Un magnifique texte de Mario Roy dans le journal La Presse du 22 juin 2012 sur la protection des animaux. Observez bien le langage et demandons-nous par quel aveuglement, ce journaliste si compatissant envers des animaux, n'écrit pas également pour dénoncer le "scandale effarant" d'une "véritable torture" infligée à notre "progéniture". En plus de la tuer par euthanasie ou par démembrement.
Le Québec est le champion nord-américain de l'abandon: entre 23 et 25% des animaux vivant dans des familles sont «jetés» chaque année. Leurs propriétaires les gardent de 19 à 24 mois, alors que chats et chiens vivent plus de 10 ans. On dépense beaucoup moins au Québec pour les soins de son animal que dans le reste du Canada, 580 contre 865$ par an. Enfin, il y a ce scandale effarant des usines à chiots (il y en aurait plus de 1800) qui approvisionnent même l'étranger au prix, trop souvent, d'une véritable torture infligée aux femelles reproductrices et à leur progéniture.
On connaît le cliché gandhien voulant qu'on juge du degré de civilisation d'un peuple à la façon dont il traite ses animaux. Vrai, même s'il existe bien d'autres critères pour en juger.
Cependant, la relative insensibilité des Québécois en cette matière dénote certainement une mauvaise compréhension de l'aptitude des bêtes à souffrir. Et, plus fondamentalement encore, une ignorance du «contrat» signé avec les quelques espèces qui se sont liées à nous - et nous à elles - au fil des millénaires, lequel impose l'obligation morale de bien les traiter.
(...)
Est-ce un rêve d'imaginer qu'un jour nos journalistes parleront ainsi du sort des enfants à naître. Dans la suite du texte, le journaliste expose une solution...
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Lise Ravary, dans le journal de Montréal du 21 juin 2012, présente
une bonne argumentation contre la décriminalisation de la prostitution que je vous invite à lire avant de lire la réflexion qui suit.
Dans un pays où la population tolère la drogue et la prostitution, un gouvernement ne peut que suivre le mouvement et tolérer à son tour, car la criminalisation serait un combat voué à l’échec. Les politiques d’un gouvernement sont solides quand elles trouvent un écho dans la population.
Dans le débat sur la prostitution, à part le fait qu’une minorité de prostituées réclament d’être reconnues comme « travailleuses », tous s’entendent pour dire que le phénomène est un problème, néfaste pour les femmes. Mais il est néfaste également pour le quartier qui doit vivre avec le racolage et le crime organisé, pour les familles aussi, dont l’un des membres pourrait tomber dans ce cercle vicieux. Sans aller aussi loin, les bars de danseuses représentent une problématique tout à fait semblable.
Deux réponses sont proposées : décriminaliser, ou criminaliser les clients et proxénètes uniquement. Qu’en penser?
Je voudrais d’abord vous parler de l’expérience de ce petit village montérégien de 1400 habitants qui a vu à plusieurs reprises un groupe de motards criminalisé tenter d’implanter un bar de danseuses sur son territoire. À chaque fois, les citoyens se sont mobilisés, ont fait signer une pétition qui parlait, entre autres, de la dignité de la femme que l’on devait respecter et la mairie n’a pu que constater que la population refusait catégoriquement l’implantation d’un établissement qui offrait des spectacles pour 18 ans et plus.
Certains diront qu’ils n’ont fait que déplacer le problème… Si ce n’était que cela, ce serait déjà une bonne chose d’emmerder ces groupes criminels pour qu’ils se relogent continuellement ailleurs. Mais ce n’était pas leur but. Dans les limites de leur pouvoir, sur leur territoire, ils ont interdit la présence d’un bar de danseuses nues d'un groupe criminalisé. Si eux l’ont fait, tous peuvent le faire.
Le faussement nommé plus vieux métier du monde se répand sur un territoire parce qu’une population le tolère. Sans cette tolérance, il doit déménager. Dans un autre village, dans une autre région si plusieurs villages lui ferment la porte, dans une autre province si plusieurs régions font de même, dans un autre pays si les citoyens de ces provinces sont assez costauds pour dire non.
Dire que l’on ne fait que déménager le problème, c’est ne pas constater le bienfait du déménagement. Que les criminels se fassent dire non, vous n’empesterez pas ici, amusez-vous à déménager d’année en année.
La prostitution vit de la résignation des citoyens. Elle disparaît quand ces derniers cessent de se taire. La criminalisation est nécessaire et peut-être même aussi pour les femmes qui pratiquent cet esclavage, pour que les policiers puissent faire le lien avec les maisons spécialisées dans l’aide aux prostituées.
