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Des médecins démolissent une étude célébrée des militants proavortement

Par Bradley Mattes (LifeSiteNews) — traduit par Campagne Québec-Vie

Le 19 avril 2018 (Life Issues Institute) — L’avortement légal s’est construit sur des mensonges flagrants, des vérités tronquées et des suppositions bâclées.

On connaît celle-ci : « Les lois pro-vie tuent des femmes ».

Une étude clé, sur laquelle repose cette blâmable allégation se révèle gravement erronée, contenant de sérieuses erreurs et arrivant à des conclusions que ses données ne soutiennent pas.

Son auteure principale est Marian MacDorman, du Maryland Population Research Center (Centre de recherche sur la population du Maryland). Le MPRC a un penchant extrême en faveur de l’avortement. Il s’oppose à l’interdiction de l’avortement sélectif et préconise plutôt des messages de masse ainsi que d’autres mesures pour aborder les graves inégalités des sexes.

L’étude MacDorman s’est concentrée sur le taux de mortalité maternelle dans l’état du Texas. Elle a découvert une augmentation dramatique de décès liés aux grossesses entre 2010 et 2012, comparée à des chiffres relativement stables au cours de la décennie précédente. Cette augmentation suivait la fermeture de nombreux centres d’avortement, suite à une législation pro-vie exigeant que ces établissements satisfassent aux normes chirurgicales ambulatoires et accordant aux avorteurs des privilèges d’admission dans un hôpital avoisinant.

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Les médias, ainsi que Planned Parenthood et ses alliés comme Wendy Davis, alors membre du Sénat du Texas, ont utilisé cette étude comme preuve conclusive pour démontrer que le corps législatif texan tuait des femmes. Depuis qu’elle a paru, l’étude a été citée plus de 300 fois dans la presse et dans environ 70 articles de recherche.

Dr James Studnicki.

Les docteurs James Studnicki et John Fisher, chercheurs au sein de l’institut pro-vie Charlotte Lozier, ont publié un éditorial dans le périodique médical Obstetrics & Gynecology, dans lequel ils recommandent une rectification formelle de l’étude en raison de ses erreurs en méthodologie et en présentation des données.

Ils ont découvert que l’étude MacDorman n’a pas appliqué de formule de correction aux données du Center for Disease Control (Centre pour le contrôle et la prévention des maladies) qu’elle avait citée. L’omission masque une augmentation de mortalité maternelle au Texas entre 2004 et 2006 : les chiffres dans l’étude MacDorman en indiquent un déclin de 16,5 %, mais des chiffres plus précis en révèlent une hausse de 73 %. En effet, « La taille et la soudaineté des augmentations entre 2010 et 2012 sont artificielles », déclarent Studnicki et Fisher.

La nouvelle recherche dément également les comparaisons entre le Texas et la Californie, autre point sur lequel s’appuie l’étude MacDorman. Des données précises indiquent que la Californie, état où la loi est libérale sur l’avortement, a subi une augmentation désolante de son taux de mortalité maternelle — 142 % — entre 2007 et 2008, au-delà du double « de n’importe quelle augmentation annuelle au Texas durant la période visée par l’étude (2000-2014) ». On a beau dire, comme le prétend l’industrie de l’avortement, que les lois pro-vie tuent des femmes…

En fait, les docteurs Studnicki et Fisher ont trouvé que la mortalité maternelle tardive en Californie de 2004 à 2014 « se trouvait régulièrement au double de la moyenne nationale », et que de 2012 à 2014, le taux en Californie « était de 4 à 5 fois plus élevé qu’au Texas ». Des chiffres si élevés en mortalité maternelle tardive ont poussé les docteurs Studnicki et Fisher à conclure que les disproportions dans ces données exigent « soit un nouveau rapport de données, soit une explication clinique, soit les deux ».

Cette nouvelle analyse ébranle l’argument proavortement qui consiste à dire que la fermeture de centres d’avortement au Texas a mené à une plus importante mortalité maternelle. Studnicki et Fisher écrivent qu’« aucune relation cause et effet du genre n’a été démontrée », et que l’étude MacDorman ne fournit aucune preuve « qui indiquerait une telle relation ».

L’effet dévastateur d’études aussi faussées que celle de MacDorman est incalculable. Heureusement qu’il existe des chercheurs tels que Studnicki et Fisher et des organismes tels que les instituts Charlotte Lozier ou Life Issues, qui collaborent afin de fournir aux Américains de la science fiable […]

L’éducation pro-vie qui se fonde sur des conclusions rigoureuses et sur des données solides est la clé de voûte pour annuler Roe v. Wade et faire triompher à nouveau la vie aux États-Unis.

Publié avec l’autorisation du Life Issues Insitute.



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