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L'Office catholique pour la vie et la famille et la marche pour la vie du 14 mai 2009 à Ottawa




40 ANS D’AVORTEMENT: UN DÉBAT PUBLIC S’IMPOSE D’URGENCE
04 mai 2009

Message à l’occasion de la Marche nationale pour la vie
Ottawa, le 14 mai 2009


Déjà 40 ans depuis la décriminalisation de l’avortement au Canada. Et déjà plus de 20 ans depuis la décision de la Cour suprême qui a créé un vide juridique au pays, rendant l’avortement possible jusqu’à la toute fin d’une grossesse. Quels arguments restent à développer pour prouver que la destruction des êtres humains les plus innocents et les plus vulnérables – nos futurs concitoyens – revêt un caractère illogique et malin? Quels faits restent à présenter sur l’humanité de l’enfant à naître et sur l’impact négatif de l’avortement sur les femmes, les enfants, les familles et la société?

Tout a été dit. Et tout a été démontré. Il est devenu impossible de nier la vérité sur cette pratique cruelle, indigne d’une nation qui prétend protéger les droits de la personne. Mais plutôt que de faire face à la vérité, notre société continue à l’ignorer. Nous avons sombré collectivement dans une schizophrénie éthique non résolue : alors que certains médecins s’acharnent à sauver de tout petits bébés prématurés dans des unités de soins intensifs, d’autres s’emploient à mettre fin à la vie d’enfants à naître dont le développement intra-utérin est encore plus avancé.

Nous préférons fermer les yeux. D’un côté, grâce aux ultrasons en quatre dimensions, certaines futures mamans s’émerveillent devant le développement intra-utérin de leurs bébés et se renseignent sur leur croissance hebdomadaire grâce à des sites Internet consacrés à la grossesse. Par ailleurs, d’autres futures mamans se font dire que ces mêmes enfants à naître ne sont pas encore des humains, n’ont pas droit à la vie et peuvent donc être éliminés. Nous scandons que l’avortement est un droit des femmes, mais nous ignorons les voix de femmes innombrables qui s’élèvent pour dire que l’avortement a ruiné leur vie.

Venez marcher pour la vie!

Combien de temps encore la société canadienne entretiendra-t-elle une double personnalité aussi flagrante? La réponse est simple : tant et aussi longtemps que nous choisirons de taire la vérité sur la vie. L’avortement a perdu le débat fondé sur la raison puisque les arguments en sa faveur sont contredits par l’évidence scientifique. Alors que la majorité des Canadiens s’y opposent, l’avortement sans limites subsiste à cause de l’indifférence et du silence du public. À cause aussi d’un manque d’information généralisé sur la gravité du vide juridique qui permet l’avortement sur demande au Canada – manque d’information bien entretenu par la plupart des médias.

Voilà pourquoi, aujourd’hui plus que jamais, il nous faut rouvrir le débat public sur cette question au Parlement, dans les médias et dans nos communautés. Le temps n’a jamais été aussi propice de se demander si la société canadienne est allée trop loin : dans de nombreux sondages, les citoyens affirment que oui. On peut réellement espérer un changement. Il adviendra si nous assumons notre responsabilité sociale et si nous prenons la parole pour les enfants à naître. Chaque voix compte, et compte présentement.

Prendre la parole ne signifie pas seulement s’engager dans le débat par la parole et par l’écrit, et en contactant les membres du Parlement. Prendre la parole signifie aussi former ensemble un front visible et uni. C’est pourquoi l’Organisme catholique pour la vie et la famille (OCVF) encourage fortement tous les Canadiens et Canadiennes désireux de mettre un terme au vide juridique sur l’avortement à se joindre à la Marche nationale pour la vie, le 14 mai 2009, à Ottawa. Plus nombreux nous serons sur la colline parlementaire, plus nous ferons comprendre à nos députés et aux médias nationaux que nous prenons très au sérieux la protection de la vie humaine à naître. Nous invitons ceux qui ne pourront pas se joindre à nous à Ottawa à participer à l’une des nombreuses Marches pour la vie qui se tiendront dans d’autres villes d’un bout à l’autre du pays.

