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Erreur médicale : un magistrat italien parfaitement sain, malade selon ses médecins, se fait euthanasier en Suisse

Sur le site de zenit.org du 11 juillet 2013:

 

(Pietro D'amico, euthanasié par erreur médicale...)

 

 

Un magistrat italien de 62 ans s'est fait supprimer en Suisse, à Bâle, après le diagnostic d'une maladie incurable: l'autopsie révèle qu'il était tout à fait sain. 
 
Le tragique fait divers relance le débat sur "l'euthanasie" ou le "suicide assisté". 
 
Sa femme et sa fille, qui avaient demandé l'autopsie, ont maintenant réclamé une enquête notamment pour établir la responsabilité du diagnostic erroné  émis en Italie puis en Suisse.
 
Pietro D'Amico, de Vibo Valentia, procureur général à Catanzaro (Calabre) depuis 1995 et jusqu'à sa démission, il y a trois ans, s'est rendu en Suisse en avril dernier pour demander la mort, à l'insu des siens, rapporte "Il Quotidiano della Calabria" du 10 juillet . La clinique suisse où il a reçu la mort a ensuite averti la famille, qui le croyait parti "pour un voyage".
 
Or l'autopsie a exclu de façon "péremptoire" le diagnostic de pathologie incurable émis par des médecins italiens et confirmé par des médecins suisses, et qui avait poussé le magistrat, déprimé, à demander le "suicide assisté".
 
De nouveaux examens ont été fait par l'Institut de médecine légale d'université de Bâle en présence d'un expert mandaté par la famille.
 
L'erreur scientifique pourrait pousser les parquets italien et suisse à enquêter sur la responsabilité des médecins et sur la cause de l'erreur: négligence, incompétence, imprudence?
 
L'avocat de la famille,  Michele Roccisano, soutient que pour affirmer la présence de la pathologie les médecins "auraient dû soumettre le patient à des examens spécifiques prescrit par la science médicale, examens auxquels il n'a jamais été soumis".
 
(...)

Mais soyons rassurés, les partisans de l'euthanasie au Québec, nous affirment que cela est impossible sur notre territoire...

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Selon le neurologue Paul Ranalli, l'enfant à naître peut ressentir la douleur dès la 16e semaine de grossesse

Sur le site de vivere.info :

(Le Dr Paul Ranalli, neurologue à l'Université de Toronto)

 

 

 

Selon les neurologues experts comme M. Paul Ranalli, qui enseigne et pratique activement dans son domaine à Toronto, les études scientifiques les plus récentes, crédibles, objectives et reconnues concernant la douleur chez l’enfant à naître indiquent que l’enfant réagit par un mouvement d’évitement, quand on le touche, dès la huitième semaine de gestation. Dans sa conférence d’octobre 2008, M. Ranalli a affirmé toutefois que cette réaction pourrait n’être qu’un simple réflexe qui ne comporterait pas de réelle sensation de douleur.
 
 M. Ranalli a enchaîné avec l’affirmation plus certaine selon laquelle l’enfant à naître manifeste clairement des signes de perception de la douleur dès la 16e semaine de gestation, auquel stade les connexions « sous-corticales » (c.-à-d. en dessous de la couche superficielle du cerveau appelée « cortex ») sont en place.
 
M. Ranalli a aussi indiqué que les connections requises pour la perception de la douleur au niveau du thalamus, soit l’organe clé de la perception de la douleur dans le cerveau, sont en place dès la 13e semaine et demi de gestation. 
 
M. Ranalli a confirmé que le cortex n’est pas indispensable à la perception de la douleur. 
 
M. Ranalli a ajouté que le modèle théorique de perception sensorielle qui prévaut actuellement selon lequel les connections neuronales sont indispensables pour la perception de la douleur pourrait être complètement 
inadéquat. Les composantes chimiques et hormonales de la douleur, entre autres, entreraient peut-être beaucoup plus en ligne de compte que soupçonné chez l’enfant à naître. (...)

