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Le temps des aveux



Par Jean Tardy — Campagne Québec-Vie

Note de la rédaction : Aujourd’hui débute un événement littéraire singulier, signé Jean Tardy. Cette série de blogues, intitulée « confessions d’un aîné », a pour but, selon l’auteur, de « crever l’abcès » du silence et des tabous entourant la question de l’avortement en assumant, par le biais de ces articles à la franchise assumée, « toutes les épithètes et toutes les accusations qui étouffent notre époque. » Saluons le courage et la force de cet auteur bien de chez nous.

Originaire de Montérégie et marin de formation, Jean Tardy est un systémicien et un chercheur en Intelligence artificielle. Il a créé l’architecture Meca Sapiens pour implanter la conscience digitale. Jean fournit des services de consultation sous l’appellation de Sysjet inc.

Un chrétien dogmatique, Jean milite pour établir la primauté du Christ au Québec et dans le monde. Il réside à Rimouski et pratique la voile de plaisance dans ses loisirs.

***

Né en 1949, je suis un ainé, un Baby-Boomer pour être plus précis. J’ai grandi dans le Québec de Maurice Duplessis; au secondaire, j’ai appris le latin; j’étais un ado pendant l’Expo; et j’ai même participé, un peu, aux événements d’octobre 70. Plusieurs décriraient cette époque de libération sexuelle et politique comme «le bon vieux temps». Pas moi. C’était une abdication, une célébration de la médiocrité. Derrière les chansons et les fleurs se trouve une jeunesse qui a refusé de devenir adulte. Aujourd’hui, soixante ans plus tard, cet affaissement collectif débouche sur la plus grande menace totalitaire de tous les temps.

Ayant d’abord grandi dans une société traditionnelle, j’ai vu et j’ai vécu comment les égoïsmes, les lâchetés, les perversions et les faussetés de ma génération se sont lentement transformés au cours des années. Nos révoltes sont devenues des semi-vérités tacitement acceptées, puis des théories alternatives pour muer ensuite en fausses vertus d’un progressisme de plus en plus intransigeant. Aujourd’hui, les idées tordues d’une génération délabrée sont sur le point de devenir les doctrines universellement imposées d’une tyrannie planétaire.

Pour mesurer l’étendue de l’inversion des valeurs que nous avons connue au cours de ces années, il suffit d’examiner certains de nos artefacts culturels. Notre hymne national, le «Ô Canada», invite les citoyens à défendre leurs foyers sur la terre de leurs aïeux avec un courage fondé dans la foi. Aïeux, foyers, foi… quel sens ont ces mots, aujourd’hui? Le couronnement d’Élizabeth II, chef de l’état canadien, fut une des cérémonies politiques les plus intensément chrétiennes de l’histoire. Elle y a récité le Credo de Nicée à genoux! Quel lien avec la laïcité inconditionnelle d’aujourd’hui? La devise du Canada, «a mari usque ad mare», provient du Psaume 72, un appel sans équivoque au règne universel du Christ. Par rapport à ces valeurs fondatrices, les gouvernements actuels du Canada sont des anti-gouvernements et leur agenda mondialiste, une traitrise.

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L’adversaire qui nous menace, aujourd’hui, n’est pas aux portes de la cité. Il est à l’intérieur, solidement installé aux postes de commande. Toutes nos élites, politiques, économiques, médiatiques, religieuses, académiques et culturelles, sont asservies aux agendas mondialistes et collaborent à nous enfermer dans un fascisme planétaire. Du jour au lendemain, ceux qui nous dirigeaient et nous informaient sont devenus des adversaires dans un immense conflit vertical. Les élites du monde, y compris les nôtres, ont déclaré la guerre aux peuples de la Terre.

Nous, les petits et les anonymes, sans voix et sans ressources, devons maintenant reconquérir nos libertés et rebâtir nos valeurs, nos vies, nos familles, nos communautés, nos écoles, nos églises, à partir de la base dans un monde dominé par des élites corrompues et des activistes pervertis. Soyez-en certains, ils nous traiteront de populistes et d’ignorants. Ils diront qu’ils sont la voix de la science et du progrès et que nous n’avons pas suffisamment de compétence, d’intelligence et d’autorité pour décider de nos vies et orienter nos sociétés. Il faudra se rappeler, alors, que ces commentaires proviennent d’une bande de carriéristes lâches, manipulateurs et arrogants qui tentent de nous faire avaler les cochonneries empoisonnées d’un agenda mondial maléfique en leur donnant l’apparence de sages directions.

Je ne raconte pas, ici, des généralités. Nous faisons face à un putsch planétaire, le «Great Reset», soudoyé par les partenaires du Forum Économique Mondial et visant la mise en place, sur une période de dix ans, de l’Agenda 2030 des Nations Unies. Il s’agit d’un programme précis et documenté de transformations radicales qui passe par une prise de contrôle totalitaire des populations mondiales. Ce programme est endossé par presque tous les dirigeants politiques et religieux de la planète, géré par des milliers de bureaucrates et imposé par des millions d’activistes tordus qui suivent docilement les consignes des élites tout en se prenant pour des anarchistes. Nos politiciens, Trudeau, Legault et les autres, tirent leur pouvoir de cette idéologie, soutiennent activement ce coup d’État planétaire et veulent l’imposer, ici et maintenant, à vous, vos familles, vos enfants et vos communautés.

Derrière la façade infantile et souriante des Objectifs de Développement Durable de l’ONU, une tyrannie chimique et électronique nous menace. Ce serait la domestication finale de l’humanité, la transformation de sociétés d’hommes et de femmes en un cheptel humain étiqueté, nourri, amusé et vacciné vivant dans des enclos contrôlé par une caste de milliardaires et de bureaucrates. On aura oublié ce que signifie le mot liberté.

