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Une étudiante tombe dans le réchauffisme nihilisme : « Je ne voudrai jamais enfanter »

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Dragana Gordic/freepik

Participant au prix René-Lévesque de la presse étudiante, organisé par Le Devoir et la Fondation René-Lévesque, Alexandra Hénault, étudiante du Cégep, a écrit un texte qui lui a valu d’être la lauréate dudit prix pour le niveau collégiale, texte qui a été publié dans Le Devoir. Hélas ! Si c’était là le meilleur texte envoyé par un étudiant du Cégep au jury du concours, je me demande combien d’autres navets ont été rejetés…

Ne soyons pas injuste, s’il manque d’appui à certains arguments, si quelques sophismes parsèment les paragraphes, s'il ne s’y rencontrait des illogismes, si enfin on ne rencontrait pas un rejet désespéré de la vie, proprement nihiliste, le seul style, à coup sûr, aurait valu la peine que l’on considérât l’éditorial, s’il ne se fût agit que de style. Il se trouve malgré tout parmi les lignes quelques mots justes.

La théorie du changement climatique

L’étudiante tient pour acquise cette théorie du changement climatique. Théorie qui manque de preuves et changement climatique, qui, s’il était réel, ne serait pas forcément liée à l’action anthropique. Tout le texte de l’estudiantine est basé sur l’idée que les hommes sont la cause des catastrophes qui lui enlèvent tout espoir pour enfanter un jour. Elle a pris la décision de ne jamais avoir d’enfant, car « La société se déprave, causant un avenir écologiquement invivable », rapporte Le Devoir. Je ne sais si par « société se déprave » elle entendrait en partie que la société pollue de plus en plus, mais une telle idée me paraîtrait étrange…

Individualisme

L’individualisme du monde actuel est tel pour la jeune femme que créer une « nouvelle vie » (procréer, plutôt : on ne peut créer une nouvelle vie sans Dieu) n’est pas un cadeau pour la société, tandis qu’elle se demande si, pour remplir son devoir social, il ne vaudrait peut-être pas « mieux de s’occuper des individus vivants ». Pourtant voilà où le bât blesse, la lauréate ne semble pas s’apercevoir que pour s’occuper des individus vivants, il faut au moins que les générations se renouvellent, sinon c’est toujours de plus en plus bas dans la dénatalité, un des vrais problèmes de nos sociétés, que nous tomberons. Moins il y aura de monde pour prendre soin des personnes âgées ou malades, ou pour soutenir le système de santé, moins on pourra espérer prendre soin des vivants. Sans compter que pour que se perpétue la lignée des vivants, il faut que nous continuions les générations, « créant une nouvelle vie » l’une après l’autre. Plus loin, elle va jusqu’à en appeler à la diminution de la population, solution propre à provoquer les problèmes susmentionnés.

La jeune femme se demande comment il est possible que des drames comme celui d’une fillette de sept ans morte d’un traitement barbare soient possibles dans un Québec supposé sécuritaire (par qui ?) Je rajouterais à sa place, « comment expliquer l’horreur de l’avortement ? » Je ne vois pas la portée de cet argument, s’il existe des vies malheureuses, il existe aussi du moins des vies, sinon heureuses, du moins normales. Mais la question à sa pertinence, à considérer pourtant à la lumière des causes qui produisent de tels drames, l’individualisme n’en est pas la seule, et ne pas avoir d’enfant n’en est pas la solution, cela risquerait plutôt d’augmenter cet individualisme. Car la famille est la base de la société et la société normalement l'extension de la famille.

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Où porter son dévouement ?

Pour cette demoiselle, il semblerait mieux d’aider les enfants déjà existants que d’en mettre d’autres au monde :

Pourquoi avoir des enfants et se promettre de leur offrir la meilleure vie possible, si on peut se dévouer pour un enfant qui vit déjà, mais dans des conditions difficiles ? On ne peut pas garantir une belle vie à l’être qui se trouve en nous, mais il est possible de donner une vie meilleure à un jeune qui respire en ce moment.

Donner le jour n’empêche pas de s’occuper d’autres enfants (les familles qui adoptent en sont l’exemple). Certes, on veut certainement donner la meilleure vie possible à ses enfants, encore que je chercherais plutôt à leur donner les meilleures vertus possible. Encore une fois, si personne n’enfante, les hommes disparaîtront. En outre, on ne peut jamais garantir l’avenir d’une vie, les meilleures conditions fussent-elles réunies.

« On ne peut pas garantir une belle vie à l’être qui se trouve en nous… » Avez-vous vu ce que j’ai vu ? Un oubli du journal Le Devoir qui aura laissé passer pas inadvertance le substantif « être » être appliqué au fœtus, à un amas de cellules ! De laisser entendre que le fœtus (humain) est un « être », à dire qu’il est une personne (ce qu’il est en vérité), il n’y a qu’un dangereux pas. Un oubli sans doute…

Désespoir

L’étudiante laisse courir sa plume, couvrant de mots habiles sa feuille sur le ton du désespoir :

L’individualisme ne détruit pas seulement les rapports sociaux, mais l’environnement aussi. Sérieusement, comment se résoudre à donner la vie dans ces conditions ? À mon avis, on parle plutôt de donner la mort. Guerre climatique et environnement détruit, voilà ce qui nous attend, ce qui les attend […] pour moi, l’espoir est un mythe auquel j’ai décidé de ne plus croire…

Si tout est désespéré à quoi bon seulement vouloir aider les autres, à vivre un peu plus longtemps dans ce sombre univers ?

