Georges Buscemi - Campagne Québec-Vie
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CQV défend la personne humaine, de la conception à la mort naturelle.

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Bulletin Carême 2005


Bulletin mai 2008


Revue Égards

Née au sein de Campagne Québec-Vie, Égards est une revue trimestrielle de haut niveau intellectuel pour la défense des valeurs chrétiennes dans le Québec d’aujourd’hui. Son lancement constitue la sortie officielle des catacombes des catholiques du Québec après 40 ans de marginalisation sociologique : encouragez-nous! Deux numéros ont déjà paru et le troisième sera disponible au début du printemps 2004.

Le journaliste Alain Sanders a récemment salué, dans le quotidien parisien Présent, la parution du 2e numéro d’Égards : « La revue Égards, dirigée par Luc Gagnon, que j’ai eu l’occasion de rencontrer naguère au Québec, est un monument d’intelligence qui témoigne, dans la Belle Province qui part bien souvent en quenouille, de la résistance opinâtre de Québécois – et, plus largement de Canadiens – fidèles à leur devise : « Je me souviens » » (4 mars 2004).

Le troisième numéro marquera la venue de nouveaux collaborateurs comme l’écrivain français Maurice G. Dantec (baptisé dans la foi catholique le 16 février dernier), qui apostrophera le journaliste nihiliste de La Presse Pierre Foglia. L’économiste émérite Jean-Luc Migué montrera le caractère néfaste du « modèle québécois ». Jean Renaud traitera de la « Signification morale de la Révolution tranquille » et de « La pensée politique de Soljenytsine et l’avenir des Canadiens français ».

Égards constitue un beau succès jusqu’à présent et rayonne de plus en plus sur la place publique au Québec. Il est temps que les chrétiens occupent leur place! Vous pouvez vous y abonner par Campagne Québec-Vie pour ceux qui ne sont pas encore abonnés (en libellant votre chèque à l’ordre de Égards) : abonnement régulier (4 numéros) pour 35$ - abonnement de soutien : 75$ - abonnement fondateur : 150$ - Amis d’Égards : 300$ - Le numéro : 10$.

Il est aussi temps de se réabonner pour la deuxième année d’Égards (qui commencera au numéro 5). Veuillez envoyer votre abonnement ou votre réabonnement à : Égards, C.P. 370, Succ. « R », Montréal, Québec – H2S 3M2. Pour plus de renseignements, vous pouvez visiter le site internet de la revue: www.egards.qc.ca. Cordialement vôtre, dans la vie

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Bulletin novembre 2006


Les étudiants canadiens réagissent à la culture de mort

Les étudiants de plusieurs universités canadiennes de l’association GAP (Genocide Awareness Project (Projet de sensibilisation au génocide)) ont manifesté le 17 mars, par des immenses photographies érigées sur les campus, l’horreur de l’avortement dans la ligne de Show the Truth.

Ces étudiants pro-vie comparent avec justesse la guerre intra-utérine de l’avortement aux plus grands génocides qu’a connus l’humanité, comme la récente guerre civile du Rwanda. De telles manifestations en faveur du droit à la vie eurent lieu sur les campus canadiens suivants : Université de la Colombie britannique (UBC), University College of the Cariboo, Université de l’Okanagan, Université de l’Alberta, Université du Manitoba, Université de Toronto, Université Carleton (Ottawa), Trinity Western University. L’an prochain, la coordonnatrice nationale du Centre canadien pour une réforme bioéthique, Mme Stephanie Gray, voudrait organiser également une telle manifestation dans un campus québécois. Les étudiants québécois intéressés à participer à cette activité sont priés de contacter Campagne Québec-Vie. La jeunesse se mobilise avec enthousiasme pour défendre la vie.

Cette saine réaction estudiantine manifeste clairement que le respect de la vie constitue la véritable et seule voie de l’avenir. La jeunesse canadienne s’oppose à l’avortement et à la culture de mort plus que jamais. La vie triomphera au Canada malgré les Ponce Pilate de ce temps qui préfèrent défendre le statu quo pour maintenir un pouvoir politique vain. Il n’y a pas d’autorité politique légitime sans le respect de la vie humaine de tous les citoyens. Au-delà des changements de forme dans sa gestion du Canada, le Premier ministre Paul Martin devra un jour répondre de la mort de ces enfants à naître qui sont sacrifiés au nombre de 100 000 chaque année au Canada.

