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Twitter ferme le compte de Trump — Google, Amazon et Apple font pression sur Parler — CNN veut faire éliminer Fox News du câble

Par Pour une école libre au Québec — Photo : Depositphotos

Vae Victis ?

L’étau se resserre sur Donald Trump, évincé des réseaux sociaux les uns après les autres : Twitter, sa plateforme de prédilection, a suspendu son compte de façon permanente vendredi. Cette suspension permanente intervient deux jours après que des émeutiers ont franchi le cordon de sécurité du Capitole en marge d’une manifestation monstre par ailleurs pacifique tenue plus tôt sur l’Esplanade nationale.

Dans sa justification pour la suppression du compte de Donald Trump, Twitter explique que son tweet indiquant « Je ne me rendrai pas à l’inauguration le 20 janvier » est une accusation implicite de fraude et incitation à commettre des violences lors de cet événement… Voir ci-dessous.

Twitter avait précédemment supprimé une vidéo du président appelant ses partisans à se disperser pacifiquement et à respecter l’ordre public, que le président a postée moins d’une heure après que les médias aient annoncé que des émeutiers avaient pénétré dans le Capitole de Washington. Le président a réitéré sa condamnation de la violence le lendemain. Ce bannissement vient après que Facebook et Instagram, ainsi que d’autres platesformes technologiques importantes, aient suspendu indéfiniment l’accès du président, coupant une ligne de communication clé entre le président et les citoyens du pays.

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Un hôpital britannique veut prélever les organes d’un Polonais comateux, retirant pour cela son hydratation

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Rawpixel

Disons-le simplement, ce cas représente un double crime : le premier, retirer l’hydratation et l’alimentation, supports de base de la vie et non « traitements » ou « soins », dans le but de mettre la personne en état de « mort cérébrale » ; secondement, vouloir prélever les organes à une personne, la tuant par conséquent puisque le concept de « mort cérébrale » ne signifie aucunement que la personne est morte.

Il s’agit du cas d’un Polonais (britannique aussi sans doute) vivant en Grande-Bretagne, en état plus ou moins comateux depuis novembre 2020. Comme apparemment en Grande-Bretagne il serait permis de retirer ce qui y est appelé des « traitements » en vue faire mourir une personne en état comateux, et que tout Britannique est automatiquement inclus dans une liste de candidats au prélèvement d’organes depuis mai 2020 (à moins qu’il n’en fît l’objection expresse), l’hôpital proposa à l’épouse de l’homme, dont on fait mention par les lettres « RS », de procéder au retrait l’alimentation et de l’hydratation, et de prélever ses organes.

Celle-ci acquiesça à la proposition de l’hôpital, tandis qu’une bonne partie de sa famille s’y opposa. Un tribunal donna raison à l’épouse. Maintenant, après plusieurs recours, la famille a présenté une requête auprès des Nations-Unies tandis que l’hôpital a commencé le processus mortel, selon LifeSiteNews.

Recours et rejets :

RS a été au cœur d’une bataille judiciaire qui a commencé après que les médecins eussent informé sa femme qu’il avait peu de chances de reprendre conscience suite aux dommages cérébraux qu’il avait subis lors d’une crise cardiaque. RS est à l’hôpital depuis le 6 novembre 2020, et l’établissement du Service national de santé responsable de ses soins a demandé à la Cour de protection l’autorisation d’arrêter tout traitement de survie. L’épouse de RS a soutenu cette demande, mais sa famille, dont sa mère et sa sœur en Pologne, ainsi qu’une sœur et une nièce en Angleterre, n’ont pas approuvé cette demande. Le 15 décembre 2020, le juge Cohen a décidé qu’« il revient au Trust et à la femme de RS de décider entre eux si l’hydratation doit être retirée ».

Cette décision a déjà été suspendue deux fois, une fois lorsque la famille de RS a indiqué au tribunal qu’elle ferait appel de la décision, et une deuxième fois lorsque la famille de RS et le gouvernement polonais ont révélé qu’ils intentaient un troisième recours auprès de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Le juge Cohen lui-même a décidé que l’ordonnance devait être suspendue jusqu’au 7 janvier, afin de laisser à la CEDH le temps d’examiner l’affaire. Cependant, la CEDH a rejeté la demande tard dans la soirée, et la nutrition et l’hydratation de la RS ont été prestement retirées.

