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L’entreprise canadienne de mode Simons fait de la publicité pour ses produits en promouvant l’euthanasie

Par Alex Schadenberg (Coalition pour la prévention de l’euthanasie) — Photo : Freepik

Simons, entreprise de mode canadienne, a produit une publicité pour ses produits en promouvant en même temps l'euthanasie.

La vidéo intitulée : All Is Beauty — commence par l’affirmation suivante : mourir à l’hôpital n’est pas naturel, ce n’est pas doux, dans ce type de moments on a besoin de douceur.

Beaucoup de gens sont d’accord pour dire que mourir dans un hôpital n’est pas naturel, mais tuer n’est pas naturel non plus.

Les mots suivants apparaissent alors sur l’écran : La plus belle des sorties.

La vidéo continue avec des scènes chaleureuses de nature, d’amitié et le commentaire de la femme qui va bientôt mourir par euthanasie (AMM). Elle dit :

« Il faut parfois mourir pour comprendre ce que c’est que de vivre. »

Que dira ce message à une personne qui vit avec des idées suicidaires ?

Nous avons tous le souhait que l’on se souvienne de nous et de vivre une vie complète, avec des amis, des expériences, de la beauté et de la joie. Simons a créé un concept publicitaire qui vend ses produits comme faisant partie d’une « vie complète » et la mort par euthanasie (AMM) comme l’accomplissement d’une « vie complète ».

Le passage de 3 minutes est magnifiquement produit, mais la réalité est tout autre.

L’euthanasie consiste à tuer. Tuer n’est pas beau. L’euthanasie ne consiste pas à vivre une vie complète, elle ne consiste pas à prendre soin de quelqu’un, mais à l’abandonner à la mort. Il ne s’agit pas de s’épanouir, mais de mettre fin à une vie sans épanouissement. Il ne s’agit pas d’amitié et d’adieu, mais de mettre fin à une vie sans adieu.

La publicité se termine par un hommage à Jennyfer, décédée en octobre 2022.

Avant d’acheter des produits de Simons, n’oubliez pas à qui vous donnez votre argent. Peut-être est-il préférable d’acheter chez leurs concurrents ?

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Comment se forment les États

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Moissonneurs rentrant à la maison, par Lajos Deak Ebner (1850-1934). — Trouver la bonne image pour illustrer un tel titre n’est pas aisé, celle-ci représente des paysans dans une de leurs activités, qui souvent, dans un contexte non industriel, sont effectuées en famille étendue. C’est de cette société familiale et de ses aspects plus développés dont traite le présent article ci-dessous.

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Galerie nationale hongroise/Wikimedia Commons

Comment restaurer notre société actuellement en décadence ? Il faut pour cela étudier la façon dont se forment les États afin de restituer les conditions dans lesquelles ils peuvent se maintenir. Mgr Henri Delassus (1836-1921) explique dans son livre Le Problème de l’heure présente : antagonisme de deux civilisations (édition 1904, Source gallica.bnf.fr/BnF) comment la famille a formé par son élargissement progressif fondement et la structure de l’État.

Ci-dessous, je vous présente le 48e chapitre de son œuvre, Comment se forment les États. D’autres chapitres, précédents et suivants, seront publiés hebdomadairement. Pour les besoins du présent l’article, j’ai changé la numérotation des notes du texte original. Notez que j’ai laissé l’orthographe originale telle quelle. Remerciements à Voice of the Family qui a publié une série semblable. — A.H.

Comment se forment les États

Rétablir l’ordre dans les esprits et le rétablir dans le monde du travail, ne suffît point pour faire rentrer la société dans les voies de la vraie civilisation. Il faut aussi le rétablir dans la société elle-même, et pour cela restaurer la vérité sociale en même temps que la vérité économique et la vérité religieuse.

La vérité sociale est à l’opposé de l’utopie démocratique.

L’utopie démocratique, c’est l’égalité. La démocratie rêve un état social n’ayant égard qu’aux individus, et à des individus socialement égaux.

Ce n’est pas ce que Dieu a voulu. Pour nous en convaincre, nous n’avons qu’à considérer ce qu’il a fait.

Dieu aurait pu créer directement chaque homme, comme il créa Adam. Ainsi avait-il fait pour les anges. Et cependant là même il ne voulut point l’égalité ! Il fit que chaque ange fût à lui seul une espèce distincte, répondant à une idée particulière, et ces idées réalisées, se graduant dans leur être, comme elles l’étaient dans la pensée divine.

