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L'infanticide de compassion?

Une réflexion sur l'autisme qui pourrais s'appliquer à tous les handicaps. Parmi quelques bêtises, de magnifiques témoignages et, prenez le temps de regardez la vidéo mise dans la discussion par Béatrice Bolling. Magnifique, elle dit tout, pour tout les handicaps. 

http://www.youtube.com/embed/z2B1FeS5VX4

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Cinq ans maximum pour infanticide

Radio-Canada, dans l'affaire de cette mère Albertaine ayant étouffé son nouveau-né, nous rappelle que la peine maximale pour infanticide est de 5 années d'emprisonnement. Pourquoi? Quelle différence y-a-t-il avec un meurtre d'une personne adulte? Devrait-on réduire les peines également pour les meurtres des personnes âgées? Le nouveau-né est-il moins qu'un humain?

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Nelly Arcan

Il est difficile de parler de ce sujet.  Je regarde rarement l’émission Tout Le Monde en Parle. En fait, depuis ses débuts  il y a quelques années, je ne l’ai regardée qu’une dizaine de fois au plus. Cela, parce que dans la première émission écoutée, on avait ridiculisé en groupe la personne d’Anne-Marie Losique que je ne connaissais pas.  Mon opinion n’a pas changé depuis que je sais qui est Mme Losique.  

(photo Radio-Canada, entrevue la prière de Nelly Arcan)

Le manque de respect et les attaques de meute pour démolir une personne ne m’attire pas. Ce n’est pas la première fois que Guy A Lepage, l’ex RBO, l’intouchable RBO qui a brisé plusieurs artistes, attaque une proie sans défense. On peut se rappeler l’entrevue pitoyable de Raël.  

Je n’ai pas de sympathie naturelle ni de respect pour les œuvres de Raël, ni pour celles de Mme Losique, mais je reconnais à toute personne le droit d’être respecté. Guy A Lepage ne respecte pas. Il est triste de penser que notre fête de la Saint-Jean-Baptiste lui soit confiée.  


Nelly Arcan à Tout le monde en parle en... par mrnorth
Cela dit, je crois que les rires sur le plateau de tout le monde en parle lors de l’entrevue avec Nelly Arcan, était simplement  l’expression d’un malaise face à une robe trop décolletée. L’hyper sexualisation met tout le monde mal à l’aise et cette émission en fut un exemple flagrant. 
 
Dans sa dernière nouvelle la Honte, Nelly Arcan raconte une enfance catholique et témoigne de rencontres à l’âge adulte avec une voyante. Ses propos éclatés témoignent d’un attrait pour les spiritualités nouvel-âge, d’une dispersion dans le dédale de multiples superstitions. Cette nouvelle est-elle seulement une œuvre de fiction? Que Nelly Arcan repose en paix.
 
Respect des personnes, esprit de communion et vérité
 
Le suicide de Nelly Arcan me rappelle l’importance du respect des personnes dont nous combattons les agissements. Le jugement des cœurs ne nous appartient pas. S’il y a parfois des combats difficiles et des demi-vérités, pires que des mensonges, à  débusquer, l’impératif premier est la charité. Mais la charité n’a rien à voir avec la compromission, la complaisance, un esprit de «communio » qui serait plutôt un esprit de solidarité dans la lâcheté, dans l’abdication face au mal.   
 
L’exemple de Thomas More est le classique par excellence d’une attitude vraie et charitable dans la confrontation. Malgré le fait que la majeure partie de l’Église d’Angleterre renia sa foi catholique pour sauver sa peau, Thomas More accepta la solitude de sa position. L’esprit de communion avec l’Église d’Angleterre prenant pour guide le roi Henri VIII  aurait été une trahison de la communion avec l’Église catholique dont il faisait partie. Il demeura silencieux et n’apporta pas son approbation au divorce du roi et sa séparation de l’Église catholique. Cette attitude lui valut la mort.
 
L’esprit de communion est important, mais pas au prix de la vérité. Le mensonge à soi-même et aux autres est aussi un manque de charité…  
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La condition de la femme occidentale, un modèle pour le monde entier?

