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Un médecin qui offre des ultrasons aux femmes planifiant d’avorter


Dr Gádor Joya.

Par Martins M. Barillas — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Capture d'écran YouTube

Madrid, 21 novembre 2019 (LifeSiteNews) — Une pédiatre en Espagne, entre autres siégeant à une assemblée municipale, est critiquée par les gauchistes en raison de ce qu’ils appellent la pratique « cruelle » d’offrir des échographies gratuites aux femmes enceintes qui prévoient avorter.

Le Dr Gádor Joya, qui représente le parti de centre droit Vox à l’Assemblée législative locale de Madrid, fournit aux femmes enceintes le moyen de voir leurs bébés en développement in utero. Le 15 novembre, attendant à l’extérieur d’un centre d’avortement dans la capitale espagnole, le Dr Joya offrait des images ultrasons dans une fourgonnette appelée « Ambulancia Vida ».

Donner aux mères les ultrasons a irrité les défenseurs de l’avortement qui prétendent que les services de Joya sont à la fois « cruels » et « inhumains ».

Selon le journal espagnol El País, le Dr Joya a affirmé lors d’une audience du comité de la santé plus tôt ce mois-ci, qu’elle et d’autres médecins offrent les échographies aux femmes enceintes. « C’est précisément parce que j’ai fait cela, dit-elle, que je sais ce qui a été caché à ces femmes. La plupart d’entre elles, lorsqu’elles reçoivent de l’information et entendent le battement de cœur du bébé, décident d’aller de l’avant avec leurs grossesses. »

Dans un message sur les médias sociaux, la Dre Joya écrivait : « Ce dont je suis le plus fier en tant que médecin, c’est d’avoir aidé de nombreuses femmes à devenir mères lorsqu’elles étaient sur le point d’avorter. Oui, j’ai travaillé pour un projet visant à défendre le droit à la vie et à la dignité de tous les êtres humains. Et je continuerai à le faire où que je sois. »

Dans une vidéo promotionnelle de 2016 pour le projet Ambulancia Vida, le Dr Joya déclarait que plus de 300 bébés meurent chaque jour par avortement en Espagne. Dans la vidéo, le Dr Sonsoles Alonso, gynécologue pro-vie, affirme qu’il explique aux femmes : « Tout d’abord, nous essayons d’humaniser¹ l’enfant qu’elles ont dans leur ventre. Deuxièmement, nous leur faisons comprendre que quand elles auront franchi les portes du Dator (le fournisseur d’avortement), celui-ci mettra fin á la vie que les habite et que le battement de cœur s’arrêtera ». Comme le fait observer le Dr Joya, le Dr Alonso montre à une femme enceinte une image en temps réel de son bébé dans l’utérus.

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Les pro-vie en Espagne ont dénoncé ce qu’ils appellent des tactiques de bras de fer utilisées par les autorités locales et les militants pro-avortement pour faire taire la dissidence pro-vie et les conseillers de trottoir. En septembre, 62 organisations se sont jointes à la Plate-forme pro-droits pour exiger que l’assistance aux femmes offerte devant les centres d’avortement soit déclarée criminelle. Les pro-vie espagnoles font valoir que, contrairement aux exécuteurs d’avortements, ils n’ont rien à gagner eux-mêmes à dissuader les femmes de se faire avorter, et à leur offrir de l’aide.

Les protections légales entourant les enfants à naître sont minimes en Espagne. Depuis 2010, par exemple, l’avortement est disponible sur demande lors du premier trimestre de grossesse. De plus, les filles de moins de 18 ans sont autorisées à avorter avec le consentement des parents. L’avortement est légal en Espagne depuis 1985. L’établissement Dator fût le premier fournisseur d’avortement autorisé par le gouvernement espagnol, et c’est là que le Dr Joya va souvent pour offrir des échographies et autres sortes d’aide.

Dans une vidéo que Joya a mise sur les médias sociaux, une jeune mère, qui évita l’avortement grâce à l’aide et aux conseils qu’elle reçut, lançait un appel plein d’émotion pour une aide similaire pour les femmes confrontées à une grossesse non planifiée. Debout devant la camionnette du Dr Joya, la jeune femme déclara qu’« aucune femme ne veut » un avortement. Nommée « Angelica » dans la vidéo, elle appelait le gouvernement espagnol à aider les femmes dans sa situation. Elle se disait reconnaissante envers les militants pro-vie de l’avoir convaincu d’éviter l’avortement, et ajouta-t-elle, elle a maintenant un fils de trois ans.

Selon The Independent, journal anglais, la féministe Cecilia Gomez a qualifié les efforts du Dr Joya d’« immoraux ». Gomez déclarait : « C’est purement une tentative visant à les intimider afin qu’elles ne se fassent pas avorter. Leurs tactiques sont cruelles et inhumaines. Ils pourraient penser que l’avortement est inhumain, mais ce qu’ils font subir à ces femmes — les mettre dans le fourgon — c’est inhumain. »

La pro-avortement Gomez développait la théorie selon laquelle les militants pro-vie espagnols ont suivi l’exemple du mouvement pro-vie aux États-Unis. Elle affirmait que la position pro-vie du parti Vox était rétrograde. Elle a ajouté : « Ils veulent nous ramener à une époque où les femmes n’avaient pas le choix au sujet des avortements. » Un porte-parole de l’entité pro-avortement British Pregnancy Advisory Service, a déclaré au The Independent qu’il était « malavisé et profondément insultant » de penser que l’offre d’échographies puisse dissuader les femmes de se faire avorter.

Monica Garcia, qui représente le parti de gauche de la ville de Madrid, a exprimé aussi son étonnement sur le fait que le Dr Joya aidât les femmes enceintes devant le centre d’avortement Dator. Au cours d’une audition en commission, Garcia déclara : « Ce que nous n’aurions pu imaginer, c’est qu’il y aurait des gens qui opéreraient des échographies dans la rue. C’est extrêmement grave ». Au cours de la réunion, Garcia a remis en question l’objectif déclaré du Dr Joya d’aider les femmes, en disant : « Pour les dissuader ou les torturer ? Parce qu’elle [Joya] dit que beaucoup de femmes décident de ne pas avorter quand elles entendent le battement du cœur. Combien de femmes ? Et qu’est-ce qui leur arrive ? Quel est le coût psychologique et émotionnel pour ces femmes ? »²

Le chef national du parti Vox, Santiago Abascal, a qualifié l’avortement d’exemple d’une « culture de la mort » qu’il entend remplacer par une « culture de la vie » si son parti gagnait la majorité. Son parti, par exemple, s’est engagé à mettre fin aux avortements financés par les contribuables. Le parti, qui a été fondé en 2013 sur une plate-forme pro-vie, a doublé son effectif au parlement espagnol, pour atteindre 52 députés, cette année, témoignant d’une croissance du sentiment pro-vie [entre autres].


¹Puisque les pro-avortement déshumanisent l’enfant à naître, il est nécessaire de l’« humaniser », ou plutôt de montrer son humanité. — A. H.

²Grotesque. Si cela provoque une émotion de savoir que ce qu’on veut éliminer est en fait un être humain, je ne vois pas pourquoi on se pencherait sur le « coût psychologique » de la révélation. — A. H.

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