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Le faux débat: la consultation itinérante sur l'euthansie

À la demande du Parti québécois, le gouvernement Charest lance un grand débat national en 2010 au Québec sur la légalisation de l’euthanasie.

Le 3 décembre 2009, l’Assemblée nationale a voté à l’unanimité pour une consultation itinérante à travers tout le Québec qui portera sur la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté.

« Le débat est incontournable », nous dit la chef péquiste Pauline Marois. (La Presse, le 4 décembre 2009), très optimiste face aux conclusions d’un tel débat.

Le 5 décembre 2009, La Presse proclamait haut et fort (deux pleines pages) que l’euthanasie et le suicide assisté sont des droits fondamentaux. Envoyé spécial du journal à Zurich, en Suisse, le journaliste Marc Thibodeau rencontrait en entrevue Ludwig Minelli fondateur de l’association Dignitas qui permet aux intéressés de mourir euthanasiés. Ce croque-mort de la « belle » mort a fait la promotion de son « bienfaisant » cocktail de plus en plus populaire, qui donne à tous ceux qui le souhaitent l’occasion de mourir dit « dignement ». « Si un humain a décidé de mourir, personne ne doit pouvoir s’y opposer », affirme Minelli.

Les gens viennent de partout y incluant du Québec et du Canada. L’organisation ne pose aucune question à ceux et celles qui veulent mourir. Se déclarant athée, il se moque des figures bibliques, de Satan et de Dieu. Notre champion de la mort milite maintenant dans plusieurs pays pour faire adopter son point de vue sur le sujet. La Suisse, paraît-il, est devenue une destination très prisée pour le tourisme de la mort. Dignitas aide également des couples à réaliser des pactes de suicide comme celui « du grand chef d’orchestre britannique Edward Downes malade cardiaque et de sa femme en bonne santé » (La Presse, 5 décembre 2009), euthanasiés l’an dernier à Zurich.

Pendant que les Québécois réclament à 80% la légalisation de l’euthanasie, le débat fait rage en Europe. Plusieurs pays auraient l’intention d’imiter la Suisse. Ici le gouvernement peut bien se cacher hypocritement derrière le beau paravent du débat national, nous savons très bien que le débat est clos. La consultation bidon qui va se promener au Québec en 2010, va plutôt discuter de balises et d’encadrement, une manière très habile d’enrober le bonbon de la mort.

Le principe de la légalisation de l’euthanasie ne se discute plus au Québec. Il faut obligatoirement être POUR, sinon on se fait traiter de minable fondamentaliste religieux. Quand les savants commissaires feront leurs recommandations au gouvernement pour « bien encadrer » la culture de la mort, il ne faudra pas être dupe. Le législateur va ouvrir la porte de la mort pour une deuxième fois, de la même manière que cela s’est produit dans le dossier de l’avortement, il y a deux décennies. À doses homéopathiques, on assouplira dans les années à venir les règles, selon l’humeur des sondages populaires. On finira en fin de course par accoucher d’une « belle » loi permettant l’euthanasie sur demande pour toutes les personnes qui ne veulent plus vivre. On pourra, en toute tranquillité, se débarrasser des malades qui coûtent trop cher à l’État ou qui dérangent un peu trop leur famille.

Quand la Commission viendra nous « consulter » faudra-t-il donner notre opinion à ces commissaires vendus d’avance à la cause de l’euthanasie ? Oui, même si nous sommes une voix qui crie dans le désert. Oui, pour proclamer le plus fort possible, avec Paul Brunet, directeur du Conseil pour la protection des malades, que l’euthanasie n’est pas la solution et que « la vraie solution, c’est d’offrir à tous les malades sans exception de véritables soins palliatifs de qualité en fin de vie ». (La Presse, le 7 décembre 2009).

