer. Et puis, dans ma tête, si je dois avoir un autre enfant c ‘est avant 30 ans ! J’adore le fait d’avoir cette proximité avec mon enfant, cette jeunesse tout en étant maman. C’est une relation enrichissante. »

Élodie a-t-elle un conseil à donner aux mamans ou futures mamans étudiants ? « Mon conseil : s’écouter, persévérer, y croire et essayer, avant de dire que c’est impossible… Et ainsi, on se rend compte, que c’est largement faisable. Pour moi, avoir un bébé ne peut être qu’une source de motivation, surtout lorsque l’on est étudiant. On veut réussir pour lui ! »

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Un gouverneur de la Louisiane Pro-Vie!

Sur le site du Salon Beige du 18 juin 2012:

 

(Bobby Jindal et famille)

 

"Le jeune gouverneur de Louisiane [...], Piyush “Bobby” Jindal [...] vient de promulguer deux lois importantes, votées par le Congrès de l’États, et qui marquent des progrès importants pour la défense de la vie dans l’espace étroit que ménage le “droit” constitutionnel à l’avortement.

La première loi (SB 766), votée à l’initiative du sénateur catholique Républicain John Alario, interdit tout avortement pratiqué sur un enfant à naître âgé de vingt semaines ou plus, et prévoit la révocation de la licence professionnelles (pour un médecin, par exemple) et des poursuites judiciaires pour quiconque, intentionnellement ou sciemment, pratique ou suggère un avortement à une femme dont l’enfant à naître a vingt semaines ou plus.

La seconde (HB 1086), votée à l’initiative du député baptiste du sud Républicain Alan Seabaugh, interdit l’euthanasie pour des malades non en phase terminale et pour les handicapés graves – avant la promulgation de cette nouvelle loi, la juridiction précédente n’offrait ces protections que pour les malades en phase terminale : c’est donc un progrès qui n’est pas insignifiant quant au respect de la vie jusqu’à la mort naturelle. [...]

Plus tôt cette année, Bobby Jindal avait déjà promulgué la loi SB 330 votée à l’initiative du sénateur Démocrate Rick Ward, qui qualifie de crime l’avortement pratiqué par un médecin qui n’a pas la licence d’exercer la médecine en Louisiane, et de crime aggravé l’avortement par démembrement du fœtus. Le gouverneur Jindal avait également promulgué la loi SB 708 d’un autre sénateur Démocrate, Sharon Weston Broome, qui oblige à procurer, avec l’accord de la femme enceinte, une échographie audio et vidéo du fœtus et de ses battements de cœur avant tout avortement. [...]"

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Le 11 juillet prochain à Londres : Sommet mondial pour inonder les pays pauvres de contraceptifs!

Sur le blog de Jeanne Smits du 17 juin 2012:

 

Organisé par le département du Développement international du gouvernement britannique (DFID) et la Fondation Bill & Melinda Gates, un sommet international de très grande envergure sur le planning familial se tiendra le 11 juillet prochain à Londres, avec l’objectif d’injecter plusieurs milliards de dollars dans la diffusion mondiale de la contraception et de promouvoir une politique « globale » du planning familial. Le directeur exécutif du Fonds des nations unies pour la population (FNUAP), Babatunde Osotimehin, a décrit les propositions qui seront avancées lors du sommet comme « transformationnelles », en « changeant le cours de la vie des femmes ».

Au moins c’est clair : il s’agit de transformer la société au niveau mondial. De la révolutionner.
La première ambition du sommet est de fournir des contraceptifs, et notamment des contraceptifs réversibles de longue durée, à 120 millions de femmes dans le monde d’ici à 2020, pour un coût estimé de 4 milliards de dollars. Une urgence, estiment les organisateurs du sommet, alors que 250 millions de femmes à travers le monde n’ont pas accès à l’information et au contraceptifs dont elles ont besoin pour planifier leur famille. Il s’agit de donner une nouvelle impulsion à des programmes dont le financement international est en baisse depuis une quinzaine d’années.