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Bulletin août 2004


Un député québécois prend position

Le député fédéral de Lac-Saint-Louis, M. Frank Scarpaleggia, a pris clairement position en faveur du mariage traditionnel. Le député libéral québécois a transmis la lettre ci-dessous à un militant de Campagne Québec-Vie. M. Scarpaleggia indique qu’il votera contre le projet de loi du gouvernement libéral de Paul Martin bien qu’il soit lui-même membre du caucus libéral. Quel bel exemple de courage politique! Nous vous incitons à demander à vos députés respectifs de se compromettre sur cette question fondamentale par un engagement écrit.

Nous reproduisons cette lettre envoyée à notre correspondant de Beaconsfield le 3 janvier dernier : « Thank you for your telephone call of December 9 requesting my position on same-sex marriage. I personally favour the traditional definition of marriage. In terms of upcoming government legislation to change the current definition of marriage, I have publicly stated that I will not vote in favour of this legislation (En ce qui concerne le prochain projet de loi gouvernemental pour changer la définition du mariage, j’ai affirmé publiquement que je ne voterai pas pour ce projet de loi). I thank you once again for taking the time to call to me on this important issue. I invite you to contact me again in the future on this or any other issue of particular interest to you. »

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Baptême des enfants de couples homosexuels?

Cette question controversée et complexe fut soulevée récemment dans les journaux québécois. En général, l’Église catholique permet de baptiser ces enfants, mais à la condition « qu’il y ait un espoir fondé que l’enfant sera éduqué dans la religion catholique » (Code de droit canonique, 868, 2). On peut s’interroger sur la capacité d’un couple gai à éduquer un enfant dans la foi et la morale catholique. Cependant, l’Église refuse évidemment que les deux noms des membres du couple puissent être inscrits sur le baptistaire comme parents. Un seul membre du couple peut être parent : un enfant ne peut naître naturellement de l’union de deux hommes ou de deux femmes et l’Église ne reconnaîtra jamais comme légitime l’ « union » de deux hommes et de deux femmes.

Les militants gais vont jusqu’à exiger de l’Église - déjà si charitable d’accepter le baptême d’un enfant élevé par un couple bancal et contre-nature - de mettre sur le certificat de baptême les deux noms du couple gai comme parents. Les militants gais vont toujours plus loin dans leurs revendications et leurs exigences envers l’Église. Il est clair qu’ils poursuivront prochainement l’Église devant les tribunaux pour son refus de bénir et de reconnaître les mariages gais.

La Presse du 26 janvier dernier rapporte le cas d’un couple de deux lesbiennes qui ont dû avoir recours au curé Raymond Gravel, militant en faveur du mariage gai, pour baptiser l’enfant dont elles assument l’éducation. Le curé moderniste était tout fier de confirmer à La Presse qu’il indiquait sur le baptistaire les noms des deux femmes comme parents. Le pauvre enfant a deux mères, mais pas de père, même sur son certificat de baptême chrétien! Le curé devrait encore être censuré, mais les autorités ecclésiastiques semblent vouloir laisser errer ce prêtre égaré. Hélas, il égare également bien des âmes! Indiquez à son évêque, Mgr Gilles Lussier, de Joliette, votre indignation légitime devant l’activisme pro-gai de ce curé de Saint-Joachim de La Plaine.

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Bulletin Pâques 2004


Réponse de l’abbé Gravel

À la demande de son évêque, l’abbé Raymond Gravel, curé de Saint-Joachim-de-la-Plaine et aumônier de la Fraternité des policiers de Laval, précise ici sa pensée au sujet de l’avortement. Nous reproduisons ici l’essentiel de son texte dont l’intégralité sera disponible sur le site internet de Campagne Québec-Vie (www.cqv.qc.ca) :

« À la suite de l’émission radiophonique de la SRC Dimanche magazine, le 20 juin dernier, où le journaliste Léo Kalinda m’a demandé ce que je pensais de la déclaration de Mgr Henry de Calgary et de Mgr Burke de St. Louis, U.S.A., qui voulaient interdire la communion eucharistique aux hommes politiques Paul Martin du Canada et John Kerry des États-Unis, et qui incitaient les prêtres de leur diocèse respectif à refuser de distribuer la communion aux personnes qui sont pro-choix, en matière d’avortement, j’ai dit qu’il s’agissait là d’un abus de pouvoir de certains dirigeants de l’Église qui vont à l’encontre de la conscience morale des individus. Dans les réactions qui ont suivi, des personnes appartenant au mouvement pro-vie, à travers le Canada, ont réagi sur certains de mes propos qui ont malheureusement été sortis de leur contexte dans l’émission radiophonique. Je me dois donc de faire une mise au point.