Refuser de se taire

Prendre la parole signifie aussi résister aux tentatives de suppression de notre message. Il nous faut être prêts à défendre nos libertés, y compris notre liberté d’expression, protégée par la Charte des droits et libertés. Récemment, les clubs pro-vie de plusieurs universités ont été confrontés au défi de protéger leur statut, attaqué, et même révoqué, par les associations étudiantes. Ailleurs, on a tenté de supprimer les annonces d’organisations pro-vie en faveur du respect de la vie. Des conférenciers pro-vie ont aussi été chahutés sur des campus universitaires et forcés d’interrompre leurs présentations.

Il faut se préoccuper particulièrement des récentes tentatives de certains corps professionnels provinciaux de médecins et de chirurgiens visant à imposer à leurs membres le devoir de référer les patientes pour des services d’avortement. Nous nous objectons énergiquement à ces pressions inquiétantes exercées sur des médecins pour les forcer à ignorer leur conscience.

À l’exemple de Martin Luther King Jr., nous ne pouvons laisser triompher cet acharnement à violer les droits des citoyens canadiens respectueux de la vie – droits protégés par la Charte. Cet acharnement vise à supprimer les opinions, les discours et les actions favorables à la vie. Nous ne pouvons pas non plus nous laisser arrêter par le faux argument selon lequel notre vision des choses n’est qu’une simple opinion religieuse. Nous savons, au contraire, que les arguments dérivés de la raison, de la science et de l’expérience humaine nous donnent raison et que notre devoir de citoyennes et de citoyens canadiens est de faire entendre nos voix pour défendre les droits humains fondamentaux.

Et maintenant, le suicide assisté

Alors que nous relançons le débat public sur l’avortement, souvenons-nous que les défis que nous rencontrons aujourd’hui sont tous interreliés. Ainsi, l’euthanasie et le suicide assisté menacent aussi la vie humaine. Un nouveau projet de loi visant à légaliser le suicide assisté sera bientôt déposé au Parlement. Jamais une loi juste ne peut violer les droits humains fondamentaux, dont le premier et le plus fondamental est le droit à la vie, de la conception à la mort naturelle.

La progression d’une culture de la vie est intimement liée aux efforts consacrés à cultiver une civilisation de l’amour. D’où l’urgence, aussi, d’une revalorisation des institutions naturelles du mariage et de la famille au sein de la société canadienne. Nous invitons tous les Canadiens et Canadiennes à découvrir la Théologie du corps – enseignement révolutionnaire du pape Jean-Paul II – qui intègre une compréhension profonde de la maternité, de la paternité et de la famille, ainsi que de la signification et de la raison d’être de la sexualité humaine. En soutenant des familles saines fondées sur le mariage, nous jetons les bases d’une société mieux préparée à accueillir, à respecter et à apprécier la vie humaine à naître.

Source:L'Office catholique pour la vie et la famille

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Marche pour la vie à Ottawa (14 mai 2009): Pour la fin de 40 ans d’infamie!

La prochaine Marche nationale pour la vie à Ottawa aura lieu le jeudi 14 mai 2009. Les militants pro-vie du Canada sont tous invités à venir marcher à Ottawa pour réclamer la reconnaissance légale de l'enfant à naître depuis sa conception: rassemblement à 12h00 sur la Colline parlementaire. À la suite du funeste bill omnibus, adopté par le Premier ministre Trudeau le 14 mai 1969, l'avortement a été graduellement banalisé au Canada jusqu'à devenir un simple moyen contraceptif. Après 40 ans de cette loi infâme, il faut restaurer les droits de l’enfant à naître! Les «40 jours pour la vie» qui ont eu lieu à Montréal durant ce Carême 2009 visent d’ailleurs à mettre fin à ce bill omnibus de la honte.

