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La piste hydroxy

Par Jean Tardy (Campagne Québec-Vie) ― Photo : WavebreakMediaMicro/AdobeStock

Les séquences révèlent le plan

Ayant fait une analyse exhaustive de la documentation liée au « Great Reset », pendant l’automne 2020, j’ai compris qu’un putsch planétaire se déroulait derrière la pandémie du COVID. Cette agression avait été mise en branle par le Forum Économique Mondial et était explicitement soutenue par nos gouvernants. Plusieurs événements individuels soulignent l’étendue de l’agression en cours. Mais ce sont les séquences d’événements qui révèlent son niveau d’organisation. En effet, ce ne sont pas des événements individuels qui indiquent qu’une action est concertée mais leur agencement. Celui-ci sert, en quelque sorte, de fil conducteur.

Je décrirai ici un de ces fils conducteurs qui nous font percevoir l’étendue et aussi le degré d’organisation du putsch mondialiste en cours. Parmi ces fils, j’aurais pu choisir la destruction systématique du processus électoral américain et de la présidence de Donald Trump ou encore, l’utilisation planétaire coordonnée de slogans mondialistes. Cependant, la trame que j’ai plutôt choisie est l’une des plus simples des plus révélatrices. Il s’agit des événements entourant l’utilisation de l’Hydroxy Chloroquine (HCL), comme traitement, en phase initiale, de la COVID.

Avant la pandémie, le HCL était une drogue peu coûteuse, connue depuis 60 ans, utilisée par des millions de personnes comme remède contre la malaria, considérée comme sécuritaire et vendue sans prescription (comme l’aspirine) dans de nombreux pays. À la fin de mars 2020, au tout début de la pandémie, certains résultats préliminaires publiés par des chercheurs renommés semblaient indiquer que le HCL serait peut-être efficace comme traitement contre la COVID. Toute une série d’événements et de décisions a suivi. Voici une chronologie sommaire des événements principaux.

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De retraité à complotiste

Par Jean Tardy (Campagne Québec-Vie) ― Photo : WavebreakMediaMicro/AdobeStock

Un an de bouleversements

Au début de mars 2020, j’étais un retraité normal vivant dans une société paisible, démocratique et bienveillante. Je croyais que les médias étaient généralement crédibles, que nos élus servaient leurs citoyens et que nos partis d’opposition étaient des partis d’opposition. Je voyais les GAFAM (Google, Facebook et compagnie) comme de simples pourvoyeurs de contenu. Je pensais que les milliardaires du Forum Économique Mondial s’amusaient à « refaire le monde », à Davos les automnes, parce qu’il faisait trop froid pour le yacht et trop chaud pour le ski. À cette époque, je pensais que Qanon était une faute d’orthographe et que les « complotistes » étaient des gens qui ne savaient pas faire la différence entre les nouvelles et le cinéma. Globalement, je percevais un monde où il y avait suffisamment de diversité d’opinions, de compétition commerciale et de rigueur académique pour assurer la liberté de tous. Enfin et surtout, j’étais convaincu que ça prenait une guerre, une famine ou une crise économique pour pousser un peuple vers la catastrophe totalitaire. J’étais donc certain qu’un pays aussi paisible et prospère que le Canada était à l’abri, pour toujours, de tels bouleversements.

Aujourd’hui, quatorze mois plus tard, je pense que nos politiciens collaborent intentionnellement à un putsch mondialiste au service d’un agenda totalitaire fasciste, qu’ils ont décidé d’asservir leurs populations, de détruire nos droits et de pervertir nos enfants. Je considère que les médias sont des pourvoyeurs de propagande produisant un narratif de contrôle digne de la Pravda de Staline. Pour moi, maintenant, les « autorités » n’ont plus aucune crédibilité et les publications scientifiques les plus prestigieuses sont aussi les plus suspectes. Dans ma nouvelle réalité, le grand capital exerce une influence occulte et insidieuse qui pourrit toutes les sphères de l’activité humaine en influençant sans cesse la sélection des dirigeants. C’est un monde où les élites sont des collabos au service du Forum Économique Mondial. Autrement dit, plus ça vient de haut plus c’est faux.