Il y aura toujours des personnes sans colonne vertébrale qui vous diront qu’il est impossible d’éradiquer la prostitution. Pourtant, à Ste-Clotilde de Châteauguay, il n’y a plus de bar de danseuses depuis des décennies… C’est tout à l’honneur de ses habitants et de leurs maires successifs qui ont su se tenir debout, et ce, malgré l’ambiance de découragement et de résignation de tant de municipalités de la Montérégie, qui acceptent que les femmes vendent leurs corps sur leur territoire.
La prostitution n’est pas un choix pour une majorité de femmes qui y survivent, elle l’est pour les populations qui peuvent refuser que cette exploitation se fasse chez elle.
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Il s'agit de la députée NPD Djaouida Sellah, dont le chef imposera la ligne de parti, la députée blocquiste Maria Mourani, la députée libérale Carolyn Bennett, la députée du parti Vert Elisabeth May, et la sénatrice conservatrice Nancy Ruth.
Des députées à ne pas réélire! Pour voir l'article de Médiasud du 20 juin 2012, cliquez ici.
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Sur le site du journal La Presse du 21 juin 2012, cette lettre dénonçant l'utilisation de la taxe santé pour payer les services de procréation assistée (fécondation in vitro)!
(Le ministre de la santé, Yves Bolduc)
(...)Surprise, je n'aurais pas dû l'être. Ayant été une trentaine d'années gestionnaire dans le réseau de la santé, je suis à même de constater comment s'établit, au niveau stratégique, le choix des priorités en matière d'organisation et de prestation des soins et services, et leur financement. J'ai été plus d'une fois outrée par les orientations imposées par le Ministère qui, trop souvent, font écho aux décibels de groupes de pression ou de lobby plutôt qu'aux besoins réels de la population.
Cette fois-ci, quand je lis que la taxe santé qui me sera prélevée ne servira pas à couvrir les soins et services de base en santé requis par une population vieillissante à qui, trop souvent, on fait porter le fardeau de l'affluence dans les urgences, là c'en est trop. Lorsqu'on entend que le réseau de la santé est un panier sans fond en matière de dépenses publiques, là aussi c'en est trop: il faut d'abord se demander où et comment cet argent est dépensé.
Et pendant ce temps, mon ami Fortunat, âgé de 91 ans, est en fin de vie à son domicile, soutenu courageusement par sa conjointe, ses enfants et des bénévoles de la communauté qui viennent compléter des services que le réseau de première ligne est incapable d'offrir, faute de ressources.
Cherchez l'erreur!
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Dans le journal Le Devoir du 20 juin 2012, on trouve
une lettre d’un étudiant agressé verbalement et menacé par son voisin de balcon pour avoir joué tous les soirs de ses casseroles pendant 15 minutes…
Et cet étudiant partage son désarroi devant la colère de son voisin. Et les commentaires des lecteurs de l’encourager à dénoncer cet être irritable à la police.
On peut comprendre que des menaces de mort soient totalement disproportionnées et méritent une sanction, mais le ton et l’attitude de saint innocent que prend l’étudiant peut du moins valider l’agressivité et la moutarde-montée-au-nez de son voisin.
Combien d’étudiants, habitués très jeunes à la négociation éternelle, n’ont plus aucun sens du respect de l’autre et de l’autorité? Oui, il y a des gens qui sont en autorité et qui peuvent se tromper et être dans leur tort. Cela n’enlève rien à leur autorité et au devoir citoyen de leur obéir. Ne pas le faire, c’est déclarer que la seule autorité reconnue est la nôtre et que chaque petit individu égoïste se prend pour le maître du monde…
Heureusement, le bruit des casseroles semblent se taire graduellement. Pourra-t-on retrouver un climat démocratique de discussion dans notre société? Sous le bruit, il faut retrouver la parole prononcée et écoutée de part et d’autre.
Des tactiques similaire contre les pro-vie
Il y a longtemps que dans le débat sur l’avortement, la discussion semble devenue impossible. Pour beaucoup de féministes ou de membres de gouvernements peureux, les mots « le débat est clos » qui retentissent comme le bruit des casseroles sont le début et la fin de l’argumentation.