Quand les défenseurs de la vie se donnent la main

On ne peut abandonner ainsi nos enfants à naître! Allons exiger de nos parlementaires une loi protectrice pour l'enfant à naître pour combler le vide juridique créé en 1988 par la Cour suprême du Canada. Notre présence importante en provenance du Québec manifestera le sérieux de notre implication en faveur de la vie humaine. Associons-nous au souverain pontife Benoît XVI qui ne cesse de parler de la nécessité de combattre l’avortement légalisé, le plus grand fléau du monde contemporain.

Veuillez consulter le dépliant ci-joint pour participer à cette marche prophétique et aidez-nous généreusement à l'organiser et à mobiliser les Québécois et les Canadiens (voir le coupon réponse ci-joint).

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Mobilisation à Québec pour la marche pour la vie du 14 mai à Ottawa

Québec, le 17 avril 2009.

Chères diocésaines, chers diocésains,

Il me fait plaisir de vous inviter, au nom de Monseigneur l'Archevêque, Monsieur le Cardinal Marc Ouellet, à une manifestation en soutien à la vie et à la famille. Monsieur le Cardinal vous convie à joindre le groupe représentant notre Diocèse pour participer à cette activité fortement appuyée par la Conférence des évêques catholiques du Canada. Cette manifestation représente un moment privilégié de témoigner de notre engagement, comme chrétienne et comme chrétien, pour la vie et la famille.

L'événement se tiendra le jeudi 14 mai 2009 sur la colline parlementaire à Ottawa. Nous vous encourageons à utiliser le service d'autobus nolisés mis à votre disposition au coût minime de 20$. Ces autobus partiront le matin même de la Maison des Services diocésains et vous y ramèneront à la fin de la journée. Vous trouverez les détails ci-bas.

En communion de prières dans le Christ Ressuscité,

Jacques Vézina, ptre
Vicaire général



*** *** ***

Départ de Québec pour la Marche pour la Vie à Ottawa le 14 mai
Voici l'horaire:




06h00: Départ des autobus

Départ des autobus de la Maison des Services diocésains sise au 1073, boul. René-Lévesque Ouest à Québec (face au Collège Saint-Charles-Garnier). Stationnement disponible.
08h15: Pause-café (arrêt dans un restaurant)
11h00: Dîner dans l'autobus (apportez votre repas froid)

12h00: Arrivée sur la colline parlementaire à Ottawa

12h00 à 13h30: Animation et discours
13h30 à 14h45: Marche pour la Vie
14h45: Retour sur la colline parlementaire - Animation

15h30: Départ vers Québec

18h30: Arrêt à la Rôtisserie Benny (menu de 5,90$ à 12,85$ + taxes)

21h30: Arrivée prévue à Québec

Coût: 20$ (seul le transport en autocar de luxe est fourni)

Inscription auprès de Madame Claudette Vallières au 418-688-1211, poste 312, entre 9h et 15h30, ou par courriel à:

claudette.vallieres@ecdq.org

Vous devez apporter un repas froid pour le dîner dans l'autobus, une collation et de l'eau pour la marche. Prévoir de bonnes chaussures et des vêtements appropriés aux prévisions météorologiques (froid, chaleur, pluie).

Source: ICI

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Mobilisation et transport pour la marche pour la vie du 14 mai




Autobus pour la vie Montréal-Ottawa
édition 2009


Pour diffusion immédiate


L’organisme Campagne Québec-Vie aura pour la marche pour la vie du 14 mai à Ottawa un ou des autobus pour le transport Montréal-Ottawa.


Un autobus nolisé (ou plusieurs, dépendant de la demande) partira à 7h00 au 895, de la Gauchetière ouest, juste de l’autre côté de la Gare Centrale au centre-ville. Il reviendra au même endroit entre 19h00-20h00 le soir. A côté de la gare se trouve un stationnement publique payant. Le coût pour l'aller retour en autobus est de $40 par personne.