Entre soulager les souffrances ou donner directement la mort, il n’y a aucun compromis possible. Il n’y a qu’un seul choix humainement et dignement souhaitable, c’est de soigner les malades. Voilà le devoir des médecins et des gouvernements. C’est l’objectif à poursuivre pour toute société qui se dit moderne, humaine et avancée.

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Bulletin décembre 2009


Bulletin septembre 2008


Une nouvelle voiture pour CQV

On vient de recevoir en don une Saturn LS1 2000. Merci beaucoup cher donateur ! Fini les problèmes de transport !

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En passant, nous avons aussi besoin des choses suivantes:

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Landmark Declaration by Christian Leaders: The Manhattan Declaration

A landmark declaration re-affirming traditional Christian teaching on marriage, abortion, and religious freedom was endorsed by a who’s who of Christian leaders on November 20. As reported by LifeSiteNews, the “Manhattan Declaration”, so named because it was drafted in New York City, was authored by Dr. Robert George, Dr. Timothy George and Chuck Colson, and signed by more than 125 Orthodox, Catholic and evangelical Christian leaders, including Focus on the Family Dr. James Dobson and National Association of Evangelicals president Leith Anderson. Fifteen Roman Catholic bishops, including Archbishop Timothy Dolan of New York and Archbishop Donald Wuerl of Washington, D.C., were among the signatories.

This landmark declaration can be viewed at www.manhattandeclaration.org. Here’s an especially pertinent extract expressing the signatories’ unwavering commitment to defending unborn life:

We will be united and untiring in our efforts to roll back the license to kill that began with the abandonment of the unborn to abortion. We will work, as we have always worked, to bring assistance, comfort, and care to pregnant women in need and to those who have been victimized by abortion, even as we stand resolutely against the corrupt and degrading notion that it can somehow be in the best interests of women to submit to the deliberate killing of their unborn children. Our message is, and ever shall be, that the just, humane, and truly Christian answer to problem pregnancies is for all of us to love and care for mother and child alike.

A truly prophetic Christian witness will insistently call on those who have been entrusted with temporal power to fulfill the first responsibility of government: to protect the weak and vulnerable against violent attack, and to do so with no favoritism, partiality, or discrimination. The Bible enjoins us to defend those who cannot defend themselves, to speak for those who cannot themselves speak. And so we defend and speak for the unborn, the disabled, and the dependent. What the Bible and the light of reason make clear, we must make clear. We must be willing to defend, even at risk and cost to ourselves and our institutions, the lives of our brothers and sisters at every stage of development and in every condition.

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L'argent sale

Les finances de l’État québécois sont dans le rouge. Les coffres sont vides. La dette nationale explose et vient d’atteindre les 215 milliards de dollars ; et ça n’arrête pas d’augmenter. Le retour des déficits annuels fait trembler la communauté économique. Il faut trouver la solution miracle.

En novembre 2009, tous les médias annonçaient en grande pompe que le gouvernement envisage de permettre à Loto-Québec de lancer un site de poker en ligne pour cibler les 18-35 ans.

Quand, j’ai lu cette nouvelle, je m’attendais à une levée de boucliers tous azimuts pour contrer ce projet qui, soyons sérieux, n’a rien de bon sur le plan social.

Actuellement au Québec, le poker a la cote. Les étudiants de nos écoles secondaires et même primaires s’y adonnent religieusement, souvent avec la bénédiction des autorités scolaires. Sur toutes les tribunes, on fait l’apologie du poker ; on vante les grands talents et les habiletés de vedettes du monde politique et artistique ; on consacre des émissions de télévision à ces jeux d’argent. Tous ces gros joueurs sont présentés à notre jeunesse comme des modèles à suivre.

Le Québec ne serait-il pas en train de créer une génération de joueurs compulsifs ? Évidemment, notre nation est devenue accroc au jeu : loto, bingo, casino, vidéo-poker, etc... rapportent à l’État des sommes colossales sans que personne n’ose attaquer cette vache sacrée. Il ne faut surtout pas débattre de ce dossier sous l’angle des valeurs morales et sociales. C’est passé de mode.