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François Legault décide de fermer les églises aux Québec

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : UiHere

Comme ça tout de go, Legault, hélas premier ministre du Québec, a décidé d’alourdir les mesures de confinement, pondant des merveilles en leur genre, comme le couvre-feu dès 20 h jusqu’à 5 h, et ce, jusqu’aux 8 du mois de février, ce qui ne signifie pas qu’il ne reconduira pas ces mesures débiles.

Vendredi matin, j’ai été à la messe, m’attendant à ce que ce soit sans doute la dernière avant un temps indéterminé, crainte confirmée par le curé qui affirma en chaire que les églises seraient fermées depuis samedi demain jusqu’au mois de février… si notre apprenti dictateur ne prolonge pas lesdites mesures, dois-je rajouter.

Tout ça pour un virus qui est semblable à une forte grippe ― et qui circule dans les populations d’Amérique du Nord depuis le mois de décembre au moins, si ce n’est plus tôt !

Iudica me Deus, et discerne causam meam de gente non sancta, ab homine iniquo et doloso erue me.

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Défaite de Trump, l’un des présidents américains les plus pro-vie de l’histoire

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)

Donald Trump a mené un combat intense pour protéger l’enfant à naître aux États-Unis et dans le monde entier, à une époque où l’avortement est férocement défendu par ses promoteurs. C’est l’un des présidents des États-Unis les plus pro-vie que ce pays ait jamais eus. Bien sûr, beaucoup diront que c’est un fou, un violent, un incompétent, etc., répétant ce que les gros médias leur ont mis dans la tête ; je reviendrai là-dessus plus loin.

Le 6 janvier 2020, où le Congrès des États-Unis devait se prononcer sur l’élection du prochain président, c’est Joe Biden que les deux chambres du Congrès ont reconnu comme dirigeant du pays ; bien à tort si l’on considère la vaste fraude électorale en faveur de Biden dont les élections présidentielles ont fait l’objet.

Aussi, à moins d’un événement sortant de l’ordinaire (bien que ces derniers temps sortent déjà de l’ordinaire), Joe Biden, grand supporteur de l’avortement, de la contraception, de l’idéologie LGBT et de la culture de mort en général, siégera dans le Bureau ovale.

Donald Trump s’est engagé à céder le pouvoir pacifiquement.*

Il est décevant que le vice-président Mike Pence n’ait pas usé de son pouvoir de veto au Sénat pour arrêter l’approbation du résultat d’une fraude électorale, évoquant la possible non-correspondance d’un tel geste à la volonté des fondateurs des États-Unis, selon LifeSiteNews :

« Certains pensent qu’en tant que vice-président, je devrais pouvoir accepter ou rejeter les votes électoraux unilatéralement », peut-on lire dans son message, ajoutant qu’il ne considérait pas ce « point de vue » comme étant « correct ». « Je ne crois pas que les fondateurs de notre pays aient eu l’intention d’investir le vice-président du pouvoir unilatéral de décider quels votes électoraux devraient être comptés lors de la session conjointe du Congrès, et aucun vice-président dans l’histoire américaine n’a jamais revendiqué un tel pouvoir ».

Pourtant, plusieurs experts constitutionnels ont souligné que de multiples vice-présidents, comme Thomas Jefferson, Richard Nixon et Al Gore, ont usé de leur pouvoir lors de confirmation des élections. Du reste, devant une telle fraude électorale, il me semble que c’est s’empêtrer dans les fleurs du tapis.

Cette défaite de Trump, donc, représente une forte défaite pour le mouvement pro-vie dans le monde entier, car il représentait un allier de taille par l’office qu’il occupait. N’a-t-il pas retiré les fonds des États-Unis de tout financement de l’avortement à l’étranger, des centaines de millions de dollars en moins pour la promotion du meurtre d’enfants à naître ? N’a-t-il pas diminué le financement de l’avortement aux États-Unis ? N’a-t-il pas défendu la liberté des entreprises américaines face à l’imposition du financement de l’avortement et de la contraception par le biais des assurances privées ? N’a-t-il combattu les tentatives de l’ONU d’adopter un langage pro-avortement dans ses textes officiels ? N’a-t-il pas multiplié les déclarations nationales et internationales, gestes amicaux et soutiens aux mouvements pro-vie et aux enfants à naître ? N’a-t-il pas retiré le financement des États-Unis à l’OMS, grand promoteur de l’avortement et de la masturbation infantile, bien que pour une autre raison officielle il est vrai ?

Certes, perdre une bataille n’est pas perdre la guerre, et si Trump est un allié du mouvement pro-vie, le mouvement pro-vie ne tient pas qu’à lui seul, tant s’en faut.