Pour plus d'information sur le sujet, le site LifeSiteNews vient de faire paraître un article sur la douleur de l'enfant à naître.

Il existe également un dépliant qui résume la question. Pour le voir, cliquez ici.

Enfin, pour ceux qui veulent un approfondissement des découvertes scientifiques sur le sujet, le livre L'aube du moi, publiée en 2009, par le néonatologue Carlo Valerio Bellieni, spécialiste de la douleur foetale demeure une référence.

Extrêmement intéressante également est la conférence du Dr Paul Ranalli donnée en juillet 2010 et qui explique comment les études pro-avortement parues en 2005 dans le Journal of the American Medical Association ne reflètent pas les dernières découvertes sur la douleur foetale.

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Une belle histoire d'un bébé sauvé par sa mère qui fait le tour des médecins

Un amour plus fort, encore une fois, en présence d'une équipe médicale qui, sans faire d'acharnement thérapeutique, ne prend pas la peine de tenter de sauver un enfant... :

 

(L'amour d'une mère a sauvé une vie)

 

 

Lorsque Carolyn Isbister a mis son bébé de 20 onces sur sa poitrine pour un câlin, elle a pensé que ce serait la seule chance qu'elle aurait jamais de la tenir. Les médecins avaient dit aux parents que bébé Rachael n'avait que quelques minutes à vivre, parce que son cœur battait une fois toutes les dix secondes et qu'elle ne respirait plus.

«Je ne voulais pas qu'elle meure d'avoir froid», explique Carolyn, "alors je l'ai sortie de sa couverture et l'ai mise sur ma peau pour la réchauffer. Ses pieds étaient si froids. C'était le seul câlin j'allais avoir avec elle, donc je voulais me souvenir de ce moment. "
 
Puis quelque chose de remarquable est arrivé: la chaleur de la peau de sa mère a stimulé le cœur de Rachael en le faisant battre correctement, ce qui lui a permis de prendre de petits souffles par elle-même.
 
"Nous ne pouvions pas le croire - et ni les médecins. Elle laissa échapper un petit cri. Les médecins sont revenus et ont dit qu'il n'y avait encore aucun espoir -.. Mais je n'ai pas lâcher. L'aumônier de l'hôpital est venu la bénir, et il a attendu qu'elle parte. Mais elle s'est accrochée. "
 
Et puis, étonnamment la couleur rose a commencé à revenir sur ses joues. Elle tournait littéralement du gris au rose devant nos yeux, et elle a commencé à se réchauffer.
 
Le plus triste, c'est que quand le bébé est né, les médecins ont eu un regard sur elle et on dit «non». Ils n'ont même pas essayé de l'aider avec sa respiration, comme ils ont dit cela aurait prolonger son temps vers sa mort.
 
«Tout le monde l'a juste abandonnée à son sort», dit Carolyn.
 
A 24 semaines de grossesse, une infection d'utérus avait conduit à un travail prématuré et à sa naissance. Carolyn (qui a également deux enfants Samuel, 10, et Kirsten, 8) raconte : "Nous étions terrifiés, nous allions la perdre. J'avais souffert trois fausses-couches avant, donc nous ne pensions pas qu'il y avait beaucoup d'espoir. "
 
Quand Rachael est née, elle était grise et sans vie. Ian Laing, consultant néonatologiste à l'hôpital, a déclaré: "Tous les signes étaient que la petite n'allait pas le faire et nous avons pris la décision de laisser maman avoir un câlin, car c'était tout ce que nous pouvions faire.
 
Deux heures plus tard, le bébé pleurait. "
 
"C'est en effet un bébé miracle", ajoute le médecin, "et je n'ai rien vu de tel dans mes 27 années de pratique. Je n'ai pas le moindre doute que l'amour de la mère a sauvé sa fille."
 
Rachael a été déplacée sur un ventilateur où elle a continué à faire des progrès constants, avait tube et seringue pour se faire nourrir du lait maternel.
 