Les 120 millions de femmes visées vivent dans 69 pays parmi les plus pauves du monde, dont les budgets santé seront mis à contribution pour couvrir une grande partie des frais, le reste devant être donné par la Fondation Gates, DFID et d’autres pays. Sachant que seuls 20 à 25 pays seront représentés à Londres on comprend que cette « politique globale » ne relève pas précisément de la politique démocratique…

Dans le document de présentation du sommet rendu public en avril dernier, les organisateurs soulignent que l’événement aboutira à un engagement sans précédent sur les plans de la politique et des ressources, au nom de la lutte contre la mortalité maternelle et infantile puisque les femmes qui ne donnent pas le jour et les enfants non conçus ne meurent pas des complications de la grossesse ni de maladies précoces… Fallait y penser.

Si les sommes à débloquer sont colossales on peut en attendre un joli retour sur investissements, ajoute le document préparatoire :

« A mesure que les taux de fécondité chutent, la pression se détend sur les services de santé, d’éduction, de l’eau, de l’assainissement ainsi que les services sociaux, et devient moins forte sur les ressources naturelles rares dans les pays concernés. On estime que chaque $ US dépensé en services de planning familial a un rendement estimé d’entre 2 et 6 $ en économies de dépenses futures dans le secteur social en Afrique sub-saharienne, un rendement qui peut atteindre 13 $ en Asie du Sud. »

On notera la prudence du document et des présentations du sommet qui n’évoquent à aucun moment la question de l’avortement, si ce n’est pour dire que la promotion de la contraception doit contribuer à faire baisser le nombre des avortements dans des pays où 40 % des grossesses ne sont pas « désirées ».
Plusieurs ONG, dont Amnesty International, font circuler une lettre ouverte aux organisateurs exigeant qu’en aucun cas les droits des femmes ne soient méconnus à la faveur de programmes de contraception coercitive, plaidant pour une information de qualité afin que les femmes puissent faire leurs propres choix contraceptifs en pleine connaissance de cause. En même temps ces ONG réclament que toute la gamme des contraceptifs soit offerte aux femmes partout dans le monde.

Silence sur l’avortement – alors que de nombreux participants annoncés au sommet de Londres sont partisans, voire fournisseurs d’avortements –, exigence du respect de la liberté des femmes, rejet de la notion de « contrôle de la population », le sommet a visiblement choisi une image « soft ». On oublie que la contraception, selon ses variantes, et sans même aborder les questions morales et sociétales qu’elle soulève, est en elle-même une violence faite au corps des femmes, souvent responsable d’avortements très précoces, et dangereuse pour la nature lorsqu’elle aboutit à répandre des hormones sexuelles dans les cours d’eau.
 

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La France résiste face à l'homoparentalité

Sur le site de Yahoo du 19 juin 2012:

(Deux pères pas de mère ou deux mères pas de pères, qu'est-ce qui est le mieux pour un enfant?)

 

 

L'association SOS Homophobie a dénoncé mardi dans un communiqué deux arrêts début juin de la Cour de cassation qui ont refusé à des couples homosexuels binationaux ayant adopté de reconnaître les jugements étrangers ayant prononcé ces adoptions.

(...)

Les cas jugés le 7 juin concernent des couples de même sexe binationaux qui avaient adopté un enfant, l'un au Canada, l'autre en Angleterre, et venaient vivre en France, où ils demandaient la transcription de l'adoption sur les registres de l'état civil français.

Dans les deux cas, la Cour de cassation a refusé cette transcription de l'adoption, arguant que cela heurterait "les dispositions d'ordre public relative à la filiation, qui interdisent l'établissement conjoint de la filiation par deux personnes du même sexe".

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Registre des actes "homophobes" : Faites un bon geste, allez vous dénoncer...

Vous tournez la tête quand vous voyez une affiche représentant deux hommes s’embrassant, vous déplorez qu’on enseigne aux enfants qu’ils sont peut-être des homosexuels qui s’ignorent et qu’ils doivent se poser des questions sur leur orientation? Vous croyez que l’hétérosexualité est la seule forme saine du développement de l’identité sexuelle? Allez, un peu de sens civique, allez vous dénoncer…
 
Un nouveau registre de surveillance est mis en place, rappelant les expériences communistes de délations et de contrôle de la libre parole en U.R.S.S. On y consignera tout les gestes, attitudes, paroles « homophobes » que vous pourriez laisser percevoir. Vous vous sentez en sécurité? Vous croyez que même si vous n’appréciez pas l’homosexualité, votre respect et amitié des personnes homosexuelles vous sauvera? Comment avez-vous pu penser un instant que votre refus d’approuver l’homosexualité comme mode de vie à proposer à vos enfants n’était pas un délit grave d’homophobie? De quelle planète venez-vous? Vous êtes en 2012, au Québec, le seul endroit au monde où existe un tel registre selon le président de Gai-Écoute, Laurent McCutcheon.
 
