Bonne Saint‑Jean : 60 voix pour ceux qui n'en ont pas
À l'occasion de la Fête nationale du Québec, la Saint‑Jean‑Baptiste, nous tenons d'abord à vous souhaiter, à vous et à vos proches, une belle et heureuse journée.
Cette fête porte le nom d'un homme de courage. Jean le Baptiste n'a pas eu peur de dire la vérité aux puissants de son temps. Il a reproché ouvertement au roi Hérode son adultère, et il l'a payé de sa vie. Son exemple nous rappelle une vérité que le monde préfère souvent oublier : aucun dirigeant n'est au‑dessus de la loi de Dieu, et le véritable courage consiste à la rappeler, même lorsque cela coûte cher.
C'est précisément dans cet esprit que s'est tenu, samedi dernier, le 20 juin, notre événement « 60 pour le Québec », au cœur de la ville de Québec.
Voir la présentation-souvenir de notre événement 60 pour le Québec du 20 juin, 2026 >>

Photo : le cortège sur les plaines, derrière la bannière « 60 avortements par jour au Québec »
De midi à 14 h, soixante personnes vêtues de noir ont marché en silence, depuis le jardin Jeanne‑d'Arc jusqu'à l'Assemblée nationale. Soixante personnes pour les 60 avortements commis chaque jour au Québec. Chacune portait le portrait d'un enfant qui aurait pu naître, ces visages dessinés par Michelle Diann, une femme qui a elle‑même connu l'avortement et qui a appris à pleurer son enfant en le dessinant.
La procession s'est déroulée dans le calme et la dignité. Il n'y a eu aucun contre‑manifestant. Et nous tenons à saluer le travail des policiers de Québec, qui ont fermé les rues et escorté le cortège à moto, avec un professionnalisme dont nous leur sommes très reconnaissants. Au terme de la marche, les participants ont partagé un repas fraternel dans une salle d'hôtel de Québec, de 14 h à 16 h.

Photo : le rassemblement devant l'Hôtel du Parlement
Au pied de la statue de Jeanne d'Arc, nous avons rappelé une idée toute simple. Cette jeune femme avait pour mission de faire couronner le roi de France, mais surtout de lui rappeler que le véritable roi, c'était le Christ. Le vrai chef est celui qui sait reconnaître qui il doit suivre.
Voilà ce qui unit la Saint‑Jean‑Baptiste, Jeanne d'Arc et notre marche du 20 juin. Comme Jean le Baptiste, nous interpellons publiquement les puissants. Comme Jeanne d'Arc, nous rappelons à ceux qui nous gouvernent que la véritable autorité s'exerce à genoux devant plus grand que soi. Un gouvernement qui prend l'Évangile pour guide gouverne mieux.
On nous demandera peut‑être : pourquoi s'exposer ainsi ? Parce que ceux qui acceptent de se tenir debout, publiquement, pour la vérité, font du bien, à eux‑mêmes comme à toute la société. Jean le Baptiste a donné sa vie, et son témoignage éclaire encore le monde. Jeanne d'Arc a tout sacrifié, et la France en est sortie libre, pour un temps. À notre mesure, bien plus modeste, c'est ce que nous faisons à Campagne Québec‑Vie, avec vous et avec tous ceux qui marchent à nos côtés : nous nous avançons, nous nous exposons, pour la foi, la famille et la vie, de la conception à la mort naturelle. Et nous croyons que c'est, au bout du compte, ce qu'il y a de meilleur pour tous.

Photo : la procession dans les rues de Québec
Notre marche avait un but très concret. Devant l'Assemblée nationale, nous avons présenté symboliquement une pétition qui demande au gouvernement du Québec de reconnaître enfin le traumatisme post‑avortement. Des milliers de femmes souffrent en silence après un avortement : dépression, angoisse, culpabilité, deuil. Beaucoup n'ont jamais vraiment choisi, et presque aucune ne trouve aujourd'hui de véritable accompagnement. Notre pétition réclame deux gestes simples et justes : une campagne de sensibilisation, et un véritable programme de soins pour ces femmes, partout au Québec.