Voici l’horaire pour la journée :

7h00 Départ de Montréal pour Ottawa

10h00 Messe à Cathédrale Notre Dame, ou Service de prière à l’église anglicane St. George

12h00 Ralliement sur la Colline parlementaire (mot de bienvenue et présentation)

13h30 Marche dans les rues du centre-ville d’Ottawa

14h45 Témoignage du mouvement « Silent No More Awareness Campaign » sur la Colline parlementaire

16h00 Prière de clôture

17h00 Départ pour Montréal

19h00-20h00 Arrivée à Montréal




Pour s'inscrire ou pour plus de renseignements, appelez Campagne Québec-Vie au (514) 344-2686.

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Enquête sur Développement et Paix

Communiqué de la CECC

Les évêques du Canada établissent un comité d’enquête à la suite des allégations sur Développement et Paix

07 avril 2009

(CECC-Ottawa)… La Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) a demandé à deux évêques de présider un comité d’enquête afin de faire la lumière sur les allégations concernant cinq groupes mexicains qui ont obtenu une aide financière de la part de Développement et Paix.

Ces deux évêques qui se rendront à Mexico, du 15 au 18 avril, sont Mgr Martin W. Currie, archevêque de St. John’s, à Terre-Neuve, et Mgr François Lapierre, P.M.É., évêque de Saint-Hyacinthe, au Québec. Ils seront aidés dans leur tâche par Mgr Mario Paquette, P.H., Secrétaire général de la CECC, et par Mgr Carlos Quintana Puente, C.S.S., Directeur exécutif du Secrétariat pour l’Église en Amérique latine, à la Conférence des évêques catholiques des États-Unis. Les résultats de l’enquête seront ensuite communiqués à la CECC.

Au cours des dernières semaines, on a donné à entendre que quelques groupes du Mexique ayant bénéficié d’une part de financement de Développement et Paix ont manifesté leur appui en faveur de l’avortement. Développement et Paix a obtenu par la suite des informations de la part de ces cinq groupes démontrant qu’ils n’avaient pas fait la promotion ou appuyé l’avortement.

Développement et Paix a aussi annoncé qu’il y aurait « une enquête immédiate auprès des cinq partenaires mexicains pour examiner en profondeur ces allégations ».

Mgr V. James Weisgerber, président de la CECC, a confirmé que cette enquête sera menée par la Conférence épiscopale canadienne. « Cette situation a suscité de nombreuses questions dans l’esprit des catholiques du Canada », a-t-il déclaré. « Il est donc important que nous apportions des réponses aux graves questions qui ont été soulevées. »

Mgr Weisgerber a précisé que le comité d’enquête scrutera les questions qui ont surgi à la suite des allégations mexicaines, en plus de revoir la manière dont Développement et Paix aborde son travail auprès de ses partenaires dans le Tiers Monde. Il a ajouté que les deux évêques chargés de l’enquête de la CECC rencontreront des évêques du Mexique.

Le comité d’enquête déposera ensuite son rapport et fera part de ses recommandations au Conseil permanent de la CECC.

Développement et Paix a été fondé par les évêques du Canada, en 1967, devenant ainsi l’agence officielle de développement et de secours d’urgence dans les pays du Sud. Il agit aussi comme représentant canadien de Caritas Internationalis.

-30-


Source: CECC

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Vidéo de présentation de la marche pour la vie du 14 mai 2009

Des jeunes de partout au Canada seront à Ottawa pour la cause pro-vie le 14 mai prochain.

Visionnez ce vidéo.





http://www.youtube.com/watch?v=JkyLgXe1AyM

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Livre à lire sur l'éthique




sous-titre : À la recherche d'une éthique partagée
auteur(s) : Margaret Somerville
traduction : Rachel Martinez
collection :
format : 6 x 9 po; 15 x 23 cm
nombre de pages : 200
prix : 22 $ CAD
date de parution : avril 2009
isbn : 978-2-89578-154-7
disponibilité au Canada : (code produit : 9782895781547 )