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La plus grande cause de décès dans le monde : l'avortement — 42,6 millions en 2020

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Pxfuel

La première cause de décès dans le monde n’est certes pas le virus chinois, tant s’en faut, loin derrière des maladies bien plus graves, mais l’avortement, avec quelque 42,6 millions d’avortements recenser sur la terre par le Worldometer en 2020, d’après les données de l’Organisation mondiale de la santé. C'est un nouveau et triste record par rapport aux dernières décennies qui comptaient environ 40 millions d'avortements par année.

Évidemment, le Worldometer ne considère pas l’avortement comme une cause de décès, mais comme une simple donnée médicale, n’indiquant donc que 59 millions de décès en 2020. Pourtant, chaque avortement réussi signifie la mort d’un enfant à naître ; en fait si le Worldometer tenait compte de ce facteur, de loin le plus important, il porterait le nombre de décès à 101,2 millions dans le monde en 2020.

C’est un massacre innommable perpétré avec l’accord et l’appui de gouvernements et de milliardaires qui se donnent des airs de philanthropes et de bienfaiteurs de l’humanité…

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L’historicité des Rois Mages


Châsse des Rois Mages, dans la cathédrale de Cologne en Bavière.

Par François Gilles (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Beckstet/Wikimedia Commons

Depuis des décennies, le Prions en Église nous a habitués à des commentaires privilégiant le doute sur les textes bibliques. Manière supposée de paraître intelligent ou véritable ignorance, personne ne le sait. Par contre, dans le dernier Prions en Église, nous avons droit à une affirmation péremptoire fondée sur du vent. Voici cet exemple dans le Prions en Église du 3 janvier contenant les textes liturgiques célébrant la grande fête de l’épiphanie, visite des mages à l’enfant Roi :

Matthieu est le seul évangéliste à rapporter la visite des mages. Il ne s’agit pas d’un reportage historique. Au cours des âges, on s’est permis d’ajouter bien des données au texte évangélique. On a imaginé que les mages étaient trois rois, nommés Melchior, Gaspar et Balthasar, que le premier avait la peau blanche, le deuxième, jaune, et le troisième, noir. La légende a peut-être voulu donner aux mages un nombre parfait, les rendre plus réels en leur trouvant un nom et en faire des gens importants venus d’ailleurs pour honorer le nouveau-né de Bethléem. (P. 30.)

En lisant ce paragraphe, on peut penser tout de suite à une paraphrase de la célèbre citation de Louis Pasteur. « Un peu de théologie éloigne de l’historicité des évangiles. Beaucoup en rapproche. »

Plutôt que la vulgarisation bébête que l’on retrouve dans le Prions, regardons ce que nous disent les experts de la question.

D’abord René Laurentin, dans l’œuvre magistrale et de référence Les Évangiles de l’enfance du Christ, Vérité de Noël au-delà des mythes. Rappelons que le père Laurentin « a fait partie d’une Commission établie à Rome, par la Congrégation de la foi, pour élucider l’historicité des Évangiles de l’enfance. »

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Notre engagement pour 2021

Au nom de toute l’équipe de Campagne Québec-Vie, je vous souhaite une bonne et sainte année 2021 ! En plus des nouvelles de la semaine (ci-dessous), je veux vous réitérer notre engagement, cette année, en dépit du covid et de son instrumentalisation, à œuvrer inlassablement pour l’instauration au Québec et au Canada d’une culture chrétienne au service de la vie, de la conception à la mort naturelle. Voici un aperçu de nos activités pour cette année :

  • Une nouvelle offre d’émissions de nouvelles, sur notre chaîne YouTube (youtube.com/CampagneQuebecVie).
  • La continuation de notre service Enceinte et inquiète, pour femmes enceintes en difficulté (enceinteinquiete.org).
  • La formation de groupes de lecture, pour étudier les livres Christus Vincit, Dernière superstition, et autres, sur place et par visioconférence ; des Cours d’apologétique chrétienne et pro-vie.
  • La publication des nouvelles sur la foi, la famille et la vie, sur notre site (cqv.qc.ca/blog) ainsi que sur notre nouveau site de style « agrégateur » au www.culturedevie.ca, ainsi que sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, YouTube).
  • La promotion de la Marche pour la vie à Ottawa, qui se tiendra physiquement le jeudi, 13 mai 2021 à la Colline parlementaire, Ottawa. Aussi, Campagne Québec-Vie a déjà envoyé des représentants à la Marche à Washington D.C., une possibilité pour cette année, également.
  • L’animation des 40 jours pour la Vie, ces vigiles de prière à l’extérieur des centres d’avortement, qui auront lieu au Québec à Montréal, du 17 février (le mercredi des cendres) au 28 mars (dimanche des rameaux) et en automne du 23 septembre au 1er
  • La participation à la politique au niveau fédéral, notamment en prévision de la probable élection fédérale de 2021. Nous recrutons en ce moment des candidats pro-Vie (contactez-nous pour en savoir plus).
  • La reprise de notre annuelle rencontre aux Nations-Unies, où nous comptons envoyer deux déléguées pour aider à neutraliser l’activisme pro-avortement lors de la soixante-cinquième session de la Commission de la condition de la femme qui aura lieu au siège des Nations Unies à New York du 15 au 26 mars 2021.
  • Notre participation, par visioconférence, à l’annuelle conférence à Rome des membres de « Voix de la famille », une association regroupant plusieurs organismes pro-vie et pro-famille (dont CQV) pour une défense de l’enseignement catholique sur la vie et la famille.