Si vous ne l'avez pas encore fait, ajoutez votre nom. C'est rapide, et chaque signature compte :
https://www.cqv.qc.ca/petition_citoyenne_traumatisme_post_avortement
Vous trouverez d'autres photos de la journée, ainsi que la courte vidéo de l'événement, sur notre page Facebook. N'hésitez pas à la partager autour de vous :
https://www.facebook.com/share/v/19RjpLUtM2/
En cette Saint‑Jean‑Baptiste, prenons exemple sur le saint qui lui donne son nom : disons la vérité avec courage et avec charité, et rappelons à notre époque que Dieu demeure le véritable chef d'État.
Bonne Saint-Jean-Baptiste à vous tous.

Pour la Vie,

Georges Buscemi
Président, Campagne Québec‑Vie
P.S. N'oublie pas d'aller voir notre présentation-souvenir de l'événement 60 pour le Québec du 20 juin, 2026 >>
1 réaction Lire la suiteLe projet de loi C-9 sur la « haine » est adopté
L'amendement du Sénat au projet de loi C-9 vient d'être adopté aujourd'hui par la Chambre des communes par 189 voix contre 128, il ne lui manque plus désormais que la sanction royale pour devenir loi du pays.
Nous avons déjà parlé abondamment de C-9, je ne ferai que réitérer ici que cette loi sur la « haine » sera probablement utilisée par des activistes afin de persécuter leurs opposants politiques, notamment les chrétiens. La définition de la « haine » dans C-9 est assez floue, elle y est comprise en tant qu'« émotion ». Pourquoi donc condamner une émotion si la « haine », entendue comme volonté de nuire est déjà en pratique condamnée par les lois, puisque, quand une personne a causé un tort à une autre, la justice cherchera si le tort a été causé volontairement.
Ce courriel termine notre campagne de financement du début de l'été, dont l'objectif est de 20 000 $. Grâce à la générosité de nos donateurs nous avons recueilli 19 006 $. Un grand merci ! Il ne nous manque plus que 994 $ pour atteindre notre objectif. Donnez aujourd'hui. >>
Réduire la « haine » à une simple émotion ouvre la porte à bien des interprétations douteuses, il n'y qu'à voir comment les libéraux voient de la « haine » partout. Rappelons que Marc Miller, ministre de l'Identité et de la Culture canadiennes, considère que certains passage de la Bible sont « haineux ».
Rappelons également que le député libéral, John-Paul Danko, a cité lors de débats parlementaires la « haine anti-avortement » comme exemple du type de discours que C-9 devrait viser... C'est ce même Danko qui, dernièrement, accusait le député conservateur Vincent Ho d'« attiser délibérément la haine » parce qu'il avait demandé lors d'un comité ce qu'était « la définition d'une femme ». À regarder les propos de M. Danko, on en vient à se demander s'il n'éprouve pas lui-même une certaine émotion avec une certaine intensité et une certaine extrémité dont C-9 la caractérise.
Avec des lois semblables, nous devons être plus que jamais vigilants. merci de nous aider dans notre travail.>>
Le projet de constitution québécoise de Simon Jolin-Barrette a fini à la corbeille, en cette fin de cession parlementaire, le gouvernement de Christine Fréchette n'ayant pas voulu imposer le bâillon afin de passer outre le blocage du PLQ et de QS et de procéder à un vote.
Au moins, la laïcité de l'État ne sera pas gravée dans le marbre d'une constitution et le « droit » à l'euthanasie ne se retrouvera pas dans la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. C'est dans ce même brouillon de constitution abandonné que la « liberté » d'avorter se trouvait initialement, avant d'être elle-même rejetée suite à un débat lunaire entre partisans de l'avortement.
Ne baissons pas les bras, nous devons mettre tous en œuvre pour établir une culture de vie au Québec.
Pour la Vie,
Augustin Hamilton
P.S. Merci de nous aider à atteindre les 20 000 $. Faire un don à la campagne de l'été 2026 >>
1 réaction Lire la suiteLe député John-Paul Danko s'offusque que l'on demande ce qu'est qu'une femme !