"Les médecins ont dit qu'elle avait prouvé qu'elle était une combattante et qu'elle méritait maintenant certains soins intensifs maintenant qu'il y avait un peu d'espoir», a dit Carolyn "Rachael a tout fait toute seule -. Sans aucune intervention médicale ou de médicaments. Elle s'était accrochée à la vie - et tout cela à cause de ce câlin ".
 
Le câlin avait réchauffé son corps et régularisé son cœur et sa respiration suffisamment pour qu'elle puisse commencer à se battre. A 5 semaines, elle a été retirée du ventilateur et a commencé à boire au sein par elle-même. À quatre mois Rachael est rentrée chez elle avec ses parents, pesant 8 lbs - le même poids que tout autre nouveau-né en bonne santé.
 
Parce que Rachael avait souffert d'un manque d'oxygène, les médecins ont dit qu'il y avait un risque élevé de dommages à son cerveau. Mais un scan n'a montré aucune preuve de dommage et aujourd'hui Rachael est à égalité avec ses pairs.
 
«Elle se porte si bien», dit Carolyn, souriant. «Lorsque nous l'avons apporté à la maison, les médecins nous ont dit qu'elle était une remarquable petite fille. Et surtout, elle aime juste ses câlins. Elle va dormir pendant des heures, tout recroquevillée sur ma poitrine. C'était la première caresse qui lui a sauvé la vie - et je suis tellement contente d'avoir fait confiance à mon instinct et que je l'aie ramassée comme je l'ai fait. Sinon, elle ne serait pas là aujourd'hui. ".
 
 
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Sondage d'opinion : le député Laurent Lessard veut votre opinion sur l'euthanasie

Les députés du Parti Libéral du Québec auront l'opportunité de voter selon leur conscience sur l'euthanasie. Certains aimeraient que vous leur disiez de voter pour l'euthanasie. Dans le sondage du député Laurent Lessard, une distinction est faite entre euthanasie, selon la nouvelle définition du député, et l'«aide médicale à mourir». Puis l'une des questions rappelle la technique si appréciée des partisans de l'euthanasie, l'amalgame dans une même question d'une bonne proposition et d'une proposition inacceptable, espérant que la volonté de voter pour la bonne proposition sera plus forte et entraînera un vote positif :

2. L'expression « aide médicale à mourir » fait ressortir à la fois l'idée de soutien et le contexte médical qui sont indissociables. Le mot « aide » renvoie à l'idée d'une réponse à une demande qui doit provenir en tout temps de la personne elle-même ainsi qu'à la valeur incontournable de l'accompagnement, alors que le terme « médicale » précise bien sûr la nature de cet accompagnement qui implique obligatoirement l'intervention et l'accompagnement du médecin. L'aide médicale à mourir se distingue de l'euthanasie par le fait ce que cette dernière ne sous-entend en elle-même ni le contexte médical, ni l'exigence que la demande vienne expressément de la personne elle-même.
...
3) Après avoir reçu un diagnostic de maladie grave, incurable et provoquant des souffrances physiques et psychologiques constantes et insupportables pour l'un de vos proches ou vous-même, envisageriez-vous d'avoir recours à la sédation palliative terminale ou l'aide médicale à mourir?
  Oui
 Non
 Ne sais pas

Alors, êtes vous prêts à endosser l'euthanasie parce que vous êtes d'accord avec une sédation palliative enlevant la douleur?

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Interview de Marie de Hennezel, auteure, sur l'euthanasie

Sur le site de Famille Chrétienne du 9 juillet 2013:

 

(L'auteure Marie de Hennezel)

 

 

Les personnes qui auront les moyens et la connaissance accéderont aux services de soins palliatifs. Les autres, qu’auront-ils comme solution pour mettre un terme à leur souffrance en cas de légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté ? Une seule : demander la mort.
(...)
Quels sont les risques d’une légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté ?
 
