Victoire de la Hongrie et de la Pologne face à l’Union européenne

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : denzel/Pixabay
Le Conseil européen vient de voter le plan d’aide financière de l’Union européenne, destinée à relancer l’économie des pays membres après les dégâts causés par le confinement coronaviresque. Ce plan devait être, à l'origine, conditionnelle à la soumission des États aux exigences de l’UE, en termes d’« état de droit ». Cette condition visait sans doute la Pologne et la Hongrie qui sont la cible de manœuvres continuelles au sein de l'UE visant à les faire plier à coup de restrictions financières, notamment en matière de revendications LGBT auxquelles ces pays font face — notons que l'ennemi de l’état de droit est bien plutôt l'UE. Pour en revenir au plan de relance économique récemment voté par le Conseil européen, la clause sur l'« état de droit » n’a finalement pas été incluse dans le plan d’aide financière, selon Le blog d’Yves Daoudal :
C’est qu’il avait été décidé depuis des mois que désormais les aides de l’UE seraient soumises à conditions : que les Etats membres qui en sont bénéficiaires soient très obéissants à toutes les objurgations de Bruxelles concernant leurs activités législatives. Pour faire bref, la Pologne et la Hongrie devaient être exclues des aides, à moins de passer sous les fourches caudines.
[…] dans le texte final, il n’en reste rien. Parce que, selon des sources diplomatiques, le Premier ministre letton Arturs Krisjanis Karins a fait adopter « par acclamation » une proposition en ce sens appuyée par le groupe de Visegrad, mais aussi par l’Allemagne, la France […]
Le groupe Visegrad, c'est la Hongrie, la Pologne, la République Tchèque et la Slovaquie ; d'autres pays ont joint leur vote à la version finale : l'Autriche, le Danemark, les Pays-Bas, la Suède et la Finlande. Comment la république dirigée par Macron a-t-elle pu tolérer un tel débouché qui ne tiendra pas compte de la propagande LGBT ? Peut-être pour resserrer les derniers liens de l’UE qui la maintiennent encore ensemble, Macron déclarant : « [c'est] une réunion au sommet dont je suis certain que les conséquences seront historiques », rapporte Euractiv.
Victoire pour la Hongrie et la Pologne, selon Le Salon Beige :
Laissez un commentaireViktor Orbán s’est ouvertement réjoui de la chose, lors d’une conférence de presse commune avec… le Premier ministre polonais
New York : projet de loi pour faire examiner les centres de grossesse pro-vie par les avorteurs

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : pch.vector/Freepik
La Chambre de l’État de New York a voté et envoyé au Sénat un projet de loi qui propose la formation d’un comité composé en partie d’avorteurs et de partisans de l’avortement, afin de mener une enquête et produire un rapport sur les centres pro-vie d’aide aux femmes enceintes. Si vous voulez mon humble avis, c’est plutôt l’inverse qui devrait être fait. L’un des points sur lesquels se pencherait cette commission est si les centres en question fournissent de l’information sur l’accès à l’avortement, selon LifeNews :
Le projet de loi (S6311/A8212) prévoit la création d’un comité, comprenant des avorteurs et des militants de l’avortement, pour aider le commissaire à la santé de l’État de New York à examiner les actes des centres de grossesse pro-vie et à produire un rapport sur ceux-ci. Il exigerait également que les centres de grossesse soumettent à l’État d’énormes quantités de paperasses, notamment des renseignements sur les femmes qu’ils accueillent.
Selon Catholic News Agency, l’objectif du projet de loi est de permettre au commissaire à la santé de déterminer si les centres de grossesse pro-vie « offrent des informations précises et non coercitives sur les soins de santé et un accès opportun à une gamme complète de services de santé reproductive et sexuelle ».
Dans le langage pro-avortement, « santé reproductive et sexuelle » signifie : avortement, stérilisation, contraception.
Les évêques catholiques et les pro-vie lancent l’alarme parmi leurs rangs :
Laissez un commentaireLes évêques catholiques de New York et les plus éminents pro-vie de l’État demandent aux New-Yorkais de contacter leurs législateurs et de les exhorter à s’opposer.
France : levée des restrictions au don de sang d’homosexuel…

