M'INSCRIRE
DONNER

Joignez-vous au mouvement

CQV défend la personne humaine, de la conception à la mort naturelle.

ou

×

Socialistes pour la vie

Dans un billet antérieur, j'ai parlé du cinéaste socialiste pro-vie Pier Paolo Pasolini. Maintenant je constate qu'à la Marche pour la vie à Paris il y avait un groupe de "socialistes pour la vie."

Voici un communiqué officiel publié sur le blogue des Socialistes pour la vie expliquant comment ils peuvent être à la fois "de gauche" et pro-vie.

Depuis notre première apparition publique à la Marche Pour La Vie, certains médias osent mettre en doute la sincérité de notre engagement. Contactée par le biais d'une agence de presse, Mme Najat Belkacem, porte-parole de Ségolène Royal, a refusé de prendre au sérieux nos questionnements, arguant simplement qu'elle était favorable à l'avortement.

Nous, socialistes pour la Vie, avons pris acte que la libéralisation excessive de l'avortement avait mené la société française vers des impasses, que les groupes socialistes institutionnels refusent de considérer.

La première des impasses, c'est celle, évidente, que l'avortement est aujourd'hui devenu un moyen de contraception massif. Les chiffres sont sans équivoques, les témoignages sont nombreux. On avorte par confort, on avorte pour se soumettre au marché de l'emploi et au patronat, on avorte par peur de la précarité, etc. ; mais on n'avorte jamais par plaisir, on n'avorte jamais sans douleur, on n'avorte jamais sans vivre l'insoutenable culpabilité d'avoir tué son propre enfant.

Les traumatismes post-avortement sont réels, et de très nombreuses femmes en souffrent. Mais elles sont réduites au silence par cette injonction tacite : on ne critique pas ce qui est annoncé comme un Progrès, on ne critique pas ce qui est annoncé comme une Libération.

En fait de Progrès, l'avortement ne fait que détourner la société des vrais problèmes de précarité. La société contemporaine fait cette réponse aux femmes en détresse : "Si ton enfant est un fardeau, avorte", ce qui est proprement scandaleux au XXIème siècle, et qui devrait être considéré comme révoltant pour quiconque partage un engagement social.

En fait de Libération, on aliène les hommes et les femmes dans une sexualité irresponsable, et on ajoute à cette aliénation celle de la culpabilité d'être potentiellement une mauvaise mère parce que la société ne leur offre aucun véritable secours.

NOUS DEMANDONS

Aux socialistes de toutes sensibilités,

À toute personne attachée aux valeurs de Progrès et de Solidarité,

- De refuser que ce questionnement soit balayé d'un revers de main comme le fait Mme Najat Belkacem,

- De prendre la parole sur cette question dans les assemblées du Parti Socialiste, du Parti Communiste, de tous les partis animés par le désir de Justice Sociale

- D'interpeller vos élus locaux sur le fait qu'avorter n'est pas une victoire mais une défaite de la véritable Solidarité envers les plus faibles,

- De faire part de tous vos témoignages, de toutes vos réactions, de tous vos soutiens, de tous vos encouragements, au groupe des Socialistes Pour La Vie.

Nous avons besoin de vous pour que ce débat cesse d'être confisqué par la Droite traditionnelle ! Toutes les causes de la Vie méritent d'être embrassées !

Pierre Fromager
Porte-parole des Socialistes Pour La Vie

Est-ce sérieux ? Jugez pour vous même.

Laissez un commentaire

Réflexions sur l’avortement : une réplique à Richard Martineau

En mai 2008, Richard Martineau, chroniqueur pour le Journal de Montréal et co-animateur de l’émission Les Francs-Tireurs à Télé-Québec, publia un article sur l’avortement intitulé « La grosse question. » Cet article, bien qu’il énonce des positions assez divergentes des nôtres, démontre quand même une volonté de questionner le bien-fondé du statu quo québécois par rapport à l’avortement. Je lui ai envoyé une lettre qui, je l’espère, l’aidera à approfondir sa réflexion, lettre que je reproduis en partie ci-dessous. Avant chaque réponse, je cite la partie de son article à laquelle je me réfère.
 

La responsabilité personnelle

Pour [Pier Paolo Pasolini, cinéaste italien], l’avortement était une autre façon pour l’État de traiter les individus comme des objets, des objets que l’on prend et que l’on jette, en se foutant totalement de ce qu’ils ressentent.

Le capitalisme, selon Pasolini, ne vise qu’un seul et unique but : le plaisir individuel. Tout ce qui entrave la jouissance (comme un bébé, par exemple) est un obstacle dont il faut se débarrasser.