Sous le « noble » prétexte que la pègre va s’en occuper si l’État ne le fait pas, on s’en lave les mains et on empoche en quantité industrielle tout cet argent sale. Le fric d’abord -- le gros bon sens chez le diable ! Nous en sommes rendus collectivement à un niveau abyssal de décadence morale. À la vitesse TGV, nous permettons à notre société malade de devenir encore plus malade.

Le vice, c’est très payant, mais ça ne fait pas des enfants forts. Pourtant, cela est très fortement encouragé par notre gouvernement. Toutes les publicités de Loto-Québec vantent les très grands bienfaits du jeu. Un jour ce sera ton tour ! On se fout royalement des coûts sociaux d’une telle politique, pourvu que l’argent rentre à pleines poches. La vache doit donner son lait empoisonné, même si le bon peuple en perd tous ses repères.

Après le poker, l’État insatiable va sûrement nous proposer de légaliser les drogues et la prostitution pour mieux contrôler ces phénomènes, c’est-à-dire pour remplir plus vite ses coffres. L’argent sale, c’est très payant.

Une société qui en est rendue là, c’est plutôt dégradant ! Mieux vaut donner son fric à l’État plutôt qu’à la mafia, claironnent les grands ténors des droits et libertés. Je leur répondrai qu’un État qui a une colonne vertébrale a le devoir de combattre l’argent sale, la mafia et le vice, tout le contraire de ce qui se passe actuellement au Québec.

Quel gouvernement aura assez de sagesse et de courage politique pour faire la promotion des valeurs fondamentales en prenant les moyens de vivre sans cet argent sale ?

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Une commission parlementaire sur l'euthanasie: les dés sont-ils pipés d'avance?

La machine est en marche. Une commission parlementaire, ou une consultation itinérante, au sujet de l'euthanasie aura lieu cet automne.

Je pense bien que les dés sont pipés davance. Il me semble qu'on ne veut que répandre dans toutes les régions du Québec une opinion positive de "la mort dans la dignité" qu'on s'est faite a priori. Bien sûr, c'est impossible de prouver définitivement que les dés sont pipés davance. Mais je veux bien fournir quelques preuves, trouvées dans un article de la Presse canadienne qui annonce la venue de ce cirque ambulant cet automne.

Regardons ça de près. Même si c'est malhonnête ce qu'ils font, c'est quand même du travail de haute gamme, de la manipulation médiatique de haut niveau!

Québec lance un débat sur l'euthanasie

La Presse canadienne  
4 décembre 2009
Québec — Le gouvernement Charest accepte de lancer un débat sur le droit des Québécois à mourir dans la dignité.

Arrêtons là, tout de suite. On parle d'euthanasie, n'est-ce pas? On veut débattre si oui ou non un médecin peut légalement tuer un patient, dans des circonstances X. Mais d'où vient cette expression "mourir dans la dignité" (notez qu'il n'a pas de guillemets)? Qui a parlé de dignité? Voilà, le premier tour de magie médiatique: sans argument, nous avons établi qu' "euthanasie" = "mourir dans la dignité". Parfait! On continue:

Dans un premier temps, la Commission de la santé et des services sociaux de l'Assemblée nationale rencontrera une vingtaine d'experts en la matière, puis elle rédigera un document qui servira de base à la consultation.

Qui de la commission rédigera le rapport, et correspondera-t-il nécéssairement à l'opinion des experts? Mais surtout: QUI SERONT CES EXPERTS? Est-ce que 10 d'entre eux seront pour l'euthanasie, 10 contre? Qui les choisira, et selon quels critères? Cela me fait penser aux "experts" sélectionnés par la Société royale du Canada pour étudier la question "des décisions de fin de vie", 4 des 6 étant des pro-euthanasie acharnés de longue date.