Les risques ne seront pas perceptibles tout de suite. Mais tous les juristes le disent, une loi se contourne très vite. En Belgique, la loi votée pour les cas exceptionnels est devenue un droit puis une norme. Elle s’est banalisée. Imaginer que l’on se limitera simplement à proposer le suicide assisté à des personnes qui le demanderont librement – mais seront-elles vraiment libres ? – est utopique. « La nature humaine n’est pas si bonne que cela », disait François Mitterrand.
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Le Texas en voie d'adopter une législation plus restrictive sur l'avortement

Wendy Davis  a perdu son temps. La législation restreignant l'avortement est presque en place. Sur le site du journal La Presse du  10 juillet 2013:

(Le Texas est le plus vaste État américain)

 

La Chambre des représentants du Texas a adopté de nouvelles restrictions à l'avortement, mercredi, lors d'une deuxième séance extraordinaire.
 
Il y a un peu moins de deux semaines, les républicains au Sénat n'avaient pu compléter l'étude du projet de loi avant l'expiration de la première séance extraordinaire, en raison de l'obstruction législative et de vives protestations.
 
Un vote final pourrait se tenir dès vendredi au Sénat.

Toutes nos félicitations au gouverneur Rick Perry pour avoir tenu une séance extraordinaire.

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Correspondance d'une électrice et de la CAQ sur l'euthanasie

Un extrait d'une lettre de réponse de la CAQ à une électrice :

 

 

Dans sa plateforme électorale, la Coalition Avenir Québec s’est engagée à permettre le droit de mourir dans la dignité. En effet, nous sommes en accord avec l’ensemble des recommandations du rapport de la Commission spéciale Mourir dans la dignité, publié en mars 2012.

Cette Commission spéciale « reconnaît que les soins palliatifs ont leurs limites et que des mesures permettant le recours à l’aide médicale à mourir, dans des cas exceptionnels, bien balisés, dans le respect de la volonté des personnes malades, sont légitimes ».

La Coalition est donc en faveur de l’aide médicale à mourir, mais de manière encadrée et ayant des limites clairement définies. D’emblée, nous sommes en accord avec les grandes lignes et les principes qui guident le projet de loi no52, mais nous insistons sur le fait que le passage des idées à la pratique sur le terrain mérite que l’on se penche sérieusement sur son application concrète, notamment quant à la responsabilité des médecins.

En aucun cas dérapages et abus ne seraient acceptables, c’est pourquoi nous ferons un travail rigoureux et non partisan en commission parlementaire, afin que les inquiétudes soulevées soient prises en compte. Nous voulons rassurer la population sur le fait que nous ne voulons pas ouvrir la porte à des dérives et que nous serons très vigilants à cet égard.

 Et la réplique de l'électeur :

C’est ce mettre la tête dans le sable de dire qu’il n’y aura pas de dérapage.  Regardez seulement ce qui est arrivé avec l’avortement.  Au début c’était seulement pour les cas de viols et de problèmes graves.  Aujourd’hui, c’est un peuple qui meurt!  Près de 30,000 avortements au Québec seulement.  Venez pas me dire que ce sont tous des cas  d’exception! Ce n’est pas assez pour voir ce qui va arrivé avec l’euthanasie?  
 
Et à cause des problèmes financier dans la santé au Québec, pensez-vous que nous pourrons nous payer les soins palliatifs?  Ce sera beaucoup plus facile et surtout beaucoup moins cher de tuer les gens par euthanasie et ce, en faisant des médecins des tueurs.  C’est vraiment plus facile de se mettre la tête dans le sable que de voir la réalité.
 
     La CAQ n’aura plus jamais mon vote soyez-en certain et ce n’est pas moi qui va vous faire de la pub!  SVP dites-le à votre patron, Sylvie Roy.  Merci!
 
     Bonne journée!

À nous d'écrire et de faire connaître notre opposition à nos députés.