Aperçu

Les avancées en matière de technoscience, de procréatique et de modifications génétiques ne cessent de remettre en question notre humanité. Que signifie en effet être humain à une époque où la science-fiction est devenue une vérité objective qui remet en question l’idée que nous nous faisons de nous-mêmes, la relation que nous avons avec les autres et avec le monde, ainsi que notre façon de donner sens à la vie? Certains diront avec enthousiasme que nous entrons peu à peu dans l’ère posthumaine. Du point de vue éthique, cela soulève des questions fondamentales inédites. Si on souhaite les affronter avec le sérieux qu’elles exigent et avec les outils qu’elles requièrent (raison, imagination, intuition, récits, expérience), il faut envisager d’élaborer une éthique, non pas unanimiste, mais partagée, construite par recoupements et universalisable. C’est à cette entreprise que contribue avec force et éloquence Margaret Somerville, qui dégage dans cet ouvrage les principes généraux qui doivent nous guider à une époque où nos décisions risquent de compromettre l’avenir de l’homme.

Table des matières

Chapitre un
Sur les pas du wallaby éthique: à la recherche d’une éthique partagée

Chapitre deux
Une poésie de l’éthique. Pour un langage de l’imagination éthique

Chapitre trois
Nature ancienne, science nouvelle: le respect de la nature, de l’ordre naturel et de la vie

Chapitre quatre
De l’Homo sapiens au Techno sapiens: protéger ce qu’être humain veut dire

Chapitre cinq
Des vertus anciennes pour le monde de demain afin de préserver notre nature humaine


***
Margaret Somerville est professeur à la faculté de médecine de l’université McGill. Elle occupe la chaire Samuel Gale de la faculté de droit de la même université où elle a fondé le Centre de médecine, d’éthique et de droit. Consultante, elle a travaillé auprès de l’Organisation mondiale de la santé, du Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme et de l’Unesco. Elle a reçu le prix Avicenne pour l’éthique et la science (2004). Les éditions Liber ont également publié Le canari éthique (2003, rééd. poche 2007).





Source:

http://www.editionsliber.org/philosophie/livre.php?idx=284

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Trisomie 21: qui veut faire l'ange fait la bête....

Le programme public de dépistage prénatal de la trisomie 21 est selon ces organismes une atteinte à la dignité humaine. Et l'avortement, n'est-ce pas une atteinte DIRECTE à la dignité humaine ?


Il manque de plus rigoureux bioéthiciens dans cette coalition.

Ils ne vont pas jusqu'au bout dans la défense de la dignité humaine. Pourquoi s'arrêter à mi-chemin ? C'est une triste défense mi-figue mi-raisin.


Dommage.

Campagne Québec-Vie-------------------------------

Formation d'une coalition contre la mise en oeuvre d'un programme public de dépistage prénatal de la trisomie 21

QUEBEC, le 16 avr. /CNW Telbec/ - L'Association du Québec pour
l'intégration sociale (AQIS) et l'Association pour l'intégration sociale
(Région de Québec) (AISQ) initient la formation d'une coalition visant à
contrer le projet du Ministère de la santé et des services sociaux d'offrir
systématiquement, à toutes les femmes enceintes du Québec, un test de
dépistage prénatal de la trisomie 21. En janvier dernier, le Commissaire à la
santé et au bien-être publiait son rapport de consultation sur les enjeux
éthiques, appuyant la mise en oeuvre d'un programme public de dépistage
prénatal de la trisomie 21.

Pour nos deux organismes, le potentiel discriminatoire ainsi que
l'eugénisme entraîné par la sélection des enfants à naître constituent un
dilemme éthique amenant nécessairement à faire un choix entre les motivations
individuelles ou collectives. Accepter un tel programme public de dépistage
prénatal signifie le cautionnement d'une discrimination supportée
idéologiquement et financièrement par l'Etat à l'égard des personnes vivant
avec une déficience intellectuelle. Comment ne pas parler d'eugénisme alors
que la France, qui applique le même type de programme depuis 1996, affiche un
taux d'interruption médicale de grossesse de 95% lors d'un dépistage positif
de la trisomie 21. En outre, comme l'écrivait le Dr Yves Bolduc, maintenant
ministre de la Santé et des Services Sociaux, dans l'article "Réflexion
éthique sur les orientations du gouvernement québécois - Faut-il étendre le
dépistage génétique à tout le Québec?" du journal Le Devoir (2004) : "...un
dépistage de masse lancé par le gouvernement, accompagné d'un service de
conseil génétique, ciblant formellement cinq maladies spécifiques, constitue
déjà en soi un message clair qui peut aussi entraîner des effets pervers.
Pensons, entre autres, aux pressions de leur milieu social et familial pouvant
s'exercer sur les personnes refusant de se soumettre aux tests et aux effets
sur leur perception d'elles-mêmes des personnes et familles touchées par ces
maladies."

