Un groupe pro-avortement demande au conseil municipal d’interdire les images d’avortement… Mais lesquelles au fait ?

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo (rognée et modifiée) : Compte Facebook Umbert the Unborn
Grotesque pour le moins et inutile, surtout si cette demande vise le drapeau qui porte une image (qui représente Umbert the Unborn bien vivant) similaire à celle que vous pouvez voir plus haut, à moins que ce groupe ne veuille que la municipalité de Prince Albert remette en place son programme « drapeaux de courtoisie », qui permettait apparemment au gens de faire arborer un drapeau devant l’hôtel de ville. En effet, la ville avait décidé l’an dernier d’annuler ledit programme suite à une poursuite judiciaire, qui dure encore, lancée par un groupe pro-vie à qui le conseil municipal avait refusé de hisser son drapeau. Peut-être que le groupe pro-avortement voudrait pouvoir hisser son pavillon sans que les pro-vie puissent en faire autant. Extrait du Prince Albert Right Now :
Laissez un commentaireLes conseillers municipaux ont décidé de ne pas donner suite à la demande d'un groupe national de défense du droit à l'avortement d'examiner les possibilités de faire en sorte que les drapeaux arborés soient moins crus à l'hôtel de ville.
L'Abortion Rights Coalition of Canada (ARCC) a demandé aux conseillers municipaux d'utiliser leurs propres règlements administratifs locaux et le Code canadien des normes de la publicité pour gérer l'affichage public, notamment des drapeaux de courtoisie. Le groupe a déclaré que « les images graphiques de fœtus avortés » — comme celle d'un fœtus de bande dessinée utilisée par le Prince Albert Right to Life Group — peuvent être traumatisantes pour le public et a suggéré que le code de la publicité peut être un guide efficace quand il s'agit de publicité potentiellement problématique.
Persécuter l’Église au nom de la « liberté »

Expulsion de Chartreux de leur monastère lors de la séparation de l'Église et de l'État en France, avril 1902.
Par l’historien Jean-Claude Dupuis, Ph. D. — Photo : Internet Archive Book Images/Wikimedia Commons
Suite de la Chronique intitulée : « Un droit d’exemption pour l’éducation sexuelle ? » — CQV
Cet extrait de ma thèse de doctorat en histoire tente d’expliquer la logique interne des États soi-disant libéraux, qui en viennent à persécuter l’Église catholique en vertu du principe : « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté. »
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La philosophie libérale prétend émanciper la société de l’absolutisme politique et religieux. Mais en pratique, elle tend à renforcer le pouvoir étatique, parfois jusqu’au totalitarisme. L’Ancien Régime ne connaissait pas la conscription, la lourde taxation et la règlementation envahissante, qui sont les fruits des États libéraux des XIXe et XXe siècles. La Révolution française a proclamé la liberté de cultes, tout en guillotinant le quart du clergé.
Ce paradoxe découle de la logique interne du libéralisme. Pour éviter l’anarchie, la liberté doit être encadrée par l’autorité. Si cette autorité n’émane pas de Dieu, elle doit émaner des hommes, ou plus précisément de la volonté générale du peuple souverain qui s’exprime démocratiquement. La puissance temporelle (État) n’est plus soumise à la puissance spirituelle (Église). La distinction entre Dieu et César disparaît au profit de César, c’est-à-dire de l’État qui détient désormais les deux pouvoirs, temporel et spirituel.
L’État devient l’autorité suprême qui entend régir le corps et l’âme de la société, et même des individus. Il interdit, par exemple, l’enseignement de la foi catholique dans les écoles publiques ; mais il le remplace par une éducation civique d’idéologie libérale (cours d’ECR et d’éducation sexuelle). L’État est séparé de l’Église catholique, mais il n’est pas séparé de toute religion. C’est l’idéologie libérale qui tient lieu de religion officielle.
Laissez un commentaire Lire la suiteLe dossier noir de Québec solidaire : Marx, le maître à penser

