McKenna West.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : McKenna West
McKenna West pensait qu’offrir ses services en tant que mère porteuse assurerait un revenu supplémentaire pour les besoins de sa famille, tout en permettant à un couple d’avoir un bébé.
Par l’entremise d’une compagnie de gestation pour autrui, cette Alaskaine a conclu un contrat avec un couple d’autres Américains. Lors d’une échographie à 20 semaines de grossesse, les médecins ont diagnostiqué chez le bébé qu’elle porte le syndrome d'hypoplasie du cœur gauche (HLHS) — une condition qui peut être traitée.
Quand le couple a appris que le bébé qu’il avait commandé avait ce défaut, il a ordonné a Mme West d’avorter le bébé. McKenna West ne pouvait se résoudre à faire avorter le bébé qu’elle portait, mais elle craignait de se faire poursuivre en justice, et quand un de ses frères lui a proposé d’adopter l’enfant si le couple n’en voulait plus, elle a résolument décidé de ne pas avorter le bébé.
Devant le refus de Mme West d’avorter le bébé, le couple a cessé de lui envoyer de l’argent et lui a demandé de leur rendre l’argent qu’il lui avait déjà envoyé, ainsi que de leur verser des dédommagements pour n’avoir pas avorté le bébé (ce qui est illogique, puisque cela ne change rien pour eux...).
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Maintenant, alors que Mme West en est rendue à 35 semaines, elle est poursuivie par le couple en question qui veut que son accouchement ait lieu dans l’hôpital de leur choix, Mme West, cependant, n’ayant pas de garantie de leur part que le bébé recevrait l’opération au cœur dont il a besoin à la naissance, pour sa part tente d’obtenir les droits parentaux sur son bébé.
Heureusement Mme West a trouvé appui auprès de Live Action, une grande organisation pro-vie américaine, qui lui donne les moyens d’avoir accès à des avocats.
Il va sans dire que la vision de Mme West a changé d’opinion sur la gestation pour autrui :
« J'ai l'impression d'être un objet. Ils pensent que, parce qu'ils m'ont payée, ils ont le droit de disposer de mon autonomie.
C’est troublant d’être de ce côté-là et de se rendre compte à quel point les contrats ne soutiennent pas la femme qui traverse tout cela pour quelqu’un d’autre, et de penser : “Oh, comme on te paie, on exige cette interruption de grossesse et si tu ne le fais pas, tu seras redevable de dizaines ou de centaines de milliers de dollars” — c’est vraiment malsain et injuste, et toute cette histoire a profondément changé ma vision de la gestation pour autrui. »
Franchement, entre ceux qui veulent la mort du bébé et celle qui veut qu’il vive, on sait qui devrait être reconnu comme parent.