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La petite Chilienne de 11 ans, violée et enceinte, veut garder son bébé : déception des pro-avortements mondiaux

Sur le site du Salon Beige du 10 juillet 2013:

(Le président chilien Sébastien Pinera s'est dit touché par les déclarations de l'enfant)

 

 

 

(...) 
Le sujet revient sur le devant de la scène avec comme d'habitude la mise en exergue d'un cas douloureux : le viol d'une fillette chilienne de 11 ans, par son beau-père. La fillette a néanmoins affirmé qu'elle était prête à avoir le bébé :
 
"Ce sera comme une poupée que je tiendrai dans mes bras. Je vais l'aimer beaucoup même si elle est de cet homme qui m'a fait du mal, cela ne fait rien, je vais l'aimer".
 
Mais les militants pro-avortements, qui veulent ajouter un mal au mal, estiment que, comme cette grossesse pourrait mettre la santé de la jeune fille en danger, il faudrait mieux supprimer l'enfant. Une déclaration du président Pinera est utilisée dans ce sens. Il a en effet déclaré :
 
"Après 22 semaines de grossesse, s'il était nécessaire de provoquer une naissance prématurée, il faudra suivre cette thérapie, parce que dans notre pays la vie de la mère arrive en premier".
 
Or, provoquer une naissance prématurée, ce n'est pas tuer l'enfant. L'acte thérapeutique peut avoir comme cause seconde le décès de l'enfant, mais ce n'est pas ce qui est recherché. Si cette solution est retenue, il ne s'agit donc pas d'un avortement. Attention à la propagande du lobby pro-mort.
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Nicolas, prisonnier politique français pour son opposition au « mariage » gai est libéré

Sur le site du journal Le Figaro du 9 juillet 2013:

(Le prisonnier politique Nicolas Bernard-Buss a été libéré ce soir du 9 juillet 2013)

 

Nicolas Bernard-Buss ne retournera pas en prison. Incarcéré depuis le 19 juin à Fleury-Mérogis après une condamnation en première instance à 4 mois d'emprisonnement dont 2 mois ferme assortis d'un mandat de dépôt, le jeune militant de la Manif pour tous a vu sa peine muée en amende lors de son procès en appel mardi après-midi devant la cour d'appel de Paris.
 
La cour n'a donc pas suivi les réquisitions de l'avocat général qui demandait 5 mois de prison avec sursis et 1000 euros d'amende. Nicolas Bernard-Buss a été condamné à 3000 euros dont 1500 avec sursis. Un désaveu pour les juges de première instance, une victoire pour le jeune homme et ses avocats qui, après avoir plaidé la relaxe, ont chaleureusement remercié la cour. «Une grande confusion a régné dans la procédure, aucune infraction n'a été constituée dans ce dossier qui est un véritable château de cartes, un acharnement, un prétexte à la condamnation», avait dénoncé Me Pierre-Philippe Boutron-Marmion, avocat de Nicolas. Pour des questions administratives, le jeune homme de 23 ans devait repasser par la case prison mardi soir. La levée d'écrous des prévenus qui ne comparaissent pas libres nécessite en effet des formalités auprès du greffe de l'établissement pénitentiaire. «Il devra sortir avant minuit sinon la procédure tombe», indiquait, sourcilleuse, une avocate présente à l'audience, proche du collectif de la Manif pour tous.
(...)
 
Une défense précise et soucieuse du détail
 
Par contraste avec le détail et la précision de la défense, prompte à caractériser l'absence de «rébellion», de violence ou d'«entrave à la circulation» dont était accusé Nicolas, les faits et les infractions légales ont eu bien du mal à apparaître clairement dans les débats. L'avocat général elle-même semblait avoir eu recours à des contorsions intellectuelles et rhétoriques épuisantes pour fonder sa détermination. Quant au commissaire de police de la BAC, seul témoin à la barre, et seule partie civile, personne n'a compris son dépôt de plainte pour «rébellion», d'autant qu'il avoue n'avoir pas été blessé par l'interpellé.
 