À 20 ans, on peut passer une nuit blanche sans problème et être passablement en forme pour le lendemain.  À 30 ans, cela se fait bien encore, mais à plus de 40 ans…

Je me souviens qu’au cégep et à l’université, plusieurs profitaient de cette santé et de cette énergie pour faire la fête la nuit ou pour pratiquer différents sports.
 
Pour accueillir un enfant, la vingtaine est aussi l’âge idéal. Un article paru dans le journal La Presse du 15 septembre nous informe que de plus en plus, l’âge de la conception est retardé. Les études et  la carrière prennent la première place, mais la nature humaine ne change pas. Serait-il possible de mettre en place une coordination étude-famille-carrière permettant de ramener tranquillement l’âge de la première conception vers le début de la vingtaine? 
 
« Âgée de 37 ans et enceinte de 29 semaines, Chantal Brais dit ne pas trop s'inquiéter. «Je suis en bonne santé. Je fais beaucoup d'exercices. «Tout va bien», dit-elle. La future maman ne souffre pas de diabète.«C'est sûr qu'avant de tomber enceinte, tu te demandes si tu es trop vieille. Mais je serais plus inquiète après 40 ans. Là ça va», dit-elle. Selon Mme Brais, la vie d'aujourd'hui pousse un nombre croissant de femmes à avoir leur premier enfant plus tard. «Tu vas à l'université. Tu te trouves un bon emploi. Tu essaies de rencontrer le bon gars. Quand tu te décides à avoir un enfant, il est plus tard!» note-t-elle.
 
Phénomène en hausse
 
Actuellement, 20% des naissances sont le fruit de mères de plus de 35 ans au Canada. En 2008, cette proportion était de 15%. «Bien que la plupart de ces naissances se déroulent sans problème, il est important pour les femmes enceintes, leurs dispensateurs de soins et les planificateurs du système de santé de comprendre les risques associés à un âge maternel avancé», affirme la directrice de l'analyse du système de santé à l'ICIS, Kathleen Morris. »  (La Presse,15 septembre 2011)
 
 
Les risques, mais aussi le fait qu’attendre plus tard restreint aussi la possibilité d’avoir plusieurs enfants. Mère Térèsa, à la conférence internationale des Nations Unies sur les femmes à Pékin, en 1995, envoya une lettre qu’il vaut la peine de méditer. En voici un extrait : 
 
« Cette puissance spéciale d’amour qu’ont les femmes n’est jamais plus apparente que lorsqu’elles deviennent mères. La maternité est le don de Dieu fait aux femmes. Comme nous devons être reconnaissants à Dieu pour ce don qui apporte une si grande joie au monde entier – aux hommes comme aux femmes. Et pourtant ce don de la maternité nous pouvons le détruire, et d’une façon toute spéciale par le mal de l’avortement, mais aussi par celui qui consiste à penser qu’il y a d’autres choses plus importantes que celle de se donner au service des autres : la carrière, par exemple, le travail à l’extérieur du foyer. Aucun travail, aucun plan de carrière, aucune possession matérielle, aucune vision de « liberté » ne peut remplacer l’amour. De sorte que tout ce qui détruit le don de la maternité, qui est un don de Dieu, détruit le plus précieux des dons faits par Dieu aux femmes – celui d’aimer en tant que femme. »
 
À cette même conférence, la député française Christine Boutin posait cette question : « Le modèle des femmes occidentales qui n’ont plus le temps d’élever leur enfants est-il jugé idéal et exportable au reste du monde? »
 
C’est une excellente question. Un exemple frappant de ce modèle parfois complètement absurde au Québec est celui d’une femme ouvrant une garderie privée de six enfants et moins. Elle pourra être payé pour garder ces enfants, mais uniquement s’ils ne sont pas les siens. Pour toucher l’aide gouvernementale, le crédit d’impôt, elle devra placer son enfant dans une autre garderie que la sienne. Pourquoi le gouvernement ne l’aide-t-il pas directement? Pourquoi privilégier la gardienne plutôt que la mère? 
 