Peu importe les mesures qui seront prises pour bien informer les parents,
pour faire connaître la déficience intellectuelle ou pour permettre un choix
éclairé, un tel programme public de dépistage prénatal restera intrinsèquement
discriminatoire puisqu'il porte atteinte, selon nous, à la dignité humaine des
personnes vivant avec une déficience intellectuelle. Comment se sentira une
personne trisomique lorsqu'elle prendra conscience que son gouvernement
organise et consent à l'élimination des personnes comme elle! Et qu'en
sera-t-il des autres différences qui pourront éventuellement être
diagnostiquées? Il est grandement temps que s'arrête l'intolérance à la
diversité.

Notez que l'AQIS ainsi que l'AISQ ne renient pas le droit des femmes à
l'avortement. Celui-ci permet l'interruption d'une grossesse non désirée sans
connaître les caractéristiques génétiques ou physiques du foetus alors que le
dépistage prénatal permet l'interruption d'une grossesse selon des
caractéristiques génétiques.
C'est donc à la sélection humaine et à
l'eugénisme sous-jacent que nous nous opposons.

L'AQIS et l'AISQ, organismes communautaires pour la défense des droits
des personnes vivant avec une déficience intellectuelle, réaffirment leur
opposition. Déjà, plusieurs organismes et citoyens ont manifesté leur appui à
la coalition qui verra officiellement le jour le mois prochain. Nous invitons
donc toute personne ou organisme intéressé à communiquer avec nous.


Source ICI

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Réflexion sur le lynchage médiatique de Benoît XVI

LYNCHAGE MÉDIATIQUE

Par Jacques Brassard


Le départ de George W. Bush de la Maison Blanche a laissé un grand vide dans l’univers médiatique puisque, désormais, le rôle de Monstre sans-cœur et sans âme se trouve à ne plus être assumé par personne. Qu’à cela ne tienne, nos faiseurs d’opinion de gauche et nos gérants d’estrade « progressistes » ont vite fait de le remplacer. Je vous présente donc leur nouveau Monstre : Benoît XVI! Qu’il vous suffise, à cet égard, de lire la diatribe dégoulinante de fiel et de virulence de l’écrivain gauchiste Gil Courtemanche --publiée dans le Devoir du 29 mars-- pour constater que le pape est déjà victime, en tant que successeur de Bush dans le rôle de « Monstre à tout faire », d’un répugnant lynchage médiatique.



« Le pape dans ses vêtements immaculés, écrit Courtemanche, annonce la mort nécessaire. La mort ne le dérange pas. Il croit sûrement qu’il sera admis au Paradis. Eh bien non; si Dieu existe, le pape ira en enfer, comme le meurtrier qu’il est. » Exorbitante accusation : le chef de l’Église ne serait rien de moins qu’un assassin dégoûtant! Mais quel est donc l’horrible crime qu’il a commis? Il aurait déclaré, nous annonce tous les médias, que la distribution de préservatifs ne mettra pas fin à l’épidémie de sida en Afrique. Aussitôt, ce fut le lynchage. Accompagné de hurlements diffamatoires : « ayatollah catholique » ( dixit Courtemanche ), assassin, crimes contre l’humanité!



