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Mgr Carlo Maria Viganò défend la vie et pourfend la « dictature sanitaire » dans une lettre choc à une association de parents


L'archevêque Carlo Maria Viganò au Rome Life Forum le 18 mai 2018. Photo: Steve Jalsevac / LifeSiteNews

Ce qui suit est une traduction, par le toujours intéressant blogue Benoît et moi, d’une lettre de Mgr. Vigano à un groupe de parents italiens, parue le 17 août sur le site de l’auteur Aldo Maria Valli. Une partie du texte qui n’avait pas été traduite a été ajoutée, par moi-même, en crochets []. Les gras sont de Benoît et moi.

— Georges Buscemi


Lettre aux mères

Sauvons nos enfants de la dictature sanitaire. Sauvons l’Italie de la tyrannie mondialiste.

Mgr Carlo Maria Viganò a écrit cette lettre en réponse à une association de parents qui, le 5 septembre prochain, lancera à Rome une initiative pour protéger la santé physique, morale et spirituelle de leurs enfants « contre la dictature sanitaire, financière et judiciaire ».


[Chers messieurs, chères mères, j’ai reçu votre aimable e-mail, dans lequel vous m’informez de l’initiative prévue le 5 septembre 2020 pour la protection de la santé physique, morale et spirituelle de vos enfants. En réponse à vous, je m’adresse à toutes les mères d’Italie.]

La manifestation que vous promouvez entend recueillir le désaccord des citoyens et en particulier des parents face aux règles que le gouvernement, abusant de son pouvoir, s’apprête à édicter en vue de la nouvelle année scolaire ; des règles qui auront de graves répercussions sur la santé et l’équilibre psychophysique des élèves, comme l’ont justement souligné des experts faisant autorité.

Il convient avant tout de dénoncer la tentative systématique de démolition de la famille, cellule de la société, avec la prolifération d’attaques féroces non seulement contre l’union conjugale que le Christ a élevée à un Sacrement, mais aussi contre son essence même, à savoir le fait que le mariage est par nature constitué d’un homme et d’une femme, dans un lien indissoluble de fidélité et d’assistance mutuelle. La présence d’un père et d’une mère est fondamentale pour la croissance des enfants, qui ont besoin d’une figure masculine et féminine comme référence pour leur développement intégral et harmonieux ; les enfants, dans la phase très délicate de leur enfance et de leur adolescence, ne peuvent pas non plus être utilisés pour des revendications idéologiques partisanes, avec de graves dommages pour leur équilibre psychophysique, par ceux qui rejettent la notion même de nature avec leur propre comportement rebelle. Vous pouvez facilement comprendre l’impact de la destruction de la famille sur le consortium civil : nous avons tous sous les yeux les résultats de décennies de politiques malheureuses qui conduisent inévitablement à la dissolution de la société.

Ces politiques, inspirées par des principes qui répugnent autant à la Loi de la nature inscrite par le Créateur dans l’homme qu’à la Loi positive que Dieu lui a donnée dans les Commandements, vont jusqu’à permettre que les enfants soient mis à la merci du caprice des individus, et que le caractère sacré de la vie et de la conception soit même objet de commerce, humiliant la maternité et la dignité des femmes. Les enfants ne peuvent être commandés à des « femelles reproductrices » (fattrice) contre rémunération, car ils sont le fruit d’un amour que la Providence a établi comme devant toujours et en toutes circonstances rester dans l’ordre naturel.

Les parents sont responsables, comme droit primaire et inaliénable, de l’éducation de leur progéniture : l’État ne peut s’arroger ce droit, encore moins corrompre leurs enfants et les endoctriner aux principes pervers si répandus aujourd’hui. N’oubliez pas, chères Mamans, que ceci est la marque des régimes totalitaires, et non d’une nation civile et chrétienne. Il est de votre devoir d’élever la voix pour que ces tentatives de vous priver de l’éducation de vos enfants soient dénoncées et rejetées avec force, car vous ne pourrez pas faire grand-chose pour eux lorsque votre foi, vos idées et votre culture seront jugées incompatibles avec celles d’un État impie et matérialiste. Et il ne s’agit pas seulement d’imposer un vaccin à vos enfants et à vos jeunes, mais de les corrompre dans l’âme avec des doctrines perverses, avec l’idéologie du genre, avec l’acceptation du vice et la pratique d’un comportement de péché. Aucune loi ne peut jamais légitimement faire de l’affirmation de la vérité un crime, car l’autorité ultime vient de Dieu, qui est la Vérité suprême elle-même. A l’oppression des tyrans a répondu le témoignage héroïque des Martyrs et des Saints : soyez aujourd’hui encore, avec courage, les témoins du Christ contre un monde qui voudrait nous soumettre aux forces déchaînées de l’enfer !