Depuis trente ans, les gouvernements successifs privilégient la garde des enfants par des éducatrices spécialisées plutôt que par la famille. Cet illogisme, cette idéologie désincarnée est destructrice du tissu familial. Nous aurions beaucoup, beaucoup à apprendre de l’humanité des familles africaines et latinos-américaines. Il y a là-bas un modèle de famille et de relations humaines à importer!
 
 
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Encore et encore la pédophilie...

Le livre de Massimo Introvigne   Prêtres pédophiles : Une église dans la tourmente est un ouvrage exposant des faits troublants sur le traitement réservé à l’Église catholique par certains médias. Tout en ne minimisant pas le drame de la pédophilie dans l’Église, il met en lumière les enjeux réels de cette attaque en règle contre l’Église. Un éclaircissement important. Voici le texte du quatrième de couverture :

« Selon Benoit XVI, la tragédie des actes de pédophilie commis par des prêtres et des religieux a causé davantage de tort à l’Église catholique que les grandes persécutions  qui ont jalonné son histoire.  En se fondant sur la Lettre aux catholiques d’Irlande, de Benoit XVI, un document exceptionnel, et après des années de recherches sociologiques, l’auteur se demande comment un phénomène aussi inattendu et aussi inquiétant a pu se produire. Il s’interroge aussi sur l’amplification médiatique de ce phénomène, notamment sous forme d’attaques dirigées contre le pape Benoit XVI. L’analyse rigoureuse et la mise en perspective honnête de ces réalités font du présent ouvrage l’un des meilleurs et des plus accessibles sur le sujet.

Massimo Introvigne est sociologue. Depuis trente ans, à travers une quarantaine de publications, il étudie notamment le pluralisme religieux et les violences attribuées à la religion. Il dirige à Turin le CESNUR, un Centre d’études des nouvelles religions, l’une des grandes institutions mondiales qui enquêtent sur les phénomènes religieux en Italie et dans le monde. Il est vice-président de l’APSOR, L’association piémontaise de sociologie des religions. »

INTROVIGNE, Massimo. Prêtres pédophiles : Une église dans la tourmente, Polémique et vérité, éd. Saint-Augustin, 2011, 109 pages.

 

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Du cinéma de qualité

Trois films à revoir avec le plus grand intérêt : 

-Bella, avec Eduardo Verastegui et Tammy Blanchard. Paru en 2008.
 
Film magnifique autour d’une situation de grossesse imprévue.
 
Un joueur de soccer professionnel est en voie de signer un contrat de plusieurs millions de dollars  quand un événement malheureux vient mettre un terme à sa carrière. Sa rencontre d’une jeune serveuse de restaurant et la situation difficile dans laquelle elle se trouve permettra l’un des plus beaux gestes qui soient dans notre monde actuel. Malheureusement, le film est en anglais seulement.  
 
-Bénie sois-tu prison, avec Maria Ploae. Paru en 2002 
 
 Une histoire vraie… Emprisonnée sans raison dans le goulag roumain, une femme résiste à ses bourreaux en retrouvant la Foi.
 
 
 
 
 
 
 
 
-Un homme pour l’éternité, avec Paul Scofield.
 
Le silence de Thomas More face à la rage du  roi Henry VIII ou l’une des plus illustres histoires  de l’objection de conscience. À méditer.
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Gaston Miron ou la triste histoire d'un homme

Vient de paraître, aux éditions Boréal, une monumentale biographie du poète Gaston Miron, par Pierre Nepveu, professeur émérite de littérature française de l’Université de Montréal.

