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Pas un seul corps n’a été exhumé à Kamloops


Hamlet et Horatio écoutant le fossoyeur, dans Hamlet de Shakespeare.

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo :

Depuis mais 2021, où l’on a prétendu avoir découvert des centaines de « tombes non marquées » sur le terrain d’un ancien pensionnat autochtone à Kamloops, pas une seule dépouille, pas un seul os n’a été exhumé de la redoutable « fosse commune » — et pour cause, personne n’a creusé là pour vérifier si les « perturbations dans le sol » relevées au radar, qui « ont des signatures multiples qui se présentent comme des sépultures », étaient bien des tombes.

Je ne plaisante pas, quiconque a-t-il seulement entendu les médias parler d’exhumation d’ossements sur l’un des sites présumés de cimetières abandonnés ? Non, tout le raffut lancé autour des pensionnats indiens n’est basé que sur les « perturbations dans le sol », détectées et interprétées par une jeune anthropologue-sociologue de Colombie-Britannique.

Que l'on n'ait pas déterré de corps ne signifie pas qu'il n'y en a pas, on pourrait très bien en découvrir si on se donnait la peine de creuser (encore faut-il que ce soit fait…), mais jusqu'à preuve du contraire, il faut présumer qu'il n'y en a pas.

Jacques Rouillard, professeur émérite au département d’histoire de l’Université de Montréal, démonte avec pertinence le nouveau Mythe médiatique dans un article du site The Dorchester Review, dont voici un extrait traduit :

Après sept mois de récriminations et de condamnations, où sont les restes des enfants enterrés au pensionnat indien de Kamloops ?

La presse canadienne vient d’honorer les enfants des pensionnats du titre de « Personne de l’année 2021 ». L’énorme histoire médiatique de l’été dernier est née du scannage d’une partie du site, en Colombie-Britannique, où le pensionnat a fonctionné de 1890 à 1978. La « découverte » a été signalée pour la première fois le 27 mai dernier par Rosanne Casimir, chef de la Première nation Tk'emlúps te secwépemc, après qu’une anthropologue, Sarah Beaulieu, eût utilisé un radar géologique pour rechercher les ossements d’enfants qui, selon certains, seraient enterrés là. Il s’agit d’une jeune anthropologue, enseignante en anthropologie et en sociologie à l’University of the Fraser Valley depuis 2018. Son rapport préliminaire est en fait basé sur des dépressions et des anomalies dans le sol d’une pommeraie près de l’école — et non sur des ossements exhumés. Selon le chef Casimir, ces « enfants disparus » représentent des « décès non documentés ». Leur présence, dit-elle, est depuis longtemps « connue » dans la communauté et « certains n’avaient que trois ans ».

À partir de nouvelles recherches qu’elle a divulguées lors d’une conférence de presse tenue le 15 juillet dernier, l’anthropologue a ramené les chiffres de la potentielle découverte de 215 à 200 « sépultures probables ». Ayant « à peine gratté la surface », elle a trouvé de nombreuses « perturbations dans le sol telles que des racines d’arbres, des métaux et des pierres. » Les « perturbations relevées par le radar », dit-elle, l’ont amenée à conclure que les sites « ont des signatures multiples qui se présentent comme des sépultures ». Mais elle ne peut pas le confirmer tant que le site n’a pas été fouillé — si jamais il le sera. Un porte-parole de la communauté dit que le rapport complet « ne peut pas » être communiqué aux médias. Pour le chef Casimir, « il n’est pas encore clair si la poursuite des travaux sur le site de Kamloops impliquera des fouilles. »

La « découverte » de Kamloops en 2021 a créé une sensation majeure au Canada et à l’étranger. Sur la base de l’évaluation préliminaire et avant que des dépouilles ne fussent trouvées ou qu’un rapport crédible ne fût établi, le premier ministre Justin Trudeau a immédiatement évoqué « un chapitre sombre et honteux » de l’histoire canadienne. Le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan, s’est dit « horrifié et le cœur brisé » d’apprendre l’existence d’un site d’inhumation de 215 enfants qui met en lumière la violence et les conséquences du système des pensionnats. Plusieurs autres communautés autochtones et médias ont ensuite repris en chœur, évoquant des tombes non marquées.

