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Des parents vont en justice parce que leur fille trisomique est « née de façon injustifiée »

Par Jonathon Van Maren — traduit par Campagne Québec-Vie

Pétition : Non à l'avortement tardif au Québec

12 juin 2019 (LifeSiteNews) — Le mois dernier, la Cour suprême de Brisbane a accordé à un couple australien une prolongation pour poursuivre le personnel médical d’une clinique d’échographie de Gold Coast. On s’attend à ce que la poursuite en cours soit de gros calibre, avec des dommages-intérêts importants, ainsi qu’une poursuite pour préjudice corporel au nom de la mère. À première vue, les détails préliminaires donnent l’impression que le cas est extrêmement sérieux, ce qui amène à se demander ce que le médecin et les techniciens en échographie ont pu faire de mal.

Cette question a une réponse qui fait mal au ventre. Il s’avère que la fille du couple — maintenant une petite fille de quatre ans — soit atteinte de trisomie 21. Le couple ne s’y attendait pas, car un médecin et un échographiste leur avaient dit lors d’un rendez-vous en août 2014 que le risque d’anomalie chromosomique se situait dans le « bas de l’échelle » et que des tests supplémentaires étaient inutiles. Il s’est avéré qu’ils s’étaient trompés, et l’enfant a dû passer plusieurs semaines en soins intensifs avec une sonde d’alimentation après sa naissance.

Bien que la plupart des parents se seraient simplement sentis grandement soulagés de ce que leur fille s’en sorte bien, on pourrait penser que ces parents-ci ne l’ont pas été : ils poursuivent maintenant à la fois la clinique et le médecin traitant pour « naissance injustifiée » (wrongful birth), alléguant que le fait que le personnel médical ne les ait pas informés de l’état de leur fille était une erreur qui lui a permis de naître. S’ils avaient su qu’elle avait la trisomie 21, ils se seraient assurés qu’elle ne s’en serait pas sortie vivante en se procurant un avortement. Les « dommages-intérêts » que le couple réclame incluent le coût de l’éducation de leur petite fille non désirée.

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Ils poursuivent également pour les « frais de maintenance » et la perte de revenus futurs qu’ils anticipent du fait d’être les parents d’un enfant handicapé. En bref : Leur fille est un inconvénient, et ils aimeraient que les professionnels de la santé, qui ne leur ont pas fait savoir qu’elle était trisomique afin qu’ils l’eussent pu faire tuer, payent pour l’éducation de leur fille. Après tout, s’ils avaient eu ce qu’ils voulaient, elle serait morte, et ils seraient libres. Mais parce qu’elle s’est retrouvée dans leurs bras plutôt que dans une poubelle, ils poursuivent la clinique.

Il ne s’agit pas, bien sûr, du premier procès dit de « naissance injustifiée » en Occident. En février dernier, j’ai écrit au sujet de l’histoire de parents qui poursuivaient une clinique d’avortement qui n’avait pas réussi à faire avorter leur fils, maintenant un jeune enfant. Le concept même de « naissance injustifiée » est un concept horrible qui n’a sa place dans aucune société civilisée, car il consacre dans la loi l’idée que certaines personnes ne sont pas dignes de naître, que leur naissance même constitue une erreur quelconque, et que leur existence aurait dû être brusquement interrompue par l’avortement. C’est de l’eugénisme nu qui n’essaye même pas de revêtir l’apparence de l’humanité.

Il est dommage que si peu d’organismes de défense des droits des personnes atteintes de trisomie 21 aient le courage de s’attaquer à l’industrie de l’avortement. La grande majorité des enfants trisomiques qui sont conçus meurent entre les mains des avorteurs avant même d’avoir vu la lumière du jour, et ces organismes sont pleinement conscients de ce fait. Malgré cette triste réalité, ils hésitent à en nommer l’outil d’extermination eugénique qui menace d’extinction cette communauté, tout en diffusant de tristes publicités comparant des enfants trisomiques à des espèces en voie de disparition et en implorant pour leur protection.

Les militants des droits des personnes handicapées devraient crier à tue-tête devant les histoires de parents qui poursuivent des cliniques pour « naissance injustifiée » parce que leurs enfants ont la trisomie 21. Et si ces gens horribles réussissent à gagner leur procès, ils devraient se révolter et exiger des changements de manière à ce que le gouvernement ne puisse l’ignorer pour faire passer un simple message : Nous avons le droit d’exister.

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