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Dr Grazie Christie : les femmes n’ont pas besoin d’avortement, « Les centres de grossesse offrent de réelles alternatives »

Par le Dr Grazie Christie (LifeNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie

Grâce aux progrès de la médecine et de la technologie, nous en savons beaucoup plus sur le développement du fœtus qu’au moment de la décision Roe v. Wade en 1973. Nous sommes également beaucoup plus conscients de l’humanité vivante des enfants à naître. Ces changements me sont apparus clairement dans mon travail de radiologue, où certains de mes patients sont des femmes enceintes et leurs enfants. C’est pour cette raison que je me suis jointe à deux autres femmes médecins pour soumettre un mémoire d’ami de la Cour dans l’affaire Dobbs v. Jackson Women’s Health Organization, l’affaire de la Cour suprême qui pourrait bientôt renverser le droit illimité à l’avortement garanti par Roe.

Quelque chose d’autre a changé au cours du dernier demi-siècle, quelque chose que je constate dans mon travail bénévole. La communauté pro-vie a construit, à force de travail et de sacrifices, un réseau national florissant de centres d’aide aux femmes enceintes qui se consacrent à aider les mères à risque et leurs bébés.

Ces centres d’aide aux femmes enceintes existent pour offrir de réelles alternatives aux femmes qui pensent trop souvent que leur seul choix est l’avortement. Les bénévoles et les sympathisants comprennent qu’il serait erroné de défendre la vie d’enfants à naître vulnérables contre l’avortement volontaire tout en ignorant les véritables défis auxquels sont confrontés leurs mères et leurs pères. Les centres d’aide aux femmes enceintes réfutent l’accusation infondée portée contre les pro-vie, à savoir qu’ils se soucient uniquement de sauver ces bébés, mais qu’ils ne se soucient pas du tout de ces bébés ou de leur famille une fois l’enfant né.

Jour après jour, les bénévoles et le personnel de ces centres s’attaquent aux obstacles auxquels est confrontée chaque future mère. Ces obstacles sont souvent considérables : pauvreté, accès insuffisant aux soins de maternité, situations de vie et d’emploi précaires, manque de formation professionnelle et de compétences relationnelles. Les personnes travaillant dans ces centres tentent d’aider les femmes qui viennent les voir à surmonter ces obstacles, et elles le font avec beaucoup d’enthousiasme et d’amour.

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Une femme retrouve sa fille placée en adoption il y a 80 ans

Par Tori Shaw (LiveActionNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie

En 1939, à seulement 15 ans, Gerda Cole s’est enfuie en Angleterre parce que les Juifs étaient persécutés à Vienne, en Autriche, pendant la Seconde Guerre mondiale. À 18 ans, elle a donné naissance à une fille qui a été placée en adoption, et elles se sont finalement retrouvées 80 ans plus tard.

Cole avait été envoyée seule dans un transport d’enfants vers l’Angleterre pour échapper aux prémices de ce qui allait devenir l’Holocauste. Quelques années plus tard, en 1942, alors que Cole était une réfugiée de 18 ans, elle a donné naissance à une fille. Le comité de réfugiés lui a conseillé de placer son bébé en adoption en raison de sa situation financière. On lui a également dit de ne pas maintenir de contact avec l’enfant, et elle a fait ce qu’on lui a demandé.

Cole a fêté son 98e anniversaire le 7 mai 2022, et elle ne se doutait pas qu’elle allait recevoir le plus beau cadeau de fête des mères et d’anniversaire qu’elle aurait pu imaginer. Lors de sa fête d’anniversaire ce jour-là, elle a retrouvé sa fille, Sonya Grist. Elle a également pu rencontrer son petit-fils, Stephen Grist, pour la première fois. Alors que la famille s’embrassait, Cole a répété les mots « 80 ans ». Sonya a dit en plaisantant : « N’insiste pas sur mon âge ».

