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Georges BuscemiCher ami, chère amie de la Vie,

Gardons courage, il a vaincu le monde. (Jn 16:33) Même si la culture contemporaine semble s'engouffrer davantage dans le mensonge, nous sommes encore là, à dire les vérités essentielles sur la foi, la famille et la vie. Merci nous aider à continuer. Donnez généreusement.

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Georges Buscemi, Président

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Changement de cap

Par Jean Tardy (Campagne Québec-Vie) ― Photo : wirestock/Freepik

Des aveux aux solutions

Quand Georges Buscemi m’a demandé de contribuer par des articles au site de Campagne Québec-Vie, j’ai réfléchi à la question pour trouver ce qui serait le plus utile.

Or, je considérais que l’agenda politique mondialiste qui se profile derrière cette crise sanitaire représente une menace si grave à nos droits et libertés qu’il doit être combattu sans réserve. Nous risquons, en effet, de basculer dans un régime de contrôle et d’endoctrinement si absolu que ce sera impossible d’en sortir. J’avais aussi la conviction que ce putsch, en cours aujourd’hui, était l’aboutissement d’un long processus d’érosion sociale débuté dans les années 60 avec ma génération, les « baby-boomers ».

Je conclus donc que, vu la gravité de la situation, je devais dénoncer, de façon très vigoureuse, la longue déroute silencieuse qui aboutit à cette menace mondialiste. Pour le faire de façon crédible, j’avais aussi décidé d’avouer mes propres erreurs avec la même fermeté. Pour briser l’étouffoir progressiste, je me préparais, enfin, à assumer, en les pondérant, toutes les épithètes qui paralysent nos discours.

J’entrepris donc, volontairement, la rédaction de témoignages qui, je le savais, seraient humiliants, nuiraient à ma réputation et mettraient ma sécurité en danger. C’était une démarche sacrificielle. Comme dit le psalmiste :

Tu n’exigeais holocauste ni victime,
Alors j’ai dit : Voici, je viens ; – Ps40

Or, après la publication du premier article et alors que les premiers aveux s’en venaient, un événement fortuit a stoppé ce projet. Me voici libéré de cette obligation pénible, j’en rends grâce à Dieu.

Je t’affranchirai et tu me rendras gloire ; – Ps50

Dans les prochains articles, je laisserai donc de coté aveux et épithètes pour plutôt traiter de questions concrètes concernant la lutte épique que nous livrons contre un pouvoir mondialiste maléfique et les élites, canadiennes et québécoises, qui le soutiennent.

L’article que vous lisez fait partie d’une série. Vous pouvez trouver les autres articles de cette série ici.

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Le temps des aveux



Par Jean Tardy — Campagne Québec-Vie

Note de la rédaction : Aujourd’hui débute un événement littéraire singulier, signé Jean Tardy. Cette série de blogues, intitulée « confessions d’un aîné », a pour but, selon l’auteur, de « crever l’abcès » du silence et des tabous entourant la question de l’avortement en assumant, par le biais de ces articles à la franchise assumée, « toutes les épithètes et toutes les accusations qui étouffent notre époque. » Saluons le courage et la force de cet auteur bien de chez nous.

Originaire de Montérégie et marin de formation, Jean Tardy est un systémicien et un chercheur en Intelligence artificielle. Il a créé l’architecture Meca Sapiens pour implanter la conscience digitale. Jean fournit des services de consultation sous l’appellation de Sysjet inc.

Un chrétien dogmatique, Jean milite pour établir la primauté du Christ au Québec et dans le monde. Il réside à Rimouski et pratique la voile de plaisance dans ses loisirs.

***

Né en 1949, je suis un ainé, un Baby-Boomer pour être plus précis. J’ai grandi dans le Québec de Maurice Duplessis; au secondaire, j’ai appris le latin; j’étais un ado pendant l’Expo; et j’ai même participé, un peu, aux événements d’octobre 70. Plusieurs décriraient cette époque de libération sexuelle et politique comme «le bon vieux temps». Pas moi. C’était une abdication, une célébration de la médiocrité. Derrière les chansons et les fleurs se trouve une jeunesse qui a refusé de devenir adulte. Aujourd’hui, soixante ans plus tard, cet affaissement collectif débouche sur la plus grande menace totalitaire de tous les temps.

Ayant d’abord grandi dans une société traditionnelle, j’ai vu et j’ai vécu comment les égoïsmes, les lâchetés, les perversions et les faussetés de ma génération se sont lentement transformés au cours des années. Nos révoltes sont devenues des semi-vérités tacitement acceptées, puis des théories alternatives pour muer ensuite en fausses vertus d’un progressisme de plus en plus intransigeant. Aujourd’hui, les idées tordues d’une génération délabrée sont sur le point de devenir les doctrines universellement imposées d’une tyrannie planétaire.

Pour mesurer l’étendue de l’inversion des valeurs que nous avons connue au cours de ces années, il suffit d’examiner certains de nos artefacts culturels. Notre hymne national, le «Ô Canada», invite les citoyens à défendre leurs foyers sur la terre de leurs aïeux avec un courage fondé dans la foi. Aïeux, foyers, foi… quel sens ont ces mots, aujourd’hui? Le couronnement d’Élizabeth II, chef de l’état canadien, fut une des cérémonies politiques les plus intensément chrétiennes de l’histoire. Elle y a récité le Credo de Nicée à genoux! Quel lien avec la laïcité inconditionnelle d’aujourd’hui? La devise du Canada, «a mari usque ad mare», provient du Psaume 72, un appel sans équivoque au règne universel du Christ. Par rapport à ces valeurs fondatrices, les gouvernements actuels du Canada sont des anti-gouvernements et leur agenda mondialiste, une traitrise.

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