Pasolini ne comprenait pas comment on pouvait à la fois être CONTRE la peine de mort et POUR l’avortement. Pour cet humaniste, c’était un non-sens, une contradiction idéologique. On ne peut pas, d’un côté, dire : «Tu ne tueras point», et de l’autre, affirmer qu’il n’y a aucun problème à tuer un fœtus de seize semaines.

Si on est contre le meurtre, on est contre toutes les formes de meurtres.

—Richard Martineau, mai 2008

M. Martineau, dans votre article publié en 2008, vous parlez d’avortement et de Pasolini. Vous avez écrit : « Le capitalisme, selon Pasolini, ne vise qu’un seul et unique but: le plaisir individuel. Tout ce qui entrave la jouissance (comme un bébé, par exemple) est un obstacle dont il faut se débarrasser. »

Or, dans plusieurs de vos articles, vous parlez du manque de responsabilité personnelle au Québec. Mais l’avortement n’est-il pas le signe (je dirais presque le sacrement) de la déresponsabilisation ?

Avorter, ce n’est pas juste manquer à nos responsabilités envers l’autre pour plus facilement jouir du moment présent, c’est carrément tuer l’autre pour pouvoir jouir du moment présent. Multipliez par 30 000 par année ce geste de tuer un autre pour pouvoir vivre comme on veut (et ici je parle de l’homme qui fait pression auprès de sa blonde pour qu’elle avorte comme de la femme qui décide d’elle même), et on comprend très bien, qu’à force de répéter ce signe/symbole/sacrement de la déresponsabilisation personnelle, pourquoi le Québec devient une nation d’irresponsables. C’est une vraie pédagogie de la déresponsabilisation.

En effet, comment convaincre un Québécois qu’il doit être responsable, qu’il doit prendre l’initiative dans divers domaines quand on lui permet de tuer un être humain (un être qui dépend complètement de lui) au lieu d’en prendre soin ?
 

Souveraineté

M. Martineau, vous vous êtes prononcé à plusieurs reprises pour l’indépendance du Québec. Pourtant l’avortement n’est-il pas une des causes principales du fait que le Québec ne soit pas indépendant, et cela sans parler de l’effet de dénatalité des « Québécois de souche » associé au taux élevé d’avortement ? Car qui dit indépendance et auto-détermination dit sacrifice du bonheur à court terme ; et le fait d’avorter à tour de bras répand le message qu’il faut à tout prix jouir de l’instant présent, et éviter le sacrifice de soi, jusqu’à en sacrifier un autre au lieu de se donner soi-même. Qui donc dans ce Québec jouissif et irresponsable, ayant été soumis à la « pédagogie abortive », ne reculerait pas devant la possibilité d’un Québec souverain, si cette indépendance risquait d’entraîner pendant un certain temps une baisse de leur qualité de vie ? Si les Québécois sont prêts, en envisageant les sacrifices qu’ils devront assumer, à tuer leur propre enfant avant qu’il naisse, ne le seraient-ils pas encore plus à tuer dans l’œuf tout projet de souveraineté qui entraverait leurs petits plaisirs immédiats ?
 

Arnaque intellectuelle

Vous me direz qu’un fœtus n’est pas un être humain. Ah non ? C’est quoi, alors ? Une boule de graisse ? Personnellement, je ne suis pas contre l’accès à l’avortement. Mais je crois qu’il doit être mieux encadré.

Et, surtout, je crois qu’il faut faire une différence entre un avortement pratiqué à moins de trois mois de la conception (ce que j’appelle «une interruption de grossesse») et un avortement pratiqué à plus de trois mois de la conception (ce que j’appelle «une interruption de vie»). Ce n’est pas du tout la même chose.

Il y a une différence entre un embryon et un fœtus. Mettre ces deux entités dans le même paquet est une arnaque intellectuelle.

—Richard Martineau, mai 2008

Dans le même article de 2008 cité plus haut, vous écrivez : « [...] je crois qu’il faut faire une différence entre un avortement pratiqué à moins de trois mois de la conception (ce que j’appelle “une interruption de grossesse”) et un avortement pratiqué à plus de trois mois de la conception (ce que j’appelle “une interruption de vie”). Ce n’est pas du tout la même chose. »

Je suis curieux de savoir pourquoi vous croyez qu’il y a une différence essentielle entre l’embryon et le fœtus. Je dirais plutôt que l’arnaque serait de les différencier, car de la manière dont vous parlez il se passe quelque chose de quasiment magique entre la seconde avant 3 mois et la seconde après (les hommes du moyen âge croyaient que c’était à ce moment – à 3 mois de gestation – que l’âme pénétrait dans le corps, ce moment étant celui où le fœtus est assez fort pour que ses mouvements soient ressentis par la mère).