Stephen avait aidé sa mère à retracer sa généalogie, comme il l’a expliqué au Toronto Sun. « Le gouvernement autrichien autorisait toute personne pouvant retracer son ascendance jusqu’à des personnes ayant quitté l’Autriche au début des années 1930 ─ à demander la citoyenneté autrichienne », a-t-il dit, ajoutant : « Finalement, je découvre que Gerda, la mère biologique de ma mère, a un beau-fils et je contacte le beau-fils sur Facebook et je lui dis : “Il me manque une dernière information. J’ai juste besoin du certificat de décès de Gerda pour pouvoir terminer la demande de citoyenneté autrichienne, pouvez-vous m’aider ?” Il m’a répondu : “Vous ne trouverez pas son certificat de décès, car elle est toujours en vie et demeure dans une maison de retraite au Canada”. Et je me suis dit : “Oh, mon Dieu ! La mère de ma mère est toujours en vie, elle a 97 ans et va avoir 98 ans (samedi) !” »

Grist a contacté sa mère à Kennedy Lodge, puis a fait le voyage depuis l’Angleterre pour aider sa mère à célébrer son anniversaire.

« Merci à tous d’être venus et de partager cette merveilleuse expérience avec moi », a déclaré Cole lors de la fête. « Je suis si ravie de pouvoir dire “ma fille”. Cela signifie tellement de pouvoir vivre ces jours. »

Gerda et Sonya ont passé la journée ensemble, à fêter et à parler pour la première fois en 80 ans. Mme Cole a eu quelques mots sages pour sa fille et son petit-fils. « N’attendez pas à demain car il pourrait être trop tard », a-t-elle dit. « Si vous voulez vivre, vivez maintenant, pas demain ou après-demain. Voilà le conseil que j’ai à donner ».

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« L’aide médicale à mourir est fondamentalement un mensonge, une chose fausse »


Laurence Godin-Tremblay.

Par Geneviève De Vriendt (Campagne Québec-Vie) — Photo : Église catholique à Montréal/YouTube

Témoignage de Laurence Godin-Tremblay sur l’euthanasie de sa grand-mère

C’est facile de parler d’euthanasie à l’abstrait et de critiquer sa propagation, mais concrètement que signifie la perte d’un être cher par le moyen de l’aide médicale à mourir ?

Dans son témoignage sur la mort de sa grand-mère par euthanasie, une mère et doctorante en philosophie, Laurence Godin-Tremblay, révèle la réalité déchirante de cette pratique qui est considérée « libératrice » aujourd’hui mais qu’elle appelle à juste titre, « une pratique qui n’est ni vraie, ni charitable, qui ne conduit pas à l’amour ».

Au cours de son témoignage, Mme Godin-Tremblay s’appuie sur des principes philosophiques, sur des raisonnements logiques pour conclure que « L’aide médicale à mourir est fondamentalement un mensonge, une chose fausse. »

« Le médecin s’est présenté vraiment comme un humaniste et nous disait que c’était un acte d’humanité. Mais il n’y a rien de plus mensonger selon moi parce que cette pratique ce qu’elle dit, ce qu’elle sous-entend, c’est que l’être humain n’est qu’un animal, c’est-à-dire que les souffrances physiques font en sorte que sa vie n’a plus de sens... Cette vie spirituelle, cette vie rationnelle, n’existe pas dans l’euthanasie donc ce qui est vraiment humain en nous est éliminé... c’est un peu paradoxal d’appeler cela un acte d’humanité », rappelle-t-elle.

La jeune mère soulève aussi l’incohérence d’appeler l’euthanasie un « acte de compassion ». « On sait que compatir ce n’est pas encourager la personne à se suicider mais c’est de lui dire : “Je vais t’accompagner dans ce que tu traverses, je vais t’accompagner dans les épreuves.” Il y a là une contradiction patente dans notre société. »

Une autre contradiction de l’euthanasie que la doctorante développe est celle du courage qu’on attribue à ceux qui choisissent de se faire tuer.