La description du quatrième de couverture explique pourquoi Miron est une figure emblématique de la culture québécoise contemporaine :

« C’est tout simplement que Gaston Miron incarne mieux que quiconque le Québec moderne. Miron est notre "contemporain capital". Écrire la biographie de Gaston Miron, c’est faire davantage que retracer la vie d’un homme, c’est raconter le Québec de la Grande Noirceur et des communautés religieuses, la Révolution tranquille, la renaissance du nationalisme et les mouvements de gauche, la crise d’Octobre, les deux référendums, c’est raconter l’histoire de l’édition au Québec et la naissance d’une institution littéraire digne de celles dont sont dotées les autres nations. »

Si ce que dit ce quatrième de couverture est exact, c’est le destin tragique d’un peuple qu’illustre cette biographie.

Gaston Miron naît en 1926 dans un petit village des pays d’en haut, dans une famille canadienne-française catholique. Dans sa prime jeunesse, Miron est un chrétien fervent, songeant à la vie religieuse : il porte déjà le nom de frère Adrien. Mais l’appel à la vie d’artiste semble être sa véritable vocation. Après un temps de discernement, il quitte sa communauté, où il n’avait pas fait de vœux perpétuels.
 

Le jeune Miron a tout un idéal

« Je veux donc, Seigneur, écrire. Je travaille sur le style, peine, essaie, corrige, analyse, tout en ayant cette spontanéité naïve. Par là, je veux vous faire honneur. Mon rêve, le voici. C’est l’édification de chef-d’œuvres (sic). Oui, prouver à tous que la religion et le religieux sont capables (sic) et ne nuisent nullement à la littérature » (p.81).

C’est ce même Miron, une âme du peuple canadien-français qui, après avoir délaissé la pratique religieuse, écrivit à la fin de sa vie :

« Il y a longtemps que je suis mort derrière moi

Je chemine avec l’ombre de moi devant moi

Il y a longtemps que je suis mort devant moi

Ou encore je chemine avec l’ombre de moi devant moi

Alors où suis-je? Où vais-je? (p.779)

(…)

Miron a tout perdu, le sens de sa vie même : "Où suis-je?". Le poète exprime ce mal-être à l’approche de la disparition, sa mort personnelle, mais aussi, celle de tout un peuple. Miron cherche son âme. Le Québec la retrouvera-t-il?
 

La naïveté volontaire

Comment ce désastre fut-il possible? Comment l’un des peuples chrétiens, un modèle parmi les peuples, est-il devenu tellement fragile qu’il ne pourra même plus, bientôt, se poser la question de sa souveraineté puisqu’il ne sera plus, d’un point de vue démographique, capable de la faire?

L’analyse est trop complexe pour se résumer en quelques pages, mais je ne retiendrai qu’un élément de la vie de Miron pour expliquer en partie ce phénomène de déchristianisation.

Cet élément, c’est une formation intellectuelle déficiente. Comment a-t-on pu penser un instant qu’une foi seule, non appuyée sur un travail de la raison rigoureux, allait survivre aux assauts de l'argumentation étayée du marxisme, des philosophes Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, de romancier tels qu’Albert Camus? Qu’à-t-on présenter pour faire front à ce puissant courant existentialiste?

Je reprends le texte de deux aumôniers, les abbés Marc Lecavalier et le très connu Ambroise Lafortune, qui reçut l’assentiment de Miron :

 

"-Universel dans la formation, mon épanouissement : tous mes talents doivent fructifier et rendre.

-Universel dans le don de soi (…)

-Universel dans le temps : ‘Je suis avec ceux qui furent et ceux qui seront’ Solidaires et responsables.

-Universels dans l’espace : ma famille, ma paroisse, ma ville, ma province, mon pays, mon continent, la terre, les galaxies, le cosmos.

-Les murailles chinoises physiques, intellectuelles ou spirituelles doivent être démantelées.

-Je dois ouvrir mon cœur aux dimensions du monde."(p.169) 

Ces objectifs magnifiques sont la preuve d’une belle ouverture d’esprit et d’un désir d’aimer universellement, mais avec une naïveté risible aux conséquences épouvantables. Une ouverture sans esprit de discernement, sans esprit critique a pour conséquence la dispersion. N’est pas le sentiment qu’éprouve notre poète en fin de vie?