Un autre aspect crucial de ce combat pour la famille est la défense de la vie, de la conception à la mort naturelle. Le crime de l’avortement, qui a fait des millions de victimes innocentes et qui crie vengeance au ciel, est considéré aujourd’hui comme une prestation de soins de santé normale, et c’est justement ces jours-ci que le gouvernement [italien] a autorisé l’utilisation plus étendue de la pilule abortive, encourageant ainsi un crime abominable et passant sous silence les terribles conséquences sur la santé psychophysique de la mère. Si vous pensez que durant le confinement, tous les traitements pour les malades ont été suspendus, mais que les avortements ont continué à être pratiqués, vous comprenez bien quelles sont les priorités de ceux qui nous gouvernent : la culture de mort ! Quel progrès peut-on invoquer lorsque la société tue ses propres enfants, lorsque la maternité est horriblement violée au nom d’un choix qui ne peut être libre, puisqu’il implique une vie innocente et viole un Commandement de Dieu ? Quelle prospérité notre Patrie peut-elle espérer, quelles bénédictions de Dieu, si des sacrifices humains sont faits dans ses cliniques comme aux temps de la barbarie la plus sanglante ?

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Espagne: la natalité à son plus bas niveau


Naissance au premier semestre de chaque année (2011-2019)

Par le blogue Pour une école libre

Un total de 170 074 bébés ont vu le jour au premier semestre 2019 en Espagne, soit le niveau de natalité le plus bas enregistré dans le pays ibérique depuis 1941, indique, mercredi, l’Institut national de la statistique (INE). Le nombre des naissances a reculé de 11 292 bébés au premier semestre de l’année en cours, soit une baisse de 6,2 % par rapport à la même période de 2018, précise l’INE.

En 2018, l’indice de fécondité en Espagne était de 1,26 enfant par femme (1,59 au Québec). Le taux de remplacement est fixé, rappelons-le, à 2,1 enfants par femme. La seule communauté autonome avec une fécondité supérieure à ce taux de remplacement est celle de Melilla, sur la côte marocaine.

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Nouvelles de la semaine (22 octobre 2018)


Troisième témoignage de Carlo Maria Viganò : une réponse aux accusations du cardinal Ouellet


L'Archevêque Carlo Maria Viganò prend la parole au Forum de la vie à Rome en mai 2018. Photo : Don Elvir Tabaković, Can.Reg

Traduit par Jeanne Smits

Ce vendredi 19 octobre, Mgr Carlo Maria Viganò a rendu public son troisième témoignage, qui prend la forme d'une réponse au cardinal Ouellet. Il maintient ses accusations relatives à l'affaire McCarrick et accuse clairement le « fléau » qui selon lui est à la racine des scandales qui secouent l'Eglise. Je vous en propose ici la traduction complète, par mes soins, d'après le texte anglais publié par LifeSiteNews. – J.S.

Troisième témoignage de Carlo Maria Viganò :

une réponse aux accusations du cardinal Ouellet


En la fête des martyrs nord-américains

Le fait de porter témoignage de la corruption au sein de la hiérarchie de l’Église catholique a été pour moi une décision douloureuse, et elle le demeure. Mais je suis un homme âgé, un homme qui sait devoir bientôt rendre compte devant le Juge de ses actions et omissions, un homme qui craint Celui qui peut jeter corps et âme en enfer. Un juge qui, même dans son infinie miséricorde, accordera à chacun salut ou damnation selon ses mérites. Anticipant la question terrible de ce Juge — « Comment as-tu, toi qui avais connaissance de la vérité, pu garder le silence au milieu du mensonge et de la dépravation ? » — quelle réponse pouvais-je donner ?