« On a dit que ma grand-mère était courageuse de demander l’AMM... pourtant le médecin nous a dit : “Étant donné la peur de la souffrance de votre grand-mère, on a accéléré le processus.” La similarité ici c’est que on trouve courageux les gens qui vont au-devant de la mort. On trouve courageux le soldat qui accepte de mourir pour sauver sa patrie. Mais un soldat qui accepte de mourir pour sa patrie le fait pour un plus grand bien... Dans l’euthanasie les gens acceptent de mourir pas pour un plus grand bien ; il n’y a rien à sauver, il n’y a personne à délivrer. Je pense que c’est un choix essentiellement motivé par la peur, par l’impression que les gens ne seront pas là, que la souffrance va être insurmontable. »

Voilà une triste réalité qui démontre à quel point la souffrance est devenue taboue, alors que selon cette femme témoin dans une lettre écrite à sa grand-mère « La souffrance donne l’impression d’un océan sans fin. Et pourtant, au bout de cet océan se trouve comme un nouveau continent. Plus beau, plus grand, plus vaste. » Elle affirme sincèrement : « J’aurais voulu te témoigner de mon espérance. J’aurais voulu te dire que, pour moi, la souffrance ne rend pas nos vies indignes. » Et pourtant l’euthanasie est faussement appelée une mort « digne ».

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L’Oklahoma bannira quasi complètement l’avortement si Roe vs Wade est annulé

Par Geneviève De Vriendt (Campagne Québec-Vie) — Photo : yanadjan/Adobe Stock

« Nous assistons au début d’un effet domino qui se propagera dans tout le Sud et le Midwest si Roe tombe », affirme Nancy Northup, présidente-directrice générale du Center for Reproductive Rights. Et l’un des premiers États américains à avoir déclenché cet effet domino, c’est l’État d’Oklahoma.

Le 25 mai, le gouverneur de l’État Kevin Stitt a signé la loi la plus limitative du pays pour l’accès à l’avortement. Dans un communiqué il a déclaré, « J’avais promis aux habitants de l’Oklahoma qu’en tant que gouverneur, je signerais toute loi pro-vie qui se présenterait à moi, et je suis fier d’avoir tenu cette promesse aujourd’hui ».

En bannissant presque complètement une pratique qui est, il faut le dire, barbare, ce gouverneur américain respecte fièrement et réellement ses citoyens. Pour reprendre les paroles du Professeur Lejeune, « la qualité d’une civilisation se mesure au respect qu’elle porte aux plus faibles de ses membres » et lorsque ce respect est piétiné et rendu inexistant par le meurtre des plus faibles, la civilisation se qualifie de barbare.

La loi nouvellement signée bannit tous les avortements dès la fécondation, avec « Les seules exceptions... de sauver la vie d’une femme enceinte ou si la grossesse est le résultat d’un viol ou d’un inceste qui a été signalé aux forces de l’ordre », précise L’Écho de la Tuque. Ces exceptions ne sont malheureusement pas cohérentes avec le respect dû à la vie des enfants à naître* et devraient être inexistantes dans un état qui se dit pro-vie.

L’effet domino bien commencé par cette loi récente, espérons que les législations américaines continueront à avoir un impact tangible sur la protection de l’enfant à naître, cet être humain qui se trouve à un stade si peu avancé de sa vie, mais un stade auquel nous avons tous été, sans exception.


*Voir l’explication CQV du cas où la vie de la mère est en danger

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La femme qui voulait se faire euthanasier, manque d’un logement adapté à son handicap, a trouvé un endroit propre où vivre

Par Alex Schadenberg (Coalition pour la prévention de l’euthanasie) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Kittiphan/Adobe Stock

J’ai une excellente nouvelle.

Une femme de 31 ans, dont la demande d’euthanasie (Aide médicale à mourir AMM) avait été approuvée en raison de sa maladie qui la rend très sensible aux produits chimiques, a été aidée par des donateurs individuels qui lui ont permis de déménager dans un endroit qui ne déclenche pas ses sensibilités allergiques.

Le 30 avril, Avis Favaro, correspondante médicale de CTV National News, avait rapporté qu’une femme de 31 ans de l’Ontario se qualifiait pour une euthanasie (AMM) en raison de fortes et multiples sensibilités chimiques.

Mme Favaro relatait que Denise (nom fictif) souffre de polysensibilité chimique (PSC), qui déclenche des éruptions cutanées, des difficultés respiratoires et des maux de tête aveuglants appelés migraines hémiplégiques qui entraînent une paralysie temporaire. Favaro ajoutait :

Elle veut désespérément déménager dans un appartement accessible en fauteuil roulant et où l’air est plus pur. Mais son seul revenu provient du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées (POSPH). Elle reçoit un total de 1 169 $ par mois, plus 50 $ pour un régime alimentaire spécial. « J’ai fait une demande d’Aide médicale à mourir essentiellement … à cause de ma pauvreté abjecte », dit-elle.

