Ne baissons pas les bras face à la menace de censure
Aujourd'hui, en ce mercredi des cendres, commence le carême, une période où l'on fait pénitence pour se préparer à la résurrection du Christ à Pâques, une période où l'on est tout spécialement invité à s'éloigner du péché.
« Péché » ! certains trouvent « haineux » que l'on qualifie comme tel certaines pratiques, rejetant la distinction que les chrétiens font entre le péché et le pécheur.
Or, avec le projet de loi C-9 visant à combattre la « haine », les libéraux de Mark Carney mettent précisément en danger notre capacité à dénoncer la malice des pratiques peccamineuses, étape nécessaire à l'appel à la conversion.
Au sujet de C-9, Campagne Québec-Vie, représenté par son président Georges Buscemi, a déposé à Ottawa avec plusieurs organismes pro-vie des pétitions contre ce projet de loi. Nous avons tenu une conférence de presse le même jour pour expliquer le but de notre démarche. Voir la vidéo ici.

De gauche à droite, David Cooke, Brandan Tan et Pete Baklinski de la Coalition nationale pour la vie, Gregory Tomchyshyn de CitizenGo et Georges Buscemi de Campagne Québec-Vie.
Notre propre pétition contre C-9 est rendue à 1025 signatures, un grand merci à tous ceux qui ont signé. Si vous n'avez pas encore signé, nous vous invitons à le faire, nous devons envoyer le message au gouvernement canadien que les citoyens ne veulent pas être censurés sous prétexte de « haine ».
Notre travail d'information sur les réseaux sociaux se poursuit. Nous avons dernièrement publié sur Facebook un post au sujet du phénomène émergent des jeunes hommes au début de la vingtaine qui ont recours à la vasectomie au Québec. Notre publication été vue plus de 500 000 fois, attirant certes un fort lot de gens opposés à notre vision sur la question. Néanmoins, cet enjeu particulier n'est pas sans troubler un certain nombre de gens.
Mathieu Bock-Côté, de son côté, a écrit une chronique dans le Journal de Montréal en réaction de l'article, publié dans le même journal, rapportant la démarche d'un jeune homme ayant eu recours à la stérilisation. Dans son article, MBC déplore qu'un aussi jeune homme eût renoncé à la faculté de donner la vie, geste qu'il pourrait regretter plus tard, résumant ce phénomène à un épuisement de l’instinct vital dans la société.
Enfin, je désire mentionner ici plusieurs de nos événements qui sont en cours ou qui auront lieu dans les mois à venir :
- Les 40 Jours pour la Vie, une action continue de témoignage pro-vie pendant 40 jours, du 18 février au 29 mars, de 7h à 19h (contact : Brian Jenkins au (438) 930-8643).
- Génération Vie : une conférence qui aura lieu le 25 avril prochain visant à rassembler les pro-vie pour l'établissement d'une culture de vie au Québec.
- La Marche pour la vie d'Ottawa, 14 mai de 12h à 16h sur la Colline du Parlement, le plus grand rassemblement pro-vie à travers tout le Canada.
- La Marche pour la vie de Québec, 30 mai, un événement incontournable pour répandre le message pro-vie dans la sphère publique.
Cordialement,
Pour la Vie,
Augustin Hamilton
Ils vous convaincront de « haine »
Le projet de loi C-9 des libéraux poursuit son chemin à travers le processus législatif. C-9, intitulé « Loi visant à lutter contre la haine », redéfinirait la « haine » de façon vague, tout en rendant plus sévère les peines pour les crimes motivés par la « haine ».
Il y a également le danger que l'amendement — visant à supprimer la défense religieuse de bonne foi du Code criminel — qui a fait l'objet d'une entente entre le Bloc et les libéraux soit incessamment rajouté audit projet de loi. Et quand on sait qu'un libéral aussi haut placé que le ministre de l'Identité et de la Culture canadienne, Marc Miller, a expressément désigné certains passages de la Bible comme étant « haineux » à l'égard des homosexuels et a évoqué l'idée qu'ils pourraient faire l'objet de poursuites, il y a de quoi être inquiet…
Lisez ici une analyse du projet de loi C-9.
Pour sensibiliser les citoyens et les politiciens canadiens aux dangers de C-9, plusieurs groupes pro-vie et pro-famille, dont Campagne Québec-Vie dans la personne de son président, Georges Buscemi, et la Coalition nationale pour la vie ont décidé de tenir un point de presse aujourd'hui à Ottawa. M. Buscemi participera également ce jour-là à une émission de Théovox Actualités sur le même sujet.
Pour contrer cette censure, présentée sous guise de lutte contre la « haine », nous vous invitons à signer notre pétition contre le projet de loi C-9. Si nous ne faisons pas entendre nos voix, jusqu'où ira l'appétit de censure du gouvernement libéral (et de ses alliés) contre les chrétiens et les gens de bon sens ?
Cliquez ici pour la pétition contre le projet de loi C-9.
Notre campagne de financement pour notre service « Enceinte et Inquiète ? » a été menée jusqu'au bout avec succès grâce à votre générosité, dépassant le but 15 000 $ que nous avions fixés, pour atteindre les 18 000 $ !
Un grand merci à tous ceux qui ont participé, votre soutien nous permet d'atteindre en ligne plus de femmes enceintes dans le besoin et de leur venir en aide, avant qu'elles aient commis l'irréparable. Votre soutien nous permet également d'organiser un réseau d'aide concrète à travers le Québec.
Merci encore,
Pour la Vie,
Augustin Hamilton
P.S. N'oubliez pas signer la pétition contre la loi de censure C-9.
1 réaction Lire la suiteAnalyse du projet de loi C-9

Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : motortion/Adobe Stock
Signez la pétition contre le projet de loi C-9
Le projet de loi C-9, intitulé « Loi visant à lutter contre la haine », déposé par le gouvernement libéral de Mark Carney le 19 septembre 2025 pose un grave danger de censure à la liberté d’expression des Canadiens chrétiens, pro-vie et pro-famille, dont les propos sont souvent qualifiés de « haineux » par leurs opposants pour la simple raison que le discours en question critique l’idéologie de ces derniers.
En ce qui nous concerne, C-9 propose :
- de redéfinir la haine,
- de créer la nouvelle catégorie d’infractions « motivées par la haine » comme facteur aggravant lors de la commission d’un crime.
- et de faciliter la poursuite des crimes « haineux » en retirant « l’exigence de consentement préalable du procureur général aux poursuites pour des infractions de propagande haineuse ».
La « haine » (comprise ici comme sentiment) a été définie par la jurisprudence comme suit dans le jugement de la Cour suprême du Canada R. c. Keegstra : la haine « désigne une émotion à la fois intense et extrême qui est clairement associée à la calomnie et à la détestation », et « La haine suppose la destruction [.] [Elle représente] une émotion qui, si elle est dirigée contre les membres d’un groupe identifiable, implique que ces personnes doivent être méprisées, dédaignées, maltraitées et vilipendées, et ce, à cause de leur appartenance à ce groupe. »
Or, le projet de loi C-9 établit la « haine » comme suit : « Sentiment plus fort que le dédain ou l’aversion et comportant de la détestation ou du dénigrement. » Nous voyons déjà que la définition est beaucoup plus floue et ne comporte pas l’idée de maltraitance, par exemple, ce qui ouvre largement la porte à des estimations à degrés variables au sein des tribunaux et commissions chargés de juger des cas de « haine ».
1 réaction Lire la suiteUn pro-vie conteste une amende reçue pour port d'affiches à Sherbrooke