Les « pro-vie », eux, constatent simplement qu’à partir du moment où il y a contact entre sperme et ovule, nous ne parlons plus de « vie spermatozoïde », ni de « vie cellulaire » (de l’ovule), mais bien de vie humaine (comme pour tous les animaux sexués, la vie humaine débute au contact des gamètes). Donc « embryon » et « fœtus » (et « bébé », « enfant », « ado », « vieillard », etc.) ne sont que des étiquettes pour désigner les étapes du développement de l’être humain conçu au contact du sperme et de l’ovule.
 

« Égalité homme-femme », ressentiment, néo-féminisme

La seule « raison » valable qui justifierait de différencier le fœtus de 11 semaines (que l’on peut, selon vous, tuer sans vergogne) de celui de 12 semaines (qui, selon vous, si j’ai bien compris, devrait être reconnu comme personne juridique), n’est pas vraiment une raison métaphysique, mais une motivation politique : la préservation d’un « acquis social ».

Comme pour les Britanniques avant 1807 (pour qui la traite d’esclaves contribuait au « bien commun », mais aux dépens des noirs), et comme pour les Canadiens en 1909 (pour qui le système démocratique, ne permettant pas le vote aux femmes, « fonctionnait bien », mais aux dépens des femmes), il existe aujourd’hui au Québec un certain statu quo qui fait l’affaire de bien des gens, mais qui opprime un groupe d’êtres humains. L’acquis social que l’on veut absolument conserver est « l’égalité homme-femme » : pour que la femme puisse avoir autant d’autonomie que l’homme, il lui faut la garantie qu’elle puisse baiser autant que l’homme et, comme l’homme, ne subir en contrepartie de son acte aucune suite néfaste. Car l’homme peut prendre la fuite quand il y a une grossesse dont il refuse d’assumer les conséquences. Donc, pour que la femme puisse jouir de la même « liberté », elle aussi doit pouvoir fuir. Mais dans son cas fuir veut dire tuer.

Bref, d’une certaine façon, nous revenons au thème de la responsabilité personnelle : pour préserver « l’égalité homme-femme » – pour que la femme puisse être aussi irresponsable que l’homme –, on doit lui permettre de tuer son enfant à naître, qu’importe la raison, car déjà on permet à l’homme d’abandonner sa femme enceinte, qu’importe la raison.

Question : n’y aurait-il pas intérêt pour une société dite « progressiste » de distinguer entre égalité homme-femme positive et égalité homme-femme négative ? Parlons-nous vraiment de progrès quand nous parlons du fait qu’une femme peut maintenant être aussi irresponsable que le plus irresponsable des hommes ? N’est-ce pas un nivelage vers le bas, une égalité négative ? Une société progressiste ne tenterait-elle pas plutôt de construire, par l’éducation et par la loi, une société d’égalité positive, où les hommes et les femmes seraient encouragés et appuyés (par les moeurs, les coutumes, et finalement par la loi) à prendre soin du fruit de leurs relations amoureuses ? Comme cela l’acquis social que serait l’égalité positive homme-femme n’existerait pas aux dépens d’un groupe opprimé, comme l’étaient les « acquis sociaux » douteux du passé.

Laissez un commentaire

Socialistes pour la vie


40 jours pour la vie - déjà à mi-chemin

 week4pics 017.jpgweek4pics 001.jpgweek4pics 006.jpg

Nous sommes déjà à mi-chemin !

À date, plus de 156 personnes se sont inscrites à la vigile 40 jours pour la vie à Montréal et / ou à la liste d'envoi de courriels. C'est 156 personnes de plus, 156 personnes qui, avant les 40 jours pour la vie à Montréal, ne savaient pas qu'il y avait au Québec un mouvement pour le respect de toute vie humaine, y compris l'enfant à naître.

Maintenant nous avons besoin de toi! Annonce à tes connaissances, ta famille, tes amis, qu'il y a des gens, des gens comme toi, qui prient à Montréal et dans le reste du Québec pour la fin de l'avortement.

  • Faites suivre ce message à vos amis, vos connaissances, votre famille. Invites-les à prier pour la fin de l'avortement et à participer à la vigile.
  • Si tu as reçu ce message d'un ami ou d'un proche, suis ce lien pour t'inscrire à la liste d'envoi des 40 jours pour la vie pour recevoir les dernières nouvelles des 40 jours et de Campagne Québec-Vie.