Favaro a suivi de cette histoire et le 28 mai elle raconte :

Elle avait déclaré à CTV News à l’époque qu’elle avait passé des mois à essayer de trouver un logement où l’air était plus pur et qu’elle avait essentiellement abandonné. Deux médecins l’ont déclarée admissible à une mort assistée.

Mais maintenant qu’elle a trouvé un logement temporaire, qu’elle ne lutte plus pour chaque respiration et que sa souffrance extrême a diminué, sa demande d’AMM est en pause. Cependant, Denise dit qu’elle n’a pas annulé sa demande d’euthanasie car elle a encore plusieurs autres problèmes de santé chroniques qui provoquent des douleurs et qui n’ont pas été correctement traités.

C’est ce que rapporte Favaro :

Après que l’histoire ait attiré l’attention du monde entier, des sympathisants ont lancé une campagne GoFundMe qui a maintenant recueilli plus de 65 000 dollars de dons d’environ 1 000 personnes, ainsi que d’innombrables courriels d’encouragement.

La Coalition pour la prévention de l’euthanasie a fait la promotion de la campagne GoFundMe et a contribué à réunir les 65 000 dollars. Mais nous reconnaissons que « Denise » n’a pas encore décidé de vivre, elle n’a que temporairement mis sa mort en attente. Le problème de la mort considérée comme une réponse aux problèmes humains reste entier.

Nous croyons en une société qui prend soin des personnes comme « Denise » et ne les abandonne pas à la mort.

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La contagion du suicide

Par Wesley Smith (Coalition pour la prévention de l’euthanasie) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : stokkete/Adobe Stock

Cet article a été publié par First Things le 19 mai 2022.

Wesley Smith examine trois études portant sur la corrélation possible entre la légalisation du suicide assisté et la hausse des taux de suicide.

J’ai souvent soutenu que, d’un point de vue logique et intuitif, la légalisation généralisée du suicide assisté augmentera à la fois le taux de suicides assistés et le taux de suicides non assistés. Après tout, beaucoup de gens confondent ce qui est « légal » avec ce qui est « bien ». Dès lors qu’un État donne son imprimatur au suicide assisté comme moyen de soulager la souffrance et de fournir une « aide médicale à mourir », comme on l’appelle par euphémisme, un nombre toujours plus grand de personnes auront recours à ce moyen pour mettre fin à leur vie. Et en effet, certaines études récentes suggèrent que dans les endroits où le suicide assisté est légal, les suicides assistés et les suicides non assistés augmentent.

Les partisans du suicide assisté ne sont pas d’accord, bien sûr. L’un de leurs arguments ─ que les médias reprennent souvent à leur compte ─ est que les personnes ayant des idées suicidaires non causées par une maladie terminale ne risquent pas d’être influencées par la légalisation du suicide assisté, car l’« aide médicale à mourir » est un traitement et non un « suicide ». Cet argument ne s’est jamais vérifié pour moi. Ce n’est tout simplement pas comme cela que fonctionne l’esprit humain, en particulier lorsque nous sommes in extremis. Il m’a toujours semblé que les personnes suicidaires sont susceptibles de penser que l’approbation par la société des suicides pour les malades en phase terminale s’applique également à elles, même si la cause de leur crise existentielle et de leur misère se situe en dehors des paramètres actuels de la légalisation.

Même si le taux global de suicide a considérablement augmenté en Occident ces dernières années, peu d’études ont été menées pour déterminer si la légalisation du suicide assisté a eu un effet sur cette tendance inquiétante. Cette situation commence lentement à changer. En 2015, une étude publiée dans le Southern Medical Law Journal a appliqué les données du CDC sur le suicide dans les États où le suicide assisté était légal (Oregon, Washington, Vermont et Montana, où la légalité reste un sujet de controverse). Les auteurs ont rapporté que « le Physician Assisted Suicide (PAS) [suicide médicalement assisté] est associé à une augmentation de 8,9 % du taux de suicide total » (y compris les suicides assistés), et lorsque les « tendances temporelles spécifiques à l’État » sont incluses, « l’augmentation estimée est de 6,3 % ». Les auteurs concluent : « L’introduction du PAS semble induire plus de décès auto-in fl igés qu’elle n’en empêche. »

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Les pro-vie canadiens s'investissent dans la course à la direction du parti conservateur

Par Irene Grace Bom — Traduit par Campagne Québec-Vie

28 mai 2022 (LifeSiteNews) — L’annonce récente des libéraux d’augmenter l’accès à l’avortement ─ à hauteur de 3,5 millions de dollars ─ est le dernier d’une série d’événements mettant les questions de vie au premier plan au Canada.

