Carence de lits pour les soins palliatifs à Montréal, le ministre de la santé, Yves Bolduc, interviendra-t-il?
Sur le site de Radio-Canada du 11 juillet 2012, cette information:
(Le ministre Yves Bolduc. Quel intérêt aura-t-il à développer les soins palliatifs, alors qu'il se prépare à permettre l'euthanasie de ces patients désespérés de ne pas trouver les soins nécessaire pour vraiment mourir dans la dignité...)
Laissez un commentaireLa grande région de Montréal souffre d'un manque de lits en soins palliatifs, selon les données obtenues par l'Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublic (AQRP) grâce à la Loi sur l'accès à l'information. À l'échelle du Québec, le déficit est de 146 lits au regard de l'objectif d'un lit pour 10 000 habitants fixé par le gouvernement.
« La norme établie par le ministre [Yves] Bolduc demeure un minimum face à des besoins futurs toujours grandissants », souligne dans un communiqué le premier vice-président de l'AQRP, Claude Lainesse. « La grande région de Montréal n'atteint même pas cette norme », déplore-t-il, ajoutant qu'il est « urgent que le gouvernement du Québec revoie son mode de développement des places en soins palliatifs afin de permettre à tous de terminer leur vie sereinement. »
Dans la grande région de Montréal, la situation est jugée « très préoccupante » par l'Association québécoise des retraités. 126 lits manquent en effet à l'appel : 59 à Montréal même; 29 en Montérégie; 16 à Laval; 12 dans les Laurentides et 10 dans les Lanaudière. (...)
Google veut changer les moeurs

Un article paru dans le journalLa Presse du 10 juillet 2012:
Google veut «légaliser l'amour». Peu importe qu'il soit hétéro, homo, bi ou transgenre, ou qu'il soit célébré dans la Silicon Valley californienne, dans une cité asiatique en plein boum ou dans une contrée européenne conservatrice. L'amour pour tous, et surtout hors des heures de travail. (...)
Voilà pourquoi, a annoncé samedi Google, l'entreprise lance la campagne mondiale «Legalise Love» pour lutter contre l'homophobie et promouvoir la décriminalisation de l'homosexualité. Elle veut que les employés de ses 60 bureaux «aient droit à la même acceptation hors du bureau que celle qu'ils ont au travail».
Et Google ne compte pas prêcher qu'à des convaincus: les premiers pays visés par la campagne seront la catholique Pologne (où un sondage de 2009 indique que 75% de la population est opposée au mariage gai) et l'ambitieuse Singapour. (...)
Il faudra observer comment la campagne du géant de l'internet sera reçue hors du réseau, au coeur même de ces sociétés que Google souhaite bousculer. Comment réagiront les Polonais, les Singapouriens et tous les autres devant ces valeurs libérales promues chez eux par une entreprise étrangère aussi influente?
Les Polonais et Singapouriens réagiront probablement comme, en se posant la question: Y-a-t-il un autre moteur de recherche que Google que nous pourions utiliser?
Laissez un commentaireComment sauver 250 000 femmes de leur grossesse...
Sur le site du Salon Beige du 10 juillet 2012:
Une étude publiée dans la revue médicale le Lancet estime que la contraception permettrait de sauver la vie de près de 250000 femmes dans le monde chaque année et pourrait en sauver 100000 de plus si toutes les femmes disposaient de moyens contraceptifs.
D'où vient cette pirouette scientifique ? De l'affirmation selon laquelle la contraception réduirait la mortalité maternelle. Plus de contraception, c'est moins de fécondations et donc moins d'accouchements et par conséquent moins de mortalité maternelle ! Les message 'scientifique' est donc : n'ayez pas d'enfant, vous ne mourrez pas en couche ! CQFD. Alors que la baisse de la mortalité maternelle devrait venir de l'amélioration des soins pour les mères qui souhaitent donner la vie.
Ce que ne répètent pas les médias qui se sont jetés sur cette information, c'est que :
- La contraception provoque des perturbations qui exigent un suivi médical (risques de cancer, la pilule c'est un 'cocktail Molotov dans la poitrine...)
- La contraception conduit à l'immoralité (infidélité, irrespect de l'homme envers la femme
- La contraception mène à l'avortement (plus la contraception est distribuée, plus il y a d'avortements)
- ...