Pour la foi, la famille et la Vie,


Georges Buscemi, président

P.S. N’oubliez pas de mettre dans vos signets notre nouveau site de nouvelles, de style « agrégateur », que nous renouvellerons et développerons régulièrement. Dans ce site il y aura aussi une liste de « médias alternatifs » que vous pourrez consulter pour connaître la vérité sur plusieurs sujets.

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Les vœux de Macron pour 2021


Emmanuel Macron.

Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits) ― Photo (rognée) : president.gov.ua/Wikimedia Commons

Non, je n’ai pas regardé, le 31 décembre, les vœux d’Emmanuel Macron. Il y a de meilleures façons de passer la dernière soirée de l’année, et de toute façon, il ne s’agissait que d’un exercice de communication. Nous sortons d’une année désastreuse, marquée par des choix politiques qui s’en sont simultanément pris à nos libertés, à notre santé, à l’économie réelle. Qu’allait faire Macron, sinon que la crise a été gérée de main de maître et que sous sa bienveillante conduite, tout irait mieux en 2021 ?

Ça n’a pas loupé. Un rapide coup d’œil à la version écrite des vœux du Président confirme que son rédacteur n’a pas innové — mais à l’autocongratulation convenue s’ajoutent des perspectives qui devraient nous alerter.

On s’attendait à ce qu’il dise : « Je suis sincèrement convaincu que nous avons fait les bons choix aux bons moments et je veux vous remercier de votre civisme. De cet esprit de responsabilité collective par lequel nous avons sauvé tant de vies et qui nous permet aujourd’hui de tenir mieux que beaucoup face à l’épidémie. »

C’est ça. Traitements interdits, soignants muselés, grands spécialistes poursuivis, masques idiots, confinements destructeurs… Et pourtant « la » COVID-19 a peiné à tuer, même si la France est dans le peloton de tête des pays affichant la plus forte mortalité attribuée au SARS-COV-2 par million d’habitants. Sur l’ensemble de l’année 2020, on n’enregistre néanmoins aucune surmortalité globale par rapport à l’année précédente. Comme si le virus avait surtout fauché des personnes malades ou fragiles qui seraient mortes de toute façon au cours de l’année…

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Hommage au curé Normandin (1925-2020)


Abbé Yves Normandin (1925-2020).

Par Jean-Claude Dupuis, Ph. D.

L’Abbé Yves Normandin, pionnier du retour à la messe de saint Pie V (dite traditionnelle) au Canada, a mené un long combat éprouvant, littéralement a mari usque ad mare, pour défendre une messe qu’il considérait comme toujours valide après le concile Vatican II (point de vue confirmé par Benoît XVI dans son Summorum Pontificum ― 2007), face à l’évêque d’alors en 1975 qui lui intimait de célébrer le Novus Ordo que l’Abbé Normandin estimait se centrer sur l’homme et s’éloigner de Dieu. L’essentiel du combat de l’Abbé Normadin se résume en cette réponse de saint Pierre au sanhédrin : « On doit obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes ». Souvenons-nous en ce début d’année 2021, qui succède à une année où les hommes d’État se sont pris un peu plus pour des dieux, tentant de régir jusqu’au culte dû à Dieu.

Le texte de M. Dupuis suit ci-dessous ― A. H.

*

L’abbé Yves Normandin est décédé le 30 décembre 2020. Il aura marqué l’histoire de l’Église au Québec. En 1975, l’humble curé de la paroisse Sainte-Yvette, à Montréal, s’est fait connaître en continuant de célébrer la messe traditionnelle, en latin. Mgr Paul Grégoire l’a démis de ses fonctions pour « désobéissance ». Le curé Normandin et les traditionalistes ont occupé illégalement l’église Sainte-Yvette pendant six mois.