«Je ne pense pas qu'il y ait des risques à entreprendre une réflexion», a affirmé hier le ministre de la Santé, Yves Bolduc, qui ne craint pas qu'un tel exercice entraîne des dérapages.

Vous avez compri? Il y a des gens qui ont peur. Ils ont peur de réfléchir. Mais pas Yves Bolduc, qui ne "pense pas qu'il y ait des risques à entreprendre une réflexion." Car les pro-euthanasie (dont Yves Bolduc lui même), eux ils réfléchissent. Ils n'ont pas peur de réfléchir, et, de plus, cet exercise de réflexion n'entraînera pas de dérapages. Conclusion: l'opposition à l'euthanasie est irréfléchie. C'est un réflexe qui vient de la peur. Les gens qui sont contre l'euthanasie ont peur que la réflexion même entraîne des dérapages. Quels idiots!

«C’est une question complexe et les avis sont partagés, mais je pense qu’il y a un consensus, ..."

On peut tout pardonner quelqu'un qui fronce les sourcils et qui réfléchit (sans peur de dérapages) avant de dire n'importe quoi. Car il n'a vraiment rien dit: "question complexe... avis sont partagés ... mais je pense" dit-il "qu'il y a un consensus." Le fait qu'il y a pensé lui permet d'affirmer une chose et son contraire: soit la question fait consensus, soit les avis sont partagés. C'est un ou l'autre. Mais il a froncé les sourcils, il a réfléchi fort, c'est un monsieur très gentil.

"...c’est que tout le monde veut mourir dignement et que leurs proches meurent dignement. Maintenant, il faut voir les façons de faire et arriver à améliorer la situation des gens», a-t-il commenté, préférant toutefois attendre avant de se prononcer lui-même sur les moyens à privilégier.

Encore ce "dignement". Mais qu'est-ce que cela veut dire une mort digne? Ah oui, on le sait déjà, selon la conclusion établie par alchimie médiatique: "mourir dans la dignité" = "euthanasie." Mais, MAIS, il est sage, M. Bolduc, car il préfère attendre... attendre que la consultation itinérante soit complétée. Quel gentleman, plein de sagesse et de compassion; il n'a pas peur, il réfléchit, il est poli, il préfère attendre avant de se prononcer.

Plus tôt dans la journée, la chef péquiste Pauline Marois avait convoqué les journalistes pour réclamer la tenue d’une consultation, affirmant que la question est devenue incontournable.

«Il y a des gens qui souffrent. Les médecins veulent des balises. Il faut se donner un cadre, les gens le demandent, c’est une question humaine, une question morale», a déclaré le porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, Bernard Drainville, qui accompagnait Mme Marois lors du point de presse.

Il y a des gens qui souffrent, donc... il faut trouver un moyen ...d'éliminer la douleur? Non. C'est les gens qu'il faut éliminer. Ils souffrent, donc il faut leur donner la mort. C'est les médecins qui le feront, avec des balises. Avec "un cadre". C'est beau un cadre, c'est réconfortant. S'il y a un cadre, rien ne peut dépasser. Tout est fixé et contrôlé. Pas de risque de dérapages: il y a un cadre. Il y a des balises. De plus "c'est une question humaine!" Nous ne parlons pas du minéral, ni du végétal, ni même de l'animal. Nous traitons de questions humaines. Humaines et morales.

A l’instar du ministre, le Parti québécois évite de se prononcer immédiatement sur le droit à l’euthanasie et au suicide assisté.

Eux aussi sont sages, polis. Eux aussi évitent de se prononcer, car cela serait de décider pour le peuple, pour le peuple qui sera consulté avec la consultation ambulante basée sur le mémoire publié par la commission et informé de l'opinion de non moins de 20 experts.

«Pour le moment, notre démarche vise vraiment à ce qu’on se dote des meilleurs mécanismes pour tenir le débat», a indiqué Mme Marois.