Karl Marx.
Par Eric Pilon (Le Peuple) — Voici la ou les sources de cet article : L’Encyclopédie canadienne, DossierQS, Facebook, Point de bascule n° 1, n° 2, n° 3 et n° 4, Presse gauche, Youtube, Wikipédia et Marxists Internet Archive/Voici la source de la photo : Wikimedia Commons
Faut-il le rappeler ? C’est en URSS qu’a été légalisé pour la première fois dans l’époque moderne en 1920 l’avortement. C’est le marxisme culturel qui a répandu la théorie du genre dans bien des pays dont le Brésil. — CQV
Saviez-vous qu’un ex-coordonnateur d’Amir Khadir était une connaissance de Pol Pot ? Première partie de ce dossier.
Québec solidaire (QS) n’a plus besoin de présentation. Au départ populaire principalement à l’est du boulevard Saint-Laurent, l’organisation a réussi à soutirer 10 sièges aux dernières élections provinciales, dont un à Sherbrooke, un ancien fief de l’ex-Premier ministre libéral, Jean Charest.
Dépeint par plusieurs comme appartenant à l’extrême gauche, le parti de Manon Massé a déjà dû se défendre d’être associé aux antifas. Car si QS fait figure de modèle politique pour les maximalistes québécois, c’est parce qu’il a été bâti en grande partie sur le socle du communisme.
L’alliance des rouges
Québec solidaire est né en 2006 d’une fusion entre l’Union des forces progressistes et Option citoyenne. Dès le début, le parti accepta dans ses rangs des « collectifs » aux noms évocateurs : Gauche socialiste, Socialisme international, Masse critique, Parti communiste du Québec (PCQ), pour ne nommer que ceux-là.
Laissez un commentaire Lire la suiteGoogle fait descendre les pro-vie dans les résultats de recherche

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Elvert Barnes/Flickr
Les vidéos You Tube pro-vie présentes parmi les 10 premiers résultats de recherche sur l’avortement ont été descendues et mises plus bas par la compagnie Google, alors que le président-directeur général de l’entreprise avait affirmé sous serment devant le Sénat américain que Google n’intervenait « manuellement sur aucun résultat de recherche ». Extrait de Breitbart :
Laissez un commentaire Lire la suiteDans un témoignage sous serment, Sundar Pichai, PDG de Google, a déclaré au Congrès le mois dernier que son entreprise n’intervenait « manuellement » sur aucun résultat de recherche particulier. Pourtant, un fil de discussion interne divulgué à Breitbart News révèle que Google intervient régulièrement dans les résultats de recherche sur sa plate-forme vidéo YouTube — encore récemment. Il a mis des vidéos pro-vie hors des dix premiers résultats de recherche pour « avortement » (abortion).
Le terme « avortement » a été ajouté à un fichier « liste noire » pour les « controversial YouTube queries » (requêtes YouTube controversées), qui contient une liste de termes de recherche que l’entreprise considère comme sensibles. Selon la fuite, il s’agit notamment de certains de ces termes de recherche comme : abortion, abortions, the Irish abortion referendum, Democratic Congresswoman Maxine Waters, and anti-gun activist David Hogg (avortement, avortement, le référendum irlandais sur l’avortement, député démocrate Maxine Waters, et militant anti-armes à feu David Hogg).
L’existence de la liste noire a été révélée dans un fil de discussion interne de Google divulgué à Breitbart News par une source interne à l’entreprise qui souhaite rester anonyme. Une liste partielle de termes figurant sur la liste noire a également été divulguée à Breitbart par une autre source de Google.
40 à 50 millions d’avortements dans le monde en 2018

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : PxHere
Quelle boucherie ! Nous ne sommes pas meilleurs que nos ancêtres, nous sommes pires… 40 à 50 millions d’enfants à naître tués, innocents, sans défense, mis à mort cruellement. Et ça n’est pas compté officiellement dans les décès. Pourquoi ? Parce que des gens considèrent ou veulent considérer que l’enfant à naître n’est pas une personne. Pourtant la science affirme que la vie commence à la conception. Extrait de Gènéthique :
En 2018, 41,9 millions d’avortements ont été pratiqués dans le monde, « soit davantage que le nombre de morts liés aux dix principales causes de décès à l’échelle globale », a publié le site de statistiques Worldometers, qui précise que les chiffres ne prenaient pas en compte les fausses couches. L’OMS avait même publié en 2014 le chiffre de 56 millions. « Selon les estimations de l’OMS, il y a chaque année dans le monde 40 à 50 millions d’avortements. Cela correspond approximativement à 125 000 avortements par jour ». Snopes, un site américain réputé pour sa traque aux fake news, confirme : « Si l’estimation de l’OMS de 56 millions d’avortements par an est restée stable jusqu’en 2016, lorsqu’elle a publié son étude sur le top 10 des principales causes de mort à l’échelle globale [2], il serait vrai que le nombre d’avortements dans le monde a surpassé le nombre de décès totaux liés aux maladies cardiaques et aux attaques cérébrales, les deux premières causes de décès cette année-là » (15,2 millions de personnes).
Mais Snopes joue avec le mot « mort » de telle sorte qu’il met en doute que l’avortement provoque la mort d’une personne, d’après Gènéthique :
Laissez un commentaire... « dire que l’avortement est la “principale cause de mort” dans le monde est une affirmation problématique, parce que cette position revêt un aspect politique, en contradiction avec le monde scientifique et médical », puisque « les champs légaux, philosophique, religieux et scientifique ne donnent pas de réponses définitives quant au moment du début de l’identité individuelle ».
En Australie 33 sexes différents sur le certificat de naissance