Par Francesca de Villasmundo (Medias-Presse.info) — Photo : Piqsels
S’il en est un que le pouvoir macronien ne veut pas fâcher, bichonne, caresse, c’est bien le lobby arc-en-ciel qui veut tous les droits, et tant pis si ces droits-là sont la négation de ceux des autres.
L’été d’après confinement, les Français abrutis par des mois sans liberté et aux envies de soleil et de vacances, permet au gouvernement de Macron de faire passer certaines lois en catimini, en suivant servilement l’agenda du lobby Lgbtqi. On parle un peu, enfin à la droite de l’échiquier politique et parce que les mouvements attachés à la famille s’essayent de faire entendre leur voix dans un univers médiatique hostile, de la loi bioéthique, anti-éthique, favorisant PMA et autres déviances contre nature, qui sera en discussion à l’Assemblée nationale à partir du 27 juillet.
On n’a guère parlé d’une nouvelle disposition concernant le don du sang, et pourtant elle s’inscrit dans cette révolution arc-en-ciel, nihiliste, dont le but est la mort de l’homme ancien pour créer un homme nouveau sans frontière, sans pays, nomade et sans famille, mais pratiquant de multiples nouvelles formes d’unions, sans enfants naturels mais en achetant par des biais monstrueux, sans civilisation, sauf la contre-civilisation colorée.
Le vote est passé presque inaperçu : le 1er juillet, des députés, principalement de gauche, ont voté en commission spéciale bioéthique la suppression de la période d’abstinence de quatre mois demandée aux hommes homosexuels avant de pouvoir donner leur sang, par le biais d’un amendement du corapporteur, le député socialiste Hervé Saulignac. « Les critères de sélection du donneur ne peuvent être fondés sur le sexe du ou des partenaires avec lesquels il aurait entretenu des relations sexuelles », écrivent les députés.
« Fier d’avoir cosigné et voté à l’instant en commission spéciale bioéthique l’amendement d’Hervé Saulignac visant à supprimer le délai d’abstinence sexuelle imposé aux homosexuels et bisexuels pour le don du sang », s’est félicité sur Twitter Matthieu Orphelin, député LREM et homosexuel notoire.
Laissez un commentaire Lire la suiteÀ Zhending en Chine : réouverture des églises conditionnée à l’interdiction des mineurs

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Pikist
Le gouvernement communiste chinois, qui ne tolère aucune concurrence et cherche par tous les moyens à étouffer le catholicisme en Chine, a imposé l’exclusion des mineurs des églises comme condition à leur réouverture, selon la FSSPX.News :
Malgré l’accord provisoire signé entre Pékin et le Vatican, les catholiques de l’empire du Milieu demeurent l’objet de vexations : dans la province du Hebei (à l’est du pays) la réouverture des églises est conditionnée à l’interdiction des mineurs de les fréquenter.
« Les portes de l’Eglise sont ouvertes à tous » : calmement, Mgr Jia Zhiguo repousse de la main la plume et l’encrier que lui tend le mandarin communiste de Jinzhou, ville de la province du Hebei. L’évêque de l’Eglise dite souterraine de Zhending refuse l’étrange marché que lui propose le gouvernement local : la réouverture des églises fermées en raison de l’épidémie de Covid-19, en échange de la promesse d’en interdire l’entrée aux jeunes de moins de dix-huit ans.
Mgr Jia Zhiguo, à la tête un diocèse de plus de 150 000 fidèles depuis 1980, en a vu bien d’autres, « il faut dire que celui-ci en a vu d’autres : âgé de 83 ans, dont une quinzaine d’années passées derrière les barreaux des prisons communistes », rapporte la FSSPX.News.
Quand même, pourquoi donc interdire les jeunes dans les lieux de cultes, je pensais que c’était les personnes âgées qui étaient en danger ? La rouerie est évidente, et cela ne peut être qu’une énième tentative de couper la continuation de l’Église dans ce pays. La Chine n’est pas la seule à utiliser le coronavirus comme prétexte à bien des vexations…
Le gouvernement communiste menace également de saisir l’évêché, dont l’orphelinat dirigé par les religieuses du diocèse.
Les catastrophiques accords secrets signés par le Saint-Siège et Pékin en septembre 2018 prennent bientôt fin.
Laissez un commentaireLe Premier ministre britannique veut interdire les thérapies pour les attirances indésirées envers les personnes de même sexe