Le député libéral John-Paul Danko.
Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Joel Coleman/Wikimedia Commons
Qu'est-ce qu'une femme ?
C'est une question apparemment insoluble pour notre époque, pas même Ketanji Brown Jackson, avant de devenir juge à la Cour suprême des États-Unis n'a pu y répondre.
Pour ceux qui ignorent ce qu'est que cette entité mystérieuse, il est inévitable que la question revienne éternellement : qu'est-ce qu'une femme ?
Pourtant, il en est qui s'offusquent que l'on ose seulement poser la question (peut-être parce qu'ils n'en connaissent pas la réponse ?).
Ainsi, lorsque le député conservateur Vincent Ho, lors d'une séance du Comité permanent de la science et de la recherche, a demandé « Quelle est la définition d'une femme ? » à la Conseillère scientifique en chef du Canada, Mona Nemer, lui demandant préalablement : « Avant de devenir Conseillère scientifique en chef, vous étiez généticienne moléculaire de formation, n’est-ce pas ? Vous vous y connaissez donc un peu en matière de chromosomes X et Y. » Mme Nemer ayant répondu par l'affirmative, M. Ho posa la question fatidique : « Quelle est la définition d'une femme ? »
Horreur ! Il n'en fallait pas plus pour que le député libéral John-Paul Danko ne s'interjette et demande que l'on rappelle à l'ordre l'impudent : « C'est le mois de la fierté, et il convient de rappeler la règle n° 18, qui interdit les attaques personnelles, les insultes et les propos injurieux... » Interrompu dans sa diatribe par la présidente du comité sur le motif que son intervention tournait « en débat », l'intrépide Danko a continué sur sa lancée au milieu d'un brouhaha confus : « La tournure que prend cette question est extrêmement offensante. Extrêmement offensante. Je demande au député de retirer ses propos. »
1 réaction Lire la suite« À l’aide ! » : une euthanasie ratée met à nu l’horrible réalité qui se cache derrière « l’aide médicale à mourir »
Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : wirestock/Freepik
Les défenseurs de l’euthanasie détestent ce genre d’histoires, car elles permettent au public de découvrir sans fard ce qui se cache derrière tout ce discours apaisant et médicalisé : le fait de tuer des gens.
13 juin 2026 (LifeSiteNews) — La grande victoire des militants en faveur du suicide assisté a été de « blanchir » et de « médicaliser » le fait de tuer des êtres humains. Nous ne pouvons plus utiliser des mots comme « suicide » ou « meurtre » ; nous devons au contraire recourir à un langage fallacieux et propagandiste comme « aide médicale à mourir » ou, de préférence, à l’acronyme à consonance officielle « AMM ». Le suicide et le meurtre nous mettent toujours mal à l’aise ; c’est pourquoi ces termes ont été soigneusement écartés de notre champ de vision.
La propagande sans cesse diffusée auprès du public consiste à faire croire qu’une mort par injection létale est non seulement moralement acceptable, mais aussi belle et sereine. À l’inverse, mourir de manière naturelle est présenté comme sinistre, douloureux et horrible, tant pour la personne en fin de vie que pour sa famille. La CBC et d’autres médias ont systématiquement présenté les restrictions en matière d’euthanasie comme des mesures cruelles qui obligent les gens à endurer d’atroces souffrances.
De temps à autre, on entrevoit la vérité. « En Ontario, un homme a gémi, grimacé et répété “aidez-moi” alors qu’il subissait une mort assistée par un médecin, car un des médicaments n’avait pas produit le niveau de sédation escompté, si bien qu’il était encore conscient », rapporte Sharon Kirkey dans le National Post du 3 juin.
1 réaction Lire la suiteLe Québec a mené le Canada vers l'euthanasie. Il peut le ramener à la vie.