Sidney, Australie.
Par Francesca de Villasmundo (Medias-Presse.info) — Photo : horstmueller_HH/Pixabay
En novembre 2019, les Australiens sont appelés aux urnes pour changer de gouvernement. Si le parti Labour (les travaillistes) remportait les élections, une loi pourrait être adoptée : celle qui prévoit que lors de la naissance d’un enfant, les parents auraient la possibilité de choisir entre 33 sexes différents outre masculin et féminin. Parmi les variantes on trouve « omni-gender », « neutrois », « intersex ».
Évidemment la proposition de loi est faite pour ne discriminer personne !
Au secours, le monde est devenu fou : il est atteint de genderofolie aiguë…
Laissez un commentaireDe la PMA-GPA à l’utérus artificiel et au transhumanisme, Alain Escada dénonce le projet de nouvel ordre sexuel mondial

Marion Sigaut, à gauche, Alain Escada, à droite.
Par Léo Kersauzie (Medias-Presse.info) — Photo : Capture d'écran de la vidéo de Civitas
C’est dans une salle de la Mairie du Pontet qu’Alain Escada, président de Civitas, a tenu cette conférence à l’invitation de la section locale d’Egalité et Réconciliation, précédée d’une intervention de Marion Sigaut.
Alain Escada dévoile avec précision comment la PMA et la GPA ne sont que des étapes intermédiaires avant l’utérus artificiel et le transhumanisme, dans le cadre d’un plan global de nouvel ordre sexuel mondial.
Pour démontrer ses propos, Alain Escada a recensé une série de citations méconnues (notamment d’Elisabeth Badinter et de Jacques Attali, mais aussi de différents scientifiques) qui s’emboîtent pour promouvoir un scénario absolument effrayant.
Le meilleur des mondes, livre d’anticipation d’Aldous Huxley, se réalise sous nos yeux.
Laissez un commentaireL’enseignement de saint Thomas d’Aquin sur la conscience

Par le Père Thomas Crean (Voice of the Family) — traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : National Gallery/Wikimedia Commons
L’enseignement de saint Thomas d’Aquin sur la conscience et deux distorsions modernes
Conférence donnée lors du Rome Life Forum le 17 mai 2018
Dans le présent exposé, je vais tout d’abord brièvement présenter ce que saint Thomas d’Aquin entend par le terme « conscience ». Par la suite, je décrirai les deux façons dont son enseignement sur la conscience est souvent détourné, et j’en expliquerai leurs conséquences pour la vie de l’Église d’aujourd’hui.
Premièrement, que veut dire saint Thomas par le terme « conscience » (en latin, conscientia) ? Certaines personnes ont employé ce mot pour dénoter un pouvoir spécial de l’âme, dont le domaine serait la prise de jugements moraux. Toutefois, Thomas d’Aquin ne croyait pas à l’existence d’un tel pouvoir ; puisque notre intellect est déjà un pouvoir fait pour appréhender la vérité, il s’ensuit que toute sorte de vérité, qu’elle soit « morale » ou « non morale », peut être appréhendée par l’intellect. Ainsi, c’est notre intellect qui perçoit, par exemple, que « deux fois deux font quatre » et que « mentir est mal ». Par conscience, saint Thomas entend une certaine catégorie de jugements rendus par notre intellect, à savoir les jugements que nous portons sur les actes que nous avons faits ou que nous faisons ou encore, que nous pensons faire. D’après son étymologie, il remarque que « conscientia » suggère l’application de la connaissance à un objet ; et il nous dit que nous faisons un jugement de conscience quand nous appliquons notre connaissance à nos propres actions. Saint Thomas distingue trois cas : soit nous sommes simplement conscients du fait d’avoir fait quelque chose ; soit nous jugeons de la bonté ou du mal de quelque chose que nous avons fait ; soit nous jugeons qu’un acte futur possible est quelque chose que nous devrions ou ne devrions pas faire ou pourrions faire.
Ceci explique les actions que l’on attribue généralement à la conscience : il nous dit qu’elle témoigne du simple fait de certaines actions passées ; pour nous absoudre, nous accuser ou même nous tourmenter, du bien ou du mal d’un acte passés ; et pour nous pousser ou nous retenir au sujet d’un quelconque acte futur. [1] La conscience est donc l’acte de juger qu’une de mes actions actuelles ou potentielles est ou fût, bonne ou mauvaise, obligatoire, interdite ou facultative. Enfin, il note que si le mot désigne à proprement parler de tels actes de jugement, il est aussi, par un processus naturel, utilisé pour désigner l’une des causes internes à l’origine de ces actes, à savoir notre tendance habituelle à reconnaître certains biens fondamentaux (p. ex. la vie et l’existence en société) comme des biens qui nous conviennent par nature.
Après cette brève présentation de la signification du mot « conscientia » (conscience) pour saint Thomas, je vais désormais expliquer de quelles manières son enseignement sur la conscience a été tordu, et je démontrerai à quel point ces déviations sont graves pour l’Église aujourd’hui.
Laissez un commentaire Lire la suiteUn droit d’exemption pour l’éducation sexuelle ?