Brian Jenkins portant un placard indiquant « Prions pour la fin de l’avortement ».
Communiqué de presse du Centre juridique pour les libertés constitutionnelles.
SHERBROOKE, QC : Le Centre juridique pour les libertés constitutionnelles (CJLC) annonce que des avocats déposent une contestation constitutionnelle au nom de Brian Jenkins, à la suite d’une amende imposée par la police locale pour avoir exprimé pacifiquement ses opinions lors d’un rassemblement public à Sherbrooke.
Jenkins, directeur des relations communautaires pour un organisme sans but lucratif, participait à un rassemblement pro-vie le 1er novembre 2025 sur la rue Belvédère. Il portait alors un placard à l’avant et à l’arrière de son corps, affichant ses convictions. Un policier lui a remis une contravention en vertu d’un règlement municipal interdisant l’utilisation de « placards portés » (sandwich boards) dans les lieux publics.
Or, le règlement de la Ville de Sherbrooke vise explicitement et uniquement la publicité et la sollicitation commerciales. M. Jenkins ne faisait aucune publicité, ne vendait rien et ne promouvait aucune activité commerciale.
Jenkins a déclaré : « J’ai été surpris qu’on me dise que je contrevenais à un règlement municipal, d’autant plus que je n’avais jamais été interpellé au cours des quatre dernières années alors que je menais exactement la même activité. »
L’avocat constitutionnaliste Olivier Seguin a ajouté : « Il s’agit d’un cas où les forces de l’ordre ont non seulement appliqué un règlement de manière manifestement illégale, mais ont aussi tenté de l’utiliser pour faire taire une expression qui ne leur plaisait pas. »
« Dans une société moderne où presque tous les aspects de la vie sont réglementés, il est essentiel que les règles soient appliquées pour des objectifs légitimes et pertinents, et non à des fins de persécution », a-t-il poursuivi.
Cette affaire soulève des préoccupations plus larges quant à l’utilisation abusive de règlements municipaux pour restreindre l’expression pacifique sur des enjeux d’intérêt public, même lorsque le cadre juridique limite clairement l’application à des activités commerciales.
La date d’audience n’a pas encore été fixée.
1 réactionVictoires et défaites au congrès conservateur

Congrès du Parti conservateur à Calgary, 2026.
Par Jeff Gunnarson (Coalition Nationale pour la vie) — Traduit par Campagne Québec-Vie
Bon sang, j’ai un rapport plein d’action et de rebondissements à vous présenter aujourd’hui !
Il y a eu du chaos et un de ces tollés sur les réseaux sociaux, et tout a commencé par la défense de la vérité dans la fosse aux lions.
L’équipe d’action politique de la CNV est de retour de Calgary, où elle a participé au congrès national du Parti conservateur du Canada.

De gauche à droite : Jack Fonseca, Josie Luetke, Debbie Duval, Gideon Spevak, Chris Murawsky et Arpad Nagy au Congrès du Parti conservateur.
Dans l’ensemble, le congrès du PCC a été un grand succès ! Voici une liste de nos victoires :
- Cinq amendements constitutionnels ont été adoptés. Ceux-ci rendront plus difficile pour les conservateurs rouges corrompus de truquer les nominations, de disqualifier injustement les candidats pro-vie et de manipuler les dates pour organiser des nominations non démocratiques.
- 10 résolutions politiques en faveur de la foi et de la liberté ont été adoptées. Elles comprennent notamment l’engagement à protéger les organisations caritatives chrétiennes (dont celles qui sont pro-vie), la promesse de protéger les professionnels agréés contre le retrait de leur licence pour le simple fait d’avoir exprimé leur opinion ou refusé de tenir des propos imposés, l’engagement à s’opposer au gel ou au bannissement bancaire politique, et la promesse de retirer le financement de la CBC, favorable à l’avortement, et bien d’autres encore.
- Neuf des onze sièges vides lors des élections du Conseil national ont été remportés par des candidats favorables à la base conservatrice. Ces personnes s’opposeront à toute tentative de truquer les nominations, de nommer des candidats de manière non démocratique et de disqualifier injustement les militants pro-vie. C’est très important, car cela garantira l’élection d’un plus grand nombre de candidats socialement conservateurs au Parlement.
Le Conseil de l'Europe vote l'interdiction des « thérapies de conversion »