Comme lui, toute une génération de Québécois plongera tête baissée dans le Marxisme-Léninisme et s’abreuvera aux écuries Sartrienne, Camusienne et de Beauvoir. Cette génération est toujours incapable d’admettre ni même de concevoir la ruine flagrante dans laquelle le Québec se trouve actuellement. De là à lui faire admettre sa responsabilité… il ne faut pas rêver.

"La liberté aussi vient de Dieu » lançait l’un des pères de la révolution tranquille. Slogan vide comme tant d’autre qui allait suivre et on les suivit, en oubliant que le texte évangélique comportait cette nuance : "La Vérité vous rendra libre". Et non pas n’importe quelle théorie erronée à la mode. Mais il fallait "aller de l’avant"! Peu importe qu’on ne sache pas vers où, l’important étant d’être dans le courant. Être dans le vent, c’est l’idéal des feuilles mortes dit le proverbe. Nous avons choisi d’écouter les faux prophètes.

Ces chrétiens "libérés" s’appuyèrent d’abord sur la parabole des talents pour faire passer leur "mission" avant tout. Que ce soit leur art ou leur combat politique. Combien d’enfants des Pères du Refus Global ont été abandonnés? Presque tous. L’art déifié avant tout. Personne n’a su leur dire que le premier et le plus grand des talents est la charité, la charité envers le prochain, le plus proche d’abord.

Toute une génération qui a voulu s’épanouir, à l’époque on parlait plutôt de rejeter les carcans et l’étouffement, en laissant les enfants et les proches sur le carreau.

Espérons que cette génération sera capable du moins d’imiter aussi Miron dans l’angoisse de ces derniers jours :

"Fais comme moi confie-t-il un soir à Marie-Andrée qui partage son angoisse. Dis le Notre Père, c’est la plus belle prière, ça apaise." (p.780)

Et pour nous, s’il y a une chose que nous devons retenir de la vie de Gaston Miron

C’est de refuser le poncif de la spontanéité absolue, de cette confiance naïve en l’esprit du monde, pour redevenir des hommes de conscience comme le disait un Jean-Paul II. Foi et Raison vont de pairs. Nous avons à nourrir notre foi et former notre intelligence pour être en mesure d’aimer tout le bien, le beau et le vrai que produit notre monde d’aujourd'hui. Mais pour cela, il faut d’abord être capable de distinguer le bien du mal, la beauté de sa caricature, la vérité du mensonge. Cette étape fut oubliée par le passé. À nous de ne pas refaire cette erreur.