Homophobe vous êtes si vous prononcez une parole ou posez un acte négatif à l’endroit de l’homosexualité en général ou pire encore si vous êtes JOURNALISTE et produisez une couverture médiatique inappropriée! Et vive la liberté d’expression!
 
Gai écoute vous voit aussi, ne l’oubliez plus. Alors allez, vous pouvez vous dénoncer vous-même de façon anonyme sur le site de gai écoute qui répertorie tout les gestes ou pensées malheureux, venues d’un autre âge, que vous pourriez émettre. Ne désespérez pas, ils pourront vous rééduquer à tout âge!
 
Pour que le message soit très clair, c’est-à-dire pour que vous le compreniez bien, l’inspecteur chef Johanne Paquin et le commandant Alain Gagnon, de la SPVM, le service de police de la ville de Montréal, accompagnaient le président de Gai-Écoute lors de la conférence de presse sur la mise en place du réseau de délations, réseau soutenu financièrement par le ministère de la Justice.
 
Cessons maintenant de plaisanter. Bien que ce réseau serve uniquement à des fins statistiques, il met en place un pouvoir de contrôle de la population qui sert d’avertissement, la présence de policiers sur place, l’affirmation du ministre de la Justice Fournier voulant « conscientiser » la population ne trompe pas. Il y a certaines choses auxquelles vous n’avez plus le droit même de penser…
 
Vive le Québec Libre! Vive ma patrie où l’on peut s’exprimer dans le respect, où la liberté de presse existe, où pas un journaliste ne risque la prison pour ses écrits respectueux, mais aux opinions divergentes de la police de la pensée!
 
Doit-on ajouter à ce cri de joie et de liberté, les mots « JE ME SOUVIENS »?
 
"Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit."
 
(Article 19 de la déclaration universelle des droits de l'homme)
(Je revendique l'honneur d'être le premier fiché pour "campagne médiatique inappropriée")
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Le président de la CECC commente la décision de la cour suprême de Colombie-Britannique

Sur le site de la CECC du 18 juin 2012:

 

 

La Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) a appris avec désolation la décision que vient de rendre un juge de la Cour suprême de la Colombie-Britannique sur le suicide assisté. La position de l’Église catholique est claire sur cette question : la vie humaine est un don de Dieu. Pour cette raison, comme l’enseigne le Catéchisme de l’Église catholique, au no 2280, « nous sommes les intendants et non les propriétaires de la vie que Dieu nous a confiée. Nous n’en disposons pas. »

Être les intendants de la vie requiert également pour chacun de nous et pour la société tout entière que nous répondions aux souffrances physiques, émotionnelles et morales des personnes de tous âges, particulièrement celles qui sont sérieusement malades ou handicapées. Dans cette perspective, comme l’ont déclaré les évêques du Canada en 2005, nous sommes confrontés à une option fondamentale et la manière dont nous y répondons révèle la vraie nature du cœur de notre société. Démontrons-nous de la sollicitude envers la personne malade, âgée, handicapée et vulnérable en l’encourageant à commettre un suicide ou en la tuant délibérément par le biais de l’euthanasie ? Ou favorise-t-on plutôt une culture de vie et d’amour, dans laquelle chaque personne, à tout moment et en toutes circonstances au cours de sa vie naturelle, est perçue comme un don?

La CECC fera un commentaire plus détaillé à une date ultérieure, une fois qu’il sera possible d’examiner le jugement de 395 pages. La loi de la Cour suprême de la C.-B. alloue un an au Parlement pour étudier la question. Cela donnera aussi le temps nécessaire à la CECC de soumettre ses observations au moment opportun.