Aussi, n'oublie pas de t'inscrire dès que possible à la vigile: Il ne reste pas grand temps, alors vas-y et inscris toi avant qu'il ne soit trop tard!

N'attends pas à la dernière minute; ces 40 jours seront bien vite écoulés!

p.s. Reste à l'écoute pour les détails concernant notre cérémonie de clôture, qui aura lieu le dimanche, 28 mars. Suis le lien pour des photos de la cérémonie de clôture de l'automne passé.

Laissez un commentaire

Fondation Jacques Bouchard

 Nous aidons les gens à finir leur jours à la maison, paisiblement.

Laissez un commentaire

Réseau des soins palliatifs du Québec

Le Réseau de soins palliatifs du Québec (Réseau) est une association dont la mission vise à faciliter l’accès à des soins palliatifs de qualité à l’ensemble de la population québécoise. Le Réseau est un point de rassemblement pour toutes les questions touchant l’information, la diffusion, la promotion et la formation en soins palliatifs et soins de fin de vie.

Laissez un commentaire

Conseil pour la protection des malades


Se faire petit - 3e semaine des 40 jours pour la vie à Montréal

40 DFL Spring 2010 Andrew Alex Michelle.JPGImage106.jpgImage107.jpgImage111.jpgnat-kar-sis-v1.JPG

C'est bel et bien déjà la troisième semaine des 40 jours pour la vie à Montréal. On est presqu'à mi-chemin !

Une des grâces de ces 40 jours pour la vie est de nous permettre de comprendre que Dieu n'est pas un Dieu contrôleur et autoritaire: il change les coeurs petit à petit, se servant de petites gens comme nous, pour créer, à la longue, d'énormes changements.

Il y a des jours où on se sent trop impuissant, où on se demande pourquoi les choses sont si lentes à changer, où on se demande pourquoi nos prières ne transforment pas les coeurs en pierre en coeurs de chaire du jour au lendemain.

Surtout quand nous prions devant la clinique d'avortement dehors dans le grésil et le vent et nous voyons entrer des couples et nous savons ce qui se passe derrière ces murs de béton...nous pouvons bien nous sentir très petits, presque aussi petit qu'un Dieu qui est mort crucifié...

Et c'est bien cela la clé : si Dieu lui-même a cru nécessaire de mourir sur la croix pour racheter l'humanité, nous qui l'aimons devons faire de même et renoncer au changement fait à la manière du monde et changer le monde à la manière pacifique et patiente de Dieu. 

Pour se joindre à la vigile des 40 jours à Montréal

Laissez un commentaire

Ces médecins ont tort : leurs propos sur l'euthanasie ne sont pas basés sur les faits

Par Margaret Somerville, éthicienne à l’Université McGill

En éthique, on dit que « la bonne éthique doit se baser sur les faits. »

Si le récit des leurs interventions récentes auprès de la Commission de la santé et des services sociaux « en vue d’étudier la question du droit de mourir dans la dignité » est véridique (« Doctors back “right to die” consultation, » The Gazette, 16 février, 2010), le Dr Gaétan Barrette, le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, le Dr Yves Lamontagne, du Collège des médecins, et Yves Robert, secrétaire du Collège, ne connaissent pas les faits.

Le Dr Barrette déclare qu’en offrant des soins aux patients en phase terminale, « les médecins sont conscients qu’ils peuvent être accusés de meurtre s’ils administrent un sédatif palliatif avant que le patient ne soit rendu à son dernier souffle. » Cependant, le mot « palliatif » nous dit que le sédatif était nécessaire pour soulager la douleur et la souffrance et donc qu’il n’a pas été administré avec l’intention de tuer le patient. Ceci ne peut donc conduire à une accusation de meurtre, ni à aucune autre accusation de ce genre, à moins que le patient n’ait pas accepté d’être soulagé par un sédatif.

Plus encore, si un docteur, sans raison valable, refuse de traiter de façon convenable la douleur et la souffrance de son patient, c’est justement à ce moment-là qu’il risque des mesures disciplinaires et des imputations d’incompétence professionnelle, allant jusqu’à des accusations de négligence criminelle. D’ailleurs, il est maintenant reconnu par tous que le fait pour un professionnel de la santé d’avoir négligé de soulager convenablement la douleur constitue une atteinte profonde aux droits de la personne du patient.

Le Dr Barrette déclare aussi « que nous voulons une législation en ligne avec les vœux du public. » Mais le simple fait que le public se réclame de quelque chose ou qu’une majorité le réclame ne signifie pas que cette chose soit éthique – ou même sage. Qui dit décision démocratique ne dit pas toujours décision éthique.