Le magazine Lancet doit nous préparer une étude qui affirme que pour éviter des mortalités dans les prochains siècles, il faudrait éviter toute naissance pendant 120 ans... C'est fou ce qu'il y a des gens intelligents parmi nos scientifiques...
Laissez un commentaireLe liquide amniotique comme source de cellules souches
Une très bonne nouvelle sur le site de genethique.org du 9 juillet 2012:
Laissez un commentaireUne étude, publiée dans la revue Molecular Therapy, explique que des cellules souches prélevées dans le liquide amniotique pourraient être reprogrammées en cellules souches aux propriétés proches des cellules souches embryonnaires.
L’équipe de chercheurs, originaires de l’Imperial College London et de l’UCL Institute of Child Health, précise que les cellules souches sont issues de liquide amniotique obtenu par des mères ayant accepté d’effectuer une amniocentèse dans les trois premiers mois de leur grossesse et qu’elles sont "un intermédiaire entre les cellules souches embryonnaires et les cellules souches adultes". (...)
Un solide pro-vie à la congrégation pour la doctrine de la foi
Sur le blog de Jeanne Smits du 10 juillet 2012:
(Mgr Gerhard Müller)
Laissez un commentaireDès qu'était connue la nomination de Mgr Gerhard Müller, l'évêque de Ratisbonne, à la tête de la congrégation pour la Doctrine de la foi, l'un des co-fondateurs de LifeSiteNews a signalé qu'en tant qu'évêque, il a vigoureusement agi pour empêcher que des fonds de l'Eglise soient versés à des groupements catholiques qui participaient indirectement à la procuration d'avortements en Allemagne.
John-Henry Westen rappelait dès le 2 juillet qu'une campagne lancée par des blogs catholiques allemands pour dénoncer la manière dont des groupes catholiques d'aide aux femmes en détresse, agissant selon les critères de la loi allemande, finissaient par devenir complices de leur décision d'avorter en leur fournissant la nécessaire attestation signée confirmant qu'elles avaient pris conseil auprès d'une association agréée qui leur ouvre la porte à l'avortement dépénalisé.
Dans son diocèse de Ratisbonne, Mgr Müller est donc intervenu d'autorité pour faire cesser l'attribution d'un budget annuel de 2 millions d'euros au Comité central des catholiques allemands qui faisait fonctionner cette « association Donum Vitae ». Avec une bonne foi toute relative, puisque le même Comité ne se gênait pas pour critiquer ouvertement la hiérarchie de l'Eglise, appelant de ses vœux la mise en place d'une structure démocratique qui donne l'autorité aux laïcs.
Mais là aussi Mgr Müller avait agi, allant jusqu'à supprimer le Conseil diocésain des laïcs ainsi que 33 autres organisations dissidentes, rappelle Westen.
(...)
Cette fermeté et cette autorité avaient provoqué en 2011 la reconnaissance du Forum des catholiques allemands qui l'avaient remercié de son action conforme à la doctrine de l'Eglise.
Un article du journaliste Normand Lester sur l'avortement sélectif
Sur le site de Yahoo du 10 juillet 2012:
(Le journaliste d'enquête Normand Lester)
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L’avortement est permis au Canada, jusqu’à l’expulsion naturelle du fœtus de l’utérus de la mère. Seule la Chine, qui va elle jusqu’à contraindre des femmes à se faire avorter, a une politique aussi favorable sur l'avortement que le Canada.
Les politiciens canadiens, toujours aussi poltrons lorsqu’il s’agit de questions controversées qui risquent de leur faire perdre des votes, aiment mieux rester silencieux sur la question. Sauf ceux du Québec qui appuient avec enthousiasme la position des féministes et des groupes associés qui défendent, bec et ongle, l’avortement sur demande.
La réalité sociale et scientifique canadienne place maintenant les militantes proavortement devant un épouvantable dilemme. Doit-on intervenir pour interdire légalement l’avortement sélectif des fœtus féminins? C’est une pratique rependue dans des pays comme la Chine, la Corée et l’Inde, où chaque année des millions de fillettes sont éliminées parce que leurs parents préfèrent avoir des garçons.