Ouf ! L’an dernier j’étais un retraité qui pêchait l’éperlan dans un pays paisible ; me voici devenu un complotiste marginalisé en lutte contre un empire planétaire.

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La vaccination, stade ultime de la consommation

Par Jean Tardy (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Freepik

L’injection subventionnée, rêve du grand capital

L’injection obligatoire et subventionnée de molécules brevetées est le stade ultime de la consommation. Des forces économiques immenses nous y poussent.

Sébastien Charles, dans De la postmodernité à l’hypermodernité (Revue Argument, Vol 8, N° 1), décrit « l’hyperconsommation » comme une exacerbation de la logique marchande qui se manifeste par une consommation de biens matériels motivée par une logique émotive et hédoniste.

Cette définition fait référence à la consommation de masse, c’est-à-dire la consommation individuelle de biens produits par le grand capital. Mais, s’agit-il du stade ultime de la consommation ? Non, pas si on considère que la consommation, dans sa forme la plus épurée, est la satisfaction d’un besoin par un bien propriétaire contre un paiement monétaire.

Dans cette optique, le bien matériel lui-même peut être perçu comme l’emballage du besoin et donc une source de coûts accessoires dans la relation de consommation. La nouvelle voiture, par exemple, pour satisfaire un besoin de transportation fournit un bien matériel qui pèse plus de deux tonnes qu’il faut concevoir, manufacturer et amener à un détaillant où il sera vendu. Pareillement, l’activation d’une « logique émotive et hédoniste » chez le consommateur implique des coûts de conception et de marketing pour susciter l’achat ainsi que la fabrication d’un bien dont l’utilisation procure un effet perceptible plaisant. L’activité de vente au détail plutôt que par achats collectifs génère des inefficacités additionnelles. Finalement, la production de ces biens matériels consomme des ressources immenses et leur disposition, après usage, génère énormément de pollution. Dans l’optique d’une économie durable qui demeure asservie aux intérêts du grand capital, la consommation de masse doit donc évoluer vers une forme de production qui nécessite un minimum de ressources matérielles et énergétiques et génère un minimum de déchets.

Quelle serait donc une relation consommation liant les individus au grand capital qui serait libérée de ces inefficacités ?

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La masturbation universelle

Par Jean Tardy (Campagne Québec-Vie) — Photo : drobotdean/Freepik

Un projet immense et insidieux

Récemment, tous les chefs d’état de la planète, avec l’appui explicite du capital mondial et des grandes religions ont convenu d’enseigner à tous les enfants de la Terre, à l’école et en dehors, à partir de l’âge de neuf ans, que la masturbation est une activité anodine et sans conséquence et que les enseignements qui affirment que la chasteté est bénéfique sont fondés sur l’ignorance.

On déniche cet objectif d’endoctrinement mondial, dans quelques phrases enfouies parmi des dizaines de paragraphes édifiants, parsemés de jolis logos et d’images d’enfants souriants. Malgré ces apparences trompeuses, il s’agit d’un projet immense et spécifique qui dispose de tous les moyens financiers, idéologiques et politiques nécessaires pour être réalisé. La masturbation, cette petite chose que tous connaissent et dont personne ne parle, révèle ainsi toute l’étendue, la perfidie et la radicalité de l’agenda mondialiste.

En lisant ce qui précède, certains lecteurs pensent peut-être que je divague (« tous les chefs d’État… vraiment ! ») et que seul un complotiste ahuri et sexuellement obsédé pourrait imaginer une chose pareille. Je répète donc :

Récemment, (Déclaration A/RES/74/4 des Nations unies du 15 octobre 2019) tous les chefs d’état de la planète (Ibid., endossée par 193 états) avec l’appui explicite du capital mondial (https://fr.weforum.org/communities/gfc-on-sdg-investment) et des grandes religions (https://www.rfp.org/priority-global-partnerships/) ont convenu d’enseigner à tous les enfants de la Terre (Déclaration A/RES/74/4 des Nations unies du 15 octobre 2019, items 5 et 6 ; UNDP document, Parliament’s Role in implementing the sustainable development goals, 2017, page 12) à l’école et en dehors (UNESCO/UNSD- International technical guidance on sexuality education, 2018, page 30) à partir de l’âge de neuf ans (Ibid., page 71) que la masturbation est une activité anodine et sans conséquence (Ibid., page 71, objectif 7.2) et que les enseignements qui affirment que la chasteté est bénéfique sont fondés sur l’ignorance (Ibid., page 91).