Par Andreas Wailzer — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : zinkevych/Adobe Stock
30 janvier 2026 (LifeSiteNews) — Le Conseil de l'Europe a voté en faveur d'une résolution exigeant l'interdiction des « thérapies de conversion », y compris les prières concernant « l'identité ou l'expression de genre ».
Jeudi, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a voté en faveur de la résolution antithérapie de conversion présentée par Katharine Helen Osborne, membre du Parti travailliste britannique et militante LGBT.
Selon le site internet de l'Assemblée, le Groupe socialiste (SOC), la Gauche unitaire européenne (GUE) et la plupart des membres du groupe libéral ALDE ont voté en faveur de la motion, tandis que le Parti populaire européen (PPE/CD) était divisé sur la question. Les Conservateurs européens (ECPA/ECR) l'ont rejetée à la quasi-unanimité.
Le texte de la résolution définit les « pratiques de conversion » ou « thérapies de conversion » comme « tout effort ou mesure visant à modifier, réprimer ou supprimer l'orientation sexuelle, l'identité de genre ou l'expression de genre d'une personne, sur la base de la fausse croyance que ces aspects fondamentaux de l'identité d'une personne sont pathologiques ou indésirables ou peuvent d'une manière ou d'une autre être modifiés ».
1 réaction Lire la suiteAssurez une présence auprès des femmes enceintes et inquiètes
Nous sommes au dernier jour de notre campagne éclair pour Enceinte et inquiète. Notre objectif : 15 000 $ en deux semaines. À l’heure où je vous écris, nous avons atteint 12 800 $, ce qui représente 85 % de l’objectif.
Il ne nous manque plus que 2 200 $.
Ces histoires que vous avez lues — la jeune mère à Montréal sauvée à temps, l’infirmière pro-vie qui a parlé au moment décisif, la grand-mère qui a cherché de l’aide de l’autre côté de l’océan — montrent l'importance d'une présence au moment crucial. C'est cette présence que nous voulons assurer grâce à votre soutien.
Nous ne sommes plus qu'à quelques pas de notre but et nous pouvons y arriver.
Pourquoi cette dernière poussée est-elle capitale ?
Enceinte et inquiète ne fonctionne ni sur rien ni par hasard, cet organe a un but bien précis :
- assurer une présence visible en ligne quand une femme cherche tard le soir ;
- répondre rapidement et humainement lorsqu’elle appelle ;
- former et coordonner un réseau discret de bénévoles et de professionnels ;
- offrir une véritable alternative avant que le geste irréversible ne soit posé.
Nous savons — les études le montrent — que des milliers d’avortements ont lieu faute de soutien au moment précis de la crise. Nous savons aussi que lorsque quelqu’un intervient à temps, la vie peut gagner.
La différence tient parfois à une conversation, à une explication, à une présence, à un numéro trouvé sur Internet. Et cela dépend de nous.
2 200 $ pour atteindre le but
À ce stade, ce n’est plus une grande montagne, nous franchirons la ligne d'arrivée aujourd'hui si :
- 26 personnes donnent 100 $ ;
- ou 52 personnes donnent 50 $ ;
- ou quelques donateurs font un don plus important.
Je vous demande donc, si vous le pouvez, de poser un geste final et généreux.
Nous savons que vous pouvez le faire, votre générosité a déjà permis d’atteindre 85 % en deux semaines. Ce dernier 15 % est à notre portée, ne laissons pas cette campagne s’arrêter à quelques pas du but. Terminons-la ensemble, terminons-la forts, parce qu’au bout du compte, il ne s’agit pas d’un chiffre.
Il s’agit d’une femme en détresse qui cherche.
Il s’agit d’un bébé qui pourrait vivre.
Il s’agit d’un réseau qui doit être prêt.
Merci de faire partie de cette œuvre concrète, stratégique et vitale.
Avec toute ma reconnaissance,
Augustin Hamilton
P.S. Il manque 2 200 $ pour atteindre les 15 000 $.
C’est le dernier jour.
Si vous attendiez le moment pour agir, c’est maintenant.
Et si la majorité des avortements avaient lieu simplement parce que personne n’est intervenu ?
Il se pratique environ 20 000 avortements par année au Québec et 100 000 au Canada. Cela représente 54 avortements par jour au Québec — environ deux par heure — et 274 par jour à l’échelle canadienne.
Depuis la décision Morgentaler de 1988, les établissements pratiquant l’avortement ne sont plus tenus d’indiquer la raison de l’intervention. Nous ne pouvons donc pas savoir avec certitude pourquoi des milliers de Canadiennes choisissent aujourd’hui l’avortement. Toutefois, des études antérieures de grande ampleur nous donnent des indications importantes.
Une importante étude pro-avortement de Guttmacher (2004) a révélé que moins de 1 % des avortements étaient dus à un viol et moins de 0,5 % à l’inceste. Les raisons invoquées étaient, de loin, d’ordre socio-économique : pressions financières, crainte d’un bouleversement de vie, contexte relationnel.
Plus récemment, une étude de 2023 a mis en lumière un fait encore plus frappant : 60 % des femmes interrogées ont affirmé qu’elles auraient préféré mener leur grossesse à terme si elles avaient reçu davantage de soutien ou une meilleure sécurité financière.
Si ce constat se confirme — et si les femmes du Québec et du Canada sont globalement comparables à leurs homologues américaines —, cela signifie qu’une part importante des avortements pourrait être évitée si les femmes en situation de crise étaient rejointes à temps, avant d’entrer dans une clinique d’avortement.
Les lois et les tribunaux comptent.
Mais ces données nous disent quelque chose d’essentiel :
tout dépend largement de la visibilité et de l’accessibilité de l’aide au moment précis de la crise.
Au moment où je vous écris, 8 820 $ ont déjà été amassés dans le cadre de notre campagne éclair de financement pour notre service d’aide aux femmes enceintes Enceinte et inquiète. Il reste 5 jours, et 6 180 $ à recueillir pour que ce service soit pleinement visible auprès des femmes en détresse au moment critique.
👉 Donnez aujourd’hui si vous le pouvez >>
Laissez un commentaire Lire la suiteUne euthanasie rapide...