1. Je suis contre l’avortement pour la simple raison qu’il s’agit là d’un acte violent qui tue la vie; faire de l’avortement un moyen contraceptif comme un autre, c’est, à mon avis, irresponsable et abusif.

2. Je suis tout à fait d’accord avec l’enseignement de l’Église sur le respect de la vie humaine, depuis la conception jusqu’à la mort naturelle. L’avortement n’est pas le seul acte qui détruit la vie... L’inégalité entre riches et pauvres, l’exploitation des petits, le fanatisme et l’extrémisme religieux, les guerres et le terrorisme en font tout autant. Il ne s’agit pas de relativiser l’avortement, mais il ne faudrait surtout pas oublier tout le reste. Nous avons tous une part de responsabilité dans le développement de la vie humaine et ce n’est pas moins grave la politique américaine ou canadienne qui favorise l’exploitation des pays pauvres qu’une politique qui légalise l’avortement.

3. Je ne crois pas que c’est en condamnant l’avortement, les femmes qui le subissent ou les médecins qui les accompagnent, que nous allons régler le problème de l’avortement; au Québec, en 2003, on a dénombré 35 000 avortements et au Canada, pour la même période, au-delà de 100 000. Croyez-vous vraiment que la condamnation de l’Église change quelque-chose à cette dure réalité? Pour ma part, je suis convaincu que c’est par l’éducation qu’on peut contrer le fléau de l’avortement, parce que l’éducation nous apprend la responsabilisation et la prise en charge de notre vie et le respect de celle des autres. Au lieu de condamner, il faudrait peut-être proposer des lieux d’accompagnement et de soutien à toutes ces femmes désespérées qui ne voient d’autres alternatives que l’avortement. Elles ont beaucoup plus besoin de notre compréhension et de notre écoute que d’un verdict de condamnation.

4. Quant à la communion eucharistique, il appartient à chacun de décider s’il peut communier. Dans le catéchisme de l’Église catholique au #1782, on peut lire: «L’homme a le droit d’agir en conscience et en liberté afin de prendre personnellement les décisions morales». Citant la Déclaration Dignitatis Humanae du Concile Vatican II, on peut lire: «L’homme ne doit pas être contraint d’agir contre sa conscience. Mais il ne doit pas être empêché non plus d’agir selon sa conscience, surtout en matière religieuse». C’est évident que la conscience humaine a besoin d’être éclairée par l’enseignement du Magistère et par la Parole de Dieu, mais il revient à la conscience personnelle, en dernier recours, de décider des actes à poser. Il n’appartient ni aux prêtres, ni aux évêques, ni même au pape de passer par-dessus la conscience d’une personne. De plus, comme le dit le # 1385 du catéchisme catholique, il est vrai que saint Paul nous exhorte à un examen de conscience avant de communier:

«Quiconque mange ce pain ou boit cette coupe du Seigneur indignement aura à répondre du Corps et du Sang du Seigneur. Que chacun donc s’éprouve soi-même et qu’il mange alors de ce pain et boive de cette coupe; car celui qui mange et boit, mange et boit sa propre condamnation, s’il n’y discerne le Corps» (1 Co 11,27-29). (…)

Je suis de plus en plus convaincu que l’avortement n’est pas sans lien avec la pauvreté des personnes: pauvreté matérielle, pauvreté psychologique, pauvreté sociale et pauvreté spirituelle. Ce ne sont pas les pauvres qui sont exclus de la table du Seigneur; ce sont les autres, les indifférents, les bien-pensants, les bien-portants, qui sont indignes de communier avec eux. On connaît tous le dicton de l’arroseur arrosé. C’est peut-être ce dicton qui a fait dire à l’évangéliste Matthieu: «Ne vous posez pas en juges, afin de n’être pas jugés; car c’est de la façon dont vous jugez qu’on vous jugera, et c’est la mesure dont vous vous servez qui servira de mesure pour vous. Qu’as-tu à regarder la paille qui est dans l’œil de ton frère? Et la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas? » (Mt 7,1-3). (…)

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