Mais, me dira-t-on, pourquoi s’énerver à propos de quelques mots dans un ou l’autre des documents de l’ONU ; tout ça ne nous concerne pas, ce sont des généralités sans importance. C’est, en effet, ce que je croyais moi aussi, avant le 11 mars 2020 quand le putsch planétaire a commencé. La dictature sanitaire qui s’amplifie sans cesse au Québec et ailleurs a maintenant révélé à quel point l’Agenda 2030 est imminent et à quel point nos dirigeants sont déterminés à imposer ce fascisme radical dans toute son étendue, ici même. Et ceci inclut les doctrines sexuelles qu’on veut inculquer aux enfants.

La masturbation serait sans conséquence, vraiment ? Un cycle de stimulation récompense, pratiqué à répétition, n’aurait aucun impact sur le comportement ni sur les questions identitaires. Vraiment ? Suis-je le seul adulte au monde qui a déjà eu quinze ans ?

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Profiler n’est pas péché

Par Jean Tardy (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Wirestock/Adobestock

Notre époque impose de plus en plus des interdits et des tabous à notre jugement particulier, nous interdisant de catégoriser certains comportements ou même certains genres de personnes d’après nos observations. Inutile de dire que cet interdit de penser va bien plus loin, c’est une attaque en règle contre la raison, contre le bon sens. En toute chose nous devons exercer un prudent jugement, et c’est pourquoi, entre autres, profiler n’est pas péché (il y a bien sûr des profilages absurdes dont on reconnaît tout de suite la teneur idéologique et le manque de profondeur, en plus d’être une attaque contre la raison : « vous êtes un homme donc vous ne pouvez pas parler d’avortement »). — A. H.

C’est intelligent et utile

Il y a quelques années, en 2016, j’ai fait le pèlerinage de Compostelle, par la voie d’Arles, de Montpelier à Santiago. Arrivé à Toulouse, je fis une pause pour m’acheter des bottines et des semelles orthopédiques. Après environ 250 kilomètres, je souffrais d’une tendinite aiguë et je m’étais rendu compte que des sandales ne suffiraient pas pour compléter ce périple.

Comme j’avais quitté le chemin pour quelques jours, je devais me loger « en ville ». J’ai donc réservé, sur Airbnb, une chambre économique en banlieue de Toulouse. En m’approchant de l’endroit, je découvre que mon hôte logeait dans un HLM entouré d’une clôture de fer au milieu d’un quartier maghrébin. Une demi-douzaine de jeunes hommes aux allures méditerranéennes jasaient tranquillement dans l’enclos, près des portes.

Je me suis, alors, demandé : « Est-ce vraiment sage, pour un vieux blanc qui boite en traînant son sac, de pénétrer dans une enceinte clôturée et côtoyer des Maghrébins oisifs sans même savoir à quelle porte il doit sonner ? »

Ayant soupesé la question au meilleur de mes connaissances, je contactai les deux dames qui m’avaient hébergé la veille pour leur demander si elles pourraient m’accueillir de nouveau. Elles dirent oui et m’éloignant du HLM, j’allai passer, chez elles, quelques jours de calme et de bonheur en attendant mes nouvelles semelles.

J’avais fait du profilage, et pas n’importe quel profilage. C’était un profilage raciste, sexiste, âgiste, xénophobe, ethnoculturel et légèrement islamophobe. D’ailleurs, ce jugement superficiel était peut-être entièrement faux. Ces gens m’auraient probablement laissé passer sans m’importuner.

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Près de l’arbre : Les enfants et les élites

Par Jean Tardy (Campagne Québec-Vie) ― Photo : WavebreakMediaMicro/AdobeStock

Dans les derniers articles et ailleurs, j’ai déclaré que le Great Reset (la grande réinitialisation de l’agenda 2030) était l’agression la plus maléfique de notre génération. À mon avis, c’est une conjecture, les mesures sanitaires abusives que nous subissons présentement font partie d’un conditionnement social menant à cette tyrannie.