Comme je suis d’un naturel sceptique, j’ai voulu, devant ce déchaînement de haine, savoir ce que le pape avait vraiment dit. Avait-il réellement lancé, en Afrique, un interdit sur les préservatifs? Pas du tout! Il a simplement affirmé que le fléau du sida ne pourra pas régressé uniquement par la distribution de préservatifs. Le pape n’a jamais demandé de mettre un terme à l’utilisation du condom en Afrique, il a incité à y ajouter une approche morale. Convenons qu’introduire une dimension éthique dans le combat contre une pandémie d’une telle ampleur constitue sans doute un sujet… discutable, mais aucunement scandaleux ni odieux.



Le plus bel exemple du succès de cette combinaison de moyens matériels ( préservatifs ) et de comportements humains pour faire reculer ce fléau, c’est le cas de l’Ouganda. Le frère combonien Danieli Giovani Giusti, médecin ayant une expérience de 30 ans dans des hôpitaux ougandais, explique très bien comment, en Ouganda, on a réussi à faire passé la fréquence d’infection de 15% en 91 à 5% en 2001. « La campagne de conscientisation, nous dit-il, a été centrée sur le modèle ABC. On demande l’abstinence aux personnes insuffisamment mûres pour exprimer leur sexualité ( jeunes et ados ), on préconise la fidélité avec les partenaires de préférence à la promiscuité pour les personnes sexuellement actives et, pour ceux qui n’entrent pas dans ces deux catégories, l’utilisation de préservatifs en remplacement. Le gouvernement ougandais a soutenu cette campagne en dépit de nombreuses pressions…Et le facteur principal de ce succès résulte de l’éducation et du changement de comportement. » Mais selon les standards des lyncheurs médiatiques du pape, cette stratégie ougandaise serait criminelle et meurtrière.



Courtemanche nous dévoile son expertise en matière de sida : « S’il y a un sujet que je connais un peu, c’est celui du sida en Afrique…J’ai marché dans les couloirs des mouroirs africains. » Admirable compassion! Ce qui ne l’empêche pas de proférer une fausseté en affirmant péremptoirement que le condom est « le seul moyen de lutter contre le sida en Afrique. » C’est un moyen, certes, mais il y en a d’autres. « L’expérience sur le terrain, déclare le frère Giusti ( qui a fait plus que déambuler dans les mouroirs africains, il a dispensé des soins aux sidéens ougandais pendant 30 ans ), a démontré que dans les pays où l’on a tout misé sur les préservatifs, on n’a pas obtenu des résultats aussi satisfaisants que ceux de l’Ouganda. »



Le déchaînement médiatique contre le pape est d’une indécence et d’une répugnance à vous donner la nausée. On croupit dans la désinformation la plus malhonnête. Et dans la plus sordide diffamation. Une étudiante de l’École Nationale de l’Humour, André-Anne LeBlanc admoneste ainsi grossièrement le pape : « De simple méchant pape, tu t’es changé en assassin! » Elle se croit sûrement très drôle! Concluons par cette citation de Jean Yves Naudet, président de l’association des Économistes catholique de France : « La pensée de l’Église en général et de Benoît XVI en particulier est nuancée, complexe, riche. Elle ne se résume pas en deux ou trois slogans, reprenant des bouts de phrases sorties de leur contexte. Certes, personne n’est obligé d’être catholique où d’avoir la foi et de partager les idées de l’Église. Mais tout le monde a un devoir d’honnêteté. Transformer le pape en bouc émissaire universel est une malhonnêteté. Prétendre l’opposer à Jean-Paul II est un mensonge. »



Texte paru dans Le Quotidien 8 avril 2009

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Marche pour la vie: 14 mai 2009

Campagne Québec-Vie incite tous ces membres et sympathisants du Québec à venir participer à la marche pour la vie à Ottawa le 14 mai prochain.


Après plus de 40 ans de pratique d'avortement au Canada, il est plus que temps de démontrer notre opposition à cette pratique néfaste pour le Canada et pour le Québec.

Nous espérons grandement une mobilisation du Québec des communautés, des familles, des Évêques et des parlementaires du Québec.




Tout les détails ICI.

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