Cette annonce survient à la suite d’une fuite d’un projet de décision de la Cour suprême des États-Unis qui supprimerait la protection fédérale de l’avortement et entraînerait la réduction de l’avortement légal dans près de la moitié des États américains. Pete Baklinski, directeur des communications de Campaign Life Coalition (CLC), une organisation pro-vie canadienne, a déclaré aux journalistes le 11 mai, veille de la Marche pour la Vie à Ottawa, que la fuite du document a fait « exploser » la question de l’avortement au Canada.

Doug Sharpe, fondateur de l’Action familiale canadienne (AFC), un groupe non à but non lucratif, non partisan, qui forme les chrétiens à « faire avancer leurs dossiers » dans la sphère publique, suit ces événements depuis les lignes de front.

Bien que M. Sharpe ne se réjouisse pas de l’annonce des libéraux, il se réjouit du moment choisi.

« Chaque fois qu’une annonce comme celle-ci survient au cours d’une course [par exemple, l’actuelle course à la direction du Parti conservateur du Canada], c’est l’occasion pour les candidats de se définir », a-t-il déclaré. « Certains saisissent cette opportunité, d’autres la fuient ».

Sharpe a ajouté : « Nous devons faire pression pour que les candidats se définissent eux-mêmes. »

Les questions de vie sont maintenant au centre des préoccupations

Beaucoup voient dans cette annonce une tentative des libéraux de discréditer les conservateurs, qui refusent depuis longtemps d’aborder la question. Les libéraux ont fait cette annonce quelques heures avant que le PCC ne tienne son premier débat à la direction.

L’éléphant dans la chambre du Parti conservateur depuis des décennies, les questions de vie prennent soudainement le devant de la scène.

Au début de la course à la direction du PCC, dans un billet de blogue intitulé « No Hidden Agenda (Aucun agenda caché) », la candidate Leslyn Lewis a fait part publiquement de son histoire et de sa politique de protection de la vie. Elle écrit : « Je sais exactement ce que c’est que de regarder l’avenir pour lequel vous avez travaillé si dur et de découvrir soudainement que vous êtes enceinte. » Elle décrit les pressions exercées sur elle pour qu’elle avorte, déclarant : « Les unes après les autres, toutes les personnes m’ont dit que je devais choisir : mon bébé ou ma carrière. » Mme Lewis écrit qu’elle est « reconnaissante chaque jour » d’avoir gardé et élevé sa fille tout en développant sa carrière juridique.

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L’adoption plutôt que l’avortement

Par Geneviève De Vriendt (Campagne Québec-Vie) — Photo : Prostock-studio/Adobe Stock

La discussion sur l’adoption est cruciale et pertinente ; elle est même une clé à la lutte pro-vie. Pourquoi ?

Un argument que l’on entend fréquemment dans les débats sur l’avortement consiste à reconnaître que certaines femmes enceintes ne sont pas prêtes ou ne sont pas capables d’être mères et donc devraient avorter. La solution que présentent les pro-vie ? L’adoption.

Mais l’adoption est-elle une vraie solution ? Garantit-elle le bonheur à l’enfant adopté ainsi qu’à ses parents biologiques ?

La majorité des personnes admettraient qu’il n’y a pas de réponse claire et nette puisque l’adoption est un sujet complexe qui change facilement de poids dans chaque situation.