Il y a dix ans demain, le 17 juin 2016, la loi canadienne sur l'euthanasie recevait la sanction royale, et le pays inscrivait la mort administrée dans le droit du territoire. Mais l'horloge de la mort s'était mise en marche plus tôt au Canada. Des mois avant Ottawa, dès décembre 2015, le Québec avait déjà ouvert la porte, premier endroit au Canada à inscrire l'euthanasie dans la loi et à l'appeler « soin ». Le Québec a devancé le Canada. Le Québec a montré la voie ; le pays a suivi. Et une décennie plus tard, le Québec ne fait pas que devancer le Canada. Il devance le monde entier.
Vous avez peut-être vu le New York Times cette semaine. Le journal le plus influent du monde a présenté le Québec comme la capitale mondiale de l'aide médicale à mourir : 8 pour cent de tous les décès dans la province, et dans une région, Lanaudière, plus de 13 personnes sur 100 meurent désormais de cette façon. Le journaliste a visité les pièces aménagées à cet effet, lambrissées comme des chambres d'hôtel-boutique, payées par des donateurs locaux qui ont réuni les millions sans difficulté.
Comment le berceau du catholicisme au Canada est-il devenu le chef de file mondial de la mise à mort de ses malades et de ses vieillards ?
Nous approchons de la fin de notre campagne de financement estivale. Notre objectif est de 20 000 $ et, au moment où je vous écris, nous en avons atteint 77 pour cent, soit 15 400 $. Il reste donc 4 600 $ à recueillir, et seulement deux jours, aujourd'hui et demain, pour y parvenir. Faites un don aujourd'hui >>
1 réaction Lire la suiteUn numéro de téléphone que plusieurs voudraient voir disparaître
Il existe un numéro de téléphone que plusieurs voudraient voir désactiver. Depuis plus d'une dizaine d'années, il sonne entre quatre-vingts et cent fois par an. Au bout du fil, presque toujours une femme. Souvent seule. Parfois sans abri. Toujours devant un choix que la société voudrait lui rendre évident : tuer l'enfant qu'elle porte.
Ce numéro, c'est celui d'Enceinte et inquiète, le service d'aide à la grossesse que Campagne Québec-Vie a fondé il y a plus de dix ans, et que nous faisons vivre depuis.
Laissez-moi vous raconter les dernières semaines, sans les noms, car la discrétion fait partie de notre travail.
Nous sommes à 5 jours de la fin de notre campagne de financement de 3 semaines pour le début de l'été. Merci d'appuyer généreusement notre service d'écoute Enceinte et inquiète. Donnez généreusement dès aujourd'hui.
Laissez un commentaire Lire la suiteNous propageons la Culture de Vie sur les réseaux sociaux
Répandre la Culture de la Vie au Québec est un travail nécessaire, si peu de voix s'élèvent aux Québec pour défendre l'enfant à naître ou pour dénoncer la malice de l'euthanasie. Si nous ne le faisons pas, qui le fera ?
Si l'avortement est un sujet que l'on ose à peine aborder de façon négative au Québec, nous voyons pas contre de plus en plus d'ouverture dans la population et certains influenceurs sur la question de l'idéologie LGBT. En effet, nombreux sont ceux qui remettent en question l'imposition de cette idéologie à toute la population, notamment dans les écoles.
Une de nos récentes publications rapportait la mise à pieds des Alexander, tous deux enseignants dans une école ontarienne, pour n'avoir pas « célébrer et d’affirmer les questions LGBTQ ».
Cette publication, la plus populaire des derniers 28 jours, a été largement appréciée par de nombreux lecteurs qui ont laissé un commentaire en soutien au couple Alexander. Remarquez que notre « auditoire » principal se situe au Québec.
Nous sommes en pleine campagne de financement, nous avons besoin de votre aide pour répandre la Culture de la Vie au Québec. Nous sommes rendu à 6 570 $ sur 20 000 $, il nous manque encore 13 430 $ et il ne reste que 8 jours à notre campagne. S'il-vous-plaît, donnez généreusement. >>
On dit ces temps-ci que les grands médias perdent de plus en plus d'influence auprès de la population, au profit de médias alternatifs et d'influenceurs qui exercent largement leur profession par le biais des réseaux sociaux. Les médias avaient (et ont encore) un formidable pouvoir d'influence sur l'opinion publique, si la confiance du public glisse vers les médias alternatifs et leurs réseaux, nous devons donc porter une attention toute particulière à ce domaine.