+ Richard W. Smith
Archevêque d’Edmonton
Président de la Conférence des évêques catholiques du Canada

Le 18 juin 2012

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L'archevêque de Vancouver manifeste son mécontentement face au jugement permettant le suicide assisté

Sur le site de Radio-Canada du 16 juin 2012:

 

(Mgr Michael Miller, archevêque de Vancouver)

 

 

L'archevêque de l'église romaine catholique de Vancouver est mécontent au lendemain de la décision de la Cour suprême de la Colombie-Britannique d'invalider la loi qui empêche le suicide assisté, et demande à Ottawa d'intervenir.

Michael Miller estime dangereuse la décision de la cour et recommande au gouvernement fédéral, par voie de communiqué, d'en appeler.

« Ce jugement reflète tristement le point de vue biaisé de l'égalité des droits qui met l'accent sur l'autonomie plutôt que sur la dignité humaine et la valeur de la vie », soutient l'archevêque.

Pour une médecin qui travaille aux soins palliatifs, Margaret Cottle, ce n'est pas toujours dans l'intérêt du patient de prolonger sa vie. « Toutefois, il y a une grande différence entre ne pas prolonger un processus et le rendre plus agréable, et tuer quelqu'un », ajoute-t-elle.

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La parité homme-femme

Un article de Catherine Deslisle, paru dans le journal Le Quotidien du 17 juin 2012:

(Catherine Deslisle)

 

Même si les femmes représentent la moitié de la population québécoise, leur importance ne se reflète pas dans les milieux de pouvoir. Dans les instances politiques, elles sont sous-représentées. Elles constituent moins du tiers de la députation à l'Assemblée nationale. Au municipal, elles siègent plus souvent comme conseillère qu'à titre de mairesse ou de préfète. Encore maintenant, elles semblent confinées dans les secteurs traditionnels de la santé, de l'éducation et de la culture. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, la représentation des femmes est même inférieure à la moyenne québécoise, sauf en éducation où elles font bonne figure. En gros, voilà le tableau.

Certes, il y a les chiffres dont il faut tenir compte, mais ils ne disent pas tout. Au-delà de la représentation numérique des femmes dans les sphères de décision, il faut prendre conscience aussi des progrès qu'elles ont réalisés. Leur présence n'est pas une illusion. C'est une réalité. Et les leaders qui sont au front, par les temps qui courent, sont des femmes, justement. Comme quoi il y en a qui foncent, certaines sont même particulièrement culottées.

Des femmes de pouvoir

Prenons la ministre du Travail, Lise Thériault. Qui aurait dit qu'une femme ébranlerait les colonnes du temple... de la FTQ avec son projet de loi qui vise à expulser la FTQ-construction du placement syndical? Pas un homme ne l'a fait. Ça prend du nerf pour s'opposer à Michel Arseneault, un syndicaliste qui ne fait pas précisément dans la dentelle. On a qu'à penser aux fermetures de chantiers par des fiers-à-bras pour se convaincre que le dossier qu'elle défend est pour le moins corsé.

Et Diane Lemieux. Une autre femme dans un monde d'hommes. Un milieu particulièrement costaud puisqu'elle se retrouve à la tête de la Commission de la construction du Québec (CCQ). Son objectif: faire le grand ménage dans le fonctionnement de cette organisation. Reconnaissons qu'il faut du cran, et beaucoup, pour occuper le boulot.

Pensons aussi à la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, qui hérite ou plutôt qui écope du dossier «chaud» des étudiants. Un rôle qui s'ajoute à toutes ses autres fonctions, dont celle de vice-première ministre. Mettons que ce n'est pas un job pour les mollassons!

C'est aussi une femme, la juge France Charbonneau, qui préside la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction. Mettre en lumière l'infiltration du crime organisé dans cette industrie, c'est considérable comme défi, admettons-le.

De son côté, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, fait le pari qu'elle deviendra la première femme première ministre au Québec. Après avoir traversé une crise existentielle des membres de son parti, elle se dit bien en selle pour relever la mise. Un gros contrat!

Et je passe sous silence le nom de bien d'autres femmes de tête comme Jacinthe Côté, chef de la direction de Rio Tinto Alcan, Monique Leroux, présidente du conseil et chef de la direction du Mouvement des caisses Desjardins, Julie Payette, astronaute canadienne...