J’ai témoigné avec la pleine conscience de l’inquiétude et du désarroi que mon témoignage allait provoquer chez beaucoup de personnes éminentes : des hommes d’Église, des frères évêques, des collègues avec qui j’avais travaillé et prié. Je savais que beaucoup d’entre eux se sentiraient blessés et trahis. Je m’attendais à ce que certains m’assaillent à leur tour, moi et mes motivations. Plus douloureux que tout, je savais qu’un grand nombre de fidèles innocents seraient troublés et déconcertés par le spectacle d’un évêque accusant des collègues et des supérieurs de méfaits, de péchés sexuels et d’une grave négligence à l’égard de leur devoir. Mais je crois que la persistance de mon silence eût mis beaucoup d’âmes en péril, et damnerait certainement la mienne. Ayant rapporté à de nombreuses reprises à mes supérieurs et même au pape le comportement aberrant de Theodore McCarrick, j’aurais pu dénoncer publiquement plus tôt les vérités dont j’avais connaissance. Si j’ai quelque responsabilité par rapport à ce retard, je m’en repens. Ce retard a été dû à la gravité de la décision que j’allais prendre, et au long travail de ma conscience.

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Euthanasie des mineurs : Noir désirs

Par Paul-André Deschesnes

Notre société carbure de plus en plus aux supposés bienfaits du MAL tous azimuts, que l’on nous présente comme le BIEN.

Un article du Journal de Montréal (19 octobre 2018) ose dénoncer ce mal chronique. Dans un premier temps, Nathalie Elgrably-Levy nous parle de la populaire émission de télévision « Tout le monde en parle » du 14 octobre 2018, où une vedette du monde des artistes a vanté sur le plateau ses idées suicidaires.

Notre chroniqueuse n’a pas eu peur également de dénoncer l’euthanasie, « qui est maintenant très bien acceptée socialement et qui est devenue le geste suprême de compassion » dans notre monde déboussolé.

De plus, Mme Levy se dit profondément choquée par des groupes de médecins ontariens qui soignent les enfants. Tous ces « bons » docteurs viennent de demander au Parlement canadien et à Justin Trudeau de modifier la loi sur l’euthanasie. Pour eux, « c’est maintenant nécessaire de permettre aux mineurs de se faire euthanasier, et ce, sans même en avertir leurs parents » ; ça ressemble beaucoup à l’avortement !

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L’hôpital Sick Kids de Toronto envisage d’euthanasier des enfants avec ou sans le consentement de leurs parents



Par Alex Schadenberg 
Directeur général — Euthanasia Prevention Coalition 

Un rapport récent de l’hôpital Sick Kids (traduction littérale : « hôpital pour enfants malades ») de Toronto indique qu’ils sont non seulement prêts à pratiquer l’euthanasie des enfants, mais que leur politique stipule qu’un enfant devrait pouvoir mourir par euthanasie sans le consentement ou la connaissance des parents. 

Selon un article de Sharon Kirkey pour Sun Media, l’hôpital Sick Kids de Toronto a publié sa politique sur l’euthanasie et l’assistance au suicide dans un article paru récemment dans le Journal of Medical Ethics. Selon Kirkey : 

Le groupe de travail de Sick Kids a déclaré que l’hôpital comptait des médecins disposés à effectuer l’euthanasie chez les jeunes de 18 ans et plus en phase terminale qui remplissaient les critères énoncés dans la loi fédérale, et qu’il serait contraire à son éthique de soins de devoir transférer ces jeunes dans un autre hôpital pour adultes qui leur était inconnu. Mais c’était la suggestion que l’euthanasie pourrait un jour avoir lieu sans la participation des parents qui a provoqué une nouvelle controverse dans le débat sur l’aide à la mort.

Pour qui l’hôpital Sick Kids croit-il que l’euthanasie peut être efficace et sans danger ?