Dire que le « débat est clos » sans avoir aucune autorité pour le faire comme le font les mouvements féministes antiféminins est l’expression du plus haut manque de respect. Ces termes sont synonymes de dire que les autres n’ont pas le droit de parler, de s’exprimer. Cela nous ramène à l’expérience vécue lors des 40 jours pour la Vie où
des contre-manifestants sont venus détruire les installations de Campagne Québec-Vie. Alors qu’eux-mêmes manifestaient pour d’autres causes, ils sont venus nous dire, explicitement, que « vous n’avez pas le droit de manifester ». Ces pro-choix en avaient décidé ainsi.
Il faut nous préparer, dans ce climat où le manque de respect monte chez les opposants aux droits de l’enfant à naître, à ce que notre cœur soit capable d’accepter les injures et les coups de personnes ne voulant pas que nous puissions exprimer légitimement notre souci pour le droit à la vie des enfants à naître. Plusieurs dans ce combat pour la vie utilisent les armes secrètes et silencieuses de la prière et du jeûne, les seules qui peuvent changer les cœurs des opposants. Cette agressivité qui peut s’exprimer face à une prise de parole publique ne doit pas nous faire taire. Au contraire, elle est le signe que le combat pour la vie progresse et que de plus en plus de personnes osent parler pour défendre les enfants à naître. Ce qui fait ressortir une certaine violence de ceux qui ne veulent pas permettre la libre expression de la revendication de ces droits. Préparons nos cœurs… et nos visages!
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Nos unités de soins palliatifs savent faire la différence entre soulager le patient dans ses derniers instants et... le faire expressément mourir, sans douleur. Cela ne semble pas être la cas partout sur la planète. Sur le blog de Jeanne Smits du 20 juin 2012:
(Patrick Pullicino)
Royaume-Uni : un professeur de médecine accuse la NHS de précipiter de très nombreux vieillards vers la mort tous les ans
L'accusation est énorme, et d'autant plus grave qu'elle émane d'une sommité de monde médical britannique. Le Pr Patrick Pullicino, professeur de neurosciences cliniques dans plusieurs facultés britanniques et américaines, a déclaré selon le Daily Mail que des médecins du NHS (National Health Service) mettent chaque prématurément fin à la vie de milliers de vieillards parce qu'ils sont difficiles à gérer ou parce que les hôpitaux manquent de lits.
Plus précisément, il les accuse d'avoir transformer un protocole controversé, celui du Liverpool Care Pathway surnomme « chemin de la mort » (death pathway) en moyen discret d'euthanasie des vieillards. (J'y avais consacré un article dans Présent en 2009 que je viens de mettre en ligne ici : il s'agit d'une forme de sédation palliative.)
Le Pr Pullicino accuse les soignants de démarrer souvent le protocole prévu pour les patients en phase terminale alors qu'ils manquent de données claires et certaines pour le justifier.
Le care pathway est supposé être utilisé lorsque le patient est en phase terminale, que le médecin estime toute amélioration impossible et que la mort est imminente. Il peut comprendre l'arrêt du traitement – y compris l'administration d'eau et de nourriture – et la sédation profonde. Cela se justifie pour éviter au patient des souffrances violentes au moment de la mort. Mais devient un procédé euthanasique dès lors qu'il a pour objectif la mort du patient.
Tel qu'il est employé au Royaume-Uni, le protocole entraîne la mort en 33 heures en moyenne.
Sur les 450.000 morts annuelles qui y ont lieu tous les ans dans le cadre d'une hospitalisation ou de soins assurés par la NHS, environ 130.000 meurent à la suite de la mise en place du care pathway, qui précisément fait le contraire de ce qu'il dit, puisqu'il consiste à ne plus soigner.
Pour le Pr Pullicino, ce sont bien trop souvent des patients qui pourraient vivre plus longtemps qui sont précipités dans ce protocole qui est devenu, a-t-il dit, « un chemin de mort assistée plutôt qu'un chemin de soins ».
Le médecin a précisé qu'il était lui-même intervenu en personne pour qu'on enlève du chemin de la mort un patient de 71 ans, souffrant d'une pneumonie et d'épilepsie, et que celui-ci avait ensuite été soigné avec succès : preuve, dit le Pr Pullicino, que l'affirmation selon laquelle ce patient n'avait plus que quelques heures ou jours à vivre était « manifestement fausse ».
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Sur le site de Huffingtion Post du 20 juin 2012:
(Le ministre de l'Éthique et l'Intégrité, M. Simon Lokodo)
L'Ouganda va interdire 38 organisations non gouvernementales qui "font la promotion" de l'homosexualité, a annoncé mercredi à l'AFP le ministre de l'Ethique et l'Intégrité, Simon Lokodo.