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : jokekung/Adobe Stock
Un rapport de l’Ontario MAiD Death Review Committee sur l’euthanasie en 2024 fait état d’un cas qui devrait inquiéter quiconque se soucie un tant soit peu de la pente glissante dans laquelle le Canada s’est engagé en légalisant l’euthanasie il y a dix ans.
Il s’agit du cas d’une femme âgée de 80 ans, appelée Mme B qui avait récemment subi une opération du cœur et qui souffrait de complications postopératoires requérant d’autres interventions. Comme l’état de Mme B s’empirait, elle décida donc d’arrêter les traitements pour commencer à la place les soins palliatifs.
À un moment donné, Mme B aurait dit à sa famille qu’elle désirait recevoir l’euthanasie. Le mari de Mme B demanda un rendez-vous avec un évaluateur. Quand ce dernier fut arrivé, elle « déclara à l’évaluateur de l’AMM qu’elle souhaitait retirer sa demande, invoquant des valeurs et des croyances personnelles et religieuses », selon le rapport, et assura sa préférence pour les soins palliatifs à la maison ou en maison de soins.
Le matin suivant, Mme B et son mari se présentèrent à l’urgence de leur hôpital local. Là, le personnel médical nota que le mari de Mme B éprouvait un épuisement relatif aux soins qu’il procurait à sa femme. Comme l’état de Mme B était stable, elle fut renvoyée à la maison avec soins palliatifs continus. Son médecin la référa pour la faire admettre en maison de soins palliatifs en raison de l’état de son mari. La demande de Mme B fut cependant rejetée parce qu’elle ne répondait pas aux exigences de fin de vie et une proposition de soins à long terme fut faite.
Le mari de Mme B contacta le même jour le service d’euthanasie pour une évaluation « urgente » du cas de Mme B. Un évaluateur différent de celui du jour précédent approuva Mme B pour l’euthanasie. Le premier évaluateur fût ensuite contacté pour ratifier l’approbation de l’autre évaluateur, cependant le premier a exprimé ses inquiétudes quant à l’« urgence » du cas et a partagé son opinion selon laquelle il nécessitait une évaluation approfondie, craignant notamment qu’une certaine forme de coercition fût appliquée en raison de l’épuisement du mari de Mme B — il a donc proposé de visiter Mme B le lendemain. Las ! Pour le service d’euthanasie ça ne pouvait apparemment pas attendre... la proposition a été rejetée pour raison d’« urgence », un troisième évaluateur a été contacté, lequel a ratifié l’approbation, et l’euthanasie a été pratiquée le soir même...
Le cas soulève plusieurs questions, notamment quant au consentement de Mme B qui a pu être grandement influencé par son mari, lequel, on le sait, éprouvait de l’épuisement. L’« urgence » du cas est plus que contestable, comment peut-il y avoir urgence de tuer un patient ? La rapidité avec laquelle le service d’euthanasie a tassé le premier évaluateur pour s’en magasiner un troisième est extrêmement troublante.
1 réactionPlus que 8 jours : de sauver des bébés à équiper une province pour la vie
Il ne reste plus que 8 jours à notre campagne éclair pour Enceinte et Inquiète, notre service d’aide et de référence pour les femmes enceintes en difficulté. Jusqu’à présent, vous nous avez permis de recueillir 6 074 $ sur notre objectif de 15 000 $. Il reste donc 8 926 $ à amasser.
Cette campagne vous a déjà montré deux réalités puissantes.
D’abord, ce bébé sauvé parce qu’une grand-mère africaine a trouvé Enceinte et Inquiète en ligne et a osé demander de l’aide à travers les continents. Ensuite, ce bébé sauvé dans un hôpital de Montréal parce qu’une infirmière pro-vie a eu la lucidité et le courage de parler quand tout se jouait.
Si vous avez manqué ces récits, vous pouvez les lire ici :
- La grand-mère africaine et son petit-enfant à naître.
- L’infirmière à l’hôpital et la mère qui a choisi la vie.
Ces histoires montrent ce que fait Enceinte et Inquiète quand la crise éclate.
Mais aujourd’hui, je veux vous montrer quelque chose d’aussi essentiel : ce que nous faisons avant que la crise n’arrive.
L’un des objectifs fondamentaux d’Enceinte et Inquiète n’est pas seulement de répondre aux appels d’urgence, mais aussi de former et d’équiper des bénévoles de tous horizons pour défendre la vie là où ils vivent déjà.
Médecins.
Infirmières.
Étudiants.
Parents.
Retraités.
Des gens ordinaires, animés d’un amour et d’un courage extraordinaires.
Quand ils sont formés, encouragés et soutenus, ils deviennent des instruments de vie dans leurs propres milieux.
Tout récemment, notre collègue Arpad a été invité à donner une conférence à Edmonton, au centre The Back Porch, un centre d’aide aux femmes enceintes situé juste en face d’une clinique d’avortement.