Devant de tels résultats, je n'arrive pas à comprendre pourquoi la ministre Christine St-Pierre propose d'examiner, par l'intermédiaire d'un regroupement, les meilleurs moyens de promouvoir la présence des femmes dans les CA et dans la haute direction des grandes entreprises privées québécoises cotées en Bourse?

J'arrive encore moins à m'expliquer pourquoi des femmes journalistes souhaitent parler métier au féminin au sein d'une association. Surtout, en 2012, alors que nos deux chefs d'antenne sont justement des femmes: Céline Galipeau, au Téléjournal de 22 heures, et Sophie Thibeault, à TVA.

La famille ou la carrière

Nous sommes au 21e siècle, les femmes sont majoritaires à l'université et tous les champs d'activités leur sont accessibles. Être une femme n'est plus un obstacle depuis longtemps, si ce n'est qu'elles doivent subir encore toutes sortes de préjugés liés à leur apparence: la blonde sotte, la matante vieux jeu, la madame trop maigre, trop grosse, trop jeune, trop vieille, trop ridée, mal fagotée qu'on accusera rapidement d'être hystérique dès qu'elle se choque ou pose des questions robustes. Les hommes semblent épargnés de ce genre de commentaire. Mais, bon! Ça s'endure. Consolons-nous, l'arme des faibles étant de tirer sur le messager plutôt que sur le message.

Quand on grimpe dans la hiérarchie, c'est vrai que les femmes sont moins présentes. Se pourrait-il qu'elles veuillent tout simplement faire passer la famille avant la carrière et qu'au lieu de réseauter au golf et au hockey elles préfèrent retrouver leurs enfants après le travail. Et puis, les femmes ne sont pas obligées d'avoir les mêmes centres d'intérêt que les hommes.

Est-ce une faute si grave de ne pas être une carriériste à tout crin?

L'actrice Madeleine Renaud avait une autre façon de dire les choses...:

Libérer la femme. Mais de quoi? Le féminisme me fait sourire. Il y a des revendications de militantes que je trouve ridicules. Quand un couple est uni, amalgamé, j'aime ce mot, comme je le suis avec Jean-Louis, ça ne veut plus rien dire. J'ai ma totale liberté, même en vivant étroitement avec lui. Il n'y a pas de besogne que je vais lui laisser. Si, le soir, au cours de notre petite collation d'après minuit, c'est lui qui se lève pour aller chercher le dessert dans le réfrigérateur, je ne songe pas à analyser si mon attitude, ou la sienne, est féministe ou pas. Actuellement, les beaux esprits ne s'occupent pas assez de ce qui est normal. Ils veulent créer de faux problèmes avec des choses qui coulent de source.

Je suis normale, je vis avec un homme normal et nous vivons normalement. Alors, je ne connais pas le cas des autres "couples en question". Dans notre Compagnie, cherchez une trace de ségrégation, vous n'en trouverez pas. Notre administration, je le répète, est entièremetn tenue par des femmes. Ce n'est pas un choix militant, nous ne voulons rien prouver par là. Cela marche bien, c'est tout. (p.115-116)

-RENAUD, Madeleine. La déclaration d'amour, Éditions du Rocher, Paris, 2000, 132 pages.

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Une aide concrète pour les personnes attirées par les personnes de même sexe

À quelques jours du début officiel de l’été, Ta Vie Ton Choix annonce avec grande fierté l’ouverture de la période d’inscription à son premier groupe de soutien pour hommes à Montréal. Ce groupe réunira un maximum de dix personnes qui se réuniront une fois par semaine, durant dix semaines, à compter d’octobre.

Cette initiative de TVTC répond directement à la demande formulée par de nombreux internautes nous demandant de leur offrir un moyen concret de les aider à se libérer des attraits envers le même sexe avec lesquels ils affirment lutter, soit en leur donnant des moyens de pratiquer la chasteté, ou soit pour développer leur potentiel hétérosexuel.

Les personnes intéressé peuvent s’inscrire dès maintenant en remplissant un formulaire d'identification disponible ici. 

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Des coûts astronomiques pour la fécondation in vitro au Québec!

Sur le site du journal La Presse du 18 juin 2012:

(Les larmes de Julie Snyder, demandant le remboursement de la FIV, coûtent des millions aux Québécois pour des fécondation in vitro qui ne respectent pas la dignité des enfants à naître.)