Certaines des raisons qui me portent à faire ces affirmations sont complexes et techniques. D’autres sont simples. Les enfants sont une des raisons simples. L’Agenda 2030 soutenu par le Forum Économique Mondial et par nos gouvernements est un projet planétaire de perversion des enfants. Je fonde cette affirmation sur mon adhésion au Christ. Plutôt que de l’étoffer avec des arguments théologiques, je vous propose plutôt une histoire.

Le Christ a dit : « Laissez venir à moi les petits enfants » (Luc 18 : 15). Imaginons que cette journée-là, en Palestine, il y a deux mille ans, Jésus est assis sous un arbre et se repose. Cinq enfants s’amusent autour de lui. Deux visiteurs, jeunes et souriants, s’approchent du groupe. Ils parlent en alternance :

― Nous avons un problème de déforestation en Palestine.

― Nos belles forêts disparaissent.

― Trop de gens coupent les arbres pour se chauffer et cuisiner.

― Il faut réduire la population en la stérilisant par des moyens détournés.

― Nous prendrons donc deux de ces enfants qui jouent près de toi pour les induire dans des identités sexuelles stériles et dénaturées. Nous leur donnerons, si possible, des hormones. Ainsi, en sacrifiant une portion des enfants, tout le pays sera soulagé.

― Ce sera une solution durable.

Chacun des visiteurs saisit alors un des enfants et s’apprête à partir.

Faisons, ici, une pause pour raffiner la scène. C’est l’après-midi. L’arbre, assez gros est un solitaire qui pousse sur le flanc d’un coteau. On peut voir un village au loin. Chacun des visiteurs tient la main d’un enfant. Jésus est assis sur son manteau replié et accoudé au tronc. Les deux enfants que les visiteurs tiennent regardent Jésus, incertains. Les trois autres, un peu gênés, ne savent pas quoi faire. Le Christ tourne son regard vers les visiteurs. Une brise agite une mèche de ses cheveux. On entend un grillon…

Bon, je poursuis. En effet, arrivé à ce point de la rédaction je me suis levé et j’ai marché en long et en large pendant cinq minutes, comme un tigre en cage.

Je suis un disciple de Jésus. Comme ces enfants près de l’arbre, j’écoute ce que les élites mondiales et nationales me racontent et je regarde le Christ. Pour moi, la réponse est claire : il faut abattre cette abomination.

Et vous les parents ? Vous êtes peut-être un peu libérés, agnostiques, indifférents, laïcs… Vous vous dites peut-être que ça ne vous concerne pas, que vous êtes comme tout le monde et vous faites comme les autres. Demandez-vous ceci : près de qui voulez-vous que vos enfants grandissent en ces jours de Great Reset ?

L’article que vous lisez fait partie d’une série. Vous pouvez trouver les autres articles de cette série ici.

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Changement de cap

Par Jean Tardy (Campagne Québec-Vie) ― Photo : wirestock/Freepik

Des aveux aux solutions

Quand Georges Buscemi m’a demandé de contribuer par des articles au site de Campagne Québec-Vie, j’ai réfléchi à la question pour trouver ce qui serait le plus utile.

Or, je considérais que l’agenda politique mondialiste qui se profile derrière cette crise sanitaire représente une menace si grave à nos droits et libertés qu’il doit être combattu sans réserve. Nous risquons, en effet, de basculer dans un régime de contrôle et d’endoctrinement si absolu que ce sera impossible d’en sortir. J’avais aussi la conviction que ce putsch, en cours aujourd’hui, était l’aboutissement d’un long processus d’érosion sociale débuté dans les années 60 avec ma génération, les « baby-boomers ».

Je conclus donc que, vu la gravité de la situation, je devais dénoncer, de façon très vigoureuse, la longue déroute silencieuse qui aboutit à cette menace mondialiste. Pour le faire de façon crédible, j’avais aussi décidé d’avouer mes propres erreurs avec la même fermeté. Pour briser l’étouffoir progressiste, je me préparais, enfin, à assumer, en les pondérant, toutes les épithètes qui paralysent nos discours.