Les citations sont tirées de la biographie suivante :
  NEPVEU, Pierre. Gaston Miron, La vie d’un homme, éd. Boréal, Montréal, 2011, 900 pages.   Mise-à-jour (15 septembre, 2010): 
Les bâtisseurs de la civilisation de l'amour    Hier dans mon article sur Gaston Miron, j’ai parlé de la déficience de la formation intellectuelle des chrétiens dans les années précédant la Révolution tranquille. Ce n’est pas tout à fait exact. La formation de qualité était présente. On peut se rappeler les grandes figures de l’enseignement que furent Mgr Dionne ou Charles de Koninck à l’Université Laval, université prestigieuse reconnue à travers le monde à cette époque. Ou bien à Montréal, la figure d’un Édouard Montpetit et d’un Esdras Minvile par exemple.   Mais , la situation s'est détérioré et les intellectuels de qualité furent parfois chassés par des imbéciles heureux,  adeptes et promoteur s de la naïveté volontaire qui fit tant de mal à l’église du Québec pendant les 50 dernières années.   Je ne prendrai qu’un exemple d’une des grandes personnalités françaises du xxe siècle : Marcel Clément.   Jusqu'à la fin des années 1990, Marcel Clément fut titulaire de la chaire de Philosophie politique à la  Faculté Libre de Philosophie Comparée de Paris, dont il est le cofondateur avec son frère André et qui est certainement l’une des cinq meilleures écoles de philosophie au monde. Il est l’auteur de plus de trente ouvrages, licencié en droit, diplômé en science économique, docteur en philosophie. Officier de la Légion d’Honneur à titre militaire. Il a été fait par le pape Jean-Paul II Grand Officier de l’Ordre de Saint Grégoire le Grand.  Son enseignement de premier ordre lui valut parfois l’expulsion de certaines de nos institutions québécoises où il enseignait.  Nous avons préféré les faux prophètes.   J’aimerais ici lui rendre hommage et le remercier à titre posthume, d’avoir défendu de toutes ses forces, au Québec et partout dans le monde, la sagesse de la doctrine sociale de l’église. Ce serait de la plus haute ingratitude d’oublier cet homme exceptionnel qui contribua au renouveau de la pensée catholique française et de son rayonnement à travers le monde. Nombre d’intellectuels français éminents lui doivent leur formation, je pense ici au Cardinal Barbarin, l’un des plus jeunes cardinaux du monde, à Pascal Ide, Fabrice Hadjad, Yves Semen,  Thierry Boutet, pour n’en nommer que quelques-uns. Je rappellerais également l’amitié de la mystique Marthe  Robin qui même révisait parfois ses livres avant leur parution.   Grâce à l’appui d’un couple québécois, Léo-Paul et Margot Ouellette, un petit nombre de nos compatriotes purent suivre les réflexions de Marcel Clément, ancien journaliste accrédité au concile Vatican II dont il écrivit le compte rendu journalier. Je tiens à remercier également M. Ouellette, bachelier en philosophie et théologie, professeur émérite des Hautes Études Commerciales,  d’avoir permis pendant de nombreuses années au journal l’Homme Nouveau, de paraître dans son édition québécoise.  Les articles prudents et sages de M.Ouellette ont guidé toute une génération de Québécois dans les années de tourmente qu’a connues notre église. Léo-Paul et Margot Ouellette furent des grands promoteurs de la culture de la vie. Depuis Henri Bourassa, peu de journalistes ont écrit avec autant de perspicacité et de profondeur sur notre société, notre patrie.   Si seulement nous avions écouté ces prophètes, ces bâtisseurs, nous aurions moins de travail aujourd’hui pour construire une véritable civilisation de l’amour! Laissez un commentaire

Tolérance intolérante?

 La tolérance intolérante.

C’est le titre d’un livre bref, percutant, écrit par mon homonyme et auquel je ne changerais pas une ligne!
Voici quelques extraits majeurs, à méditer, surtout pour les personnes vous affirmant solennellement, qu’il n’y a qu’une chose qu’elle ne tolère pas : l’intolérance. 
 
« Le tolérant idéologique est un petit Épiménide. Pourquoi? En disant « Toutes les opinions se valent »,  il affirme comme une règle générale ce qui n’est jamais qu’une opinion parmi d’autres, selon sa propre affirmation. Comment peut-il  sortir de cette impasse? Seulement par la violence qui revient à dire : « Si vous me contredites quand je dis que toutes les opinions se valent, vous êtes un dangereux intolérant, à combattre par tous les moyens. » En effet, l’alternative qui consisterait à dire : « Ma tolérance n’est qu’une opinion parmi d’autres », n’est pas supportable pour lui. La tolérance idéologique veut s’imposer à tous. (…) Comme cette intolérance de fait reste inconsciente, elle s’exerce avec d’autant plus de violence. »
 
« Ce que la tolérance ne peut tolérer
 
Le paradoxe du tolérant idéologique n’est pas un exercice rhétorique. Il fait comprendre qu’une société qui s’affirme haut et fort une société tolérante n’est pas en mesure de supporter, de tolérer tout ce qui met en péril son équilibre instable et contradictoire.  En particulier :
 
-elle ne tolère pas l’idée qu’il y ait une vérité à chercher;
 
-elle ne tolère pas qu’une telle vérité puisse avoir un caractère universel;
 