Il n'y a rien de plus neutre et d'impartiel qu'un "mécanisme". Il n'y a rien de plus louable qu'un débat. Donc un mécanisme pour tenir un débat, cela doit vraiment quelquechose de bien.

Par ailleurs, elle estime que la tenue d’un tel exercice au Québec est nécessaire, même si l’éventuelle légalisation de l’euthanasie nécessiterait des modifications au Code criminel, qui relève du gouvernement fédéral.

«L’intérêt de faire ce travail de façon non partisane, c’est que cela donnera une force de frappe si jamais le fédéral devait refuser une position que le Québec voudrait prendre», a soutenu la chef péquiste.

C'est pas du tout surprenant de voir le parti souverainiste exploiter un écart entre les moeurs québécoises et celles du reste du Canada. Et Charest embarque, car lui aussi a vu les sondages... En parlant de sondages:

Récemment, les deux associations de médecins du Québec se sont dites favorables à ce que le gouvernement établisse des conditions pour permettre l’euthanasie.

Sur 2025 membres de la Fédération des médecins spécialistes qui ont répondu à un sondage, 84 pour cent se disaient ouverts à lancer un débat sur l’euthanasie.

Ne parlons pas des résèrves émises au sujet de ce fameux sondage, ni du fait  que les répondants étaient profondément divisés sur comment même définir le mot "euthanasie": Dans son communiqué dévoilant les résultats du sondage, la Fédération des médecins spécialistes remarque que " l’opinion est très nettement partagée lorsque interrogés à savoir si la sédation palliative est assimilable à une forme d’euthanasie; 48 % affirment que oui et 46 % répondent non." Donc nous avons ici un gros problème. Une grande partie des ces médecins qui prônent l'euthanasie ne savent pas ce que c'est l'euthanasie, car un cas de sédation palliative n'est pas un cas d'euthanasie, même si la vie est écourtée, car ce qui finit par tuer le patient c'est sa maladie, et non l'intervention du médecin. (Pour plus de renseignents sur l'euthanasie--entre autres, sa définition--voir ici.)

Du côté de la Fédération des médecins omnipraticiens, 74 pour cent des 1086 membres ayant répondu à un sondage étaient d’accord pour que «de nouvelles balises réglementaires et législatives soient adoptées afin de permettre le recours à l’euthanasie».

Oui, c'est ce même sondage qui contient l'observation suivante: "Enfin, une très forte majorité d'omnipraticiens ayant complété le questionnaire (88,5 %) estiment que de nouvelles balises réglementaires et législatives devraient être adoptées afin de clarifier la notion de soins appropriés à offrir aux patients en début de vie, tout au long de la vie et en fin de vie." C'est difficile même de comprendre de quoi il s'agit, mais dans le contexte d'un sondage sur l'euthanasie, c'est de quoi faire dresser le poil sur la nuque. Si je comprends bien, il y a des soins que l'on donnera a une personne d'âge moyenne que l'on refusera à la personne d'âge mûre? Est-ce comme en Orégon, ou maintenant, à cause de la légalisation de l'euthanasie, on refuse aux personnes âgées un traitement pour leur cancer, car on offre, pour beaucoup moins cher bien sûr, un autre service "approprié", c'est à dire l'euthanasie?

Puis, lors de leur congrès en août dernier à Chicoutimi, les membres de l’Association féminine d’éducation et d’action sociale (AFEAS) ont demandé que les médecins aient le droit de mettre fin aux jours d’une personne qui en a exprimé le désir de façon libre et éclairée, si elle est en perte d’autonomie ou souffre d’une maladie incurable.

Tous les membres ont voté? La résolution à été vigoureusement débattue? Comme les médecins spécialistes, les membres de l'AFEAS savaient certainement ce que c'était l'euthanasie et elles étaient aussi parfaitement informées sur le fait que l'euthanasie menace directement la vie des handicappés et des personnes âgées?