L’immigration de ces pays a amené cette pratique au Canada. Abbotsford en Colombie-Britannique abrite l'une des plus grandes communautés indiennes au pays. Elle possède également l'un des ratios entre les sexes les plus asymétriques. Parmi les enfants de moins de 15, il y a 121 garçons pour 100 filles.
(...)
La CBC a demandé aux cinq partis politiques fédéraux leur position sur l'avortement sélectif basé sur le sexe du fœtus et sur les centres privés d’échographie. Sauf le Bloc, qui a carrément refusé de commenter, les quatre autres partis ont donné une réponse politiquement correcte prônant l’éducation pour enrayer la pratique. En clair, aucun d’entre eux ne veut rouvrir le débat sur la question de l’avortement.
Devant ce phénomène social grandissant de la sélection de sexe par avortement, la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada a lancé un appel pour une interdiction totale des «examens» par ultrasons ailleurs que dans des services hospitaliers qui ne révéleraient le sexe du fœtus que dans les derniers mois de grossesse.
(...)
Comment considérer que l’avortement est une question purement personnelle relevant de l’unique choix de la mère ou des parents, sauf quand le fœtus est féminin où, là, on devrait imposer un contrôle sociétal? Avorter des garçons ne poserait aucun problème. Seule la motivation des parents qui ne veulent pas de filles serait scandaleuse et criminelle. S’ils ne veulent simplement pas d’enfants, leur choix d’avorter le fœtus serait socialement et moralement acceptable?
L'époux de Feng Jianmei veut obtenir réparation pour l'avortement forcé de sa femme
Sur le site de Canoe.ca du 10 juillet 2012:
(Deng Jiyuan au centre sur la photo)
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Le mari de Feng Jianmei, Deng Jiyuan, était porté disparu depuis plusieurs jours, mais Bob Fu, fondateur de l'association ChinaAid, exilé aux Etats-Unis, a indiqué lundi lors d'une audition devant le Congrès américain que M. Deng avait réussi à se rendre à Pékin
(...)
Selon le militant, M. Deng a subi des représailles à la suite de l'indignation suscitée par son histoire et le gouvernement a «envoyé des gens pour installer une banderole devant sa maison disant "Battez les traites, jetez-les hors"» de la ville.
«La tragédie de Feng Jianmei se répète des centaines, des milliers de fois chaque jour en Chine», s'est indigné M. Fu devant la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants.
(...)
Les avortements forcés sont très fréquents en Chine, pays le plus peuplé de la planète. En général, les Chinois des villes peuvent n'avoir qu'un enfant et ceux des campagnes deux lorsque le premier est une fille.
WASHINGTON - L'époux d'une Chinoise forcée par les autorités à avorter à sept mois de grossesse s'est rendu à Pékin où avec ses avocats il va essayer d'obtenir des dommages et intérêts, a indiqué lundi à Washington un militant des droits de l'homme.
Les autorités chinoises, qui empêchent la plupart des familles d'avoir plus d'un enfant, avaient contraint le mois dernier Feng Jianmei, alors enceinte de sept mois, à subir un avortement dans une province du nord du pays, faute de n'avoir pas payé l'amende pour non-respect de la politique de l'enfant unique. (...)
8 années de prison pour avoir tenté de tuer un bébé
Sur le site du journal Le Devoir du 10 juillet 2012:
MOSCOW - Une jeune mère et son frère ont été condamnés mardi à huit ans de prison par la justice russe pour avoir abandonné le fils de la femme, âgé de neuf mois, sur une autoroute à quatre voies. Ils espéraient qu'il se fasse tuer.
Un motard a secouru l'enfant au bout de dix minutes. Le bébé, qui n'avait pas été touché, a depuis été adopté par une autre famille.
Le tribunal régional de Moscou a fait savoir qu'Elena Osina, 24 ans, et son frère âgé de 21 ans avaient plaidé coupable de tentative de meurtre. Les faits s'étaient déroulés en mai 2011.(...)
S'ils l'avaient fait éliminer neuf mois plus tôt au Québec, au moment où le bébé, lors de l'accouchement, avait toujours un petit orteil dans le ventre de sa mère, la justice québécoise aurait béni leur "choix".