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Freepik
La société actuelle a atteint un tel point de corruption morale, que ceux qui se réclamaient de la liberté pour promouvoir le vice abandonnent maintenant ce moyen, la « liberté » n’était qu’un prétexte, et maintenant qu’ils ont obtenu ce qu’ils voulaient, ils vous l’imposeront.
La thérapie réparative, également dépréciée sous le terme de « thérapie de conversion », est attaquée de toute part. Le prétexte ? ce serait « odieux », grogne notamment Boris Johnson. Si toutes les thérapies ne sont sans doute pas recommandables, il existe des thérapies verbales rien d’autre que très légitimes. Apparemment, si vous êtes homosexuel, vous n’avez pas le droit de demander de l’aide afin de changer votre inclination ; si vous êtes confus au sujet de votre sexe, vous n’avez surtout pas le droit de chercher du secours pour vous y conformer. Selon LifeSiteNews :
Le Premier ministre britannique Boris Johnson déclare que le gouvernement va interdire la « thérapie de conversion des homosexuels », sans toutefois définir l’impact que cela pourrait avoir sur les personnes qui cherchent de l’aide pour se débarrasser d’attirances indésirées pour les gens de même sexe.
Dans une entrevue accordée à Sky News en début de semaine, Boris Johnson déclare : « sur la question de la thérapie de conversion des homosexuels, je pense que c’est absolument odieux et que cela n’a pas sa place dans une société civilisée, n’a pas sa place dans ce pays — ce que nous allons faire, c’est une étude maintenant là-dessus, vous savez, où cela se passe réellement. À quel point cela est répandu. Et nous présenterons ensuite des plans pour l’interdire ».
Il veut donc déjà l’interdire avant même d’avoir étudié le sujet, comme s’il s’agissait d’une pratique abominable. L'ONU est aussi de la partie :
Le mois dernier, un « Rapport sur les pratiques de thérapies de conversion » des Nations unies encourageait les gouvernements à interdire aux médecins de proposer, et aux patients de demander, de l’aide pour surmonter les sentiments indésirables d’attraction homosexuelle ou de confusion sur l’identité sexuelle.
Nombre de personnes ont clamé que Boris Johnson était un « conservateur ». En fait de conservatisme, il en tient une sorte : la conservation du libéralisme. Mais il va bien plus loin que cela, il continue l’illogique développement de l’anarchie.
C’est pourquoi, si vous êtes membres du Parti conservateur du Canada depuis le 15 mai au moins, je vous exhorte à voter pour de vrais conservateurs pour l’élection du chef du parti (du moins, pour les meilleurs). Nous n’avons que faire de libéraux déguisés, se drapant des couleurs d’un parti qu’ils trahissent.
Laissez un commentairePlanned Parenthood persuade une femme d’avorter sans en aviser son époux...

Par Sarah Terzo (LiveActionNews) ― Traduit par Campagne Québec-Vie ― Photo : Drobotdean/Freepik
MT Hall était l’ancien directeur du centre de ressource pour grossesse Birthright. L’auteur pro-vie Terry Lanora raconte l’histoire d’une femme enceinte ayant visité le centre. La femme arrivant heureuse et joyeuse d’avoir un enfant, fond soudainement en larme lors de son départ et confia à Hall une triste histoire. Hall raconte :
C’était sa quatrième grossesse, mais serait son troisième bébé [à naître vivant]. Lors de sa dernière grossesse elle s’était rendue à Planned Parenthood. Elle laissa savoir que son mari était au chômage et l’employée lui fit ressentir beaucoup de culpabilité. La travailleuse avait une opinion très négative sur le temps que prendrait le mari à obtenir un nouvel emploi. Elle lui lança qu’elle n’avait aucun droit de lui mettre un plus grand fardeau sur les épaules et que cela était injuste pour les enfants qu’elle avait déjà*, et cætera.
Le pire** est que cette femme la convainquit d’avoir un avortement sans même en discuter avec son mari !
Selon d’anciens employés de Planned Parenthood, il y a un quota d’avortements que les employés doivent « vendre ». Selon des témoignages, les travailleurs sont formés afin de mettre la pression sur les femmes afin qu’elles se fassent avorter.
Laissez un commentaire Lire la suiteTrump prêt à châtier les vandales s’attaquant aux statues et aux églises catholiques
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
Donald Trump, président des États-Unis promet de punir « avec toute la rigueur qu’impose la loi » les iconoclastes s’attaquant aux monuments ou aux églises catholiques aux États-Unis, affirme un haut responsable de la Maison-Blanche. Le président a par ailleurs signé un décret le 26 juin sanctionnant quiconque s’en prendrait aux monuments ; Trump avait déclaré, « ils s’en prennent également à Jésus-Christ, mais tant que je serai là, cela n’arrivera pas ». Selon Sputnik News :
Donald Trump a promis de punir « avec toute la rigueur qu’impose la loi » ceux qui attaquent des monuments ou églises catholiques aux États-Unis, relate le journal Daily Caller qui cite des propos d’un haut représentant de la Maison-Blanche.
« Le Président Trump se joint à la communauté catholique et exprime sa solidarité en ces temps difficiles. Rassurez-vous, le Président Trump exigera toujours le respect de la loi et de l’ordre dans les communautés américaines et veillera à ce que les criminels à l’origine de ces actes sacrilèges soient poursuivis avec toute la rigueur qu’impose la loi », a informé le responsable.
Et le responsable de rappeler le vandalisme mené contre les monuments catholiques comme cette statue de Jésus décapitée à Miami et celle de Marie brûlée à Boston.
Laissez un commentaire Lire la suiteGrande-Bretagne : une femme de 23 ans poursuit la clinique où elle a subi une « transition »