"J'ai enquêté et découvert sans le moindre doute que ces ONG sont impliquées dans la promotion de ces questions (homosexuelles)", a expliqué le ministre.
M. Lokodo n'a pas donné les noms des ONG concernées mais a précisé que la liste comprenait des organisations ougandaises et internationales.
"Nous allons leur dire d'arrêter leurs opérations et elles n'auront plus le droit de travailler ici", a précisé le ministre.
M. Lokodo a précisé avoir soumis la liste au ministère des Affaires intérieures et dit espéré qu'elles seront prochainement interdites: "Le plus tôt sera le mieux".
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L'avocat de Ginette Leblanc, cette trifluvienne qui demande l'euthanasie, tente d'empêcher certains témoins de venir témoigner en cour. Un article du journal Le Nouvelliste du 20 juin 2012:
(Ginette Leblanc)
(Trois-Rivières) C'est une véritable course contre la montre qui s'amorce pour les appareils judiciaires québécois et canadien dans le dossier de Ginette Leblanc qui sera entendu dès décembre prochain.
Les parties ont toutes reconnu, hier, qu'il faut éviter d'étirer les délais puisque la santé de la principale intéressée se détériore de plus en plus.
Le juge Gratien Duchesne doit déterminer quels seront les organismes qui seront admis comme intervenants dans cette cause que Mme Leblanc souhaite propulser devant la Cour suprême du Canada.
Les procureurs de Mme Leblanc s'opposent à la participation de l'Alliance des chrétiens en droit, dans le débat, ainsi qu'à la participation de l'Américaine Margaret Dore, avocate et présidente de Choice is an Illusion, un organisme qui lutte contre le droit au suicide assisté et à l'euthanasie.
Le procureur qui représentait Mme Leblanc, hier, Me Jean-Marie Côté, a expliqué que cette opposition vise justement à éviter d'alourdir inutilement les débats.
Hier, par exemple, Me Dore a déposé ses arguments devant le juge Duchesne en expliquant qu'elle pourrait faire témoigner plusieurs personnes dans le dossier sous forme d'affidavit, notamment un médecin de 40 ans d'expérience dans les soins aux cancéreux.
Me Côté s'est opposé à permettre la participation de Me Dore tout simplement parce que le Procureur général du Canada entend présenter 16 témoins, dont 12 experts qui couvriront assurément les points dont veut débattre la procureure américaine. De plus, selon Me Côté, il deviendrait extrêmement compliqué de faire les contre-interrogatoires dans le cas des témoins de Me Dore.
De son côté, le Procureur général du Canada a fait savoir, hier, qu'il ne s'objecte pas aux demandes d'intervention car cela pourrait apporter un éclairage différent dans le débat.
Me Côté s'est aussi objecté à la participation de l'Alliance des chrétiens en droit, puisque la charte de cet organisme ne lui permet pas, selon lui, d'intervenir dans un tel dossier.
Certainement que la présentation américaine apportera un point de vue complémentaire, ce que Me Côté veut empêcher...
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Dans le journal La Presse du 20 juin 2012, parmi les commentaires, celui très intéressant de Louis Dugal, secrétaire du Comité d'éthique du Réseau des soins palliatifs du Québec:
Attention à tous, deux débats sont en train de se chevaucher ici. Même s’ils sont entremêlés dans les faits, il conviendrait, je crois, de les discuter séparément.
Il y a d’abord la terminologie. Clarifions le terme d’euthanasie, par exemple. L’euthanasie est l’acte de causer la mort par compassion, de tuer une personne pour lui épargner des souffrances – un meurtre avec une intention humanitaire, si on veut. Le terme «aide médicale à mourir» dit cette réalité, mais en atténuant son essence, ce qui fait sa particularité : le meurtre, le fait de donner la mort.
Je ne traiterai pas d’autres termes ici dans ce blogue.
Une chose est sûre, il est important ici de ne pas utiliser d’euphémismes, non pas pour condamner ou excuser, mais pour s’entendre sur ce dont on parle. L’euthanasie EST violente, même si elle est inspirée par la compassion. Le suicide EST violent, même s’il est peut-être un droit incontesté de la personne.
Parler d’«aide médicale à mourir» s’appuie sur une foule d’imprécisions. J’en relèverai deux.
La première est que tout le personnel soignant qui s’occupe d’une personne en fin de vie, qu’elle le soigne ou qu’elle le tue, l’aide à mourir. Aider quelqu’un à mourir, c’est l’aider à faire face à cette épreuve qu’est la mort, jusqu’à ce qu’elle arrive – naturellement ou «activement».