Le genre humain formant une espèce unique, l’égalité y aurait régné si nous avions reçu directement l’existence des mains du Créateur. Il avait d’autres desseins. Il voulut que nous reçussions la vie les uns des autres, et que par là nous fussions constitués, non dans la liberté et l’égalité sociales, mais dans la dépendance de nos parents, et dans la hiérarchie qui devait naître de cette dépendance.

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Pourquoi encore une fois le Québec ?

Encore une fois — et c’est à ma grande honte et douleur — le Québec initie au Canada la prochaine étape dans sa course vers l’abîme. C’est le Dr Louis Roy, représentant le Collège des médecins du Québec devant le Comité mixte spécial de la Chambre des communes sur « l’Aide médicale à mourir », qui dernièrement proposa l’euthanasie des nourrissons ayant des « malformations graves » et des « syndromes graves et sévères » pour lesquels leur « perspective de survie est nulle, pour ainsi dire ». Vous pouvez lire le reste de cette sordide histoire ici.

Premièrement, je vous enjoins vivement à signer la pétition contre l’euthanasie des nourrissons et à la faire signer autour de vous. L’heure est grave : l’holocauste des enfants non-nés n’ayant pas étanchée la soif de sang du mauvais esprit qui anime nos sociétés contemporaines, nous sommes « par compassion » passés aux vieillards, aux malades et maintenant aux nouveau-nés, qui pourront désormais bénéficier de « l’aide spéciale », du « soin de santé », qui consiste à injecter un humain d’un poison mortel. Nous sommes à tuer des enfants nés !

Pourquoi encore une fois le Québec?

Pourquoi certains Québécois semblent-ils tirer une fierté d’être à la fine pointe de cette lance « progressiste » qui transperce le corps politique du pays et le tue ? Car ce n’est pas la première fois qu’une personne d’ici établisse pour tout le pays des lois iniques.

En fait, dans les 60 dernières années, le Québec a souvent été à l’origine de la culture de la mort au Canada : c’est d’ici que nous sont venus l’avortement (les décisions de la Cour suprême impliquant Henry Morgentaler, Chantal Daigle) et l’euthanasie (Assemblée nationale du Québec en 2014) ainsi que le rejet de la religion sur la place publique (la soi-disant « Révolution tranquille » du début des années soixante et, plus récemment, la loi 21 qui interdit aux travailleurs financés par l’État d’exprimer leurs croyances religieuses au travail, y compris dans les salles de classe et les garderies.

Notre pays ne sera jamais pro-vie tant que le Québec, probablement la juridiction la plus « progressiste » (lire : pro-avortement, pro-euthanasie, anti-famille, anti-Dieu) en Amérique du Nord, continuera de mener le reste du Canada vers l’abîme.

Quelle que soit la capacité des pro-vie du reste du Canada à forger une solide chaîne de provinces pro-vie à travers le pays, cette chaîne ne sera aussi forte que son maillon le plus faible. Et tant que le Québec restera le maillon le plus faible, traversé par la rouille de la décadence morale et spirituelle, les pro-vie des autres provinces travailleront en vain.

Ceci n’est pas pour dire que le Québec est responsable de tous les maux au Canada. Loin de là. Mais au Québec nous avons quand même une responsabilité spéciale envers le reste du pays. Nous devons faire plus et mieux au Québec si nous voulons un jour espérer atteindre notre objectif de rendre le Canada pro-vie.

En tant que fier Président de Campagne Québec-Vie, je m’engage solennellement à faire mieux pour le Québec et pour le Canada. Avec votre généreuse aide, nous continuerons dans cette voie de fortifier notre présence pro-vie et pro-Dieu au Québec, car, où le péché abonde, la grâce surabonde !


Georges Buscemi, président
Campagne Québec-Vie

 

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Le pape François nomme un jésuite pro-contraception membre à part entière de l’Académie pontificale pour la vie

Par Louis Knuffke — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : academyforlife.va

22 octobre 2022, Rome (LifeSiteNews) — Parmi les nouvelles nominations du pape François au poste de membre ordinaire de l’Académie pontificale pour la vie (APV) figure un jésuite qui est en désaccord avec l’enseignement de l’Église sur la contraception.

Le père Humberto Miguel Yanez, S.J., professeur de théologie morale à l’Université pontificale jésuite Grégorienne de Rome, soutient que l’utilisation de la contraception peut être moralement licite dans certaines circonstances, une opinion dissidente proposée et défendue dans un livre publié par l’APV l’été dernier. Yanez a été nommé pour la première fois à l’Académie pour la vie en 2017 par le pape François et vient d’être nommé ce mois-ci en tant que membre ordinaire.