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : prostooleh/Freepik
Keira Bell intente un procès contre le National Health Service (NHS) pour n’avoir pas assez remis en cause son désir de devenir un homme, alors qu’elle avait seize ans, selon Valeurs Actuelles :
Le Tavistock and Portman Trust est une clinique londonienne du National Health Service qui gère le seul service de développement de l’identité de genre du Royaume-Uni. Comme le rapporte Sky News, Keira Bell, âgée de 23 ans, attaque toutefois cet établissement. La jeune femme estime que le personnel médical aurait dû davantage remettre en cause sa décision de devenir un homme, alors qu’elle était adolescente. « On aurait dû me dire d’attendre », insiste-t-elle.
À l’époque, ce n’est qu’après trois visites d’une heure qu’elle s’est vue prescrire des bloqueurs de puberté. Un an plus tard, on lui administra de la testostérone afin de développer chez elle les caractéristiques masculines secondaires. C’est en 2019 qu’elle décida d’arrêter le procédé hormonal et se dit « prête à accepter son sexe de femme »
Les avocats de la jeune femme feront valoir le manque de jugement des enfants face aux conséquences découlant de la « transition », notamment la fertilité, rapporte Valeurs Actuelles :
« Au cours du procès à venir, les avocats de Keira feront valoir que les enfants ne peuvent pas mesurer l’impact qu’un tel traitement pourrait avoir sur leur vie future, y compris, par exemple, sur leur fertilité. »
Le NHS prévoit faire mener un examen indépendant sur l’usage des bloqueurs de puberté.
Notons enfin que le gouvernement britannique s’est décidé à interdire la « transition » de mineurs.
Laissez un commentaireLes organismes Internationaux en avortement poussent la légalisation de l’avortement jusqu’à la naissance au Kenya

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Pxfuel
Les organismes internationaux en avortement comme Planned Parenthood ou Ipas intriguent au Kenya afin de légaliser l’avortement jusqu’à la naissance. Ils sont déjà parvenus à se faire reconnaître en tant qu’experts-conseillers en la matière auprès du gouvernement, ils ont même concouru à la production de lignes directrices devant servir à interpréter une future loi qui devrait, en pratique, permettre l’avortement jusqu’à la naissance, selon LiveActionNews :
Right to Life UK rapporte qu’un projet de loi introduisant l’avortement jusqu’à la naissance fait son chemin au sein du Sénat kenyan. Selon RTL UK, le projet de loi est « soutenu par les principales organisations internationales d’avortement, dont Ipas et Planned Parenthood Global ».
Le projet de loi sur les soins de santé reproductive légaliserait l’avortement dans les cas où « la grossesse mettrait en danger la vie ou la santé de la mère ». Tout comme dans la formulation de Doe v. Bolton, le jugement complétant Roe v. Wade qui a légalisé l’avortement aux États-Unis, l’exception « santé » est si large que, écrit RTL UK, « en pratique, elle permettra probablement que l’avortement sur demande soit disponible jusqu’à la naissance au Kenya ».
Trois ans de prison pour les médecins récalcitrants :
Laissez un commentairePlus choquant, le projet de loi supprimerait le droit de conscience du médecin, en imposant une peine de trois ans de prison aux médecins qui refuseraient de s’impliquer dans l’avortement ou de référer les patientes pour l’avortement.
De l’esclavage à la vraie liberté