La mise en oeuvre au Québec d'un programme de procréation assistée gratuit a entraîné un boom qui est en voie de coûter beaucoup plus cher que prévu: trois hôpitaux réclament 123 millions de dollars pour lancer un programme de fécondation in vitro (FIV).

Ces dépenses sont prévues pour trois des cinq grands hôpitaux désignés par le gouvernement pour offrir le programme afin d'assumer le coût de 8500 cycles de FIV, a appris La Presse. Il s'agit du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), qui offre le service depuis février dernier, du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) et du CHU Sainte-Justine, qui n'a pas encore commencé à traiter des couples ayant des problèmes de fertilité.

Cette somme est bien loin des 63 millions projetés par le gouvernement en 2010 jusqu'en 2015, avec les dizaines de millions remboursés à l'acte aux médecins spécialistes par la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ).

L'évolution des coûts au 10 janvier 2012 est largement détaillée dans une note interne destinée au directeur adjoint de la Direction des affaires médicales et universitaires de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, M. Frédéric Abergel, obtenue par La Presse

En ce qui concerne le CHUM, on y indique qu'une somme de 8 millions a déjà été accordée pour le démarrage du programme, mais que le coût est maintenant évalué à 13,16 millions. Les coûts en équipement et en immobilier sont estimés à 3,4 millions, auxquels s'ajoutent 19,8 millions pour 4500 processus de FIV, à 4398$ chacun. L'enveloppe totale atteint donc 36 millions. Depuis février dernier, le CHUM a réalisé 75 FIV; on prévoit en faire 500 d'ici la fin de 2012.

Le CUSM, qui a lancé le programme avant les autres et qui comptabilise jusqu'à maintenant 2340 cycles de FIV, engendre pour sa part des dépenses de 46,7 millions. Son plan d'affaires précise par ailleurs que le coût unitaire de chaque FIV, d'abord évalué à 4704$, doit maintenant reposer sur un financement de 8000$ l'unité.

Le CHU Sainte-Justine, dont le programme doit être lancé en 2012-2013, fait quant à lui état de coûts de démarrage de 40 millions.

Pour les trois centres hospitaliers universitaires, on précise que le ministère de la Santé a confirmé l'achat de 11 échographes, dont le coût n'est pas précisé. Les trois hôpitaux dressent aussi la liste du personnel spécialisé nécessaire au fonctionnement du programme: 26 gynécologues, 2,3 urologues, 1,5 endocrinologue, 6 généticiens, 25 fellows, 1,2 anesthésiste - en plus d'un radiologue et d'un psychiatre à Sainte-Justine.

À l'Agence de santé de Montréal, on n'a pas nié l'existence de ces plans d'affaires des trois CHU. Le porte-parole Hugo Larouche a toutefois expliqué que le rôle de l'Agence se limite à «recevoir les plans d'affaires, à les analyser et à les soumettre au ministère de la Santé et des Services sociaux, qui aura le mandat de verser l'argent aux trois hôpitaux». Au Ministère, on a expliqué qu'il est trop tôt pour dévoiler les plus récents coûts engendrés par le programme dans les hôpitaux, puisque l'année financière s'est terminée le 31 mars. La porte-parole Nathalie Lévesque a néanmoins précisé qu'une somme de 27 millions a été allouée aux hôpitaux et au privé en 2010-2011.

Rien pour le privé

De leur côté, les cinq cliniques privées du Québec désignées par le ministère de la Santé pour offrir le service n'ont pas reçu d'argent pour démarrer ou assurer le fonctionnement du programme, ni pour acheter de l'équipement. Carole Rhéaume, directrice des opérations à la clinique OVO fertilité, explique que les frais sont entièrement assumés par le groupe médical, à l'exception du paiement à l'acte remboursé par la RAMQ.

«Nous sommes censés recevoir de l'argent pour l'entreposage des embryons, mais à ce jour, on n'a rien eu. On a par ailleurs mobilisé beaucoup de ressources pour obtenir l'accréditation de départ, il en faut davantage pour obtenir les deux certifications supplémentaires, l'équivalent des certifications canadiennes ISO», déplore-t-elle.

