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Le courage de témoigner à la vérité au milieu des catholiques collabos


Mary Wagner.

Par François Gilles (Campagne Québec-Vie)

Dernièrement, deux films ont retenu mon attention qui dans les deux cas mettaient en scène des jeunes qui portent un combat immense sur leurs épaules. Sophie Sholl, son frère et leurs amis, jeunes universitaires, seront condamnés à mort pour avoir distribué des tracts dénonçant le régime d’Hitler. Francesco, Jacinthe et François jeunes enfants, devront subir la prison et les menaces de mort pour avoir dit la vérité et caché les secrets qu’ils devaient cacher. Ces enfants et ces jeunes portent le combat d’adultes en suivant leur conscience. Dans l’un des cas, une mission donnée par la Vierge Marie en personne qui leur vaudra de très grandes souffrances. Le film Fatima, sorti en 2020, en ce moment en vente dans nos librairies, décrit, je crois, comme peu l’on fait auparavant le combat contre tous qu’ils ont vécu. Or cet état de combat contre tous est un peu l’état normal du chrétien, puisque leur ennemi, spirituel, ne prend aucune pause et n’a pas l’intention de démordre de sa haine.

Dans le combat des chrétiens, il y a pire que les ennemis, il y a les collabos. Tous ceux qui ont peur de parler, de déplaire, de se faire couper des subventions, qui préfèrent vivre dans le déni ou au contraire, attaquer ceux qui disent une vérité qu’ils ne peuvent supporter, car elle implique nécessairement, logiquement, des changements dans leurs attitudes et leur comportement. Laisser une place à la vérité leur demanderait de prendre des risques, de vivre avec courage.

S’il y a une caractéristique qui est disparue dans l’Église au Québec, c’est bien celle-là… le courage. Plutôt que de parler, les catholiques au Québec ont choisi de faire uniquement le bien que la société leur laisserait faire, le bien ayant reçu le « nihil obstat », « rien n’empêche », de l’esprit du monde. Dans nos paroisses, nous avons donc pu continuer de faire des campagnes de carême pour aider les pauvres à travers le monde, pour les aider à construire une société plus humaine selon les conceptions onusiennes. On les nourrit, on leur apprend à revendiquer leurs droits, on leur apprend la contraception et l’avortement. Aider les pauvres, diminuer le nombre de pauvres, et éliminer les potentiels futurs pauvres.

À l’inverse des églises américaines, il est très rare de trouver dans les portiques de nos églises la documentation sur les centres d’aide aux femmes enceintes en difficultés, ou les tracts sur les prochains rassemblements pro-vie. Pas politiquement correct. Donc, cela ne nous concerne pas. Nous avons simplement le droit de faire des déclarations pour la forme, servant à orner des bibliothèques en documents ecclésiaux, avant de tenter de les vendre en solde dans toutes les librairies religieuses de livres usagées, sans trouver preneur pour ces documents insignifiants.

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Depuis des décennies, nous acceptons les pièces de théâtre à représentation unique de première communion. Dans nos églises, pas d’enfants, ce n’est même plus un constat, c’est une normalité assumée. Après des décennies, un diocèse au Québec vient de prendre la décision d’arrêter la « pastoralisation » des enfants, certification de perte de foi de tout enfant normalement constitué devant des parcours catéchétiques dont personne ne sait encore à quoi ils peuvent bien servir et s’ils ont un autre but que de laisser croire aux enfants que la foi est une stupidité par laquelle on doit passer pour avoir la permission un jour de faire un mariage en grande pompe…

Il y a cette communauté chrétienne là, et il y a l’autre…

Marie a montré l’enfer à une petite fille de sept ans… Une fanatique quoi…

Mary Wagner, en Ontario, jeune femme, a passé des années de sa vie en prison pour avoir offert de l’aide aux femmes enceintes en difficultés. Une fanatique

Joan Andrews recevait une correspondance de Mère Teresa, alors qu’elle vivait en prison aux États-Unis pour les mêmes raisons que Mary Wagner. Encore une fanatique.

Sophie Sholl et son frère, les enfants de Fatima, Mary Wagner, Joan Andrews, Mère Teresa, tous des fanatiques. Comme le disait l’officier nazi chargé de l’interrogatoire de Marie Scholl, vous ne vivez pas dans la même réalité que nous… Et Sophie de lui répondre qu’ELLE, vit bien dans la réalité.

Oui, eux vivent dans la réalité. Pas les catholiques du Québec. Formatés à croire qu’il y a des périodes particulières de grande noirceur dans l’histoire de l’humanité, comme les guerres mondiales, les chrétiens québécois croient, comme l’exprime le discours commun et médiatique, qu’ils ne vivent pas dans une période qui nécessite de combattre pour la liberté, la vérité, la vie. Il ne serait pas bien vu de s’attaquer au défi de sauver les dizaines de milliers enfants avortés chaque année au Québec, de la torture et de la mise à mort, soutenir les femmes enceintes en difficultés et les couples, accompagner les parents qui ont laissé leur enfant être avorté. Donc, il y a d’autres priorités que l’on pourrait qualifier de plus importantes et moins fanatiques… s’occuper des pauvres de la rue ou de ceux des autres pays, du moment que l’organisme que l’on soutient fait sa publicité dans les journaux et à la télévision. Il ne faut pas se faire d’illusion, pendant que les juifs étaient gazés ou que les esclaves noirs étaient battus, il y avait aussi d’autres causes, tout aussi importantes à supporter et certainement plus si nous considérons que les causes des fanatiques ne peuvent qu’être discutables… Mais nos ancêtres étaient d’une autre trempe. Comme Mère Teresa, comme Jean-Paul II, comme Sophie Scholl, comme les enfants de Fatima, comme Mary Wagner et Joan Andrews, ils vivaient dans une autre réalité que la nôtre. En fait, ils vivaient dans la réalité, acceptaient de faire ce qui est devenu si difficile aujourd’hui, acceptaient de voir de ce que leurs yeux voyaient, et agissaient en conséquence…

Lors du scandale du financement d’organismes qui faisaient la promotion de l’avortement par Développement et Paix, nous avons pu constater que nombre de chrétiens se disant catholiques déploraient, sans honte, que l’on puisse vouloir empêcher les chrétiens de financer l’exécution d’enfants. Ils furent très nombreux au Québec les collabos qui se sont plaints que l’assemblée des Évêques du Canada ose se questionner sur l’utilisation des dons des fidèles par ces organismes pro-avortement.

L’Église au Québec est malade et mourante de décennies de pusillanimité, de lâcheté, d’abandon des enfants de tous âges, que ce soit par une pastorale débile, une acceptation que les enfants soient plongées dans des institutions scolaires antichrétiennes. Il est normal qu’il n’y ait pas d’enfants dans nos Églises. C’est le contraire qui serait étonnant.

Non seulement, nous ne pouvons pas avoir des Sophie Scholl et compagnie dans l’Église au Québec, nos adultes mêmes sont des spectateurs au mieux, des collabos la plupart du temps des crimes abominables que sont l’avortement et l’euthanasie, jusqu’à bénir, recommander, accompagner ces gestes comme « chrétiens ».

Comme le disait un prêtre catholique américain visitant le supérieur d’une communauté religieuse au Québec : « il n’y a plus rien à faire avec l’Église au Québec, seule une persécution pourra la réveiller. »

Nous y sommes peut-être rendus. Comme en France, il y aura les « jureurs », ceux qui obéissent aux hommes, et ceux qui obéissent à Dieu. Enfin.



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