-elle impose l’évacuation de tout débat de fond; en effet, dans un débat de fond,  les interlocuteurs peuvent n’être pas d’accord, mais ils ont en commun le désir d’une vérité valable pour toutes les parties du débat.  Dans la société idéologiquement tolérante, on évacue la question de la recherche de la vérité et, ce faisant, on transforme le débat de fond en échange d’idées relatives.  Chaque interlocuteur informe l’autre de ses propres idées et doit s’interdire de les considérer éventuellement valables pour l’autre.  Elles cessent d’être des idées de fond. Il n’y a pas d’enjeu au débat;
 
-elle (la société tolérante, n.d.l.r.)  ne supporte pas les implications éthiques des idées de fond;
 
-elle se place toujours au-dessus des débats de fond et revendique le droit, le bon droit, de juger les parties en présence; ce faisant, d’ailleurs, elle n’exerce pas de véritable arbitrage – ce qui s’entendrait d’un authentique pouvoir politique- car sa position tolérante la situera toujours pratiquement du côté des positions des interlocuteurs les plus théoriquement tolérants, positions bien sûr les moins dérangeantes pour l’équilibre consensuel qu’elle prétend maintenir
En somme, la société tolérante impose une pensée unique. C’est en ce sens qu’elle est totalitaire et qu’elle fait, sans le savoir, le lit des totalitarismes, parfois en des temps très brefs. Par exemple, la proclamation des idéaux révolutionnaires de tolérance chez les théoriciens de 1789 a fait place, en l’espace de trois petites années, à l’instauration d’un véritable régime de terreur». (LAFFITTE, Jean. La tolérance intolérante? Petite histoire de l’objection de conscience, éd. de L’Emmanuel, Paris, 2010, pp. 12-16)
 
La tolérance ne peut tolérer qu’on ne soit pas d’accord sur l’imposition de ses partis pris à tous. La tolérance québécoise ne tolère pas que l’on discute par exemple:
 
-de tout ce qui touche aux origines de l’homosexualité, du droit des enfants de ne pas être adoptés par des partenaires homosexuels, des effets négatifs du «mariage gai» sur une société, etc.
 
-de remettre en question le « droit » de tuer par avortement.
 
-des excès du féminisme québécois.
 
-du patriotisme québécois et canadien-français par opposition au nationalisme québécois.
 
Dans ces domaines, une pensée unique est imposée par l’intermédiaire des médias, peu-importe qu’une grande partie de la population soit en désaccord avec ces idées. Les médias acquis à la tolérance idéologique  ne sont pas censurés, ce sont eux qui censurent une société pour qu’une seule pensée unique, politiquement correcte,  puisse subsister.
 
 
 
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Attaque contre Mère Teresa à Radio-Canada: la philanthropie contre la charité

La télévision de Radio-Canada, fidèle à sa réputation d’ignorance abyssale dans le domaine spirituel, a présenté un reportage français dénigrant l’œuvre de Mère Teresa (émission Les Grands Reportages du 5 septembre 2011).

Cette dernière serait une pauvre folle ne ressentant aucune trace de la présence de Dieu mais s’attachant rigoureusement à sa foi et entraînant dans sa folie les missionnaires de la Charité.

Tenant à leurs vœux de pauvreté, ces dernières s’entêteraient à refuser les moyens modernes d’aide aux plus démunis, par exemple en refusant le don de machine parce qu’elles veulent laver les vêtements elles-mêmes. Les soins ne seraient pas adéquats, tributaires de l’incompétence des soignants.

Ce genre de critique n’est pas nouveau. Au Québec, nous l’avons entendu pendant la révolution tranquille pour dénigrer le travail des religieux dans les institutions scolaires et hospitalières (fondés par ces mêmes religieux, mais le discours actuel affirme souvent qu’elles s’étaient « emparées » de ces institutions).

Heureusement, la révolution nous a apporté du personnel compétent, ce que chacun peut constater lorsque l’on vérifie la maîtrise de la langue française de nos étudiants universitaires ou la propreté de nos hôpitaux « nosocomiaux ».

Nous avons, au Québec, par naïveté volontaire, admis ces propos. Il aurait été beaucoup plus difficile de combattre le courant, de se tenir debout et de défendre réellement l’intérêt des élèves et des patients.