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La révolution sexuelle : un échec monumental


Photo : Modèle de pilule contraceptive, Europe, c. 1970 (Source : Wellcome Images)

Par Paul-André Deschesnes

Le 6 octobre 2018, une enquête très sérieuse du Journal de Montréal est dévoilée et nous donne un frisson dans le dos. La popularité de la pilule contraceptive est en chute libre en Occident, en France et au Québec.

À l’Université de Montréal, on a posé la question suivante aux étudiants et étudiantes : « Connaissez-vous quelqu’un qui a eu des problèmes avec la pilule ? » La moitié des répondants ont dit OUI !

Dans ce reportage, une dizaine de femmes témoignent avoir vécu l’enfer avec la « sainte » pilule. Une autre raconte la mort de sa fille qui croyait en la pilule « miracle ». Toutes les personnes rencontrées parlent d’effets secondaires comme maux de tête, gain ou perte de poids, acné, crampes menstruelles très douloureuses, étourdissements, douleurs tous azimuts, nausées, vomissements, fatigue chronique, changements d’humeur, baisse de la libido, état dépressif, etc. Plusieurs femmes affirment même avoir frôlé la mort. Voilà pourquoi elles lâchent la pilule, souligne le bureau d’enquête du Journal de Montréal.

Du côté des médecins, le message ne semble pas passer. On ne prend pas au sérieux toutes ces femmes, même quand elles subissent un cancer qui pourrait avoir été causé par ce petit bonbon, prescrit en quantité industrielle. Même de très jeunes filles utilisent la pilule pour faire plaisir à leur ami en mal d’une sexualité sans aucune contrainte.

Depuis près de 50 ans la pilule fait fureur en Occident. Pour les médecins, c’est un automatisme que de la prescrire, même si la sonnette d’alarme n’arrête pas de dire « attention » depuis deux décennies. Pour eux, la science médicale a fait ses preuves. Les mouvements féministes qui ont encouragé les femmes à se libérer sexuellement avec la pilule gardent aujourd’hui un profond silence, même si les risques sont de plus en plus nombreux.

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Sale temps pour les pro-vie ?


Par Éric Pilon (Le Peuple) — Voici la ou les sources de cet article : Fox News et National Post / Voici la source de la photo : CC0

Peut-on encore débattre de la question de l'avortement ? Des incidents nous poussent à croire que ce n'est pas le cas.

Une vidéo diffusée le 2 octobre sur le Web, dans laquelle on voyait un homme asséner un coup de pied à une militante pro-vie, a attiré l'attention de plusieurs internautes et fait réagir nos lecteurs. L'incident, qui s'était produit à Toronto, avait nécessité l'intervention des forces de l'ordre.

Faut-il croire que ce type de comportement soit devenu une tendance ? Car une scène similaire, qui a également été immortalisée dans une vidéo, s'est déroulée encore une fois à Toronto il y a quelques jours. Cette fois-ci, c'est une étudiante de l'Université Ryerson, Gabriela « Gabby » Skwarko, qui s'en est prise physiquement à deux membres de l'organisme Toronto Against Abortion (TAA). La police enquête sur l'affaire.

Il semble bien qu'il ne soit plus permis de remettre en question les idées reçues à propos de l'avortement. Mentionnons un autre cas qui nous incite à réfléchir sur cette problématique.

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Le Cardinal Ouellet répond aux accusations de Viganò concernant l'affaire McCarrick


Le cardinal Marc Ouellet, Préfet de la Congrégation pour les Evêques (Photo : Wikipedia)

Dans une lettre ouverte, le Préfet de la Congrégation pour les Evêques répond aux accusations formulées par l’ancien nonce à Washington Mgr Carlo Maria Viganò qui visaient le Pape François et le Saint-Siège, à propos de la gestion du cas Mc Carrick.