Si nous les laissons faire, les grands médias, ces tordeurs de vérité, les propagandistes et les activistes étoufferont toutes les voix divergentes, falsifieront toutes les nouvelles et trafiqueront toutes les données. Nous serons plongés dans une immense manufacture de mensonges savamment concoctés pour nous modeler. Nous aurons perdu jusqu’au sens du mot «vérité.»

Si ce putsch réussit, nous vivrons des vies atrophiées dans un monde où seuls ceux qui servent docilement l’élite mondiale jouiront de certains privilèges. Ce sera un système de contrôle si total que toute volonté de résister sera étouffée avant même de naitre. Dans cet enclos souriant, nous aurons perdu le sens même de ce qu’est une vie humaine.

Depuis soixante ans, Lucifer empoisonne patiemment nos sociétés. Avec le Great Reset, il s’apprête à dévorer sa proie. Si nous ne résistons pas, maintenant et fermement, nos enfants grandiront dans les entrailles de Satan.

Ça prendra du courage pour repousser cette agression. L’aide de Dieu aussi. Lors des guerres précédentes, on mobilisait les jeunes pour défendre la patrie. Nous voici plongés dans un conflit où le recul du temps est un atout et la vigueur physique n’est pas requise. Cette fois, les jeunes n’ont pas à se sacrifier les premiers. C’est à nous, les ainés, de répondre à l’appel et d’en assumer les risques. Avant que nous soyons enfants, nos parents se sont sacrifiés pour défendre nos libertés. Nous en avons profité. Défendons, à notre tour, celles de nos enfants. Rappelons aux jeunes que la liberté a un prix et qu’en craignant trop la mort on cesse de vivre!

Le recul de l’âge est notre force. Nous avons vu comment, année après année, les promotions et les récompenses gravitaient vers ceux qui disaient ce qu’il faut dire et taisaient ce qu’il faut taire. Ce processus d’élévation des conformistes, des corrompus et des manipulateurs a si bien fonctionné qu’aujourd’hui, nos élites se comportent comme un vaste troupeau de lâches au service des intérêts mondialistes.

Nous avons vu les révoltes égoïstes de notre génération se transformer imperceptiblement en droits indiscutables. Nous avons vu les démences d’hier devenir des théories marginales pour ensuite muer en fausses vérités. Nous l’avons vu et nous devons en témoigner!

Aujourd’hui, tous les pouvoirs du monde clament qu’il faut croire ce qu’on nous dit de croire. Ils veulent effacer le passé et radicalement remodeler nos sociétés. Ils essaient de noyer nos mémoires dans un océan de propagande. Nous, les ainés, devons avoir le courage de nous souvenir de ce qui fut et de déclarer devant tous ces pouvoirs que nous avons vu ce que nous avons vu, nous savons ce que nous savons et nous vomissions leurs supercheries!

Pour imposer ses doctrines, l’agression mondialiste maintient les peuples dans un carcan de mensonges paralysants. On nous muselle pour pouvoir nous dominer. Ce muselage planétaire est à la fois physique et idéologique. Il faut briser cet étouffoir de la parole pour riposter et vaincre. Cela signifie que nous devons témoigner, avouer nos erreurs passées et proclamer ces vérités qu’on nous crie de cacher. Dans ce nouveau combat, une vérité sans entraves doit nous ceinturer!

Voici donc, la première de ces vérités d’une autre époque aujourd’hui occultée : le remords n’est pas nocif, il est bénéfique. Celui qui a honte se purifie; celui qui se sait petit, grandit ; celui qui se méprise se dépasse. Le repentir est la mère du courage. Quand on crie, en pleurant, «j’ai trop reculé!», c’est alors qu’on résiste.

Puisqu’il faut se repentir, j’aimerais bien, comme Jonas à Ninive, crier : «Repentez-vous!» Je serais le pur qui lave les sales; l’élevé qui relève les affaissés. Mais, je dois refuser ce rôle, car, moi aussi, j’ai contribué à ce qui nous menace. Ce sont mes lâchetés, mes silences, mes mensonges, mes égoïsmes, mes pratiques honteuses, ma corruption, mes compromis, mes accommodements, autant que ceux des autres, qui sont devenus, au cours de ces soixante ans, les doctrines tordues d’un pouvoir monstrueux sur le point de dévorer le monde.

Nous sommes tous dans le même bain et c’est en nous entraidant, aussi minables les uns que les autres, que nous pourrons stopper ce putsch et préserver, sur la Terre, un lieu où les hommes et les femmes pourront vivre des vies encore humaines et devenir enfants de Dieu.

Donc pas de «repentez-vous», mais plutôt «repentons-nous». Or, celui qui dénonce doit d’abord avouer et celui qui parle de vérité doit oser dire ce qu’il tient pour vrai. Par conséquent, dans cet esprit de vérité, j’ai été, je l’avoue, un avorteur, masturbateur, déserteur, chauvin victimisé, franc-maçon. De plus, je suis raciste, profileur, homophobe, islamophobe, antiféministe, climato-sceptique, sexiste, suprémaciste, complotiste, transphobe, anti-vaccin, anti-autochtone, intégriste, mathématicien, sioniste et chrétien. Je mangerais même du bébé phoque si j’en trouvais au restaurant et j’aurais voté pour Donald Trump, si j’avais pu!

Dans les articles qui suivent, je vais décrire pourquoi j’assume chacune de ces épithètes, et pourquoi, malgré tout, mon cœur est léger et ma conscience sereine.

L’article que vous lisez fait partie d’une série. Vous pouvez trouver les autres articles de cette série ici.

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