Le débat politique sur le mariage homosexuel et les convictions personnelles de Nicolas ont été absents des débats. Seulement a-t-il dit, en conclusion de l'audience, que «le droit de l'enfant à disposer d'un père et d'une mère est une préoccupation universelle». Des propos qui venaient «attester» de «l'indignation générale et internationale» des citoyens qui, «par milliers» et «du monde entier», lui ont adressé des courriers de soutien dans sa cellule.
 
Demande de réparation
 
«Que serait-il advenu de lui si des députés n'étaient pas venus le visiter en prison (occasionnant le changement de ses conditions de détention déplorables, NDLR), si la population ne s'était pas indignée, si des “veilleurs” ne s'étaient pas mobilisés?, a interrogé Me Pierre-Philippe Boutron-Marmion. Nicolas Bernard-Buss, pour avoir usé de sa liberté d'expression, a été un numéro d'écrou: 404247, voilà la réalité du dossier, un traitement inadmissible, enfermé dans une cellule de cinq personnes avec deux transsexuels ayant un rapport anal, des plateaux-repas renversés et jetés comme à des chiens.»
Les trois avocats de Nicolas ont déjà fait savoir qu'ils demanderaient réparation pour les vingt jours de détention de leur client et «le traitement qui lui a été infligé». Ils vont étudier «les mille hypothèses juridiques», promet l'un deux.
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Robert Latimer n'aurait plus besoin de suivi psychologique...

Mais il ne semblait pas avoir un problème psychologique, mais plutôt un problème de reconnaissance de ce qui est bien et mal, et, de ce côté, il ne semble pas s'être amélioré... Sur le site de Radio-Canada du 9 juillet 2013:

(Tracy Latimer, tuée par son père à l'âge de 12 ans, qui n'a jamais jusqu'à ce jour manifesté de remords...)

 

La Commission des libérations conditionnelles du Canada (CNLC) a déclaré lundi que Robert Latimer, qui a tué sa fille lourdement handicapée en 1993, n'a plus besoin de suivi psychologique individualisé.
 
(...) 
La CNLC n'accorde cependant pas à M. Latimer le droit de donner des soins ni de prendre des décisions pour des personnes souffrant d'infirmités importantes, comme le souhaitaient ses gestionnaires de cas.
 
La Commission précise qu'un cas de récidive pourrait se produire si l'homme de 60 ans obtenait de telles responsabilités.
 
(...)
 
L'année dernière, la Commission avait autorisé M. Latimer à se rendre au Royaume-Uni pour participer à un débat sur l'euthanasie, mais sa demande de visa avait été refusée par les autorités britanniques.
 
Robert Latimer a tué sa fille Tracy, âgée de 12 ans, par empoisonnement à l'oxyde de carbone. Lourdement handicapée par une paralysie cérébrale, elle ne pouvait pas marcher, ni parler, ni s'alimenter seule.
 
Après de nombreux soubresauts judiciaires, il a été emprisonné à la William Head Institution de Victoria, en Colombie-Britannique, avant d'obtenir une libération conditionnelle complète en décembre 2010.
 
M. Latimer a avoué son crime en alléguant qu'il voulait arrêter la souffrance de sa fille. Il a toujours affirmé n'avoir rien fait de mal, et son procès a soulevé un débat important sur l'euthanasie au Canada.

Comment le Canada a-t-il pu donner un visa à un homme pour aller parler d'euthanasie, un homme qu'il croit capable de récidiver s'il se trouvait en compagne d'une personne handicapée? Un homme qui croit toujours avoir bien agi en tuant sa fille? Du moins, il n'aura plus accès aux personnes vulnérables.

Une dernière question... Tracy avait-elle donné son consentement à être tuée? Une question que les partisans de l'euthanasie «balisée» ne posent pas, remplis de compassion pour la souffrance du père...

Si on ne peut juger du coeur de Robert Latimer, le fait qu'il ne soit pas capable de reconnaître que son geste de tuer sa fille était un mal devrait indiquer aux autorités qu'il nécessite toujours une surveillance serrée...

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