Arpad Nagy faisant une présentation à Edmonton.
La présentation a abordé notamment :
- l’histoire et les racines culturelles du Québec,
- l’impact de la Révolution tranquille,
- les raisons de la fondation de Campagne Québec-Vie,
- le rôle actuel d’Enceinte et Inquiète,
- la vitalité renouvelée du mouvement pro-vie au Québec,
- et ce que l’avenir réserve à la défense de la vie dans notre province.
Il y avait café, collations, échanges et une longue période de questions. Les participants ont été profondément reconnaissants. Et surtout, des ponts se sont créés entre le Québec et l’Alberta, entre des gens qui partagent la même mission, mais qui travaillent trop souvent isolés les uns des autres.
L’événement était accueilli par Rachel, la directrice du centre, et organisé en collaboration avec Edmonton Pro-Life.

Lori d'Edmonton Pro-Life, Rachel du centre de grossesse d'Edmonton et Arpad de CQV.
C’est exactement ce que nous voulons faire ici, au Québec, en 2026.
Nous préparons l’organisation d’un congrès annuel Enceinte et Inquiète pour les bénévoles pro-vie, avec des ateliers, des formations pratiques, des moments d’encouragement et de réseautage. Ce sera un lieu pour :
- prendre confiance,
- acquérir des outils concrets,
- recevoir un soutien moral et spirituel,
- et réaliser que l’on n’est pas seul.
Car bien souvent, il suffit d’un exemple et d’un encouragement pour que quelqu’un ose aller à contre-courant et fasse le bien auquel il est appelé, comme personne de conscience et enfant de Dieu.
Votre don aujourd’hui ne répond pas seulement aux crises. Il équipe ceux qui y répondront demain.
Il nous aide à recruter, partout au Québec, des bénévoles capables de sauver des vies là où ils vivent, grâce aux outils, aux conseils et au courage reçus par notre intermédiaire.
Avec 8 jours restants et encore 8 926 $ à amasser, nous avons un besoin urgent de votre soutien pour terminer cette campagne en force.
Donnez aujourd’hui pour soutenir :
- notre travail de réseautage à l’échelle canadienne,
- la formation et l’encouragement de nos bénévoles,
- et l’organisation de la future convention Enceinte et Inquiète au Québec.
Ensemble, nous ne faisons pas que sauver des vies. Nous formons une génération prête à défendre la vie partout où Dieu la place.

Merci d’être à nos côtés.

Georges Buscemi
Président
Campagne Québec-Vie
P.S. Nous avons recueilli 6 074 $ jusqu’à maintenant, et il ne reste que 8 jours pour atteindre notre objectif de 15 000 $. Votre don aujourd’hui finance la formation des bénévoles, le réseautage et la future convention Enceinte et Inquiète au Québec. Aidez-nous à bâtir cette armée de conscience dont notre province a un si grand besoin :
1 réaction Lire la suite