En 2019, Yanez a été cité dans une lettre ouverte de 19 théologiens aux évêques de l’Église catholique dans laquelle le pape François est accusé d’hérésie manifeste et obstinée. La nomination de Yanez à l’APV a été citée parmi de nombreux autres exemples de promotion, de nomination, de protection ou de défense par le pape de ceux qui sont ouvertement en désaccord avec les enseignements de l’Église, en particulier sur les questions de moralité sexuelle.

Yanez faisait également partie de ce qu’on appelle le « Synode secret », ou « Journée d’étude sur la pratique pastorale concernant le mariage et la famille », qui s’est tenue le 15 mai 2015 à l’Université grégorienne pendant le Synode sur la famille.

Selon un article du National Catholic Register de l’époque, « Les actes de la conférence, publiés plus tard, ont révélé une poussée vers l’acceptation par l’Église des unions homosexuelles, ou, comme l’a écrit le père Gerald Murray, canoniste new-yorkais, “la redéfinition du péché”, en supprimant la notion d’actes intrinsèquement mauvais. »

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Le Pentagone va financer l’avortement pour les membres des forces armées américaines hors de l’État de leur affectation

Par Mary Margaret Olohan — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : PxHere

21 octobre 2022 (The Daily Signal) — Le ministère de la Défense a annoncé jeudi que le Pentagone paiera pour que les membres des forces armées et les personnes à leur charge puissent se déplacer pour avorter leurs bébés à naître.

Un mémo du Pentagone obtenu par The Daily Signal indique qu’il établira « des indemnités de voyage et de transport pour les membres des forces armées et les personnes à leur charge, comme il convient et conformément à la loi fédérale applicable et aux exigences opérationnelles, et comme il convient de modifier toute réglementation applicable en matière de voyage, afin de faciliter les voyages officiels pour accéder à des soins de santé reproductive non couverts qui ne sont pas disponibles dans la zone locale du lieu d’affectation permanente d’un membre des forces armées ».

Le mémo du Pentagone, qui présente cette mesure comme une réponse à l’annulation de l’arrêt Roe v. Wade, indique également qu’un programme sera mis en place pour rembourser les frais des prestataires de soins de santé du ministère de la Défense qui « souhaitent obtenir une autorisation dans un État différent de celui dans lequel ils sont actuellement autorisés » — ce qui laisse entendre que ceux qui souhaitent pratiquer des avortements dans des États autres que celui dans lequel ils sont actuellement autorisés peuvent le faire aux frais du Pentagone.

Le secrétaire à la défense Lloyd Austin a ordonné que les actions décrites dans son mémo soient exécutées « dès que possible », notant que toutes les actions doivent être achevées au plus tard à la fin de l’année civile.

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La société pro-avortement accorde plus de valeur à la vie animale qu’à la vie humaine

Par Susan Ciancio et l’American Life League — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Pixel-Shot/Adobe Stock

24 octobre 2022 (LifeSiteNews) — Un épisode récent de The Good Doctor — un drame médical sur un médecin atteint d’autisme à haut niveau fonctionnel — m’a fait réfléchir sur l’importance déplacée accordée aux animaux par rapport aux humains.

En un mot (et oui, je vous dévoile l’intrigue pour cet épisode particulier), l’histoire se déroule comme suit : lors de la transplantation cardiaque d’un homme, les médecins découvrent que le cœur du donneur est endommagé. Ils ne peuvent donc l’utiliser, reportent l’opération et essaient de décider des prochaines étapes. L’homme est trop malade pour attendre, il est donc décidé d’utiliser un cœur de porc. Mais l’une des nouvelles internes n’aime pas cette idée. Elle dit que c’est cruel de tuer un porc pour donner son cœur à un humain.

Malgré ses protestations, l’opération est programmée, mais lorsque le cœur de porc arrive, il bat toujours à l’intérieur du porc. Apparemment, c’est mieux pour la transplantation si le cochon meurt juste avant l’implantation dans l’humain. Au grand dam des médecins, ils doivent prendre son cœur eux-mêmes. Au bloc opératoire, alors qu’ils sont sur le point de découper le cœur du porc, quelqu’un entre en courant dans la pièce et leur demande d’arrêter. Un motocycliste vient de mourir [dans un accident] et il est compatible, ils peuvent donc utiliser son cœur. Les médecins applaudissent, car ils n’ont pas à tuer le cochon.

J’espère que cela vous semble aussi macabre qu’à moi lorsque j’ai regardé.

Les médecins ont littéralement applaudi lorsqu’ils ont appris qu’ils n’avaient pas à tuer un porc, alors qu’un être humain venait de mourir.

Personne ne s’est montré triste ou contrarié par le fait qu’un homme venait de perdre la vie. Tout l’intérêt était de sauver le cochon.