Le sujet du transgenrisme est un sujet qui trouve un fort écho auprès de la population québécoise, beaucoup de gens trouvent révoltant que l'on mutile des enfants pour les « transitionner ».
Certes, les activistes du transgenrisme pullulent sur les réseaux sociaux et n'ont pas manqué de venir dénigré notre propos, mais ils ont trouvé sous cette publication de nombreux protagonistes avec qui débattre.
Le débat n'est malheureusement pas toujours très sain, nos opposants faisant souvent preuve d'une absence à peu près totale de respect. Nous devons d'ailleurs bannir de tant à autres des trolls. Garder notre page propre n'est pas une tâche aisée étant donner le flux important de commentaires.
Nous avons besoin de votre aide pour maintenir notre œuvre d'apologie pro-vie et pro-famille sur les réseaux sociaux. Merci de participer à notre campagne de financement en faisant un don. >>
Remarquons enfin que la question démographique touche une corde sensible auprès des Québécois. Le Québec, depuis longtemps, ne fait plus assez d'enfant. Maintenant, le nombre de décès dépasse le nombre des naissances et l'inquiétude de disparaître comme peuple est tangible.
Nous voyons sous ce genre de publication, plusieurs témoignages de pères ou de mères qui ont eu plusieurs enfants, certains soulignant qu'ils rencontrent de l'hostilité parce qu'ils en ont plus que deux...
Enfin, malgré tout, nous arrivons à atteindre un nombre appréciables d'internautes avec nos publications sur des sujets aussi sensibles que l'euthanasie. Même si le nombre de « j'aime » est bas, celui de « vues » indique que notre message quant à la nouvelle choquante d'un médecin évaluant un patient pour l'euthanasie devant un Tim Hortons a été reçu par une quantité non négligeables de personnes.
Ce travail, pour porter des fruits visibles doit se poursuivre sur le long terme, il demande beaucoup de patiente et d'espérance, et votre soutien dans cet effort est inestimable !
Pour la Vie,
Augustin Hamilton
P.S. Nous aiderez-vous à rassembler les 13 430 $ manquants ? Merci de donner généreusement. >>
1 réaction428 euthanasies problématiques, pas un seul signalement
En Ontario seulement, les autorités ont relevé 428 signaux d'alerte concernant de possibles violations du Code criminel dans l'administration de l'« aide médicale à mourir ». Quatre cent vingt-huit cas, recensés entre 2018 et 2023. Et pas un seul n'a été transmis à la police. Pas un seul.
Le plus glaçant n'est peut-être pas le chiffre, mais le silence qui l'a accueilli. Ce rapport est public depuis près de deux ans. Pendant ce temps, à la ligne nationale de prévention du suicide, près de 70 000 personnes en détresse ont elles-mêmes évoqué le « suicide assisté » comme une issue possible. Des gens qui composaient un numéro pour qu'on les retienne au bord du gouffre, et à qui notre époque a appris à voir dans la mort une sortie respectable.
Ce courriel poursuit notre campagne de financement du début de l'été, dont l'objectif est de 20 000 $. À dix jours de l'échéance, nous avons recueilli 4 841 $. Le chemin qui reste est long, et le temps, court. Merci de donner dès aujourd'hui >>
Pendant que l'euthanasie échappe à tout contrôle, Ottawa, lui, surveille la parole. Le 4 juin, le Sénat a adopté le projet de loi C-9 sur la « haine » par 45 voix contre 13 ; le texte retourne maintenant à la Chambre des communes. À la demande du Bloc québécois, on en a retiré la défense de bonne foi qui protégeait jusqu'ici l'expression d'une conviction religieuse. Le ministre Marc Miller est même allé jusqu'à qualifier certains passages de la Bible de « manifestement haineux ». Voilà où nous en sommes : l'État se donne les moyens de poursuivre le croyant qui dit tout haut ce que des millions d'hommes tiennent pour vrai depuis des millénaires.