Laissez un commentaireLa théologie de la libération : un marxisme masqué et un danger pour l'enfant à naître

« Nous avons mis en commun nos connaissances et expériences pour que cesse le scandale d’une immense manipulation (qui est aussi “une pompe à fric”), de la charité chrétienne dans laquelle l’aide aux plus défavorisés est instrumentalisée pour faire passer le message d’une révolution internationale. » (p.14)
« L’arrimage de la théologie de la libération à l’Union Soviétique était un épouvantail qui freinait son expansion. Et malgré des moyens considérables, la Troisième Internationale relayée par les gros bataillons de la théologie de la libération, n’a pas réussi à subvertir l’Amérique latine ni à détruire son unité catholique. Cependant l’idéologie demeure. Elle a seulement un nouveau visage, c’est la théologie des libérations, c’est l’Église des pauvres ou L’Église pour les pauvres.En France elle est connue du grand public sous une forme édulcorée pour des raisons très simples. Les médias qui en parlent vraiment ont des tirages confidentiels. La réalité est masquée par un discours sur l’aide au tiers-monde; les études et articles sont rébarbatifs à lire et nous avons peu de relations avec l’Amérique latine. Les principaux textes sont écrits en portugais ou en espagnol et la presse catholique “aux ordres” ne donne jamais qu’une version des faits oblitérant totalement les dures batailles des catholiques fidèles au pape et aux évêques contre les tenants de la subversion, car il s’agit bien d’une volonté affirmée de changer, in fine, l’Église. » (p.14-15)
« Dans d’autres cas, on prétend montrer un Jésus engagé politiquement, un Jésus qui lutte contre la domination romaine contre les pouvoirs, et qui est donc impliqué dans la lutte des classes. Cette conception du Christ comme politicien, révolutionnaire, le fauteur de subversion de Nazareth, n’est pas en accord avec la catéchèse de l’Église. Confondant le prétexte insidieux des accusateurs de Jésus avec l’attitude – bien différente – de Jésus lui-même, on prétend voir dans le dénouement d’un conflit politique la cause de sa mort et l’on passe sous silence la volonté d’oblation du Seigneur et même la conscience de sa mission rédemptrice. Les Évangiles montrent clairement que tout ce qui altérerait la mission de Jésus comme serviteur de Yahvé était une tentation pour lui (cf. Mt 4,8; Lc 4,5). Il n’accepte pas la position de ceux qui mélangeaient les choses de Dieu avec des attitudes purement politiques (cf. Mt 22,21; Mc 12,17; Jn 18,36). Il rejette sans équivoque le recours à la violence. Il ouvre son message de conversion à tous, sans en exclure même les publicains. La perspective de sa mission est beaucoup plus profonde. Elle consiste en un salut intégral par un amour de pardon et de réconciliation. D’autre part, il n’y a pas de doute que tout cela soit fort exigeant pour le chrétien qui veut vraiment servir ses frères les plus petits, les plus pauvres, les plus nécessiteux, les marginaux, en un mot tous ceux qui reflètent en leur vie le visage souffrant du Seigneur (cf.. Lumen Gentium, n 8). (…)Autre texte de Jean-Paul II :C’est une erreur d’affirmer que la libération politique, économique et sociale, coïncide avec le salut en Jésus-Christ; que le règne de Dieu s’identifie avec le Règne de l’homme.(…) Elle (l’Église) n’a donc pas besoin de recourir à des systèmes et des idéologies pour aimer, défendre l’homme et collaborer à sa libération : au centre du message dont elle est le dépositaire et le hérault, elle trouve l’inspiration voulue pour agir en faveur de la fraternité, de la justice, de la paix, et contre toutes les dominations, esclavages, discriminations, violences, attentats à la liberté religieuse, agressions contre l’homme et tout ce qui attente à la vie (cg. G.S., nn. 26,27 et 29). »
« La présente instruction a un but précis et plus limité : elle entend attirer l’attention des pasteurs, des théologiens et de tous les fidèles, sur les déviations et les risques de déviations, ruineux pour la vie chrétienne, que comportent certaines formes de la théologie de la libération qui recourent, d’une manière insuffisamment critique, à des concepts empruntés à divers courants de la pensée marxiste. (…) Cette mise en garde ne doit d’aucune façon être interprétée comme un désaveu de tous ceux qui veulent répondre généreusement et dans un authentique esprit évangélique “à l’option préférentielle pour les pauvres”… Elle est au contraire, dictée par la certitude que les graves dérives idéologiques qu’elles signalent, aboutissent inéluctablement à trahir la cause des pauvres. » (Instructions sur quelques aspects de la « théologie de la libération ».