Et l'article se termine comme suit:

Ailleurs dans le monde, des législations permettant de mourir dignement ont été adoptées aux Pays-Bas, en Belgique et au Luxembourg.

Quelques pays on permis l'euthanasie. La Suisse aussi, et les états d'Orégon, du Montana, et de Washington. Et voyez les vrais dérapages que cela a produit.  Mais pourquoi ne parle-t-on pas aussi d'un pays qui a tout récemment refusé la légalisation de l'euthanasie: la France. Vous ne pensez pas qu'on en aurait entendu parlé si elle aurait voté pour?

Je dois avouer que c'est vraiment du bon travail de propagande. Et pensez-y: ce qu'on vient de lire n'est pas un éditorial en faveur de l'euthanasie, mais une simple dépêche de la Presse Canadienne!

Pour ce qui est de la consultation itinérante / du cirque ambulant, n'inquiétez-vous pas, nous et nos membres feront tout pour rééquilibrer ce qui à date me semble être un faux débat pipé d'avance.

***
Mise à jour (8 juin, 2010): Concernant le "consensus" qui règne au sein de l'Aféas sur la question de l'euthanasie, une membre de cet organisme m'écrit cette note hier:

J'étais très contente de voir votre commentaire sur le fait que tous les membres de l'Aféas n'avait pas voté en faveur de l'euthanasie. En effet, je suis membre de l'Aféas (question de m'opposer à ces femmes qui ne sont plus des femmes... leur vocation étant de donner et de protéger la vie alors qu'elle la détruit) et jamais je n'ai été consulté comme membre sur cette question fondamentale. Nous n'avions même pas été prévenues que cette question serait débattue lors du congrès 2009.

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Je ne comprends pas...

Je reçois assez souvent des lettres de remerciement, d'encouragement, etc. des membres et des donateurs de Campagne Québec-Vie. Un thème que je vois souvent est celui d'une espèce d'incrédulité face à la détérioration du Québec ces dernières 40 années. La lettre qui suit résume de façon éloquente et simple l'incrédulité et la tristesse de Québecois désemparés et trahis, c'est à dire de Québecois Canadiens-Français qui ont défrichés la terre, adorés Dieu, élevés leurs familles, hébergés les "quéteux", brefs, ceux qui ont vécus leurs vies pleinement, en toute humilité, seulement pour voir une génération orgueilleuse et gâtée s'emparer de l'héritage et de le gaspiller.

Chaque jour je pense à ces Québecois(e)s, et chaque jour je tente de faire ce que je peux pour vivre comme eux, en toute simplicité et pour les autres.

Monsieur le président,

J'espère que vous parviendrez à sortir victorieusement de votre impasse financière. [editeur: oui, pour l'instant, nous nous en sommes sortis!]

Je ne comprends pas que les Gouvernements ferment les yeux sur cette hécatombe de milliers de futurs citoyens! Je ne comprends pas qu'un tueur officiel comme Henry Morgentaler ait été décoré!

Je ne comprends pas comment nos compatriotes Canadiens-Français aient pu laisser tomber si facilement la religion qui faisait leur gloire autrefois.

Je ne comprends pas pourquoi le Clergé officiel se montre si discret devant le drame des avortements.

Je ne comprends pas comment on a pu laisser les Communautés Religieuses être dépouillées de leurs oeuvres officielles en Santé et en Éducation, qu'on les ait forcées à se départir de leur costume distinctif -- qu'on les ait condamnées à végéter et disparaître progressivement...

Que de choses sont pour moi des mystères! Les 10 Commandements sont battus en brèche, du premier au dernier. Les jeunes, l'avenir de notre peuple, délaissent les études, se droguent et souvent finissent par se suicider, tellement ils sont malheureux!

Oui, nous avons grand besoin de vous, vous êtes notre dernier espoir.

Une Catholique très inquiète pour l'avenir,

...