Quant aux frais remboursés par la RAMQ, les données les plus récentes obtenues par La Presse en vertu la Loi sur l'accès à l'information indiquent que 22,5 millions ont été payés aux cliniques et aux hôpitaux, dont 18,5 millions uniquement à Montréal.

À l'été 2010, lorsque le programme a été annoncé en grande pompe par le ministre de la Santé, Yves Bolduc, en compagnie de l'animatrice Julie Snyder, la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) s'était montrée critique. Le président de la Fédération, le Dr Gaétan Barrette, avait d'abord qualifié le programme de «bon en soi». Du même souffle, il avait toutefois souligné que «jamais un programme de cette ampleur n'aura été mis en place de façon aussi rapide au Québec», ajoutant qu'il avait été demandé par «un lobby».

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CLINIQUES PRIVÉES: «ICI, IL N'Y A AUCUN DÉLAI D'ATTENTE»

 L'obstétricien et gynécologue Seang Lin Tan est devenu une étoile de la fécondation in vitro en traitant Julie Snyder afin qu'elle puisse avoir des enfants. En plus d'être un chercheur reconnu et le directeur du Centre de reproduction McGill (CUSM), il dirige l'une des dernières cliniques privées du Québec à avoir obtenu l'accréditation pour offrir la gratuité aux femmes et couples infertiles.

Le Dr Tan et son collègue endocrinologue, le Dr Michael H. Dahan, ont fait faire le tour du proprio à La Presse. Leur clinique, située sur le boulevard Décarie à Montréal, est équipée de trois salles d'examen, d'une salle d'opération, d'un laboratoire et d'une salle d'incubateurs à la fine pointe de la technologie. «Ici, il n'y a aucun délai d'attente, affirme-t-il. Je dirais qu'au CUSM, l'attente est d'environ huit mois.»

Le Centre de reproduction de Montréal a ceci de particulier qu'il offre le prélèvement des ovules sous anesthésie contrairement aux hôpitaux qui procèdent sous anesthésie locale. Il y a aussi des services de massothérapie, d'acupuncture, d'ostéopathie, de nutrition, de psychologie et même une salle de yoga. «Les études démontrent que le stress a un rôle important dans la fertilité», précise Dr Dahan.

Les deux spécialistes ne critiquent pas le gouvernement dans sa décision de ne pas financer les frais de démarrage du privé, mais ils estiment que le programme devrait être amélioré. «Il faudrait avoir la permission de transférer tous les embryons avant de commencer un nouveau cycle FIV (chaque cycle est remboursé par la RAMQ, jusqu'à concurrence de trois)», estime le Dr Tan. Il déplore aussi qu'à l'heure actuelle, il n'y a que les centres hospitaliers qui peuvent faire de la recherche.

Quant aux coûts du programme, le Dr Tan est d'avis qu'ils seront remboursés en partie par la diminution des grossesses multiples, et du nombre de prématurés à soigner. Il n'en demeure pas moins que la baisse de la fertilité chez la femme s'amorce dès l'âge de 28 ans, fait-il remarquer. Le chercheur estime que le Québec devrait s'inspirer des États-Unis et faire la promotion de la congélation des oeufs pendant que les femmes sont jeunes. «La moitié de notre clientèle a atteint la quarantaine, précise-t-il. Les femmes sont rares à le savoir, mais à partir de 38 ans le niveau de fertilité baisse de 1% par mois.»

> Remboursement dans les cliniques privées

Juste avant Noël, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a annoncé lors de l'ouverture de la clinique de procréation assistée au CHUM que le montant des traitements remboursés dans les cliniques privées serait revu à la baisse, passant de 7100$ initialement, à 4600$, en 2012.

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7243 C'est le nombre de cycles (FIV) qui ont été remboursés entre le 1er avril 2011 et le 31 mars 2012.

649 C'est le nombre de cycles effectués entre le 1er et le 30 avril 2012, donc sur un mois.

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Qui offre la gratuité au Québec?