La seconde est reliée à ce phénomène: où commence la mort? On commence à mourir dès qu’on est en vie! Dans ce cas, la mort, est-ce le moment final de la vie où le système nerveux s’éteint, ou le long processus de déterioration des fonctions vitales? Dans le premier cas, l’aide médicale à mourir signifie l’euthanasie; dans le second signifie l’accompagnement des personnes dans leur processus de vieillissement, qui peut commencer autant à 40, qu’à 50, qu’à 60 ou 80 ou 90 ans selon les personnes – selon l’aide et le soin dont elles ont besoin pour faire face à l’épreuve de la fin de la vie. On peut être en santé et avoir besoin d’aide médicale à mourir, c’est-à-dire à faire face à au phénomène de la mort – sans nécessairement avoir besoin d’euthanasie.
Vous voyez j’espère qu’en parlant d’«aide médicale à mourir», on dit plus qu’un euphémisme : on ouvre la voie à des interprétations juridiques, psychologiques, morales, et autres qui ne règlent absolument rien au débat auquel on doit faire face. Je ne suggère pas son issue, mais dis seulement qu’il ne peut plus y avoir de débat si les mots peuvent dire une chose et son contraire.
Le second problème est celui des lois. Je serai plus court ici. On parle beaucoup de droits individuels dans l’épreuve de la mort. Il est vrai que la mort est, biologiquement tout le moins, un phénomène strictement individuel. Mais, par la nature de l’homme, elle est également un phénomène social. Oui, on meurt seul ; mais on ne meurt jamais seul NON PLUS. Il y a toujours des personnes dans notre entourage (quand on a la chance d’en avoir un), dans une équipe médicale ou même dans la société au sens large (par le biais des lois et de la jurisprudence) qui sont impliqués dans le phénomène de la mort – aussi individuel qu’il puisse rester. Il ne faut pas occulter le fait que notre mort aura des répercussions importantes sur nos «survivants» ; famille, médecins, infirmières, colocataires d’hôpitaux ou futurs mourants vivront les conséquences de notre mort. Se donner individuellement le droit à l’euthanasie et au suicide assisté, c’est donner à certains l’obligation de donner la mort (personnel soignant) ou même la possibilité d’y penser (famille). Ce sont aussi les effets destructeurs de telles possibilités auxquelles il faut penser quand on fait le choix de la terminologie pour parler de la mort et de ce qui l’entoure.
Les mots ne sont pas innocents – ne leur faisons pas porter en plus la responsabilité de la mort des plus vulnérables.
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Êtes-vous totalement inconscient de la réunion des maîtres intergalactiques en 2011? De l’arrivée des intraterrestres en 2012?
« Pendant plusieurs jours à l'automne 2011, des Maîtres des confédérations intergalactiques, accompagnés des Maîtres terrestres se sont rencontrés dans un Conclave de la plus haute importance pour statuer et offrir leur sagesse relative à la situation sur la planète Terre. Ils devaient ensemble trouver une issue viable à une situation très critique pour l'avenir de la planète. L'ancien protocole de libre arbitre devait être revu et la nouvelle donne liée à la libre volonté devait être présentée aux travailleurs de lumière. »
(NARDUCCI, Rosanna. Conclave 11:11:11, Éditions Ariane, 2012.)
Et on ne vous en avait pas informé? Vous n’êtes certainement pas abonné à un groupe de croissance personnelle alors. Vous devriez écouter des gens comme Christian Tal Schaller :
« Médecin, pionnier depuis 40 ans de la médecine holistique, chamane et channel, Christian Tal Schaller est l'auteur de plus de 50 livres de santé globale dont nous pouvons citer "L'alimentation plaisir", "Vaccins : l'avis d'un médecin holistique" ou encore "L'univers des chamanes".
Son intérêt pour la psychothérapie spirituelle l'a amené, dans sa vocation de médecin, à travailler en collaboration avec des guides spirituels à travers le processus de canalisation. Plus qu'à lutter contre la maladie, il enseigne à vivre en pleine santé ainsi que les outils de la guérison et de l'ouverture spirituelle. Au cours de ses nombreux voyages à travers le monde, cet auteur a eu l'occasion de faire la connaissance d'un bon nombre de peuples « naturels » (notamment des peuples chamans); il enseigne depuis leur style de vie en communion avec la nature.