Je retranscris ici un extrait d’une interview anonyme donnée par un homme de pouvoir français, d’une lucidité et d’un cynisme effroyable, à un journaliste français:

« …la charité sans l’amour devient le plus remarquable système de pouvoir sur les autres. C’est le mépris radical du plus démuni. Les pauvres deviennent ainsi les otages d’une volonté de domination pratiquement absolue. A titre personnel un homme peut tout obtenir de quelqu’un qui lui doit argent, sécurité, avenir.

Alors imaginez ce qu’on peut obtenir lorsque l’on tient l’avenir des pauvres entre vos mains et votre intelligence.

C’est la raison pour laquelle, contre l’avis de beaucoup de nos amis, nous avons absolument voulu retirer à l’Église toute son action caritative et sa présence auprès des malades dans les hôpitaux en créant des grandes logiques humanitaires sur le « catéchisme des droits de l’homme ».

(…)

« Aujourd’hui nous en appelons aux sentiments Nietzschéens de trompe la mort et d’aventurier pour prendre la place des vieux missionnaires d’Afrique qui, pieds nus et dans la pauvreté sont ladres avec les pauvres et font rire par leur absence d’efficacité et de technique. L’humanitaire coûtera de plus en plus cher et sera, ainsi, interdit radicalement aux prêtres et aux chrétiens. Ce sera l’affaire des professionnels! Il n’y aura plus de densité humaine dans les rapports entre les hommes, fondée sur l’offrande d’une vie entière, mais un souci d’efficacité scientifique et technique. D’un trait de plume nous pourrons ainsi définir, de nos capitales, quels sont les bons ou les mauvais pauvres. Le pauvre missionnaire qui a donné toute sa vie et partage le sort de ses populations est bien incapable de concurrencer avec son cœur les aides redoutablement efficaces et séduisantes.

(…)

Lorsqu’un prêtre donne des soins, lorsqu’une religieuse nettoie les vieillards, ils incarnent concrètement par la tendresse pratique et le dévouement quotidien l’exigence évangélique et alors tout le message s’en trouve comme matérialisé. C’est très dangereux. » (Tiré du livre Les insurgés de l’auteur Yves Meaudre, directeur général de l’ONG « Les Enfants du Mékong », pages 104 à 106)

C’est très dangereux, parce qu’un pauvre voit alors, plus que des services techniques, l’amour concret de Dieu pour lui. Mère Teresa est dangereuse parce qu’elle n’est pas une philanthrope mais une personne transfigurée par l’amour de Dieu, même si dans sa nuit mystique elle ne sentait pas sa présence. Ce sont les personnes autour d’elle qui ressentait la présence de Dieu. Les pauvres indiens ne l’appelaient-ils pas « Dieu sur terre »?

Mère Teresa est insupportable aux yeux du monde parce qu’elle a témoigné de son amour profond des pauvres et que ce témoin intouchable s’est prononcé à maintes reprises et vigoureusement pour que cesse le crime abominable de l’avortement. Il fallait trouver le moyen de la discréditer. Comme on l’a fait au Québec dans le passé, un reportage biaisé cache tout le bien fait par les Missionnaires de la Charité, pour critiquer leur incompétence. Les abus commis dans certains orphelinats par certains religieux sont mis en évidence dans le monde pour effacer le dévouement gratuit de milliers de sœurs et frères qui ont donné leurs vies pour des dizaines de milliers d’enfants sans famille. Où sont-ils les milliers d’enfants prêts à être adoptés par une famille aimante aujourd’hui? Dans une poubelle. L’avortement médicalisé et techniquement efficace est le choix philanthropique de nos sociétés sans charité. Oui, plus que jamais, nous avons besoin des Missionnaires de la Charité. Merci pour tout, mes sœurs.

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La maladie mentale et l'avortement

 Parmi les nombreuses conséquences indésirables de l'avortement, en voici une qui passe inaperçue parmi nos médias.

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