Cinq cliniques privées au Québec ont reçu l'accréditation du gouvernement jusqu'à maintenant en vertu du du Programme de gratuité de la procréation assistée, la plupart à Montréal; Procréa (Montréal et Québec), OVO (Montréal), le Centre de fertilité de Montréal et le Centre de reproduction de Montréal. À l'heure actuelle, les services de FIV sont disponibles dans trois hôpitaux: le CUSM (Hôpital Royal-Victoria), le CHUM (Place Dupuis), et le Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ). L'an prochain, ils devraient être offerts au CHU Sainte-Justine et au Centre hospitalier de Sherbrooke (CHUS). Le service est aussi en branle dans des établissements de Trois-Rivières et Chicoutimi.

Les coûts remboursés par Québec

Tous les frais relatifs aux traitements de procréation assistée admissibles sont assumés par le régime public. Les activités médicales couvertes sont:

> le bilan de base d'infertilité (féminin et masculin et les tests complémentaires nécessaires,

> le prélèvement d'ovules,

> le prélèvement d'ovules non matures pour la maturation des ovules in vitro,

> le don d'ovule,

> le prélèvement de sperme au moyen d'une intervention médicale,

> la congélation du sperme,

> la vitrification des ovules,

> les paillettes de sperme,

> la fécondation in vitro pour 3 cycles stimulés ou pour 6 cycles naturels ou naturels modifiés

> le diagnostic génétique préimplantatoire,

> le transfert d'un embryon frais ou congelé,

> la congélation d'embryons.

Les médicaments sont remboursés selon les modalités du régime d'assurance médicament. Les activités médicales exclues du programme sont aux frais des patients.

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DATES IMPORTANTES

Juin 2008 L'animatrice Julie Snyder part en croisade au nom des parents infertiles. En commission parlementaire, elle apostrophe le ministre de la Santé de l'époque, Philippe Couillard, en lui reprochant de ne pas l'écouter et de rire de son groupe «en catimini».

Juillet 2010 Québec annonce le lancement du programme de gratuité de procréation assistée au Québec. L'objectif est de rembourser 3000 cycles FIV la première année, à l'intérieur d'un budget de 25 millions, et 7000 dès 2014, pour une facture totale de 63 millions.

Octobre 2010 Le président de l'Association des obstétriciens-gynécologues du Québec, le Dr Robert Sabbah, prédit qu'au rythme où vont les choses, on doit s'attendre à un «moratoire FIV» d'ici peu. Pour répondre à la demande qui double dans certaines cliniques, des médecins spécialistes sont recrutés.

Mai 2011 Après neuf mois d'activité, le programme de remboursement des traitements de procréation assistée a permis 887 grossesses à la suite de 4300 cycles de traitement de fécondation in vitro. Au 31 juillet, 4635 cycles avaient été effectués.

Décembre 2011 Le ministre Bolduc inaugure la clinique de procréation assistée du CHUM. Elle emboîte le pas au CUSM en commençant à offrir la gratuité au mois de février. Il mentionne que le coût des cycles remboursés dans le privé passera de 7100$ à 4600$, en 2012.

Avril 2011 Selon des données de la Société canadienne de fertilité et d'andrologie (SCFA), le taux de 27% de grossesses multiples a diminué à un taux de 3,4% au Québec. Cette baisse finance à elle seule le programme, estiment plusieurs médecins spécialistes.

Mars 2012 Dans son budget, le ministère de la Santé et des Services sociaux confirme son intention de financer le programme de procréation assistée avec la contribution de 200$ «taxe santé», imposée à tous les contribuables.

Juin 2012 D'ici peu, le CHU Sainte-Justine offrira le programme, et le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) suivra éventuellement. Au total, cinq cliniques privées sont accréditées.

Un scandale et un gaspillage épouvantable des fonds publics pour enrichir des médecins sans scrupules. La fécondation in vitro ne respecte pas la dignité des embryons et engendre la destruction de ceux en surnombre qui ne sont pas désirés. C'est une technique mercantile indigne d'un médecin ayant un minimum de conscience. Pendant ce temps on paie pour des avortements, des enfants qui pourraient être adoptés par ces parents désireux d'un enfant, ce qui d'un point de vue économique seulement, en plus du respect de la dignité humaine, ferait économiser les coûts de l'avortement et de la fécondation in vitro... Il n'y a a pas de "droits" à "avoir" un enfant. Cherchons plutôt les causes de la stérilité et les moyens d'y remédier, plutôt que de créer des enfants en éprouvette...

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