J’entrepris donc, volontairement, la rédaction de témoignages qui, je le savais, seraient humiliants, nuiraient à ma réputation et mettraient ma sécurité en danger. C’était une démarche sacrificielle. Comme dit le psalmiste :

Tu n’exigeais holocauste ni victime,
Alors j’ai dit : Voici, je viens ; – Ps40

Or, après la publication du premier article et alors que les premiers aveux s’en venaient, un événement fortuit a stoppé ce projet. Me voici libéré de cette obligation pénible, j’en rends grâce à Dieu.

Je t’affranchirai et tu me rendras gloire ; – Ps50

Dans les prochains articles, je laisserai donc de coté aveux et épithètes pour plutôt traiter de questions concrètes concernant la lutte épique que nous livrons contre un pouvoir mondialiste maléfique et les élites, canadiennes et québécoises, qui le soutiennent.

L’article que vous lisez fait partie d’une série. Vous pouvez trouver les autres articles de cette série ici.

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Le temps des aveux



Par Jean Tardy — Campagne Québec-Vie

Note de la rédaction : Aujourd’hui débute un événement littéraire singulier, signé Jean Tardy. Cette série de blogues, intitulée « confessions d’un aîné », a pour but, selon l’auteur, de « crever l’abcès » du silence et des tabous entourant la question de l’avortement en assumant, par le biais de ces articles à la franchise assumée, « toutes les épithètes et toutes les accusations qui étouffent notre époque. » Saluons le courage et la force de cet auteur bien de chez nous.

Originaire de Montérégie et marin de formation, Jean Tardy est un systémicien et un chercheur en Intelligence artificielle. Il a créé l’architecture Meca Sapiens pour implanter la conscience digitale. Jean fournit des services de consultation sous l’appellation de Sysjet inc.

Un chrétien dogmatique, Jean milite pour établir la primauté du Christ au Québec et dans le monde. Il réside à Rimouski et pratique la voile de plaisance dans ses loisirs.

***

Né en 1949, je suis un ainé, un Baby-Boomer pour être plus précis. J’ai grandi dans le Québec de Maurice Duplessis; au secondaire, j’ai appris le latin; j’étais un ado pendant l’Expo; et j’ai même participé, un peu, aux événements d’octobre 70. Plusieurs décriraient cette époque de libération sexuelle et politique comme «le bon vieux temps». Pas moi. C’était une abdication, une célébration de la médiocrité. Derrière les chansons et les fleurs se trouve une jeunesse qui a refusé de devenir adulte. Aujourd’hui, soixante ans plus tard, cet affaissement collectif débouche sur la plus grande menace totalitaire de tous les temps.

Ayant d’abord grandi dans une société traditionnelle, j’ai vu et j’ai vécu comment les égoïsmes, les lâchetés, les perversions et les faussetés de ma génération se sont lentement transformés au cours des années. Nos révoltes sont devenues des semi-vérités tacitement acceptées, puis des théories alternatives pour muer ensuite en fausses vertus d’un progressisme de plus en plus intransigeant. Aujourd’hui, les idées tordues d’une génération délabrée sont sur le point de devenir les doctrines universellement imposées d’une tyrannie planétaire.

Pour mesurer l’étendue de l’inversion des valeurs que nous avons connue au cours de ces années, il suffit d’examiner certains de nos artefacts culturels. Notre hymne national, le «Ô Canada», invite les citoyens à défendre leurs foyers sur la terre de leurs aïeux avec un courage fondé dans la foi. Aïeux, foyers, foi… quel sens ont ces mots, aujourd’hui? Le couronnement d’Élizabeth II, chef de l’état canadien, fut une des cérémonies politiques les plus intensément chrétiennes de l’histoire. Elle y a récité le Credo de Nicée à genoux! Quel lien avec la laïcité inconditionnelle d’aujourd’hui? La devise du Canada, «a mari usque ad mare», provient du Psaume 72, un appel sans équivoque au règne universel du Christ. Par rapport à ces valeurs fondatrices, les gouvernements actuels du Canada sont des anti-gouvernements et leur agenda mondialiste, une traitrise.

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