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C'est ça l'avortement


En quête de sens: l'euthanasie, le suicide assisté, et le besoin d'avoir des soins palliatifs de qualité au Québec

Le débat sur l’euthanasie est reparti de plus bel au Québec. Même si les dés sont pipés d’avance, quelques notes discordantes réussissent à se faire entendre face à une meute populaire qui revendique les « bienfaits » de la belle mort.

Le docteur Serge Daneault, spécialiste en médecine communautaire, pratique la médecine palliative depuis plus de 15 ans à Montréal. Complètement bouleversé, il raconte dans La Presse du 28 novembre 2009, « avoir reçu lors de sa dernière fin de semaine de garde dans un grand hôpital plus de demandes d’euthanasie que dans toute sa carrière ». L’analyse qu’il fait de cette expérience pour le moins traumatisante devrait nous faire collectivement réfléchir. Ses propos sont d’une profondeur incroyable, car ils mettent le doigt à la bonne place dans ce dossier explosif.

Pourquoi un tel engouement pour l’euthanasie dans notre société québécoise ?

D’abord, toutes ces personnes qui demandent la piqure finale sont profondément souffrantes, même si la médecine soulage de plus en plus efficacement la douleur physique. Nos malades dans notre système de santé souffrent parce qu’ils sont condamnés comme des numéros et abandonnés par une structure qui gère le chaos de façon inhumaine. Les médecins, eux aussi, souffrent en silence souvent autant que leurs patients, car ce système est générateur de souffrance. Les parents souffrent également parce qu’ils n’acceptent pas la souffrance du malade et qu’ils ne voient pas de lumière au bout du tunnel. Ils veulent en finir au plus vite.

Si le gouvernement avait le moindrement d’éthique pour le respect de la vie, il y a longtemps qu’il aurait mis sur pied des soins palliatifs de première qualité pour procurer aux malades une fin de vie honorable.

« L’autre élément derrière cette insistance de légaliser l’euthanasie, c’est, nous dit le docteur Daneault, la toute puissante illusion que l’on peut contrôler sa vie ». Mon corps m’appartient ! Si les gens vivaient heureux avec des valeurs fondamentales, ils accepteraient d’être incapables de contrôler leur fin dernière. Malheureusement, dans notre monde décadent, on est rendu au point où « c’est rationnel d’affirmer que l’apaisement de la souffrance doit obligatoirement passer par l’élimination du souffrant ».

Voilà une logique populaire qui ne tient pas la route. Le médecin est là pour accompagner les malades et non pour les exécuter. Nos sociétés dites modernes, très évoluées et très avancées, ont oublié l’essentiel. « Le problème de sens, nous dit le sage docteur, est actuellement l’un des plus importants dans l’existence humaine et dans l’expérience de la souffrance. Une souffrance qui n’a pas de sens survient dans une vie qui n’en a pas plus et peut-être dans une vie qui n’en a jamais eu ».

Et il termine en disant : «Promouvoir l’euthanasie, c’est retirer pour toujours à l’homme l’opportunité d’être véritablement un homme ».

Cette sage réflexion nous montre jusqu’à quel point une société comme la nôtre, qui fait la promotion du nihilisme, peut aller quand il est question de la culture de la mort. La vie humaine et la souffrance ont-elles encore un sens ? Voilà la question fondamentale qu’il faut se poser quand on parle d’euthanasie.

On ne peut dissocier euthanasie et quête de sens. Pour nos gouvernements comptables, pour nos médecins et soignants surchargés, pour nos familles jovialistes et épicuriennes, pour nos malades souvent découragés et abandonnés, la vie a-t-elle encore un sens ? Si oui, l’euthanasie est inacceptable, car la souffrance et la mort doit elle aussi avoir un sens.

Merci docteur Daneault pour votre belle et courageuse réflexion qui ose aller à contre-courant dans notre Québec en pleine déroute.

Aussi: lire le livre du Dr. Daneault -- "Souffrance et médecine" Presse Université Québec, 164 pp.

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