Au lendemain du Concile Vatican II (1962-1965), le curé Normandin célébrait la messe de Paul VI, comme tous les prêtres. Mais il s’est posé des questions en apprenant que des pasteurs protestants avaient participé à la conception de la réforme liturgique. Certaines lectures l’ont ébranlé : l’encyclique Pascendi et la Lettre sur le Sillon du pape saint Pie X, l’étude de Louis Salleron sur La nouvelle messe, les ouvrages de Léon de Poncins et Pierre Virion sur la franc-maçonnerie, et tous les écrits de Mgr Marcel Lefebvre. Ses discussions avec les abbés Noël Barbara et Réal Bleau l’ont convaincu. Il visite le Séminaire traditionaliste d’Écône (Suisse), en 1973. La piété des jeunes séminaristes l’impressionne. Il se rend ensuite à Lourdes, à Rome et à Jérusalem pour puiser les forces spirituelles qui lui permettront de livrer la bataille de sa vie. En juin 1975, il revient à la messe de saint Pie V.

Le curé Normandin approuvait la conclusion du cardinal Ottaviani, dans le Bref examen critique du Novus Ordo Missae (1969) : « La nouvelle liturgie s’éloigne de la conception catholique de la messe, telle que définie par le Concile de Trente (1563). »

L’esprit conciliaire produisait des résultats catastrophiques. Les prêtres défroquaient, les fidèles décrochaient, les institutions catholiques disparaissaient. Il fallait revenir en arrière.

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Au Nom de Jésus

Par l’Abbé J.-Réal Bleau ― Photo (modifiée) : Wikimedia Commons

Nous commençons une nouvelle année au nom de Jésus, car c’est en ce nom très saint, principe de toutes les grâces, que les chrétiens doivent commencer, accomplir et achever toutes choses. C’était au nom de leurs divinités que les païens commençaient l’an nouveau, avec des festivités pleines d’impiétés et de débauches. Le jour de l’an païen se passait en effet dans l’ivresse et les danses lascives, dans un bruit continuel et les plus grands désordres. Les apôtres et leurs successeurs, réagissant contre les coutumes païennes, formèrent les premiers chrétiens à faire du jour de l’an un jour saint, un jour de prière, de recueillement, de silence, d’adoration et de réparation. Très tôt, au jour octave de la fête de Noël, on célébra la circoncision du Sauveur et le Nom de Jésus que Marie et Joseph, exécutant un ordre divin, lui donnèrent alors. On ne pouvait mieux débuter la nouvelle année par cette fête, où le divin Enfant de la crèche, prêchant le renoncement aux réjouissances et satisfactions mondaines commence déjà à souffrir et à répandre son sang pour notre salut.

« La grâce de Dieu est apparue, salutaire à tous les hommes, dira saint Paul, nous enseignant à renoncer à l’impiété et aux convoitises terrestres pour vivre avec sobriété, justice et piété dans le monde présent... » Ces paroles du grand apôtre résument le programme de la vie chrétienne qui conduit infailliblement à la sainteté. À leur sujet, saint Jean Chrysostome remarque que saint Paul ne dit pas : « nous enseignant à fuir l’impiété » mais « nous enseignant à renoncer à l’impiété ». Le renoncement, en effet, montre un grand éloignement, une grande haine, une grande aversion. Détournons-nous donc de l’impiété et des passions du siècle avec toute l’ardeur que nous mettons à nous éloigner des idoles. L’ardeur que nous mettrons, durant l’année nouvelle, à nous détourner de ce qui porte atteinte à l’honneur de Dieu, et par suite à nous détourner de tous les vices, est la condition pour que nous progressions dans son amour et recevions de Lui d’abondantes bénédictions sur nos personnes, nos familles, nos paroisses et notre patrie.

Puissions-nous donc, chaque jour de cette nouvelle année que Dieu nous donne, vivre dans la sobriété, dans la justice et la piété, c’est-à-dire dans la maîtrise de nos passions, dans le respect de la dignité de notre prochain, et en accomplissant tous nos devoirs envers Dieu, dont le premier est de l’aimer par-dessus toutes choses. Ce que nous ferons si nous prenons comme règle fondamentale de notre vie une obéissance aimante et absolue aux commandements qui nous viennent de Dieu pour être pour le monde entier le code universel le plus parfait du véritable bonheur.

J.-R.B.

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