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour le septième dimanche après la Pentecôte) ― Photo (modifiée) : Wikimedia Commons
Saint Paul, l’Apôtre des nations, nous adresse aujourd’hui la parole. Il veut nous pousser à une vie de plus grande ferveur. Il nous dit : « Souvenez-vous que vous êtes passés de l’esclavage du péché à la liberté des enfants de Dieu. Lorsque vous étiez sous l’esclavage du péché, tous vos membres étaient les serviteurs du péché. Et vous marchiez vers la mort. Mais maintenant que vous êtes devenus libres à l’égard du péché, que tous vos membres soient au service de Dieu seul, afin d’avoir en héritage la vie éternelle ». (Rom. 6, 19-23)
C’est comme si l’Apôtre nous disait : « Vous avez été affranchis de la servitude du péché par le baptême, mais votre faible volonté en demeure esclave en bien des occasions. Dépêchez-vous donc de secouer totalement le joug du péché, car le Seigneur vient, et ne pourront entrer dans son Royaume que les hommes parfaitement libres de toute affection au péché ». Si nous y pensons, que de travail avons-nous tous à faire, avec la grâce de Dieu, pour nous libérer de toutes nos mauvaises tendances, de celles dont nous ne sommes parfois même pas conscients, de nos fautes manifestes, de nos gros défauts et des imperfections qui nous asservissent !
De son côté, le divin Maître, Notre-Seigneur Jésus-Christ nous dit : « Ce n’est pas ceux qui crient : Seigneur ! Seigneur ! qui entreront dans le royaume des cieux, mais celui qui fait la volonté de mon Père, celui-là entrera dans le royaume des cieux » (Mt 7, 21). Vous voulez être vraiment libres et entrer dans le royaume de la parfaite liberté, une seule chose importe : faire la volonté du Père.
Celui qui fait la volonté d’un autre agit comme un serviteur. Et le serviteur qui résignerait complètement sa liberté entre les mains de son maître en deviendrait l’esclave. C’est bien ce que fit Jésus pour nous. Il se fit l’esclave de la volonté du Père ; Il remit complètement sa liberté entre Ses mains par pur amour. « Ma nourriture est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé » (Jn 4, 34) dira-t-il. Et encore : « Je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé » (Jn 5, 30). Et encore : « De Celui qui m’a envoyé, je fais toujours ce qui Lui plaît » (Jn 8, 29). Dans sa terrible agonie, Jésus gémira : « Mon Père, s’il est possible que ce calice s’éloigne de moi ! Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux ! » (Mt 26, 39). Il nous donne l’exemple d’une totale dépossession de Lui-même. Elle va jusqu’à l’anéantissement. Et Jésus nous indique ce chemin de l’abandon complet de tout notre être à la volonté du Père, quelles que soient les circonstances de notre vie, dussent-elles nous faire partager l’immense souffrance de sa croix, comme la voie la plus directe pour entrer dans le royaume de la vraie liberté. Il y a là un grand mystère. Pour parvenir à la plus haute liberté, celle du parfait amour, il faut la sacrifier à Dieu et n’avoir plus de volonté que la sienne. On comprend que cette sorte d’esclavage ou de dépendance absolue à l’égard d’un Dieu qui n’est qu’Amour s’identifie avec la suprême liberté spirituelle.
Pour que tu sois vraiment libre, conseillerais-je à mon meilleur ami, il faut que dans le don de toi-même à Dieu, tu consentes à perdre entièrement ta liberté. Non pas cependant en la sacrifiant à l’arbitraire d’une autorité humaine totalitaire, d’ordre politique, social, économique ou même sanitaire. Cela, jamais ! Un chrétien doit résister à toute forme de dictature que ce soit. Mais si tu obtiens la grâce de perdre ta liberté en l’écoulant dans la volonté du Père, alors tu seras libre de la liberté même de Dieu.
Demandons tous cette grâce insigne d’une parfaite liberté, celle du Christ Jésus devant l’autorité religieuse et civile de son temps, qui outrepassait ses pouvoirs, la liberté des véritables enfants de Dieu, parce qu’elle est une condition nécessaire de la sainteté chrétienne. Et demandons cette grâce par l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu, Notre-Dame de Fatima qui, elle, la plus divine des créatures, s’est proclamée la petite servante du Seigneur, « ancilla Domini », sa petite esclave d’amour, comme disait saint Louis-Marie Grignon de Montfort.
J.-Réal Bleau, ptre.
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