Surveiller ces projets de loi, les analyser, alerter, mobiliser les sénateurs : c'est exactement le travail que votre don rend possible. Nous avons besoin de votre appui >>
Et puis il y a ce qui se chante. Ces derniers temps, un refrain tourne en boucle, « Soleil bleu » de la chanteuse Luiza : une mélodie ravissante, et c'est précisément là le piège. Sous le charme se cache un credo : « laissez-moi vivre comme je veux », « je me réinvente », « sans bagages », « libre du temps », « défier mon histoire ». Le reniement de l'héritage mis en musique. Or une jeunesse qu'on persuade de partir « sans bagages » porte un nom démographique : la natalité effondrée, les centaines de milliers d'avortements commis chaque année dans l'indifférence. Une civilisation qui apprend à ses filles à désirer le départ ne devrait pas s'étonner de se retrouver sans descendance. Nous avons consacré à cette chanson une analyse complète, parue cette semaine, car notre rôle n'est pas seulement de compter les morts : il est de nommer ce qui, dans l'air du temps, les prépare.
Le mois de juin, du reste, n'appartient pas à la « fierté ». Dans notre héritage, il est dédié au Sacré-Cœur, dont le drapeau Carillon, ancêtre direct de notre fleurdelisé, porte encore l'empreinte. Là où l'orgueil mène à la déchéance, l'humilité, elle, fait de grandes choses.
Rien de ce travail ne se fait seul, et rien ne se fait sans moyens. Merci de donner généreusement, sacrificiellement, dès aujourd'hui >>
Je le redis simplement : 4 841 $ sur 20 000 $, et dix jours devant nous. Personne d'autre que vous ne tiendra ce rôle à votre place. Merci d'être avec nous sur cette voie >>

Pour la Vie,

Georges Buscemi
Président de Campagne Québec-Vie
p.s. les dix prochains jours décideront de cette campagne. Si ces nouvelles vous ont remué, le meilleur moment pour agir, c'est maintenant. Faire un don à la campagne de l'été 2026 >>
1 réaction Lire la suitePour la seule province de l'Ontario, 428 euthanasies irrégulières ont été signalées

Par Jeff Gunnarson (Coalition nationale pour la vie) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Freepik
Pour la seule province de l'Ontario, 428 euthanasies irrégulières ont été signalées
Si vous estimez que la loi doit s’appliquer à tous – surtout lorsque des vies humaines sont en jeu –, ce que vous allez lire devrait vous glacer le sang.
En 2024, un rapport a révélé que les autorités de régulation de l’euthanasie de l’Ontario avaient recensé 428 signaux d’alerte concernant d’éventuelles violations du Code criminel ou de graves manquements à la conformité en matière d’« aide médicale à mourir » entre 2018 et 2023.
Et ce, rien qu’en Ontario.
Et pas un seul cas n’a été signalé aux forces de l’ordre.
PAS UN SEUL.
Ce rapport a été publié il y a près de deux ans.
Pour être clair, certains de ces signaux d’alerte semblent n’être que le résultat d’une mauvaise gestion administrative : des dossiers incomplets, des cases non cochées, ou des documents soumis après le décès du patient. Mais d’autres soulèvent des questions bien plus inquiétantes quant au respect effectif des garanties juridiques.
Quelles que soient les erreurs commises, nous avons besoin de réponses.
Voilà pourquoi la Coalition nationale pour la vie se prépare à lancer une pétition nationale officielle exhortant le procureur général du Canada à ordonner un examen public indépendant de la surveillance de l'« aide médicale à mourir », des possibles violations du Code criminel et du non-respect des garanties existantes.
En effet, il ne s’agit pas seulement d’un problème ontarien.
L’Alberta montre la voie en prenant des mesures pour bloquer l’Aide médicale à mourir de la voie 2 — l’euthanasie pour les personnes dont la mort naturelle n’est pas raisonnablement prévisible — ainsi que l’euthanasie pour les personnes souffrant uniquement de troubles mentaux, l’euthanasie pour les mineurs et d’autres extensions dangereuses.