Mais voici quelques pistes de réflexion pour lancer la discussion et ouvrir le débat sur l’adoption :

  1. La majorité des femmes avortent pour des raisons électives (voir le rapport : Raisons invoquées pour avorter aux États-Unis), c’est-à-dire « pour des raisons autres que la santé maternelle ou la maladie du fœtus » selon Brittanica. Quelles sont ces raisons ?
  2. En Amérique du Nord et en 2022 il est peu commun qu’une femme n’ait absolument aucun moyen de vivre, et encore moins de survivre, compte tenu de l’aide accordée par le gouvernement aux personnes dans des situations financières difficiles. Il est donc plutôt rare qu’une femme ne puisse pas garder son enfant uniquement parce qu’elle n’a pas les moyens financiers de survie.
  3. Mais un plus grand nombre de femmes enceintes ne se sentent pas prêtes à assumer les responsabilités parentales. Elles sont encore aux études, ou elles transitionnent encore de l’adolescence à l’âge adulte, et non seulement enfanter mais aussi élever un enfant leur semble trop à prendre en main.
  4. Dans les deux cas cités ci-dessus, l’adoption est de loin une meilleure alternative à l’avortement. Il vaut mieux préserver la vie d’un enfant que de le supprimer. Mais est-elle la meilleure solution ?
  5. Si vraiment une mère est prête à faire le sacrifice de donner son propre enfant pour ce qu’elle croit être son plus grand bien n’est-elle pas la meilleure placée pour lui assurer le bonheur ?
  6. Mais entre la question du père (s’il est seulement présent...). Est-il prêt à supporter la décision de la mère de garder son enfant ?
  7. Comme le dit Peter Baklinski, « L’environnement qui est le plus propice à l’épanouissement de la personne humaine — sans exception — est la famille humaine composée d’un homme et d’une femme unis dans une union à vie appelée mariage. » C’est un fait incontestable. Mais les mères ne peuvent pas toutes garantir cet environnement pour leur enfant.
    Une mère qui choisit l’adoption pour son enfant le témoignait elle-même en disant à son enfant, « J’ai pris cette décision purement par amour parce que je savais que je ne pouvais pas te donner ce dont tu avais besoin, une maman et un papa. »
  8. Même si une mère est entièrement prête à assumer son rôle de mère, l’environnement le plus propice à l’épanouissement de l’enfant sera manquant tant qu’il n’aura pas de père.
  9. Les personnes les plus susceptibles d’assurer le rôle de parents, et ainsi de garantir cette stabilité dont l’enfant a besoin, sont les parents biologiques de l’enfant, tout en tenant compte du fait que certains parents biologiques, instables mentalement ou physiquement, ne pourront pas la garantir.
  10. Mais concrètement, même si une autre famille est mieux placée pour prendre soin de l’enfant, l’adoption n’est ni un processus facile ni 100 % idéal. Selon le centre intégrité de santé et de service sociaux de Chaudières-Appalaches, « l’adoption régulière d’un enfant se concrétise lorsqu’il y a consentement général à l’adoption dès la naissance de l’enfant ou lorsqu’il est orphelin ou abandonné par ses parents naturels. Les délais peuvent aller de cinq à sept ans. »

Cela veut dire que les premières années, les années les plus formatrices et décisives pour l’enfant, ne seront pas nécessairement passées avec sa famille adoptive : un bémol important pour le développement et la stabilité de l’enfant en question.

Conclusion :

La solution idéale : que les parents biologiques travaillent ensemble pour construire une famille stable et aimante pour leur enfant.

La solution en dernier recours : que les parents biologiques confient leur enfant à une famille adoptive, solide et accueillante, s’ils sont réellement incapables d’en prendre soin.

La « solution » qui ne devrait jamais être une solution : l’avortement.

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Une femme recourt à la contre-pilule abortive et sauve la vie de fille

Par Kim Hayes (LifeNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie

De nombreuses mères faisant face à une grossesse non planifiée ont recours à l’avortement chimique par peur ; peur de ce que leur famille pourrait dire ou de la réaction de leur partenaire face à la grossesse, ou peur de ne pas pouvoir s’en sortir seules si elles choisissent la vie pour leur enfant.

Mais comme l’idée derrière la chanson de rock chrétien « Fear is a Liar » (« La peur est une menteuse »), LaToya a fait l’expérience directe des mensonges de la peur et a vu chaque mensonge être démoli avec le temps.

Sa relation avec un homme qui n’avait pas révélé qu’il était marié était construite sur des mensonges. Après avoir découvert sa tromperie, puis qu’elle portait son enfant, la peur est venue avec d’autres mensonges.

