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Une étude étendue sur dix ans montre que l’avortement légal ne diminue pas la mortalité maternelle

Par Laura Nicole (LiveActionNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo :WavebreakMediaMicro/AdobeStock

Les restrictions à l’avortement n’entraînent pas une augmentation du nombre de femmes décédant en raison d’un manque d’avortements « sécures », selon une nouvelle étude mise en évidence par l’Association américaine des obstétriciens et gynécologues pro-vie (AAPLOG).

Dans un tweet récent, l’AAPLOG a cité une étude publiée dans la revue médicale BMJ Open, qui a examiné la mortalité maternelle dans 32 États mexicains sur une période de 10 ans, entre 2002 et 2011. L’étude a commencé par reconnaître l’argument pro-avortement selon lequel « le statut juridique de l’avortement est un facteur qui influence la santé maternelle. » Ils ont également reconnu l’argument courant selon lequel on pense que les restrictions à l’avortement entraînent la pratique d’« avortements clandestins, illégaux ou non sécurisés » conduisant à une augmentation des décès maternels.

Mais au lieu de découvrir des données à l’appui de cet argument, l’étude a plutôt constaté que « les États dotés d’une législation moins permissive sur l’avortement présentaient un TMM [taux de mortalité maternelle] plus faible (je souligne) que ceux où les lois sur l’avortement sont plus permissives ». En d’autres termes, les restrictions pro-vie sur l’avortement n’ont pas entraîné de taux de mortalité maternelle plus élevés.

Même dans les États mexicains qui ont adopté des amendements constitutionnels interdisant l’avortement, la santé des femmes n’a pas souffert : « Aucune preuve d’effet délétère ou bénéfique [sur la mortalité maternelle] n’a été trouvée pour la présence d’amendements constitutionnels protégeant les enfants à naître, sur une période d’étude de 4 ans ».

Pour être clairs, les auteurs de l’étude mexicaine n’ont pas trouvé de preuve que les restrictions à l’avortement étaient la cause de meilleurs résultats en termes de maternité. Des variables indépendantes entre les États expliquaient la plupart des différences de résultats. Comme l’indiquait le tweet de l’AAPLOG, « des facteurs non législatifs (alphabétisation des femmes, poids à la naissance, assistance qualifiée à la naissance, eau potable, etc.) étaient les principales causes » de la baisse des taux de mortalité maternelle dans les États où l’avortement était plus restrictif.

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Une tentative de réfutation publiée dans la célèbre revue pro-avortement Contraception visait à saper les conclusions de l’étude mexicaine en attaquant l’utilisation que les auteurs faisaient de données sous-jacentes, tout en se livrant à des attaques ad hominem. L’article affirmait que les auteurs de l’étude mexicaine « ont failli en ne donnant pas de réponse à la “pseudoscience” anti-avortement, qui influence la politique dans la région », affirme un extrait de Retraction Watch.

Pourtant, la critique n’a pas résisté à un examen minutieux. « Sincèrement, je ne sais pas comment notre étude “influence” les politiques dans la région et, bien sûr, je ne considère pas notre travail comme une “pseudoscience” », a déclaré Elard Koch, le principal auteur de l’étude. Après un examen des données et du contre-argument dans l’article, Koch a souligné une erreur statistique majeure dans les calculs clés de la réfutation qui a sapé les conclusions publiées. Les failles de l’article Contraception étaient suffisamment graves pour que les rédacteurs en chef aient été contraints d’émettre une rétractation publique.

La découverte selon laquelle les restrictions à l’avortement ne provoquent pas de taux de mortalité plus élevés porte un coup dur à une argumentation commune aux militants de l’avortement. L’idée selon laquelle la santé maternelle souffre lorsque des restrictions à l’avortement sont adoptées est une argumentation que les militants de l’avortement avancent souvent en réponse à la promulgation de nouvelles lois pro-vie. En 2019, en réponse au projet de loi battements de cœur (heartbeat bill) de la Géorgie, Hillary Clinton écrivait sur Twitter : « Lorsque les politiciens anti-choix limitent l’accès aux soins reproductifs, les femmes meurent. » Elle faisait valoir que « nous devons continuer à lutter contre la nouvelle vague d’interdictions à l’avortement à six semaines, qui font des dommages collatéraux aux femmes pour des opinions extrémistes ».

La perception erronée actuelle sur l’avortement et sur la mortalité maternelle trouve son origine dans un gros mensonge raconté par les premiers militants de l’avortement. Dans les années qui ont précédé la légalisation de l’avortement, des militants de l’avortement comme le Dr Bernard Nathanson (l’un des fondateurs de NARAL) ont diffusé de fausses statistiques sur le nombre de femmes qui mouraient chaque année d’avortements illégaux, comme l’a rapporté Live Action News. Le chiffre largement cité — que 5 000 à 10 000 femmes mouraient chaque année d’avortements d’arrière-cour — était une fabrication délibérément conçue pour faire avancer le plan pro-avortement. Le Dr Nathanson, qui est devenu plus tard pro-vie, a admis avoir inventé ce nombre parce que c’était une « belle figure ronde et choquante ».

L’étude du Mexique est en corrélation avec les analyses historiques de la mortalité maternelle au XXe siècle. Comme le note une vidéo de Live Action Pro-Life Replies, la mortalité maternelle aux États-Unis a chuté précipitamment au cours des décennies précédant la légalisation de l’avortement, et non à la suite de l’avortement légalisé. C’est l’avènement des antibiotiques comme les sulfamides et la pénicilline au milieu du XXe siècle, et non la légalisation de l’avortement, qui a entraîné une réduction spectaculaire des taux de mortalité maternelle.

Les comparaisons actuelles des taux de mortalité maternelle entre les pays réfutent davantage les arguments des militants de l’avortement. Des pays comme la Pologne et la Malte — qui ont des restrictions strictes en matière d’avortement — ont des taux de mortalité plus faibles, à trois et neuf décès pour 100 000 naissances vivantes respectivement, tandis que le taux américain est de 17 décès pour 100 000 selon les dernières données, rapportait Vox.

Si l’étude mexicaine est juste, alors le remède à la mortalité maternelle n’est pas une législation permissive sur l’avortement, et les militants de l’avortement doivent cesser d’utiliser un discours trompeur pour faire avancer leur cause. Ce faisant, ils nous empêchent de trouver les vraies solutions à la mortalité maternelle, telles qu’identifiées par l’étude mexicaine : les « facteurs non législatifs », ou variables médicales, sociales et éducatives, qui ont été démontrés comme ayant un effet causal sur les taux de mortalité maternelle.

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