Par l’historien Jean-Claude Dupuis, Ph. D. — Photo : Ben White/Unsplash
Je serais surpris que les parents catholiques puissent obtenir pour leurs enfants une exemption du cours d’éducation sexuelle, surtout après que la Cour Suprême du Canada ait rejeté, en 2012, une semblable demande pour le cours d’éthique et culture religieuse (ECR).
Pour l’instant, le Premier ministre Legault affirme que tout le monde doit suivre ce cours. Je comprends mal la logique de ses « valeurs québécoises » : garder le crucifix à l’Assemblée nationale, l’interdire pour les enseignants, faire de la propagande LGBT dans les salles de classe. Nous verrons bien la suite.
À mon avis, une contestation judiciaire serait infructueuse. Les tribunaux adopteront le même raisonnement que dans la décision sur l’ECR. La Cour Suprême finira par dire que le cours d’éducation sexuelle ne fait que présenter scientifiquement divers types de comportements sexuels, sans forcer qui que ce soit à les pratiquer : ce cours ne porte donc pas atteinte aux libertés individuelles, tout en permettant aux jeunes de prendre conscience des réalités contemporaines.
Le problème pour un catholique, c’est que le cours enseigne aux enfants à respecter, à tolérer, et donc à approuver moralement toutes les formes de vie sexuelle. C’est une atteinte directe à la liberté de conscience. Nous n’avons plus le droit de penser que l’homosexualité puisse être « anormale ». Il ne s’agit pas seulement de respecter la personne homosexuelle, comme nous le commande la charité chrétienne, mais d’approuver le principe de ce comportement contre nature, sous prétexte de « liberté de choix ». Autrement dit, il faut nier un aspect de la Loi de Dieu (voir Mt, 11 : 23-24 ; Rm 1 : 24-32 ; 1erCor 6 : 9-10).
Laissez un commentaire Lire la suiteÉducation sexuelle : qui est responsable des enfants, les parents ou l’État ?
Par Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
Ces derniers temps, les gros médias du Québec se sont agités autour d’une déclaration que l’archevêché aurait faite, plusieurs ont accusé l’archevêché de prôner le retrait des enfants des cours d’éducation sexuelle, ce qui n’aurait pas été mauvais s’il l’avait vraiment prôné.
Quel est le chef d’accusation ? Avoir relayé mercredi l'information annonçant un manuel rédigé par un médecin et un prêtre catholiques qui conseillerait, en gros, aux parents d’enseigner eux-mêmes l’éducation sexuelle à leurs enfants. Selon La Presse :
L’archevêché de Montréal a relayé hier une invitation à retirer les enfants de leurs classes d’éducation sexuelle afin de confier aux parents le soin de donner eux-mêmes le nouveau cours obligatoire en respectant « la pudeur naturelle » des jeunes.
Les autorités ecclésiastiques font la promotion d’un manuel destiné aux parents catholiques, qui compare le nouveau programme à une agression.
Ou selon le Huffpost :
Laissez un commentaire Lire la suiteL’archevêché de Montréal propose aux parents québécois opposés aux objectifs d’enseignement sexuel du ministère de l’Éducation de donner eux-mêmes la matière à leurs enfants en se procurant un outil pédagogique rédigé par un membre du clergé et un médecin cardiologue.
