La sortie de Martine Biron, ministre de l'Enseignement supérieur, il y a deux semaines, où elle jetait le blâme sur un candidat du Parti conservateur du Québec parce qu'il pensait qu'il devait y avoir un débat sur l'avortement au Québec, a laissé derrière elle une traînée de réactions qui méritent qu'on les examine.
L'une d'elles en particulier, publiée dans Libre Média et signée par Simon Demers, pose la question du débat sur l'avortement, le débat a-t-il eu lieu, peut-on encore en parler ?
Dans son texte d'opinion, M. Demers pose le constat d'une volonté d'empêcher toute opposition à l'avortement, notamment avec l'affaire impliquant l'annulation d'un événement de prière au Centre des congrès de Québec où l'avortement aurait fait partie des sujets abordés. Il remarque justement que les médias se sont uniquement attardés à la question de la liberté d'expression, mais que « personne n'a demandé ce que ces chrétiens venaient dire ».
Selon lui, l'avortement fait partie de ces sujets qui n'ont pas été « tranchés » après un débat démocratique, mais que l'on croit définitivement classés parce qu'on a cessé d'en discuter.
Dans les faits, remarque-t-il, au Québec notamment, l'avortement a cessé d'être poursuivi quand le ministre de la Justice Marc-André Bédard, assermenté que depuis deux semaines, a décidé en 10 décembre 1976 de cesser d'appliquer la loi fédérale d'alors. Puis, 11 ans plus tard (11 ans !), vint la décision Morgentaler de la Cour suprême du Canada qui a décriminalisé totalement l'avortement. S'en est suivie une vague tentative de légiférer sur la question au Parlement d'Ottawa qui a été abandonnée au Sénat.
Pour ainsi dire, des ministres et des juges se sont prononcés sur l'avortement, mais aucun débat démocratique n'a eu vraiment lieu.
M. Demers remarque que l'opposition morale de l'Église catholique à l'avortement a été rejetée avec elle au moment où cette pratique est entrée dans les mœurs : « L'argument sur le statut de ce petit être à venir est ainsi devenu inaudible en même temps que celui qui le formulait, sans n’avoir jamais été véritablement réfuté. » Quiconque tente un tant soit peu reprendre l'« argument » est aussitôt soupçonné de ramener le Québec à la « Grande Noirceur ».
Ce qui est intéressant, c'est qu'il reprend certains argumentaires pro-vie pour justifier le fait que l'on débatte de l'avortement, notamment celui sur l'incohérence avec laquelle on traite l'enfant à naître : désiré, il est considéré comme un enfant, on lui choisit un prénom, on en montre fièrement l'échographie ; non désiré, c'est un « amas de cellules »...
Sans être un texte d'apologétique pro-vie, l'article de Simon Demers a le mérite de soulever la question du débat sur l'avortement, certes, ce n'est pas un grand média et je ne m'attends pas à ce que sa sortie entraîne de grands débats médiatisés, mais c'est une voix de plus à s'être prononcée autrement qu'en jetant l'interdit sur la remise en question de l'avortement.
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Samedi dernier, nous avons tenu notre annuelle épluchette de blé d'Inde. Lors de cet événement chaleureux, notre invité Me Samuel Bachand nous a entretenus des paramètres de la Loi 9, dite « Loi sur le renforcement de la laïcité au Québec », laquelle interdit la prière en public, sauf exception accordée par les municipalités.
Me Samuel Bachand.
Qualifiant le régime laïciste du Québec en fait de religieux, notamment avec son culte inavoué à la nature, Me Bachand, a expliqué que la loi ne visait probablement pas les événements religieux à caractère patrimonial comme les processions, mais que des fonctionnaires zélés pourraient s'en servir pour annuler des événements qui leur déplaisent — pensons, par exemple, aux 40 Jours pour la Vie. Il a souligné l'importance de faire prévaloir nos droits en demandant aux municipalités de pouvoir tenir des événements à caractère religieux afin que, s'ils sont acceptés, il se crée des précédents desquels nous puissions nous réclamer. Ne pas agir ferait en sorte que nous perdions le terrain peu à peu face à la laïcisation du Québec.
Pétition pour la protection des enfants à naître
Nous vous invitons à signer notre pétition pour la protection des enfants à naître au Canada, adressée au Parlement du Canada.
Chaîne de la Vie
Le dimanche 4 octobre aura lieu la Chaîne de la Vie, ou plutôt les chaînes de la vie puisque c'est un événement multiple. Il s'agit d'une manifestation pacifique et paisible, où les participants tiennent des pancartes pro-vie pendant une heure pour sensibiliser le public au sort des enfants à naître. Vous pouvez joindre l'une des chaînes qui aura lieu à travers le Québec ou même, si le cœur vous en dit, en organiser une vous-même. Voyez le site de la Chaîne de la Vie au Québec pour plus de renseignements.
Pour la Vie,
Augustin Hamilton
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Pétition pour la protection des enfants à naître
Le 9 juin 2026, le conseil municipal de Terrasse-Vaudreuil adoptait à l'unanimité une résolution reconnaissant l'arbre comme un être vivant et lui accordant le droit de vivre, de grandir et de se régénérer.
Mais qu'en est-il des enfants à naître ? Aucune loi au Canada ne protège le plus petit et le plus vulnérable parmi les êtres humains.
Signez la pétition pour la protection des enfants à naître.
Chaîne de la Vie
La Chaîne de la Vie est une manifestation pacifique et paisible, où des participants tiennent des pancartes pro-vie pendant une heure. Cette initiative, qui se tiendra dans des centaines de villes le dimanche 4 octobre 2026, est cruciale pour sensibiliser le public à la dignité de la vie humaine.
Pour plus de renseignements, consultez le site de la Chaîne au Québec.
Vidéoconférence d'EPPNE
Vidéo conférence de l'organisme Ensemble pour protéger nos enfants sur la binarité du sexe et les idéologies opposées à cette réalité, le
9 septembre 2026 19 h.
Par François Chapleau, professeur émérite en biologie de l'Université d'Ottawa
Inscription à la conférence ici.
Boutique de Campagne Québec-Vie
Pour une culture de vie au quotidien.
Découvrez une sélection unique de produits pro-vie : vêtements, accessoires, affiches, livres, décorations et publications inspirantes. Chaque article est conçu pour affirmer la dignité de toute vie humaine, soutenir la famille et promouvoir une culture de vie. Que vous cherchiez un cadeau porteur de sens ou un outil pour sensibiliser, vous trouverez ici des articles utiles, beaux et profondément significatifs.
La Vigile 365
La Vigile 365 est une vigile de présence où, tous les jours pour une ou deux heures, des pro-vie se tiennent sur la place publique à une certaine distance d'un avortoir pour la fin de l'avortement.
Pour plus de renseignements, contactez Brian Jenkins au (438) 930-8643
Vidéo de la semaine :

Sexualité, identité de genre, liberté d'expression : qui décide de ce qui peut être dit ?
Une émission de Theovox tv.