Car c'est là, selon lui, que se trouve la clé pour libérer nos sociétés de la maladie et pour apprendre chacun à devenir son propre maître et son propre médecin. » (DAIGNEAULT, Marie-Blanche. Naissance d'une humanité consciente, Éditions Ariane, 2012.)
Votre propre maître et votre propre médecin, comme cette amie qui dévorait les livres des éditions Ariane et a refusé les traitements des médecins contre son cancer du sein, certaine que ce qu’elle apprenait dans ses livres de médecine naturelle et ses connaissances holistiques allaient lui apporter la guérison. Le nouveau Guy Corneau, nouvel adepte de maître St-Germain, raconte dans son dernier livre, Revivre!, la désillusion de cette femme qui apprit qu’elle ne serait pas sauvée et qu’il était maintenant trop tard pour les soins médicaux conventionnels. Elle est morte d’un cancer qui avait des chances d’être soigné si elle avait accepté les traitements.
Les maîtres d’illusions pullulent au Québec, autoproclamés thérapeutes holistiques ou autre terme bizarre signifiant qu’ils ont une connaissance cachée aux imbéciles… Mais ne désespérez pas. Avec de l’argent et beaucoup de patience, des années voire des décennies, vous parviendrez à comprendre enfin que vous vous êtes faits avoir et que vous avez perdu votre vie à vouloir acquérir des pouvoirs et connaissances ésotériques qui vous ont fait plus de mal que de bien…
Mais il y a une bonne nouvelle!
Le ministre Jean-Marc Fournier annonce qu’"un permis obligatoire délivré par l’Ordre des psychologues devrait permettre d’enrayer la prolifération des pseudothérapeutes utilisant les techniques les plus farfelues. La loi, qui a été annoncée par le ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, hier à Montréal, vise à contrôler la prolifération de pseudo-psychothérapeutes utilisant les techniques les plus diverses, de celle des chakras à la mort en conscience.
Ne s’improvisera plus psychothérapeute qui veut. À partir de jeudi prochain, il faudra détenir un permis pour pratiquer la psychothérapie. De plus, ce permis ne pourra être délivré qu’aux membres d’ordres professionnels préétablis, dont les médecins, les psychologues, les travailles sociaux et les thérapeutes conjugaux et familiaux, les conseillers en orientation, les infirmières, les ergothérapeutes, et les psychoéducateurs." (
Le Devoir du 19 juin 2012)
Si cette loi empêche des gourous délirants de faire de nouveaux adeptes, on peut affirmer sans l'ombre d'un doute qu'elle aura sauvé des vies, et des familles.
Et si vous n'êtes pas convaincu vous pourrez toujours allez voir cette disciple de maître St-Germain:
(Madame X), guide, enseignante, animatrice et
thérapeute, favorise l’intégration des enseignements du Maître Saint-Germain à la vie quotidienne. Elle concentre son oeuvre autour du rapprochement de l'être avec sa dimension universelle au moyen d'une démarche et des outils applicables dans la vie concrète. Sous la guidance du Maître Saint-Germain, elle crée l’accompagnement psycho-spirituel du Rayon Violet ainsi qu'une formation en intégration spirituelle qu’elle offre à un individu ou à un groupe.
Elle enseigne l'approche aux psychothérapeutes et psychologues. Elle participe à l’élaboration et la diffusion de tous les ateliers, formations et voyages initiatiques.
Intervenante et formatrice en travail énergétique depuis 1986, (Madame X) a développé depuis quelques années une approche d’accompagnement psycho-spirituel où elle intègre les divers éléments de l’intervention psychothérapeutique à un accompagnement spirituel, aux soins énergétiques et à la reprogrammation cellulaire, favorisant ainsi l’éveil de la voie d’expression créatrice de manière concrète et intégrée au quotidien.
Et dire que vous avez vécu toutes ces années sans l'Accompagnement psycho-spirituel du Rayon Violet reprogrammé cellulairement dans votre voie d'expression créatrice!
Mais n'oubliez pas, même pour rire, il est très dangereux de se frotter à des gourous qui, s'ils n'ont pour toute connaissance scientifique que le néant, ont dépassé l'imaginaire dans tout ce qui concerne les techniques de manipulation. Le gouvernement du Québec a raison de ne pas sous-estimer le danger de cette mouvance nouvel-âge délirante, mais combien persuasive pour qui s'y attarde et est prêt à écouter ce discours. Ne vous moquez surtout pas des personnes qui y sont tombées, cela pourrait certainement être quelqu'un de votre famille...
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