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La Cour constitutionnelle de Belgique trouve trop sévère la loi sur l’euthanasie

Par Wesley J Smith (Coalition pour la prévention de l’euthanasie) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : hin255/Adobe Stok

(National Review) — Le titre de cet article du Brussels Times en dit beaucoup moins qu’il n’y paraît : « La Cour constitutionnelle annule la loi belge sur l’euthanasie ».

Hélas, l'idée qui se dégage du texte du jugement semble indiquer que le problème de la loi était qu’elle était rédigée de manière trop stricte, plutôt que de constituer une violation des droits fondamentaux.

Dans un arrêt remarquable, la Cour constitutionnelle belge a déclaré que la loi sur l’euthanasie du pays était inconstitutionnelle et devait donc être modifiée.

Cet arrêt ne signifie pas que l’euthanasie est ou sera bientôt illégale en Belgique : il note simplement que des dispositions clés de la loi ne peuvent être conciliées de manière cohérente avec la Constitution belge.

Dans son arrêt écrit, la Cour a conclu que l’article 3 de la loi actuelle sur l’euthanasie implique que la violation des conditions dites « procédurales » pour mettre légalement fin à la vie d’une personne est punie par les mêmes normes que la violation des conditions dites « fondamentales ».

Selon la Cour, cette disposition est à la fois intuitivement déraisonnable — étant donné qu’elle implique qu’un médecin qui violerait une condition procédurale mineure en administrant l’euthanasie serait techniquement coupable de meurtre — mais elle est également inconstitutionnelle, dans la mesure où elle viole les principes d’égalité et de non-discrimination établis par les articles 10 et 11 de la Constitution belge.

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Italie : 400 000 € pour aider les femmes enceintes dans le Piémont

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : gpointstudio/Adobe Stock

Le conseiller régional pour le Piémont, Maurizio Marrone, du parti Fratelli d’Italia, a annoncé la subvention de 400 000 € aux associations de défense de l’enfant à naître, avec pour but de soutenir économiquement les femmes renonçant à avorter, rapporte Le blog d’Yves Daoudal :

En quelque sorte ministre des Affaires sociales du Piémont (« assessore » de la « giunta » régionale), membre éminent de Fratelli d’Italia, Maurizio Marrone annonce le versement de 400 000 € aux associations de défense de la vie. Cette subvention doit permettre d’« organiser le soutien économique, pendant 18 mois », des femmes qui renoncent à avorter. Concrètement, l’argent servira à payer les loyers, les factures ou les produits pour nourrissons.

Il est également prévu par la région d’ouvrir des guichets de ces associations dans les centres de « planification familiale », à l’instar de leur présence dans les hôpitaux.

Le 25 septembre dernier, le parti Fratelli d’Italia s’est retrouvé gagnant des élections italiennes, à la tête d’une coalition comprenant la Lega et Forza Italia. Giorgia Meloni, chef de Fratelli d’Italia, et maintenant premier ministre d’Italie, a exprimé sa volonté d’aider les femmes enceintes de sorte qu’elles choisissent de garder leur bébé plutôt que de l’avorter ; le geste de Maurizio Marrone est donc en droite ligne de cette pensée.

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« J’ai avorté… par peur » - Lise Dufour témoigne

Par Joanne D’Arc (Campagne Québec-Vie) — Photo : Lise Dufour/Josée Poulin

Lise Dufour est l’auteure du livre : J’ai avorté… par peur/Avec Lui, espérer encore! Cette femme ne se considère ni chercheuse, ni experte sur le sujet, mais elle est une chercheuse de Dieu. Elle a un profond respect de la Vie depuis qu’elle est passée des ténèbres à la lumière lors d’un parcours de deuil centré sur l’enfant non né. Comme elle le dit : « La Vie est le don le plus précieux de Dieu et elle est éternelle. »

Si vous souhaitez vous procurer le livre de Lise Dufour, commandez-en un exemplaire à Campagne Québec-Vie ou écrivez à [email protected].

Elle « rêve donc d’une société respectueuse de la Vie et non tournée vers la mort », tout simplement.

Lise Dufour lors du lancement de son livre à Québec — Photo : Josée Poulin

Lise vient de lancer son livre à Québec le 10 octobre 2022. Brian Jenkins, notre vice-président, était sur les lieux. Il nous rapporte qu’il y avait un bon nombre de femmes qui la supportaient et une atmosphère chaleureuse. À la fin de sa conférence, elle a partagé son témoignage, et Brian a qualifié cet instant de moment « cathartique » (libérateur). Plusieurs autres femmes ont décidé ensuite de rendre hommage au courage de Lise.

