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Une nouvelle loi en Floride exige la vérification de l’âge pour l’accès à la pornographie en ligne

Par Matt Lamb — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Africa Studio/Adobe Stock

10 avril 2024 (LifeSiteNews) — Une nouvelle loi de Floride vise à protéger les enfants des sites pornographiques et à les empêcher d’avoir des comptes sur les médias sociaux avant l’âge de 14 ans.

À partir de 2025, il sera interdit aux mineurs de moins de 14 ans de créer des comptes de médias sociaux pour certaines plateformes ayant des « caractéristiques addictives ». Les plateformes de médias sociaux peuvent permettre aux jeunes de 14 et 15 ans d’avoir des comptes avec le consentement de leurs parents.

Le projet de loi a été adopté avec un soutien bipartisan dans les deux chambres.

Le projet de loi 3 de la Chambre des représentants, signé le 25 mars par le gouverneur Ron DeSantis, exigera également une « vérification de l’âge » pour les « sites internet pornographiques ou sexuellement explicites », indique un communiqué de presse.

Il avait mis son veto à une version différente, plusieurs semaines auparavant, qui ne permettait pas aux enfants de s’inscrire même avec l’accord de leurs parents. La loi exige que les sites internet proposent une « vérification anonyme de l’âge » afin de protéger les informations privées des utilisateurs, ce qui a suscité quelques inquiétudes de la part des groupes de défense de la liberté d’expression et de la liberté sur internet.

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Cette loi pourrait avoir pour effet de réduire l’accès à la pornographie dans l’État, car certains sites internet ont déclaré ne pas pouvoir se conformer à d’autres lois similaires. Pornhub a cessé ses activités au Texas après l’adoption d’une loi similaire dans l’État de l’étoile solitaire.

« Le site a dû au cours des derniers mois cesser ses activités dans un nombre croissant d’États dirigés par des républicains, dont l’Arkansas, le Mississippi, le Montana, la Caroline du Nord, l’Utah et la Virginie, en raison de lois exigeant la vérification de l’âge », rapportait LifeSiteNews en mars.

La législation vise les plateformes de médias sociaux qui présentent des « caractéristiques addictives » destinées à retenir les usagers pendant des heures, notamment le « défilement infini » et les vidéos qui s’affichent automatiquement sans que l’on clique dessus.

« Les médias sociaux nuisent aux enfants de diverses manières », a déclaré le gouverneur DeSantis. « HB 3 permet aux parents de mieux protéger leurs enfants. »

Le président de la Chambre des représentants, Paul Renner, a qualifié les médias sociaux de « ruelle sombre... où les prédateurs les ciblent [les enfants] et où les médias sociaux dangereux entraînent des taux plus élevés de dépression, d’automutilation et même de suicide », une affirmation étayée par la recherche en sciences sociales

Par exemple, un article publié en 2022 dans l’International Journal of Environmental Research and Public Health identifie médias sociaux comme source de « dépression », de « problèmes psychologiques » de « régime alimentaire » chez les mineurs.

« Les autres problèmes recensés sont des problèmes de sommeil, de dépendance, d’anxiété, de problèmes liés au sexe, des problèmes de comportement, de l’image corporelle, d’activité physique, de toilettage en ligne, de la vue, de maux de tête et de caries dentaires », écrivent les chercheurs.

Un article publié en 2021 dans la même revue identifiait « l’insomnie », « les faibles résultats scolaires » et « les troubles de l’humeur » comme quelques-uns des effets néfastes de l’utilisation des médias sociaux et des « téléphones intelligents » par les adolescents.

Toutefois, certains groupes ont exprimé des inquiétudes quant au respect de la vie privée et à la liberté d’expression concernant différents aspects du projet de loi.

« En interdisant les comptes de médias sociaux aux utilisateurs de moins de 13 ans, ou de moins de 16 ans sans le consentement des parents, le projet de loi exige que les adolescents et les parents révèlent leur identité pour vérifier leur relation et le consentement des parents », a écrit la Fondation pour les droits individuels et l’expression dans son analyse. « Ce faisant, la disposition élimine l’anonymat pour tout le monde — adultes et mineurs. »

« Nous sommes déçus que le gouverneur DeSantis ait signé cette loi inconstitutionnelle. HB 3 imposera des restrictions substantielles à l’accès des Floridiens à un discours protégé en ligne », écrit FIRE.

Dans une lettre demandant à M. DeSantis de mettre son veto à ce projet de loi, NetChoice a déclaré que ce dernier affecterait le discours anonyme sur internet. Une lettre datée du 7 mars prétendait établir un lien entre ce projet de loi et la brève proposition de l’ambassadrice Nikki Haley visant à démasquer les comptes anonymes sur les médias sociaux.

« Nous vous demandons d’opposer votre veto à HB 3 précisément parce que ses défauts reflètent ceux de HB 1 et font écho aux questions pour lesquelles vous avez critiqué à juste titre l’ancien gouverneur de Caroline du Sud Nikki Haley lors de la campagne électorale de l’année dernière », écrivait le groupe.

« Nous partageons l’objectif de mieux protéger les mineurs des contenus nuisibles en ligne, mais une loi inconstitutionnelle n’aide personne », précise la lettre. « Les membres de NetChoice ont pris au sérieux les questions relatives à la sécurité des adolescents et, ces dernières années, ils ont mis en place de nombreuses nouvelles fonctionnalités, paramètres, outils parentaux et protections pour mieux responsabiliser les parents et les aider à surveiller les activités de leurs enfants, et les aider à surveiller l’utilisation des médias sociaux par leurs enfants ».



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