À lire!Réflexion sur le registre de l'"homophobie"
Sur le site de Pour une école libre du 10 juillet 2012:
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C’est dans le cadre de cette lutte des plus urgentes — en ces temps de vaches maigres — que le gouvernement québécois a décidé de subventionner la mise en place d’un registre anonyme d’actes homophobes tenus par le groupe militant Gai écoute. Est considéré « acte homophobe » « toute parole ou tout geste négatif à l'égard d'une personne homosexuelle ou de l'homosexualité en général ». Est-ce à dire que le simple fait de dire qu’on trouve l’homosexualité repoussante est un acte homophobe ? Et si on dit que c’est contre-nature ? Et si on dit que c’est une pratique malsaine au niveau médical comme ce docteur ? Est-ce que rappeler l’opposition catégorique de la Bible envers l’homosexualité est un acte homophobe ? (C’est une question posée en Cour suprême du Canada.)
Notons au passage que, si un pasteur s'est fait condamné en Alberta pour avoir simplement affiché (sans commentaires) les versets de la Bible qui condamnent l’homosexualité, la même commission des droits de l’homme de l’Alberta n’avait rien trouvé à redire à une chanson qui en appelait à tuer des chrétiens. Apparemment, pour la commissaire albertaine Lori Andreachuk, les chrétiens ne sont tout simplement pas aussi menacés que les homosexuels, voilà comment on justifie la partialité des poursuites au Canada...
Maintenant, si Gai écoute veut mettre sur pied un registre anonyme des propos et écrits « homophobes » à ses frais grand bien lui fasse. Mais pourquoi le gouvernement québécois doit-il participer à cet exercice ? Pourquoi le gouvernement du Québec doit-il consacrer un demi-million de dollars à sa campagne anti-hétérosexiste et à son plan de lutte à l’homophobie qui voit également Jean-Marc Fournier, ministre de la Justice et procureur général, devenir ministre de la Justice, procureur général, et ministre désigné de la lutte contre l'homophobie…? Quel étrange sens des priorités !
Comme d'habitude avec ces censeurs patentés, « acte » est défini de manière très large afin d’inclure toute « moquerie blessante » (bonjour la subjectivité !) et toute « couverture médiatique inappropriée ». Pas des mensonges, notez bien, pas d’erreur objective, malicieuse, mais un caractère qui subjectivement ne plaît pas à des membres de la communauté homosexuelle qui seront seuls juges. (...)
L’État subventionne un registre anonyme. Le registre est anonyme, mais il permet de citer des gens ou des organes de presse qui auraient déplu à des militants. Qui vérifiera les déclarations anonymes ? Comment évitera-t-on les fausses déclarations ? On ne sait pas plus qui aura accès à ce registre. La police, le ministère de la Justice qui « s'associe à ce projet novateur », des tiers ? On ne sait pas vraiment grand-chose sur l’utilisation de ce registre, si ce n’est qu'il devrait servir à « briser le silence et de conscientiser la population. » Pourquoi le ministère ne s’en servirait-il pas pour poursuivre les importuns, les moqueurs, le tout afin bien sûr de « briser le silence » et de « conscientiser » ?
Pour annoncer le lancement de leurs fichiers secrets sur les moqueurs inopportuns et les journalistes qui propageraient pas la bonne nouvelle, les dirigeants de Gai Écoute étaient flanqués Johanne Paquin, inspectrice-chef à la police de Montréal et du commandant Alain Gagnon. Le fait que ce spectacle — des policiers qui participent à l’annonce de la mise en œuvre d’un fichier anonyme sur les propos de citoyens dissidents soupçonnés de crimes de la pensée avec l'approbation de communautés prétendument « libérales » et « progressistes » — est désormais tout à fait normal dans les sociétés occidentales est bien plus inquiétant que les propos que ce registre est supposé corriger.