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Un homme de Winnipeg est accusé du meurtre de sa fille de trois ans qu’il avait auparavant tenté d’avorter


La petite fille de trois ans de Winnipeg, assassinée.

Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : GoFundMe

14 juillet 2021 (LifeSiteNews) — Au Canada, l’avortement est discuté de deux manières principales. Premièrement, les libéraux utilisent la question de l’avortement pour accuser les conservateurs d’avoir un programme pro-vie caché afin de diviser la base conservatrice. Cela se produit, inévitablement, lors de chaque élection. Parallèlement, les médias canadiens insistent sur le fait que lorsque les conservateurs perdent des élections, c’est parce qu’ils sont trop opposés à l’avortement et qu’ils « effraient » ainsi la population votante. Aucune preuve de cela n’est jamais fournie, et cette affirmation peut être utilisée même lorsque les conservateurs ont un chef fièrement pro-avortement comme Erin O’Toole.

En fait, l’avortement au pays et à l’étranger est devenu, sous le gouvernement de Justin Trudeau, un élément fondamental de l’identité canadienne. Stephen Harper avait ses initiatives de soins maternels à l’étranger ; Justin Trudeau envoie des dizaines de millions de dollars de l’argent des contribuables pour faire avorter des bébés dans les pays en voie de développement (y compris les pays où l’avortement est encore illégal). Lorsque l’avortement est évoqué, c’est en tant qu’aspect merveilleux des soins de santé pour les femmes, auquel tout le monde a droit.

Cela signifie que même les lois populaires en faveur de la vie et bénéficiant du soutien d’une grande partie de la population sont condamnées comme une attaque contre la « liberté de choix en matière de reproduction ». Deux projets de loi de la députée Cathay Wagantall de la Saskatchewan, par exemple, ont été utilisés par les libéraux comme preuve que le Parti conservateur était « anti-choix ». L’un de ces projets de loi prévoyait l’instauration de sanctions pénales pour les hommes qui assassinent des femmes enceintes ou les agressent pour que leur enfant à naître meure, et l’autre visait à interdire l’avortement par sélection du sexe. Même ces initiatives de bon sens ont été jugées dangereuses.

Il est donc intéressant de constater le silence qui règne lorsqu’émerge une histoire qui prouve que l’avortement n’est pas seulement un acte violent qui prend la vie d’un enfant ─ c’est souvent une arme utilisée par des parents indignes qui souhaitent se débarrasser de la responsabilité d’un enfant. Par exemple, il y a le cas horrible d’un homme de Winnipeg qui est accusé d’avoir enlevé et poignardé à mort sa petite fille.

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Il s’avère que ce père n’en était pas à son premier attentat contre la vie de sa fille. La CBC ─ un média très pro-avortement ─ a obtenu des documents judiciaires révélant que l’homme a agressé la mère de l’enfant pendant sa grossesse, en espérant que le bébé en mourrait. Il a également essayé de la forcer à boire « une sorte de poison, un liquide... Il a mis ses mains contre moi et m’a forcé à le porter au visage et j’ai compris que c’était là son intention... il voulait que je le sente avec mon nez pour que cela tue réellement le bébé. Il ne m’écoutait pas. Je lui ai dit non, mais il me l’a imposé. »

En fait, lorsqu’il a découvert qu’elle était enceinte, l’homme a dit tout de suite qu’elle devait se faire avorter. « C’est la première chose qu’il a dite. Il a dit qu’il ne voulait rien avoir à faire avec ça et ensuite il a pensé, oui, il voulait avorter le bébé et il a commencé à planifier et je lui avais dit, non, je ne veux pas. Mais il a dit qu’il voulait le faire, qu’il allait me forcer à le faire, et puis il a essayé. Frank a dit que son seul but était d’avorter le bébé. » À un moment, il lui a demandé de « retirer le bébé ».

Notons bien que c’est précisément le genre de chose que la législation de Cathay Wagantall cherchait à faire reconnaître comme crime.

Même les médias, lorsqu’ils couvrent cette histoire, reconnaissent que la tentative du tueur présumé de faire avorter le bébé est en rapport avec le meurtre de la bambine. Et ce, pour la simple raison que le bébé à naître et la petite fille étaient la même personne — sa fille.

Sa fille n’est pas devenue une personne par magie lorsqu’elle a franchi le canal de la naissance, comme le soutient ridiculement le droit canadien. Elle était déjà une personne, et il a essayé de la tuer. Quand elle est sortie vivante de l’utérus, il a réessayé ─ et il est maintenant jugé pour meurtre. Même fille, endroit différent. Si elle avait été démembrée dans l’utérus, cela aurait été un merveilleux « choix » célébré par Justin Trudeau et ses collègues, même si elle avait été avortée simplement parce qu’elle était une fille. Mais parce que son père l’a tuée plus tard, il ira probablement en prison.

Cette histoire horrible me rappelle une affaire de 2005, dans laquelle une jeune Canadienne avait étranglé à mort son nouveau-né et jeté son corps par-dessus la clôture dans la cour de son voisin. En 2011, sa condamnation pour meurtre a été « déclassée » en infanticide, et elle a été condamnée à une peine avec sursis ─ parce que le juge d’Edmonton a déclaré que l’idéologie pro-avortement du Canada rendait son acte compréhensible. « Si de nombreux Canadiens considèrent sans aucun doute l’avortement comme une solution moins qu’idéale aux rapports sexuels non protégés et aux grossesses non désirées », a écrit le juge, « ils comprennent, acceptent et compatissent généralement avec les exigences onéreuses que la grossesse et l’accouchement exigent des mères, en particulier des mères sans soutien. »

En d’autres termes, en étranglant son fils, cette jeune femme n’avait fait que pratiquer un avortement très tardif. Tout comme le père de Winnipeg qui aurait assassiné sa bambine. Le Canada accepte que les parents puissent tuer leurs enfants et définit le cadre dans lequel ils peuvent le faire. Mais il arrive que les juges canadiens sympathisent avec ceux qui tuent leurs enfants un peu trop tard. Peut-être que si l’homme de Winnipeg obtient le bon juge avec les bonnes opinions sur l’avortement, il trouvera lui aussi de la pitié alors que son enfant, lui, n’en a pas trouvé [auprès de son propre père].

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