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Une étudiante choisit la vie après avoir entendu les témoignages de femmes blessées par l’avortement

Par Lisa Bast (LifeSiteNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Piqsels

(Live Action) — Sandy Smith était active, elle était responsable des jeunes avec son petit ami, Jay, dans l’église où son père était pasteur principal et où le père de Jay était « diacre »*. Elle venait d’obtenir son diplôme d’études secondaires et était impatiente d’entrer à l’université à l’automne. Son avenir était plein de promesses — mais ensuite, elle a découvert qu’elle était enceinte.

Smith confie à Live Action News : « J’ai été choquée et terrifiée lorsque j’ai appris que j’étais enceinte. Jay et moi aimions tous deux Dieu, mais il est évident que nous n’avons pas établi de limites dans notre relation. Nous étions gênés et honteux. La grossesse a tout changé pour nous, y compris nos amitiés, notre avenir, nos rêves — tout. »

Smith a brièvement pensé à l’avortement, mais elle s’est ensuite souvenue d’avoir été présente à un service religieux auparavant, où des femmes ont partagé leurs témoignages déchirants sur leurs avortements, sanglotant d’angoisse pour une décision qu’elles regrettaient profondément — même des décennies plus tard.

« Après avoir entendu ces histoires émouvantes sur la façon dont l’avortement a blessé à jamais ces femmes, j’ai su que je ne pourrais jamais avorter et vivre avec un tel remords », dit Smith.

Smith s’est confiée à ses parents au sujet de sa grossesse, disant à son père qu’elle voulait faire adopter son enfant, mais le père de Mme Smith était catégorique : c’est à elle seule qu’il incombait de s’occuper de son bébé. Il tenait également à ce que le jeune couple ne se précipite pas dans le mariage à cause de la grossesse, bien que le petit ami de Mme Smith ait demandé plus tard à son père la permission de se marier, et qu’il y ait consenti.

S’adapter à de nouveaux défis

Le couple s’est installé dans un appartement sur le campus et a essayé de s’adapter à la vie de couple en tant qu’étudiants. « Nous devions tous deux travailler beaucoup pour joindre les deux bouts et c’était épuisant. Nous nous voyions beaucoup moins après notre mariage que lorsque nous sortions ensemble. Mais nous étions très amoureux et nous avons rapidement commencé à voir se dérouler devant nous un nouvel avenir que nous n’avions jamais envisagé. »

Lorsque leur fille est née, ce fut un moment spécial pour les deux familles, unies dans la joie et l’amour qu’apporte une nouvelle vie.

« Nous nous sommes réjouis de la naissance de Talia, et je l’ai aimée plus que je ne l’aurais jamais cru possible », relate Smith.

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L’épanouissement dans le service auprès de la communauté et le témoignage

Deux ans après la naissance de leur fille, les Smith ont commencé à servir la communauté de leur église, espérant montrer la grâce que Dieu leur avait témoignée en aidant les autres. Les Smith ont été reconnaissants du soutien leur communauté tout au long de leur parcours.

« Avec le recul, je suis tellement reconnaissante d’avoir été élevée dans la compréhension et la connaissance que la vie est précieuse et qu’elle est un don de Dieu, même une vie non planifiée », affirme Smith.

« Lorsque j’avais 18 ans, je n’avais aucune idée de la joie et de l’épanouissement qu’apporterait le fait d’être parent. Je réalise maintenant qu’être mère est exactement ce pour quoi j’ai été conçue. Il est alarmant de penser que notre histoire aurait pu avoir une issue différente. »

Consciente que d’autres femmes, comme elle, se sentent souvent impuissantes et effrayées dans les moments sombres, Smith s’est sentie obligée de témoigner. Elle savait que ce ne serait pas facile à partager, mais elle a estimé qu’il était important que d’autres entendent parler du pardon et de la miséricorde de Dieu, rappelant un moment poignant où elle et son mari ont parlé pour la première fois de leur expérience.

« Un jour, une adolescente enceinte et son petit ami étaient présents à l’office », raconte Smith à Live Action News. « Ils étaient vraiment effrayés et à la croisée des chemins sur ce qu’ils devaient faire. Nous avons parlé avec le jeune couple et nous avons prié pour eux à l’autel. Aujourd’hui, ils sont mariés, ont deux enfants et se portent bien. Cela montre la puissance de Dieu et de la communauté chrétienne ».

Les responsables d’église doivent s’exprimer sur l’avortement

Mais Smith s’est rendu compte que de nombreux responsables d’église hésitent à parler de l’avortement de peur de repousser les fidèles et les donateurs qui pourraient se sentir mal à l’aise avec ce sujet. Pourtant, de nombreuses femmes qui envisagent l’avortement sont assises dans les bancs d’église chaque semaine.

Smith pense qu’il faut commencer par promouvoir le caractère sacré de la vie dans la culture de l’église et créer des groupes de soutien pour les femmes ayant subi un avortement, ainsi que pour les femmes célibataires et enceintes.

« Les églises ne devraient jamais laisser Satan museler leurs voix et les intimider pour les réduire au silence », a déclaré M. Smith. « Les responsables d’église ne devraient jamais avoir peur de parler de l’avortement, car les chrétiens doivent comprendre ce que la Bible dit de la vie. Les gens d’aujourd’hui ont faim d’entendre que la vie est précieuse et créée par et pour Dieu. »

« Maintenant plus que jamais, les dirigeants d’église doivent faire preuve d’audace pendant cette période troublante dans notre pays. »

La culture américaine devrait promouvoir la vie

Tout aussi troublant, déclare Smith, est une culture qui promeut sans vergogne l’élimination d’un être humain vulnérable simplement parce que le moment « n’est pas venu » pour une femme de devenir mère — qu’elle soit au chômage, célibataire ou qu’elle veuille poursuivre sa carrière.

« C’est le plus grand et le pire des mensonges dans le monde d’aujourd’hui — que le choix d’interrompre une grossesse est synonyme d’autonomisation », a déclaré Mme Smith. « L’avortement n’est jamais le bon choix pour une femme, quelles que soient les circonstances. La vérité est que les femmes regrettent l’avortement plus qu’elles ne regrettent d’avoir donné la vie à leur bébé. Jay et moi avons découvert qu’en prenant position pour la vie, nous avons reçu la bénédiction et la faveur de Dieu. »

Aujourd’hui, les Smith sont responsables de la Cedar Park Church à Bothell, dans l’État de Washington — la même église dont le père de Smith était le pasteur principal il y a des années. Les Smith se sont notamment associés à Alliance Defending Freedom pour s’opposer au mandat de la législature de l’État et du gouverneur, qui oblige les entités religieuses à financer les frais d’avortement de leurs employés. Les Smith s’engagent à défendre la vie et à diffuser l’Évangile, même dans des circonstances difficiles.


*Guillemets rajoutés — en effet, les protestants ne peuvent pas avoir de diacres puisqu’ils n’ont pas d’évêques pour conférer les ordres mineurs. — A.H.

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