« Il ne se souciait pas de ce que je faisais », se souvient LaToya, « que je garde le bébé ou non. Je lui ai laissé entendre que j’allais me faire avorter. Il a proposé d’être là pour m’aider ».

LaToya s’est rendue à Planned Parenthood et a reçu la pilule abortive avec la consigne de prendre la deuxième pilule dans les 48 heures.

Le premier médicament d’un avortement chimique, la mifépristone, déstabilise la grossesse de la mère. Le second médicament, le misoprostol, généralement pris un jour ou deux plus tard, provoque le travail et l’accouchement de l’enfant décédé. Les deux médicaments d’avortement chimique sont associés à des crampes et à d’autres effets secondaires négatifs.

« Quand je suis rentrée chez moi, je me suis assise et je me suis dit, si ce produit me fait me sentir si mal, comment le bébé se sent-il ? » raconte LaToya. « Alors, j’ai regardé sur internet pour voir ce qui se passerait si je ne prenais pas la deuxième pilule abortive. »

« Quand j’ai fait ça, un site internet est apparu dans la recherche appelé APR Abortion Pill Reversal », dit-elle. « Je n’avais jamais entendu parler de cela. Je n’avais jamais su qu’on pouvait inverser les effets de la pilule abortive. »

Le réseau Abortion Pill Rescue® Network (APRN) est disponible 24 heures sur 24, comme LaToya l’a découvert.

L’inversion de la pilule abortive (APR) est une application plus récente d’un traitement vieux de plusieurs décennies pour prévenir les fausses couches. La progestérone est administrée selon un protocole pour contrer le premier médicament abortif. Si une mère prend la pilule abortive, éprouve des regrets et agit assez rapidement, il peut être possible de sauver son enfant à naître.

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L’auteur canadienne de La servante écarlate sur l’avortement

Par Geneviève De Vriendt (Campagne Québec-Vie) — Photo : Wikimedia Commons

Les traits caractéristiques des féministes luttant pour l’avortement ? Habituellement les cris hystériques, le hurlement de slogans, le brandissement de cintres, et surtout, la cape rouge et le bonnet blanc. Maintenant presque devenu un symbole du combat des femmes pour l’avortement, ce costume s’inspire du fameux roman de Margaret Atwood, La servante écarlate.

En réponse à la censure de livres aux États-Unis, madame Atwood a récemment lancé une édition « imbrûlable » de son livre, « fabriquée à partir de papier résistant au feu » selon Le Journal de Montréal, et vendu aux enchères sur le site de Sotheby’s. L’offre la plus élevée en ce moment est de 90 000 $ avec une estimation pouvant aller jusqu’à 100 000 $.

Selon The Guardian, « La vente aux enchères d’une édition “imbrûlable” de La servante écarlate précède une décision attendue annulant le droit à l’avortement, qui sera rendue par une Cour suprême dominée par des juges conservateurs. » (Qu'est-ce que cela a-t-il donc à voir avec une quelconque censure ?)

Mais écoutons ce que l’auteur canadienne et féministe elle-même a à nous dire sur l’avortement :

« Le bébé est un cadeau, donné par la vie elle-même. Mais pour être un don, une chose doit être librement donnée et librement reçue. Un cadeau peut également être refusé. Un don qui ne peut être rejeté n’est pas un don, mais un symptôme de tyrannie...

Personne n’oblige les femmes à avorter. Personne non plus ne devrait les forcer à accoucher. Imposez l’accouchement si vous le souhaitez, mais appelez au moins cette application par ce qu’elle est. C’est de l’esclavage : la revendication de posséder et de contrôler le corps d’autrui, et de tirer profit de cette revendication. »

Il échappe à Mme Atwood que le choix de donner la vie est celui de concevoir ou non, qui précède l’existence de l’enfant, c’est là le moment du choix et non après quand il est déjà fait et qu’une vie a commencé d’exister.

En outre, peut-on vraiment refuser la vie d’un autre être humain, une vie qui ne nous appartient pas ? La vie n’est pas n’importe quel cadeau, la vie est un cadeau qui n’a pas de prix... et le refus de la vie d’un enfant à naître, un refus qui cause sa mort, ne peut simplement pas être un choix.

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