Pour cette demoiselle, enfanter est un engagement à vie, ce qui est vrai, « un serment que l’on s’engage à tenir toute la vie », ce que j’entends différemment en termes de promesses, qui pour moi sont plutôt celles du baptême prononcées par les parents. Mais elle prend cette juste idée pour en appeler à la décroissance démographique, cause de nombreux problèmes :

J’appelle donc à la décroissance démographique, car il est manifestement impossible de tenir la promesse de vie que l’on fait à nos enfants dans un monde qui se condamne à l’autodestruction. Et j’appelle aussi à aider de manière altruiste les jeunes dont les parents n’ont pu respecter ce serment puisqu’ils sont nés, ou vont naître, sur une planète à l’environnement ravagé.

À quoi bon cette mesure s’il n’y a aucun espoir ? D’ailleurs ne dit-elle pas elle-même : « Je me rattache pourtant au fait que la société ne changera pas… »

Un amour inconditionnel ?

La jeune femme rapporte qu’on lui a déjà affirmé qu’avoir des enfants c’est également goûter au concept de l’amour conditionnel. Cependant, dit-elle, « selon moi, l’amour sans condition, c’est aussi admettre qu’actuellement la naissance de l’enfant lui causera plus de tort que de bien. » À moins d’être un Judas Iscariote, dont le Christ a dit qu’« il vaudrait mieux pour cet homme de ne jamais être né » je ne vois pas où est le désavantage (vision athée ?). Évidemment, il ne faut pas concevoir inconsidérément des enfants, lorsqu’il y a la famine par exemple, mais encore faudrait-il que le monde soit, sans aucun doute possible, rendu là.

Mais le vrai amour, c’est avant tout, d’après elle :

… accepter qu’il soit mieux pour celui à qui nous vouons tout cet amour de ne jamais voir le jour. Il est donc possible pour moi de vivre l’amour inconditionnel grâce à l’enfant que je ne connaîtrai jamais, parce que je choisis de lui offrir la non-existence au lieu de la vie apocalyptique qui l’attend ici sur Terre.

Le problème avec une telle vision, c’est qu’un enfant est ou n’est pas. On peut sans doute porter son amour vers un futur enfant que l’on prévoit concevoir, parce qu’il va exister, mais pour un enfant que l’on prévoit ne pas concevoir… l’objet de l’amour n’est pas là. Car un enfant est, s’il n’est pas il n’y a pas d’enfant, donc personne. Curieux amour désincarné dans lequel je ne vois pas l’amour inconditionnel.

Elle se rattrape pourtant en disant que si cet « amour inconditionnel » (désincarné) ne suffit pas, elle peut s’occuper des enfants dans le besoin, noble pensée, en adopter un même.

Il me vient une idée, si elle ne veut pas enfanter, bien qu’elle explique plus bas que c’est l’un de ses désirs (et que ce refus repose sur de fausses prémisses), pourquoi ne deviendrait-elle pas religieuse ? N’est-ce pas l’idéal qu’elle a décrit : prendre soin de ceux dans le besoin, s’engager par un serment solennel toute sa vie durant, à la chasteté, base incontournable pour tenir l’engagement qu’elle nous présente, et à la pauvreté ? Il faudrait pourtant, pour tenir un tel engagement, la grâce, et s’engager envers le Christ, car l’état religieux est avant tout cela.

Rejet d'une maternité pourtant désirable

Elle termine son texte avec des mots désespérés et nostalgiques :

« Je n’enfanterai jamais ». Suis-je capable de tenir cette promesse ? Je suis terrifiée à l’idée qu’un jour mon corps, instinctivement fait pour donner la vie, trahisse cet engagement. Je me rattache pourtant au fait que la société ne changera pas : elle sera toujours destinée à détruire l’environnement un peu plus chaque jour, et à offrir les décombres d’une Terre aux prochaines vies […] Je fais le deuil des neuf mois de grossesse, des coups de pied me chatouillant le bas-ventre, et des séjours chez le médecin permettant d’entendre un cœur battre en moi : renoncer est mon dernier instinct d’humanité.

J’y verrais plutôt le départ d’un des derniers instincts d’humanité.

Vous avez encore pu voir des passages que Le Devoir aura oublié de censurer, « corps, instinctivement fait pour donner la vie » ! « Coups de pied me chatouillant le bas-ventre » ! « Entendre un cœur battre en moi » ! C’est manifestement ce que certains pro-avortement appelleraient humaniser un amas de cellules ! Ce sont là quelques-uns des mots justes dont je vous ai parlé au début de mon article, que je crains, hélas, être fort embrouillé et d’un style balourd.

Humblement vôtre et nullement désespéré,

Augustin Hamilton

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