Le 30 mai, le gouvernement fédéral a mis en berne les drapeaux de tous ses bâtiments. Plus tard, il a institué un nouveau jour férié pour honorer les enfants « disparus » et les survivants des pensionnats. Spontanément, des grappes de chaussures, de chemises orange et d’autres objets ont été déposés sur les marches des églises de nombreuses villes ou sur les marches des assemblées législatives en mémoire des petites victimes. Dans tout le pays, des églises ont été brûlées ou vandalisées. Des statues ont été recouvertes de peinture à la bombe et démontées, visiblement en représailles au sort qui fut celui de ces enfants. La statue de la reine Victoria devant l’Assemblée législative du Manitoba a été défigurée et jetée à bas. À Montréal, la statue de Sir John A. Macdonald, le premier à occuper le poste de premier ministre du Canada, a été renversée, sa tête de bronze arrachée roulant symboliquement sur le sol.

Dans le sillage des revendications non fondées des dirigeants autochtones, plusieurs médias ont amplifié et gonflé l’histoire en alléguant que les corps de 215 enfants avaient été retrouvés, ajoutant que des « milliers » d’enfants avaient « disparu » des pensionnats et que les parents n’en avaient pas été informés. Les sites non fouillés sont même devenus des « fosses communes » où les corps étaient jetés pêle-mêle.

Ces prétendues « nouvelles » ont fait le tour de toutes sortes de médias, ternissant l’image de soi et la réputation du Canada à l’étranger. Sous le titre « Horrible History : Mass Grave of Indigenous Children Reported in Canada », le New York Times du 28 mai, même dans sa version mise à jour le 5 octobre, rapporte que « Pendant des décennies, la plupart [sic] des enfants indigènes du Canada ont été enlevés à leur famille et placés de force dans des pensionnats. Un grand nombre [sic] d’entre eux ne sont jamais rentrés chez eux, leurs familles n’ayant reçu que de vagues explications, voire aucune ». La communauté autochtone « a trouvé des preuves de ce qui est arrivé à certains de ses enfants disparus : une fosse commune contenant les restes de 215 enfants sur le terrain d’un ancien pensionnat ».

Plus loin, le Pr Rouillard développe les conséquences d’une telle vraie « fausse nouvelle », avant de revenir sur l’histoire des pensionnats autochtones — un texte à lire au complet !

Je soulignerais ici, quant à moi, l’impudence des gros médias. Ils se disent professionnels, mais la moindre des choses eût été d’attendre d’avoir une preuve tangible que des corps avaient réellement été inhumés à Kamloops. Ils se sont lancés tambours battants (ou plutôt tam-tams…) dans une campagne funèbre et vengeresse pour pleurer les « victimes » et pour incriminer l’Église catholique, qui a dirigé une bonne partie de ces pensionnats, attisant, si ce n’est provoquant, un incendie de haine contre tout ce qui porte le nom de chrétien — ou d’occidental — sans le moindre souci d’impartialité ou le plus léger scrupule de remettre un tant soit peu en question cette théorie. Même Justin Trudeau a versé sa part de paroles incendiaires, allant jusqu’à trouver « compréhensibles » les violentes réactions qui ont sévi au Canada depuis le début de cette histoire (il n’a d’ailleurs pas changé de mode d’expression, cherchant à attiser le plus possible la haine contre les camionneurs manifestant pour la liberté à Ottawa).

Ces médias, peu crédibles comme on peut le voir, sont les mêmes qui ont menti au sujet de l’avortement, prétendant qu’il n’est pas nocif pour la femme ou qu’il diminue la mortalité maternelle en évitant les avortements clandestins. Ce sont les mêmes qui ont promu l’euthanasie, cachant le fait que c’est une procédure pouvant être atrocement douloureuse. Ce sont les mêmes qui ont soutenu l’homosexualité, dissimulant les risques pour la santé que cela comporte. Ce sont les mêmes qui ont promu le « mouvement » LGBT, rejetant notamment la cause du taux élevé de suicides de ce mouvement sur ses opposants. Ce sont encore les mêmes qui font la promotion de la GPA, de la PMA, du féminisme, du transgenrisme, du conte de l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021, ou de l’histoire de l’affreux jeune raciste blanc (pro-vie en plus !) narguant un pauvre vieil autochtone, et bien d’autres choses…

Ce sont toujours ces médias qui nous bombardent continuellement de propagande depuis deux ans afin de nous maintenir dans l’illusion d’une « pandémie » mortelle.

Par pitié, s’il vous arrive encore de lire ou d’écouter Radio-Canada, ou tout autre grand média, abandonnez-le, pour le salut de votre âme.



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