L’auteure a accepté de répondre à mes questions à la suite de ma lecture de son livre. Son ouvrage témoigne de son cheminement après avoir vécu l’avortement de sa fille à 30 ans.

Joanne pour CQV : Pouvez-vous me partager depuis combien de temps vous témoignez de votre histoire de l’avortement de votre fille Elizabeth?

Lise Dufour : J’en parle plus ouvertement depuis le parcours de deuil centré sur l’enfant non né avec Benedetta Foà (une psychologue italienne spécialisée en post-avortement) en septembre 2013, soit plus de 25 ans après l’avortement.

J’ai témoigné à quelques reprises, mais davantage dans des échanges une à une avec des femmes qui leur permettaient de s’ouvrir un peu sur leur propre expérience.

Joanne pour CQV : Récemment, vous avez fait le lancement de votre livre J’ai avorté… par peur/Avec Lui espérer encore à Québec dans lequel vous témoignez de votre propre avortement. Je pense que votre témoignage peut ouvrir la porte à d’autres femmes pour se donner la permission de s’exprimer. Est-ce que c’est commun pour les femmes de se renfermer après un avortement et de souffrir dans la solitude?

Lise Dufour : Je ne peux répondre pour toutes les femmes, mais celles que j’ai rencontrées m’ont dit souvent que c’était la première fois qu’elles en reparlaient. Je crois que la femme qui vit un avortement referme rapidement la porte sur cette expérience pour ne pas trop en souffrir justement. Souffre-t-elle dans la solitude? Sans doute… C’est pourquoi j’ai écrit ce livre. J’ignore s’il aura l’effet désiré auprès des femmes qui ont vécu un avortement, c’est-à-dire ouvrir leur jardin secret. Je l’espère de tout mon cœur pour qu’elles puissent se libérer d’un fardeau énorme. Revisiter cette expérience en nommant les sentiments vécus peut leur faire le plus grand bien et tous les parcours de guérison auxquels j’ai participé le démontrent bien. Je vois des femmes et des hommes se redresser, se remettre debout et devenir radieux. La Vie recircule!

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Après avoir été mère adolescente, elle a utilisé son passé douloureux pour lancer une aide aux mères célibataires


Jennifer Maggio.

Par Lisa Bast (LiveActionNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo :

La jeune vie de Jennifer Maggio a été marquée par des pertes déchirantes, des traumatismes émotionnels, des abus et de multiples grossesses non planifiées — des obstacles qui semblent impossibles à surmonter, sauf qu’elle avait une arme puissante : sa foi. Élevée par un père toxicomane qui s’est marié six fois après la mort soudaine de sa mère alors qu’elle n’avait que 17 mois, Maggio aspirait à une relation stable et aimante. Au lieu de cela, elle s’est orientée vers une alliance malsaine avec un jeune homme qui allait devenir l’auteur de ses grossesses. Elle a fait deux fausses couches, mais à 17 ans, elle a donné naissance à un garçon en bonne santé.

Maggio a déclaré à Live Action News : « Après la naissance de mon fils, un an plus tard, je suis devenue enceinte de ma fille. J’étais tellement gênée et honteuse que j’ai même envisagé l’avortement, mais j’ai été élevée dans l’église et je savais que c’était mal. Une amie qui avait avorté m’avait raconté qu’elle était tourmentée par des cauchemars de bébés qui criaient. Cela aussi a eu un impact ».

Jennifer était heureuse d’avoir choisi la vie pour ses bébés, mais ses proches se demandaient pourquoi elle n’était pas abstinente, compte tenu de ses antécédents religieux. De même, beaucoup se demandaient pourquoi elle ne mettait pas fin à sa relation avec son petit ami abusif.

« La vérité, c’est que j’étais une femme brisée qui se noyait dans la dévastation, errant dans la vie à la recherche de joie, d’espoir, de paix et de restauration », a déclaré Maggio. « La plupart du temps, j’avais l’impression de pouvoir à peine respirer ou fonctionner, et encore moins penser clairement. Je savais que j’avais déçu ma famille et j’avais la certitude d’être excommuniée de Dieu. »

À 19 ans, Maggio élevait deux enfants, vivait dans un logement social et dépendait de l’aide sociale et des coupons alimentaires pour vivre. Seule, sans beaucoup d’argent et isolée de sa famille et de ses amis, avec peu de compétences parentales, Maggio a lutté pour dépasser sa situation. Bien qu’elle ait obtenu son diplôme de fin d’études secondaires en tant que major de sa promotion et qu’on lui ait offert des bourses d’études universitaires dans tout le pays, elle dit avoir gaspillé ces opportunités.

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