The Gazette rapporte que les docteurs Barrette et Lamontagne « ont déclaré à la Commission que les médecins ne voulaient pas participer au suicide assisté.»

« Nous ne sommes pas ici pour exécuter les gens », a dit le docteur Lamontagne.

C’est à en perdre la tête. Pour eux, qu’est-ce que le mot « euthanasie » pourrait bien vouloir dire ? Et si, comme ils le proposent, tuer un patient est acceptable, pourquoi serait-ce inacceptable d’aider un patient à se tuer lui-même? Au moins le fait d’accepter les deux, bien que très douteux sur le plan éthique, serait logiquement cohérent.

Finalement, l’énoncé fait par Yves Robert, voulant que « le Québec est la seule juridiction au Canada où le patient peut refuser un traitement médical, même quand cela peut mener à la mort », est tout simplement faux.

Tout Canadien d’âge adulte a le droit de refuser tout traitement médical, au moment de l’administration du médicament, si le patient est capable de le faire, ou s’il a préalablement donné ses directives en conséquence. Les seules exceptions sont lorsque le patient doit être traité pour la protection du public ou lorsque le patient est atteint d’une maladie mentale et, de ce fait, devient un danger pour le public et pour lui-même.

Dans ce dernier cas, une procédure bien définie doit être suivie avant que la volonté du médecin puisse primer sur celle du patient.

Margaret Somerville est la directrice-fondatrice du Centre de médecine, d’éthique et de droit de l’Université McGill.

Laissez un commentaire

Un incroyable tollé : après un accommodement raisonnable, des réactions insensées

 

Quand l’enseignement religieux a été banni de nos écoles privées et publiques québécoises, il y a eu un véritable concert d’applaudissements : la gauche politique, syndicale et médiatique gloussait à gorge déployée ! Pendant tout ce temps, nos catholiques ont regardé passer le train.

Quand le gouvernement a introduit dans les écoles primaires et secondaires le fameux Cours d’éthique et de culture religieuse obligatoire pour tous, un sentiment d’inquiétude s’est fait sentir, sans pour autant créer une panique généralisée.

Enfin, la religion semblait bel et bien éradiquée définitivement de tous nos établissements scolaires. Grâce au CÉCR la dictature du relativisme pourrait faire son entrée officielle par la grande porte.

Par contre, certaines communautés culturelles n’ont jamais accepté de se faire enfoncer dans la gorge la nouvelle religion d’État décrétée par le gouvernement. Une réaction, possiblement néfaste, se pointait à l’horizon… il fallait agir. Certaines écoles juives violaient les prescriptions du régime pédagogique en négligeant les matières de base au profit d’un enseignement intensif de la religion. La ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, a obtenu de ces écoles qu’elles se conforment au régime pédagogique officiel, « en échange de quoi elle les autoriserait à poursuivre l’enseignement la fin de semaine ». (La Presse, le 12 février 2010).

Un incroyable tollé s’est abattu sur la belle province ! Était-ce justifié ? André Pratte écrivait dans La Presse du 12 février 2010 : « En effet, n’en déplaise aux croisés de la laïcité absolue, cet accommodement est non seulement raisonnable, il est à l’avantage de la société québécoise ». Les écoles juives pourront désormais donner des cours les fins de semaine. Cela ne dérange personne, mais révolte au plus haut point les grands ténors de la laïcité absolue qui souffrent d’une allergie incurable face aux « épouvantables » religions qu’il faudrait éliminer à la grandeur de la planète pour les satisfaire pleinement. Cette croisade « relève d’une tentative de laïciser non seulement l’État, mais toute la sphère publique pour reléguer la religion à la seule vie privée ». (La Presse, André Pratte, le 13 février 2010).

Pourquoi vouloir empêcher à tout prix l’enseignement d’une religion ? Nos croisés de la laïcisation tous azimuts rêvent de la mort imminente de Dieu ! Ils font peur au bon peuple en leur disant que cet « infâme » amendement au régime pédagogique mènera à l’école la fin de semaine pour tous les enfants du Québec. Une énormité complètement fausse !

Les parents du Québec ont des droits fondamentaux ; qu’ils soient catholiques, évangéliques, protestants, musulmans ou juifs, ils ont le droit de donner à leur progéniture l’éducation religieuse qui leur convient. La Ministre a décidé de leur faciliter la tâche.

On a créé un tsunami dans un verre d’eau. Pour plusieurs communautés culturelles, la formation religieuse des jeunes est quelque chose de vital et prioritaire. Bravo ! Ça va à contre-courant. Nos parents chrétiens auront-ils le même courage ?

Laissez un commentaire