Mais qu’en est-il de la Nouvelle-Écosse ou de la Colombie-Britannique ? Et qu’en est-il du Québec, où le nombre de décès par euthanasie est l’un des plus élevés au Canada et où l’on s’inquiète sérieusement du respect de l’obligation d’obtenir l’accord d’un deuxième médecin ?
L’euthanasie est moralement répréhensible dans tous les cas. Dès lors que nos législateurs l’ont légalisée, nous savions que le processus finirait par présenter des failles et que les meurtres deviendraient incontrôlables.
La Coalition nationale pour la vie avait mis en garde contre cette pente glissante il y a dix ans.
Personne n’a écouté.
Depuis sa légalisation en 2016, le Canada a enregistré plus de 100 000 décès par euthanasie… Autrement dit, 100 000 personnes vulnérables ont été empoisonnées à mort par l’État.
Malgré des récits choquants, des problèmes de non-conformité récurrents et des enquêtes qui n’ont souvent lieu qu’une fois le patient décédé, nous ne constatons toujours pratiquement aucune responsabilisation.
Cela ne peut plus durer.
Nous devons agir, mais lancer une campagne de pétition nationale nécessite des ressources.
Pour faire simple, je ne peux pas faire avancer ce projet sans l’aide des meilleurs partisans de la Coalition nationale pour la vie.
Les Écritures nous rappellent de « prendre la défense de ceux qui ne peuvent parler pour eux-mêmes » et de défendre les faibles et les démunis.
Aidez-nous, s’il-vous-plaît, à faire briller la lumière de la transparence dans les recoins les plus sombres du régime d’euthanasie canadien.
Merci pour votre aide urgente
– et que Dieu vous bénisse !
Cordialement,
Jeff Gunnarson, Président de la Coalition nationale pour la vie
1 réactionC-9 ou la soupe de la haine

Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo (modifiée) : AnaPliego/Adobe Stock
Note : le projet de loi C-9 ayant été adopté au Sénat le 4 juin avec amendements par 45 voix pour, 13 contre et deux abstentions, il devra passer à nouveau devant la Chambre des communes. Si la Chambre des communes adopte le projet de loi tel quel il deviendra loi.
Le projet de loi de censure C-9 est une étrange soupe où, tantôt, on jette des ingrédients, et tantôt, on en retire. En ce 4 juin, la soupe est sur le feu, les sénateurs vont la voter en 3e, et dernière si le vote est positif, lecture.
C-9, le projet de loi qui condamne la « haine » ! Mais quelle haine ?
Déposé par les libéraux, il présentait d’abord la haine comme suit : « Sentiment plus fort que le dédain ou l’aversion et comportant de la détestation ou du dénigrement. »
Maintenant la « haine » est définie comme telle dans C-9 : « Émotion à la fois intense et extrême qui est clairement associée à la calomnie et à la détestation. »
Condamner la calomnie ? Parfait ! La détestation, quant à elle, est synonyme de haine (on repassera pour la clarté...). Mais ce qui est absurde là-dedans, c’est qu’une émotion est par définition passive et provoquée par une cause extérieure ; on ressent une émotion. Et si l’émotion est « à la fois intense et extrême », cela doit être du fait d’une cause extérieure plus ou moins proportionnelle.
Le danger d’une définition aussi floue, c’est qu’elle pourrait être utilisée à outrance par des activistes et des juges peu scrupuleux.
En outre, C-9 superpose de nouvelles peines à celles déjà appliquées aux crimes motivés par la haine, créant ainsi des peines disproportionnées.
Encore heureux que les libéraux aient retiré l’article du projet de loi qui faisait en sorte que l’accord du procureur général n’était plus nécessaire pour lancer une poursuite, cette disposition aurait ouvert la porte à bien des poursuites abusives de la part de fonctionnaires un peu trop zélés...
1 réaction Lire la suite