Source : Vaticannews.va

Voici le texte intégral de cette lettre, publiée ce samedi 7 octobre:

LETTRE OUVERTE DU PRÉFET DE LA CONGRÉGATION POUR LES ÉVÊQUES, CARDINAL MARC OUELLET, AU SUJET DES RÉCENTES ACCUSATIONS CONTRE LE SAINT SIÈGE
Cher confrère Carlo Maria Vigano,

Dans ton dernier message aux Media pour dénoncer le Pape François et la Curie romaine, tu m’exhortes à dire la vérité sur des faits que tu interprètes comme une corruption endémique qui a envahi la hiérarchie de l’Église jusqu’à son plus haut niveau. Avec la permission pontificale requise, j’offre ici mon témoignage personnel comme préfet de la Congrégation pour les Évêques, sur les faits concernant l’Archevêque émérite de Washington Theodore McCarrick et sur ses liens présumés avec le Pape François, qui font l’objet de ta dénonciation publique retentissante, ainsi que de ton exigence de démission à l’égard du Saint Père. Mon témoignage s’appuie sur mes contacts personnels et sur les documents d’archive de la Congrégation qui font actuellement l’objet d’une étude pour éclairer ce triste cas.

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L'historien Jean-Claude Dupuis : Pour qui voter lors cette élection ?


Photo: Andi Breit, Pixabay

Par Jean-Claude Dupuis, Ph. D.

Les gens de sensibilité pro-vie ne trouveront rien à se mettre sous la dent dans les programmes de tous les partis en lice dans l’élection québécoise de 2018, qu’il s’agisse des partis en vue (PLQ, CAQ, PQ, QS) ou des partis marginaux (PCQ, PV, NPD). Si vous avez la chance d’avoir dans votre comté un candidat qui s’affiche personnellement pro-vie, vous pouvez toujours le soutenir. Mais aucun parti ne semble avoir proposé la moindre mesure qui puisse aller, ne serait-ce que timidement, à l’encontre de la culture de mort.

Je me demande si un catholique peut en conscience voter pour un parti qui approuve l’avortement, l’euthanasie et les prétendus droits des LGBTQ+, même si ce parti offre par ailleurs un programme intéressant à d’autres points de vue. Un parti qui prône l’avortement ne devrait-il pas être qualifié par l’Église d’« intrinsèquement pervers », comme le pape Pie XI le fit pour le parti communiste dans l’encyclique Divini Redemptoris (1937) ? Les communistes, disait-il, ruinent à la base toute la loi naturelle en voulant supprimer la propriété privée. Ne pourrait-on pas dire, à plus forte raison, que la légalisation de l’avortement supprime toute la loi naturelle ? Le droit à la vie n’est-il pas supérieur au droit à la propriété privée ?

Mais la question que je pose est bien théorique puisque le Vatican ne défend plus que très mollement le droit à la vie. Le pape devrait d’abord cesser de recevoir avec tous les honneurs des chefs d’État qui mériteraient plutôt d’être formellement excommuniés, à commencer par Justin Trudeau. Évidemment, ça ne troublerait pas la conscience de Trudeau et ça ne changerait rien en pratique, mais ça enverrait au moins un message clair.

Un catholique qui déciderait d’annuler son vote ou même de ne pas participer au scrutin parce que tous les partis en lice prônent la culture de mort aurait parfaitement raison. Et c’est ce que je suis moi-même fortement tenté de faire.

Toutefois, on peut également se dire que la question de l’avortement n’est pas l’enjeu de cette élection, qu’il faut faire son choix en fonction des autres thèmes électoraux et qu’un bon catholique a, de toute manière, le devoir de participer à la vie politique de son pays, aussi décadent soit-il. Il faudrait alors voter pour le « moindre mal ».

Ce raisonnement peut se défendre. Mais le combat de coqs qui oppose nos ambitieux politiciens mérite-t-il qu’on y participe ? Est-il vraiment nécessaire, ou même possible, de dire où se trouve le moindre mal ? Les chrétiens de l’Église primitive se sentaient-ils obligés d’opter pour un quelconque « moindre mal » lorsque trois ou quatre généraux romains, plus tarés les uns que les autres, rivalisaient pour la couronne impériale ? À l’époque, la lutte entre Vespasien et Vitellius (69 apr. J.-C.) a dû soulever autant de passion que l’affrontement Trump-Clinton. Mais à plusieurs siècles de distance, elle prend un tout autre relief.

Quoi qu’il en soit, jouons pendant un instant le jeu biaisé de la démocratie, ne serait-ce que pour parler d’autre chose que de la météo, et examinons les diverses options.

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